Canton de Fameck

Fameck

12 400 hab. (Fameckois), 1 245 ha dont 237 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Thionville-Ouest, 10 km au SO de Thionville, au pied de la côte que domine la forêt de Moyeuvre, sur le tracé de la N 52. Fameck, qui donne à l’est sur Florange et Uckange, est dans le bassin de la Fensch un pôle tertiaire, avec un collège, un lycée général et un lycée professionnel publics; maison de retraite de 60 lits. Une bonne partie de l’habitat forme la «zone urbaine sensible» de Rémelange. La commune avait 1 300 hab. en 1811, 2 500 en 1936 et a culminé à 17 800 hab. en 1975, tout en ayant cédé une partie du territoire à la nouvelle commune de Saint-Nicolas-en-Forêt en 1957; elle aurait perdu 400 hab. entre 1999 et 2008.

Daewoo a fermé son usine d’assemblage de postes de télévision, reprise toutefois par Thyssenkrupp Presta, qui y emploie 75 personnes à l’entreposage d’équipements pour automobiles; métallerie Graff (45 sal.); centre commercial Leclerc (270 sal.), deux Intermarchés (25 et 20 sal.); nettoyage Onet (300 sal.), nettoyage urbain Sita (30 sal.), traitement de déchets Lorval (25 sal.).

La municipalité est traditionnellement à gauche. Le maire, Michel Liebgott, socialiste, est élu depuis 1989. Le canton de Fameck a 20 000 hab., 3 communes, 2 503 ha dont 402 de bois; les deux autres communes, au SE, sont Richemont et Mondelange.


Mondelange

5 950 hab. (Mondelangeois), 410 ha, commune de la Moselle dans le canton de Fameck, 7 km au SE du chef-lieu, juste au nord d’Hagondage. La commune occupe une fraction de la plaine de rive gauche de la Moselle, au débouché de la vallée de l’Orne, qui toutefois passe un peu au nord à Richemont; elle est traversée par la route de Thionville à Metz, l’autoroute A 31, la voie ferrée et le canal des Mines de fer; entre celui-ci et la Moselle, le sol est troué de nombreuses gravières. Il est néanmoins resté assez de place pour accumuler un habitat ouvrier et des ateliers: la commune, qui avait 155 hab. quand elle fut absorbée par Richemont en 1812, n’est redevenue indépendante qu’en 1921.

La commune avait 1 600 hab. en 1926, et s’est hissée jusqu’à 6 500 en 1975; sa population a diminué ensuite mais aurait repris près de 300 hab. de 1999 à 2008. Elle est surtout résidentielle, avec un petit musée de l’Archéosite celte, une maison de retraite des Opalines (50 sal.) et quelques entreprises: mécanique Altia (100 sal.) et MPM (60 sal.); réseaux électriques Ineo (95 sal.), négoce de matériaux Brossette (25 sal.); hypermarché Cora (320 sal.), Conforama (40 sal.), supermarché Match (40 sal.); nettoyage La Nett Oy (25 sal.); transports Buttgen (30 sal.).


Richemont

2 000 hab. (Rochemontois), 848 ha, commune de la Moselle dans le canton de Fameck, juste au SE de celle-ci; elle fut Reichersberg aux temps allemands. Le centre est sur la rive gauche de l’Orne, qui conflue juste après avec la Moselle; celle-ci fixe la limite orientale de la commune, qui est traversée par la voie ferrée de Thionville à Metz et qui a reçu la confluence des autoroutes A 30 et A 31. Le bois de Saint-Hubert sépare Richemont de Fameck. Un centre éducatif est au château de Pépinville, ancien orphelinat (Œuvre Guénange-Richemont, aux frères des écoles chrétiennes); conditionnement de gaz industriels du groupe L’Air liquide (35 sal.), ateliers de traitements de surfaces Masci (50 sal.), de mécanique Timeca (35 sal.), métalleries Tiem (45 sal.), Cinquepalmi (20 sal.) et Covino (20 sal.), installations électriques Ineo (50 sal.).

Une centrale électrique sidérurgique au gaz a été installée sur la rive droite de l’Orne près du confluent, à l’extrémité du canal des Mines de fer de la Moselle; elle fut alimentée en partie par les gaz de hauts fourneaux; elle a été vendue par Usinor à EDF. La commune a cédé en 1921 le territoire de Mondelange, qu’elle avait absorbé en 1812 et qui était devenu aussi peuplé qu’elle (1 100 hab. chacune environ); elle a atteint ensuite 3 000 hab. (1968) avant de décliner, mais la population semble stabilisée depuis 1985.