Canton de N¦ux-les-Mines

Nœux-les-Mines

12 300 hab. (Nœuxois), 884 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l’arrondissement de Béthune, 6 km au SSE de celle-ci sur la route d’Arras. La commune est traversée par la Loisne. Elle provient d’un ancien Vitris, détruit par les Normands et reconstruit au 10e s. comme nouveau village (Noewe), d’où le nom, qui est ensuite passé par Nœux-lez-Béthune et a pris sa forme actuelle en 1887. Nœux a un collège public et deux lycées publics dont un professionnel, un institut médico-éducatif (75 places), un centre d’aide par le travail, une maison de retraite. Le maire est Jacques Villedary, socialiste, également conseiller général.

La commune a été le siège de la Compagnie minière de Nœux dont elle avait les bureaux, une usine, une cokerie et des lavoirs, ainsi que les fosses 1, la plus ancienne (1855), et 3 (1865), fermées en 1956-1958. Elle offre un musée de la mine, et des restes de terrils, dont le n°42 porte depuis 1998 une piste de ski en plastique de 320 m pour 75 m de dénivelée, arrosée, avec deux remonte-pentes. Il fait partie d’une base de loisirs Loisinord ouverte en 1994, avec des tremplins, un lac de 9 ha équipé d’une base nautique, et un petit circuit automobile permettant des courses sur glace; l’ensemble accueillerait 600 000 visiteurs par an. La ville a aussi une école du cirque.

La commune a eu 1 000 hab. en 1846 ; sa population est montée à 4 000 hab. en 1874, puis à 8 600 hab. en 1911. Elle a culminé à 14 100 hab. en 1962, avant de perdre des habitants ; elle en aurait repris 250 entre 1999 et 2010. Elle accueille les plastiques Cadence-Industrie (100 sal.), ancienne usine Peguform (350 sal. en 2005, alors firme allemande absorbée en 2008 par l’autrichien Polytec puis reprise par le groupe GMD de Saint-Étienne; les emballages plastiques Ozembal (65 sal., repris de Mob par le groupe Stard), celle-ci renforcée par le transfert des flaconnages Sted d’Arques ; métallerie STCN (Tuyauterie et Chaudronnerie Nœuxoise, 70 sal.), confection Isastyl (25 sal.) ; installations thermiques HydroThermie (30 sal.), finitions de bâtiment DRP (30 sal.); hypermarché Leclerc (190 sal.), magasin d’usine Stokomani (vêtements, 35 sal.), négoce alimentaire Pomona (170 sal.); discothèque le Lagon Bleu (35 sal.). La ville est le siège de la communauté de communes de Nœux et environs, qui réunit six communes et 18 100 hab. Le canton a 25 500 hab., 4 communes, 3 641 ha. Les trois autres communes sont Labourse et Sailly-Labourse au centre, Beuvry au nord.


Beuvry

9 000 hab. (Beuvrygeois) dont 200 à part, 1 685 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Nœux-les-Mines, 6 km au nord du chef-lieu et juste à l’est de Béthune. Son territoire est traversé en son centre par le canal d’Aire à La Bassée, et traversé au sud par la N 41 de Béthune à Lille. Le château de Gorre, au nord du canal, est une ancienne prévôté; Beuvry a aussi une église classée du 17e s., le château de Bellenville au sud-est avec une Maison de la Poésie, le manoir de l’Estracelles (ou Estrasselle, 17e s.), un beau moulin à vent restauré en 1992 (Buret), des cimetières militaires et deux ports de plaisance. Le lieu-dit le Ballon y évoque l’atterrissage le 19 septembre 1784 du premier ballon dirigeable, gonflé à l’hydrogène, conçu et piloté par les frères Robert, partis de Paris et qui accomplirent 200 km en 6h40.

La ville a un collège public et un lycée public. Elle accueille au sud-ouest le centre hospitalier de Béthune-Beuvry (570 lits dont 410 médicaux), ainsi qu’une clinique (140 sal.) et un institut médico-éducatif (85 places), un centre d’aide par le travail, des maisons de retraitedont la Serf (60 sal.). Elle a une boulangerie des Moulins de Saint-Aubert (55 sal.), un atelier de mécanique (Rectification du Pas-de-Calais, 40 sal.), un supermarché Carrefour (20 sal.). La commune a participé à l’activité minière, notamment en recevant la centrale thermique de la Compagnie de Nœux et un Rivage (port charbonnier), devenu depuis un espace vert. Une fusion avec Béthune en 1993 a été dissoute en 1997. Beuvry avait déjà plus de 2 500 hab. au début du 19e s., 5 000 cent ans après, et a continué sa croissance jusqu’en 1999 ; mais elle a perdu 400 hab. de 1999 à 2010.


Labourse

2 300 hab. (Laboursois), 470 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Nœux-les-Mines, juste au nord du chef-lieu. Son territoire, traversé par l’A 26, a connu les fosses 6 et 6 bis de l’ancienne Compagnie des mines de Nœux, à partir de 1882, et eut une centrale électrique associée, sur le site de Beuvry. Labourse a une église du 16e s. (inscrite), un gros terril aménagé en espace vert, un étang de pêche ; emballages plastiques Jokey (190 sal., firme allemande fondée par Josef Kemmerich), moules et modèles Matissart (50 sal.), mécanique SMC (30 sal.); maison de retraite (Spapa, 30 sal.). La commune n’avait encore que 500 hab. en 1880, puis a entamé une croissance jusqu’en 1926 (2 200 hab.) ; elle s’est ensuite stabilisée, a perdu des habitants de 1962 à 1982 (1 700 hab.) puis en a repris, dont près de 300 entre 1999 et 2010.


Sailly-Labourse

2 100 hab. (Saillygeois), 602 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Nœux-les-Mines, 4 km au NE du chef-lieu sur la route de Béthune à Lens. Elle contient le château des Prés, un centre de formation rurale, une maison de retraite. La N 41 de Béthune à Lille traverse le nord de son territoire. La population communale a augmenté après 1875 et atteint son niveau présent dès 1931, avec quelques fluctuations ensuite.