Canton de Divion

Divion

7 200 hab. (Divionnais), 1 096 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l’arrondissement de Béthune, 12 km au sud-ouest de celle-ci. Le centre est dans la vallée de la Biette, qui descend de Diéval et du talus de l’Artois, juste avant son confluent avec la Lawe, qui fait un coude dans la commune. Il est ainsi sur la route de Béthune à Saint-Pol-de-Ternoise (N 41), ainsi que sur la D 301 vers Lens, qui partage un gros échangeur avec la N 41 et qui rejoint au nord-ouest de Divion la chaussée Brunehaut d’Amiens à Thérouanne. La commune a reçu le puits n°1 des mines de la Clarence en 1901 ; une explosion de grisou et un coup de poussier ont fait 79 morts en 1912 et à nouveau 10 victimes en 1954, entraînant la fermeture définitive du puits. Il en reste des terrils paysagers.

La ville a un collège public, une maison de retraite ; supermarché Carrefour (35 sal.), plastiques Palettes Artois (35 sal.), entreprise de réseaux des Travaux et canalisations Patinier (110 sal.). Divion n’avait encore que 600 hab. au milieu du 19e s. ; sa population a atteint 1 500 hab. en 1900, 4 100 dès 1906 ; elle a culminé à 11 300 en 1962 et perdu plus de 4 000 hab. depuis, mais s’est stabilisée après 1999. Le canton, créé en 1991, a 18 600 hab., 3 communes, 2 012 ha; les deux autres communes sont Calonne-Ricouart et Marles-les-Mines.


Calonne-Ricouart

5 800 hab. (Calonnois), 461 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Divion, juste au NO du chef-lieu, 15 km au SO de Béthune. La ville est au pied des collines de l’Artois sur l’ancienne chaussée Brunehaut d’Arras à Thérouanne. Elle a fait partie du bassin minier, dont elle eut le siège et le puits n°2 des mines de la Clarence et les puits n°6, 6 bis et 6 ter des mines de Marles ainsi que la cité n°6. Le terril du n°6, à Quenehem, a provoqué en 1975 la mort de plusieurs personnes par un coup de poussier. La commune a un collège public, un institut médico-éducatif (75 places), une maison de retraite; le parc de loisirs Calonnix s’étend sur 35 ha avec bois et étangs, reçoit 210 000 visiteurs par an et propose un golf de 9 trous.

La ville dispose d’une gare et accueille quelques entreprises comme les plastiques Carlier (100 sal.) et Artois-Qualité (AQP, 35 sal.), la métallerie Lansel (35 sal.), les viandes et salaisons Vasseur (40 sal.) ; supermarché Match (30 sal.), espaces verts PJEV (60 sal.), travaux publics Ramery (60 sal.). Elle a reçu un centre d’accueil de 45 places de l’Aftam (le sigle désignait à l’origine l’Association pour la formation des travailleurs africains et malgaches) pour adultes à la fois sourds et aveugles. La commune n’avait encore que 300 hab. au milieu du 19e s., 900 en 1900; puis sa population a fortement augmenté, atteignant 13 000 hab. en 1926, grâce à l’extraction minière, avant de baisser sensiblement: 11 000 hab. en 1950, 7 500 en 1975; la décroissance se poursuit, même si elle est freinée (-180 hab. de 1999 à 2007).


Marles-les-Mines

5 800 hab. (Marlésiens), 455 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Divion, juste au nord du chef-lieu et à l’ouest de Bruay-la-Buissière. La commune est de part et d’autre du cours de la Clarence, que suit une voie ferrée (gare) et qui s’orne d’un parc. Elle est marquée par l’urbanisation à plan radioconcentrique du Rond-Point et l’ancienne fosse Saint-Émile ou puits n°2 de la Compagnie des mines de Marles, foncé en1857, fermé en 1974 et dont le chevalement est rénové et protégé. Il a été suivi d’un puits 2 bis de 1917, plus profond (825 m) et il est accompagné d’un musée de la mine (Le Vieux Deux). La Cité de Marles, aux abords d’Auchel, est une «zone urbaine sensible» de 50 ha et 950 hab., également «zone de rénovation urbaine».

La ville a un collège public, une usine des plastiques Faurecia (310 sal.), un Intermarché (65 sal.). La mention «les Mines» date de 1905 ; Marles avait 500 hab. en 1856 et a grandi presque aussitôt ; sa population est passée à 2 000 hab. en 1894, 3 000 en 1912. La principale croissance a été au lendemain de la première guerre mondiale : Marles est parvenue à 13 800 hab. en 1926, après quoi sa population a sensiblement diminué, passant à 10 000 hab. en 1967 et perdant encore des habitants après 1999 (-350 hab. en 2010).