Canton de Saint-Nicolas-de-Port

Saint-Nicolas-de-Port

7 700 hab. (Portois), 823 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Nancy, 12 km au SE de la préfecture sur la rive gauche de la Meurthe. Son nom était Saint-Nicolas avant 1961. Il est surtout connu par sa grande basilique de près de 100 m de long, construite entre 1495 et 1545 dans le style gothique, avec deux clochers montant à 85 m et trois portails, restaurée après 1918; elle reste un lieu de pèlerinages. La ville a aussi un ancien couvent et des restes classés d’anciennes brasseries, avec un musée français de la brasserie; s’y ajoute un musée du cinéma, de la photographie et des arts visuels. Elle dispose d’un centre hospitalier spécialisé et d’un centre médico-pyscologique pour handicapés de l’Adapei, ainsi que d’un collège public; supermarché Match (25 sal.), finitions de bâtiment Peintures du Vermois (25 sal.).

Saint-Nicolas-de-Port avait 3 000 hab. dans la première moitié du 19e s.; sa population est montée ensuite jusqu’à près de 6 000 hab. en 1900, s’est un peu tassée (5 300 en 1936), puis hissée à 7 300 en 1968 et se maintient depuis à ce niveau; elle a diminué de 130 hab. entre 1999 et 2008. La ville a été le chef-lieu d’une petite contrée dénommée Portois; elle abrite le siège de la coopérative des Vergers de Lorraine (mirabelles) et de Véga Fruits, organe intercoopératif de commercialisation de la mirabelle. Elle est le siège de la communauté de communes du Pays du Sel et du Vermois (10 communes, 26 400 hab.).

Le canton a 27 800 hab. (26 500 en 1999), 14 communes, 13 252 ha dont 2 351 de bois; il dépasse à l’ouest la rive gauche de la Moselle, à l’est la rive droite de la Meurthe, où sont les communes les plus peuplées, respectivement Flavigny-sur-Moselle et Richardménil, Rosières-aux-Salines et Dombasle-sur-Meurthe. Au centre, le petit aérodrome de Nancy-Azelot (code LFEX, deux pistes gazonnées de 980 et 620 m) est dans la commune d’Azelot (430 hab., 475 ha), 7 km au SO du chef-lieu, qui a gagné 70 hab. de 1999 à 2008. La N 4-A 33 traverse le canton, et dispose d’échangeurs à Saint-Nicolas, Rosières et Dombasle. La voie ferrée de Toul rejoint celle de Nancy entre ces deux dernières. Ville-en-Vermois (600 Fraimbois, 1 053 ha), 3 km au SO du chef-lieu, a une menuiserie de plastiques (CLMP, 60 sal.) et un négoce d’audiovisuel (SDO, 50 sal.).


Dombasle-sur-Meurthe

10 150 hab. (Dombaslois) dont 180 à part, 1 121 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Saint-Nicolas-de-Port, 4 km ESE du chef-lieu sur la rive droite de la Meurthe, à la jonction du canal de la Marne au Rhin. Le nom a été complété en 1961. C’est la ville de l’industrie du sel, où les soudières de Solvay emploient encore 430 personnes; s’y ajoutent des salines (Cerebos, 120 sal.; Esco, 60 sal.) liées aux mines de sel de Varangéville, la commune voisine. Dans un autre domaine la société Vauconsant (120 sal.) est un spécialiste de mobiliers et installations métalliques pour collectivités et entreprises; installations électriques Kaspar (30 sal.), maçonnerie Moretti (25 sal.); traiteur Noël (20 sal.); transports Launoy (40 sal.); comptabilité Sovamec (25 sal.); supermarchés Carrefour (40 sal.) et Match (25 sal.).

Les salines ont commencé à être exploitées en 1865, un peu après la mise en place de la voie ferrée Paris-Strasbourg (1852) et du canal de la Marne au Rhin (1846); la population est alors passée d’un millier d’habitants à 3 600 en 1890, 5 900 en 1900. Dombasle était aussi un centre textile, dont il ne reste à peu près rien. . La Halle aux chaussures est un magasin d’usine qui a pris la suite de l’ancienne fabrique de la Compagnie vosgienne de la chaussure (groupe Vivarte). La ville a deux collèges publics et deux lycées professionnels (tertiaire et industriel), une zone industrielle et deux zones artisanales. Dombasle avait 8 000 hab. dans les années 1930; elle est montée légèrement au-dessus de 10 000 en 1975 puis sa population s’est un peu réduite, mais elle aurait regagné un millier d’habitants entre 1999 et 2008. Le maire est Robert Blaise, socialiste.


Flavigny-sur-Moselle

1 940 hab. (Flavinéens) dont 160 à part, 1 730 ha dont 851 de bois, commune de la Meurthe-et-Moselle dans le canton de Saint-Nicolas-du-Port, 15 km au sud de Nancy, sur la rive gauche de la Moselle. Elle accède à la N 57-A 330 vers Épinal et Nancy et accueille centre de rééducation, collège et EREA de Meurthe-et-Moselle (établissement régional d’enseignement adapté), avec internat en réduction: il y avait 500 «comptés à part» en 1990. De grands bois occupent le nord de la commune, sur l’autre rive de la Moselle.

Flavigny est le siège de la communauté de communes du Saintois au Vermois (10 communes, 6 900 hab.). Sa population a connu un premier maximum à 1 500 hab. en 1856 avant de se dépeupler (920 hab. en 1911) et croît depuis les années 1930. La commune a peu d’ateliers sinon la fabrique de matériel de levage France-Élévateur (110 sal.), la menuiserie Wucher (20 sal.) et la boulangerie Villa (20 sal.); négoce de matériel de manutention Colvemat (20 sal.), transports Blanquin (20 sal.).


Richardménil

2 580 hab. (Richardménilois), 717 ha dont 219 de bois, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Saint-Nicolas-de-Port, 11 km au sud de Nancy sur la route d’Épinal. Le village et ses lotissements sont sur la rive droite de la Moselle et près du canal de jonction avec la Meurthe, et du départ de la branche Sud du canal de l’Est; transports Fra (50 sal.), travaux publics Melchiorre (35 sal.). La population fut longtemps celle d’un village de 300 hab., et n’a augmenté qu’après 1950, atteignant 1 100 hab. en 1975, dépassant 3 000 en 1990; mais elle a perdu 350 hab. de 1999 à 2008; halte nautique.


Rosières-aux-Salines

2 860 hab. (Rosiérois), 2 695 ha dont 670 de bois, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Saint-Nicolas-de-Port, 6 km au SSE du chef-lieu sur le bord gauche de la vallée de la Meurthe, face à Dombasle. Disposant d’un accès à la N 4-A 33, la commune est surtout résidentielle et sa population a très peu varié en deux siècles: elle avait déjà 2 800 hab. en 1806 et ne s’est jamais abaissée au-dessous de 2 100; elle est restée stable de 1999 à 2008; haras national; transports Dentressangle (75 sal.) et Henn (30 sal.), Sablières de la Meurthe (305 sal.).