Canton de Void-Vacon

Void-Vacon

1 710 hab. (Vidusiens), 3 568 ha dont 1 288 de bois, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l’arrondissement de Commercy, 10 km au sud de la ville. Le village de Void est dans un large méandre de la Meuse, presque circulaire, au débouché de la vallée encaissée de la Méholle, par où se faufile le canal de la Marne au Rhin. La nationale 4, à quatre voies, passe aussi par le village, et y croise la route de Verdun et Commercy à Neufchâteau et au-delà vers le Sud. Pareille situation aurait pu faire apparaître un grand carrefour, mais n’a pas attiré beaucoup d’activités, sans doute en raison de la concurrence de Toul plus à l’est, et de Commercy au nord.

La commune n’a même pas de collège; quelques petites entreprises, dont les spiritueux Clair de Lorraine (50 sal.), et des chantiers de travaux publics Eurovia (30 sal.) et Colas (25 sal.); transports par autocars Coutarel (50 sal.). Vacon, 3 km au sud, a fusionné avec Void en 1972; elle avait alors 150 hab. La population de Void-Vacon a augmenté de 1975 (1 200 hab.) à 1990, et de 110 hab. entre 1999 et 2008; mais Void à elle seule avait atteint 1 750 hab. en 1891. La communauté de communes de Void-Vacon correspond exactement au canton et siège au chef-lieu.

Le canton a 5 500 hab. (5 000 en 1999), 18 communes, 25 365 ha dont 8 582 de bois; il est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle et du parc régional de Lorraine et se signale depuis peu par une particulière densité en éoliennes. Sorcy-Saint-Martin (1 020 hab., 2 172 ha dont 611 de bois), 3 km au nord de Void sur la rive droite de la Meuse, est plus active que le chef-lieu et son territoire est complexe. Il englobe une partie du large méandre, et tout ce qui reste du lobe, une butte qui forme la côte Saint-Jean, ancien oppidum qui alivré quelques restes archéologiques et porte les ruines d’un château fort; plus, à l’est, le pédoncule recoupé, par où se faufile le canal de l’Est, qui rejoint celui de la Marne au Rhin à l’est de la commune; enfin, tout à l’est, une partie du plateau boisé qui domine la vallée de la Meuse, dont l’extrémité a été et demeure un grand site de carrières; elle domine la jonction des canaux et la gare de triage qui s’est installée sur la voie Paris-Strasbourg, juste sous les carrières. Les Fours à chaux de Sorcy (groupe Lhoist) emploient encore 85 personnes; Sorcy avait une fromagerie du groupe Lactalis mais elle a été transformée en site logistique; ingénierie Transplast (25 sal.), maçonnerie Raiwisque (30 sal.). La commune a eu près de 1 800 hab. au début du 19es. et s’est dépeuplée jusqu’en 1999, mais a repis 50 hab. de 1999 à 2008.

Pagny-sur-Meuse (1 000 hab., 1 881 ha dont 797 de bois), 8 km à l’est du chef-lieu, entre la rive droite de la Meuse et le canal de la Marne au Rhin, est sur le faisceau de circulation formé par la N 4, la voie ferrée Paris-Strasbourg et le canal, qui s’engouffrent ici dans le val de l’Asne: Pagny est au site même de l’ancienne confluence de la Moselle et de la haute Meuse. Le groupe Intermarché y a établi une grosse base de distribution (300 sal.); usine de recyclage de métaux non ferreux Lormet (Corepa, 30 sal.), mécanique ACMG (25 sal.), carrière de calcaire Novacarb (20 sal.); transports Sodel (35 sal.). La commune avait culminé à 1 270 hab. en 1926 puis sa population s’était abaissée à 730 hab. en 1982; elle a un peu progressé depuis et a gagné 80 hab. de 1999 à 2008.

La partie occidentale du canton est faite de deux plateaux étagés: la côte des Bars, longée un moment au nord par la N 4, se manifeste à 8 km à l’ouest du chef-lieu, et reprend alors une direction nord-sud. Le plateau qu’elle borde, et qui monte à 412 m juste au-dessus de la côte, est défoncé par la Barboure et ses affluents, qui coulent vers l’Ornain. Les communes ont très peu d’habitants. La moins dépeuplée, qui est aussi la moins isolée, résulte d’une fusion de 1972: Saulvaux (130 hab., 2 242 ha dont 490 de bois) est un nom artificiel qui contracte ceux de l’ancienne Saulx-en-Barrois (70 hab.), tout proche de la N 4 (échangeur) et ceux de Vaux-la-Grande (50 hab.) et Vaux-la-Petite (30 hab.) qui sont plus au sud.

Sa voisine Ménil-la-Horgne (150 hab.), 1 656 ha dont 445 de bois, à l’est, a reçu en 2007, sur le plateau à l’ouest du village, un parc de sept éoliennes (10,5 MW) qui domine le tracé de la N 4 et déborde sur la commune de Saulvaux. Bovée-sur-Barboure (140 Bovéens, 1 337 ha dont 376 de bois), 12 km au sud-ouest de Void, et Broussey-en-Blois (60 hab., 1 104 ha dont 385 de bois), juste à l’est, partagent le champ éolien des Vallottes, apparu en 2010 avec 6 mâts (12 MW, groupe WPD).

Reffroy (70 Reffroyens, 941 h dont 350 de bois) est un petit village dans la vallée de la Barboure, 16 km OSO du chef-lieu; la commune a reçu au nord sur le plateau dès 2005 le parc éolien du Boutonnier (6 mâts, 12 MW), au sud celui des Hauts de Vausse de même composition, tous deux exploités par Maïa Sonnier. Méligny-le-Grand (100 hab., 1 152 ha dont 393 de bois), 10 km à l’ouest du chef-lieu, accueille depuis 2006 un parc de 4 éoliennes (8 MW). Enfin Laneuville-au-Rupt (190 hab., 1 323 ha dont 839 de bois), 3 km au nord-ouest de Void, a reçu en 2007 aux Grosses Bornes un parc de 5 éoliennes (10 MW) du groupe espagnol Iberdrola; grands bois de Palisse au sud, de Laneuville au nord.