Canton de Malzéville

Malzéville

8 400 hab. (Malzévillois) dont 220 à part, 754 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Nancy, en banlieue NE de Nancy sur la rive droite de la Meurthe, au pied de la butte à sommet plat qui monte à 382 m et qui est occupée par le terrain militaire et un aérodrome servant à l’aviation de loisirs et au vol à voile, avec aéroclub. La ville est surtout résidentielle, avec des commerces et des entreprises de bâtiment; elle a un collège public; blanchisserie et location de linge Elis (Pierrette, 260 sal.); bétons ADG (25 sal.), couverture Brunelli (20 sal.); négoce alimentaire DGF (30 sal.); informatique Pro6tem (25 sal.).

Malzéville avait déjà plus de 5 000 hab. en 1946, et avait atteint 8 800 en 1975. Au nord de la commune et au pied de la butte, Pixérécourt abrite depuis 1953 le lycée agricole de Nancy. Le quartier Jéricho-Saint-Michel, au sud le long de la Meurthe, partagé avec Saint-Max, est considéré comme «zone urbaine sensible». La commune avait 1 000 hab. au début du 19e s., 1 800 au milieu, 3 100 à la fin, et sa population a sensiblement augmenté encore jusqu’en 1968, où elle atteignait 8 700 hab. (sdc), et s’est encore accrue de 400 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton, créé en 1997, a 22 100 hab. (21 700 en 1999), 11 communes, 10 134 ha; il s’étend à l’est de la Meurthe jusqu’à la vallée de la Seille à Brin-sur-Seille (650 hab., 1 171 ha), 20 km au NE de Nancy, qui a un étang dans la forêt domaniale d’Amance, et a gagné 50 hab. de 1999 à 2008; «sur Seille» est une mention acquise en 1961. Amance (340 Amançois, 1 350 ha dont 652 de bois), qui s’est accrue de 40 hab. dans le même temps, est un petit village juché sur la butte-témoin la plus avancée de la côte de Moselle, qui monte à 407 m; en plaine, le ban communal contient une grande part de la forêt domaniale d’Amance, où s’est installé un étabissement du Centre national de recherches forestières.

Les buttes du Grand Couronné qui accidentent le canton, et qui sont le résultat de la dissection du revers de côte de la Moselle à l’est de la Meurthe, ont été l’objet de dures batailles en 1914. Entre les buttes d’Amance et de Malzéville, s’interpose la petite butte ronde dite du Pain de Sucre (355 m) que se partagent Dommartin-sous-Amance (260 Dommartinois, 403 ha), diminuée de 40 hab. après 1999, et Agincourt (420 Agincourtois, 417 ha), 6 km et 4 km ENE de Malzéville. Agincourt accueille le profilage d’aluminium Croci (20 sal.). Au bord de la Meurthe, Custines, Bouxières-aux-Dames et Lay-Saint-Christophe sont des villes qui ont grandi avec l’agglomération de Nancy. Eulmont (1 010 Eulmontois, 797 ha dont 262 de bois), village-rue sur la côte au NNE de Malzéville, à l’est de Lay-Saint-Christophe, et dont le ban monte au nord jusqu’au bois de Faulx, accueille les plastiques ASP (30 sal.).


Bouxières-aux-Dames

4 000 hab. (Bouxiérois), 411 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Malzéville, 9 km au nord de Nancy sur la rive droite de la Meurthe, au pied des hauteurs du Grand Couronné, où il y eut jadis une abbaye bénédictine de femmes, ce qui explique le complément de nom de la ville, puis une mine de fer. La commune est surtout résidentielle, mais accueille les transports par cars Keolis (190 sal.) et les installations téléphoniques Alsatel (30 sal.). Des lotissements ont fait paser sa population de 1 400 hab. en 1954 à 4 800 en 1982, mais elle diminue depuis: elle s’est encore abaissée de 160 hab. entre 1999 et 2008. Un internat pour enfants en difficulté a pris place au domaine de Clairjoie (80 places).


Custines

3 000 hab. (Custinois), 1 176 ha dont 364 de bois, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Malzéville, 12 km NNO de Nancy sur la rive droite de la Moselle au débouché de la Mauchère; Custines fut jadis nommée Condé, le confluent, et a emprunté son nom tardivement à son seigneur, d’après Custinne en Belgique; elle fut érigée en marquisat. Le site est dominé par les éléments de plateau du Grand Couronné, en arrière de la côte de Moselle; ruines d’un vieux château à l’ouest de la ville, bois de Faulx sur le plateau au sud-est.

Custines concentre un fort ensemble industriel dans la vallée de la Moselle, en continuité avec celui de Pompey. La forge du groupe Manoir occupe 210 salariés; 3E International, filiale du groupe espagnol Indal (190 sal.), fabrique des appareils d’éclairage dans une usine créée en 1985; Crown Bevcan (groupe états-unien) fabrique chaque année dans une ancienne usine Carnaud, 1 300 millions de canettes de bière en alliage léger, avec 180 salariés; Ascométal travaille les produits longs métalliques (160 sal.), mais le groupe italien Lucchini dont dépend l’usine a fermé en 2009 sa voisine Allevard Rejna, qui fabriquait des suspensions d’automobiles; Clarion (groupe japonais) sort plus d’un million d’autoradios par an et y emploie 150 personnes; RC Modèles (35 sal.) confectionne des articles de protection en caoutchouc.

Dans le secteur tertiaire se signalent les négoces de matériaux Boni-Colliard (105 sal.), de fruits et légumes Pomona (50 sal.), de crèmerie Charles (40 sal.), de viandes David Master (35 sal.) et de volailles Chavey (30 sal.); le nettoyage Samsic II (280 sal.), la société de surveillance Gardiennage Lorrain (75 sal.); réparation d’appareils ménagers Scapsav (50 sal.), récupération de papiers Paprec (65 sal.). La commune a eu 1 000 hab. un peu avant 1900 et sa population a culminé en 1968 à 3 050 hab.


Lay-Saint-Christophe

2 650 hab. (Layens), 1 159 ha dont 471de bois, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Malzéville, 7 km au nord de Nancy, au pied du haut talus du Grand Couronné et au bord de l’Amezule, affluent de la Meurthe. Elle est surtout résidentielle; son finage s’étend sur les buttes à sommet plat des deux côtés de la vallée; sa population a progressé lentement: 1 200 hab. en 1931, 1 500 en 1962, 2 400 en 1990; elle aurait perdu toutefois une trentaine d’habitants après 1999. La ville a un presbytère classé du 16e s., un hôpital public et centre de convalescence; transports Chartreux (25 sal.).