Canton de Châtel-sur-Moselle

Châtel-sur-Moselle

1 740 hab. (Châtellois), 1 186 ha dont 498 de bois, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l’arrondissement d’Épinal, 17 km au nord de la préfecture sur la rive droite de la Moselle. Le village a été en partie détruit en 1940; il conserve des parties de remparts et le donjon carré d’une forteresse des 11e-12e et 15e s., avec musée archéologique; église restaurée à clocher octogonal; un collège public, un hôpital rural, centre d’aide par le travail et institut médico-éducatif, foyer d’adultes protégés. Le nom de la commune a été complété en 1961; sa population a augmenté de 1954 (1 400 hab.) à 1962 (1 950 hab.) et a diminué jusqu’en 1999.

Le canton a 19 700 hab. (19 200 en 1999), 23 communes, 24 794 ha dont 10 443 de bois; il est limité au nord par le département de Meurthe-et-Moselle et traversé par la Moselle et le couloir de circulation de Nancy à Épinal. Ce couloir soutient les activités de Nomexy et Thaon-les-Vosges, les communes les plus peuplées du canton. Entre ces deux villes, Igney (1 150 Hérédiens, 766 ha dont 297 de bois), 5 km au sud de Châtel sur la rive gauche de la Moselle, ajoute une métallerie Coanus (110 sal.) et la vente par automates Mangenot (30 sal.), les transports Messagerie Vosgienne (25 sal.); elle a gagné 50 hab. de 1999 à 2008.

Chavelot (1 540 Chavelotais, 616 ha), tout au sud du canton entre Thaon et Golbey, a reçu un ample échangeur routier et une zone d’activités dominée par les Magasins généraux d’Épinal (440 sal.), dont la plate-forme de stockage sert notamment aux eaux de Vittel et Contrexéville; génie thermique Cesbron (25 sal.) et électrique Cottel (35 sal.), télécommunications Circet (20 sal.), mais la verrerie Favilor (100 sal., verre plat) a fermé en 2004; magasin Conforama (25 sal.), négoce de matériaux Nouveaux Docks (30 sal.); transports LTI (40 sal.), Eurotrans (30 sal.), Ducros (20 sal.), plusieurs garages; nettoyages ISS Abilis (160 sal.), ServiPropre (40 sal.) et Snimi Brosnet (40 sal.).

Girmont (970 Girmontais, 1 273 ha dont 418 de bois), face à Thaon sur la rive droite de la Moselle, a crû de 1965 (640 hab.) à 1990 en raison de la proximité d’Épinal (9 km). Domèvre-sur-Durbion (270 hab., 1 251 ha dont 435 de bois), 9 km au SE de Châtel, a un finage boisé au nord-est; le Durbion est un petit affluent local de la Moselle, coulant du SE au NO et long de 35 km; son confluent est juste en amont de Châtel. Au nord du canton, Moriville (450 Morivillois, 2 505 ha dont 1 420 de bois), Rehaincourt (340 Rehaincourtois, 1 522 ha dont 608 de bois) et surtout Damas-aux-Bois (270 hab., 2 946 ha dont 1 792 de bois) contiennent de grandes parts de la forêt de Charmes. Moriville a crû de 50 hab. après 1999. Damas a eu 900 hab. vers 1850 et sa population diminue depuis.


Nomexy

Nomexy, 2 190 hab. (Nomexéens), 795 ha dont 340 de bois, commune du département des Vosges dans le canton de Châtel-sur-Moselle, face au chef-lieu, sur la rive gauche de la Moselle à 15 km NNO d’Épinal. Elle a été très marquée par les activités textiles du groupe Boussac depuis les années 1920, puis par l’intervention des frères Willot en 1978; il en reste une usine, la fabrique de chaussettes et bas de contention Innothera (205 sal.). Une zone d’aménagement concerté Nomexy-Épinal contient notamment Innothera et les entrepôts Michel (30 sal.); minoterie, usine électrique, sablières de la Héronnière (20 sal.); foyer de vie de l’Adapei. Nomexy n’avait que 500 hab. au milieu du 19e s.; elle est passée à 1 500 en 1896, puis à un maximum de 3 000 en 1962, et se dépeuple depuis; elle a perdu 120 habitants entre 1999 et 2008.


Thaon-les-Vosges

8 250 hab. (Thaonnais) dont 210 à part, 1 170 ha dont 459 de bois, commune du département des Vosges dans le canton de Châtel-sur-Moselle, 10 km au NNO d’Épinal sur la rive gauche de la Moselle. La ville complète l’agglomération industrielle d’Épinal-Golbey par la grosse usine de mécanique pour automobile Honeywell-Garrett, à un groupe états-unien, qui emploie 840 personnes et fabrique notamment des turbo-compresseurs; l’usine de fonderie et mécanique APM, passée à l’allemand Streit (110 sal. après une forte réduction); l’usine de plasturgie Viskase (310 sal., société des États-Unis), qui fournit notamment des boyaux cellulosiques pour la charcuterie; les télécommunications ERT (120 sal.).

À un moindre niveau travaillent les ateliers de mécanique Saint-Jean (Fournier, 35 sal.) et Mécavosges (25 sal.), Sathis (plastiques, 35 sal.); couverture Bâtiment Service (65 sal.), travaux publics Colas (65 sal.); blanchisserie et location de linge Anett 4 (Lavéclair, 90 sal.); supermarché U (50 sal.); collectes de déchets Lorraine Environnement (25 sal.) et Onyx (30 sal.); transports Simonin (30 sal.). La zone industrielle Inova 3000 occupe 120 ha et accueille au total 2 000 emplois.

La ville a un lycée professionnel et un collège publics, un centre d’apprentissage pour l’industrie; centre d’enfants polyhandicapés, hôpital de jour; maison de retraite Sogemare (55 sal.). Le pôle culturel de la Rotonde, doté d’un théâtre de 1 000 places, est l’héritier d’une initiative d’un industriel du textile en 1913. La commune n’avait encore que 500 hab. au milieu du 19e s.; sa population est passée à 1 900 en 1876, 7 300 en 1911; restée autour de 8 200 entre 1920 et 1962, elle a un peu diminué jusqu’en 1982 (7 400 hab. sdc) puis a augmenté à nouveau, gagnant encore 250 hab. de 1999 à 2008. Thaon est le siège de la communauté de communes Cap Avenir (8 communes, 13 500 hab.).