Canton de Plombières-les-Bains

Plombières-les-Bains

1 960 hab. (Plombinois), 2 720 ha dont 965 de bois, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l’arrondissement d’Épinal, 31 km au sud de la préfecture, dans la vallée encaissée de l’Augronne, affluent de la Semouse, que guide une grande faille SO-NE par laquelle remontent des eaux thermales. Celles-ci étaient connues des Romains, qui y avaient établi une vaste piscine de plein air; elles viennent des profondeurs granitiques, sont très fluorées, de pH élevé (8,2) et sourdent entre 54 et 84°C. Plusieurs sources sont exploitées par une compagnie thermale dans le centre de forme et de santé Calodae; la Compagnie thermale emploie 35 salariés. Le casino (45 sal.), du groupe Partouche, a rouvert en 2001; parc et arboretum; musée municipal, avec des œuvres du peintre Louis Français, maison des Arcades de 1761; atelier des Tréfileries des Vosges (TDV, 50 sal.). C’est dans le cadre reposant et verdoyant de Plombières que Napoléon III et Cavour ont signé en juillet 1858 l’accord franco-italien qui attribuait à la France la Savoie et Nice.

La commune se tient exclusivement à l’ouest de la rivière, et atteint à l’extrême ouest les gorges de la Semouse, encaissées dans le plateau. Elle a 7 hôtels (1-250 chambres) deux campings (90 places), 370 résidences secondaires (26% des logements). Son territoire s’est agrandi en 1972 par la fusion avec Granges-de-Plombières (890 hab.), Ruaux (700 hab.) sur le plateau à l’ouest, et Bellefontaine au nord, mais cette dernière a repris son indépendance dès 1977. La population a diminué un peu depuis, du moins jusqu’en 1999; elle avait atteint 2 000 hab. en 1881, sans le secours de Granges et Ruaux.

Le canton a 7 200 hab. (7 500 en 1999), 4 communes, 15 631 ha dont 6 931 de bois; il est limitrophe de la Haute-Saône et s’étend sur le plateau de grès triasiques qui amorce les hauteurs de la Vôge. Il fait partie du parc régional des Ballons, à l’exception de Bellefontaine (1 000 Bellifontains, 3 911 ha dont 1 609 de bois), sa commune la plus septentrionale; le village est à 5 km au nord du chef-lieu; la commune est aux sources de la Semouse et inclut les forêts d’Humont et de Rechentreux. Bellefontaine a eu 2 650 hab. en 1836 et sa population n’avait cessé de diminuer depuis, mais elle vient de reprendre une centaine d’habitants de 1999 à 2008.

Le vrai centre du canton est Le Val-d’Ajol, dont le territoire occupe d’ailleurs à lui seul près de la moitié du canton. À l’est, la quatrième commune est Girmont-Val-d’Ajol (250 Girmontois, 1 667 ha dont 897 de bois), créée en 1869 à partir du Val-d’Ajol (avec 750 hab.), dont le plateau monte à 720 m et domine la vallée de la Moselle à son extrémité NE; cascade du Géhard, au-dessus de la vallée de la Combeauté. Plombières, Le Val-d’Ajol et Girmont forment la communauté de communes des Vosges méridionales (ex-communauté des Trois Rivières), qui siège au Val-d’Ajol (6 300 hab.).


Val-d’Ajol (Le)

4 250 hab. (Ajolais), 7 333 ha dont 3 460 de bois, commune du département des Vosges dans le canton de Plombières-les-Bains, 12 km au SE du chef-lieu par la route (5 km à vol d’oiseau). La ville est dans la vallée large mais encaissée de la Combeauté, qui descend vers Fougerolles en Haute-Saône. Elle est le vrai centre du canton, dont elle abrite le collège public et un institut médico-éducatif. Elle dispose d’un large éventail de commerces et services, et accueille quelques ateliers dont le plus étoffé est la métallerie De Buyer (110 sal.), spécialiste d’accessoires de cuisine et de pâtisserie; blanchisserie Valneige (35 sal.), scierie de Faymont (40 sal.), emballages plastiques (Patrick Philippe, 25 sal.), maçonnerie Bontempi (25 sal.), plusieurs négoces dont Ougier (combustibles, 25 sal.), Syfreco (maroquinerie, 25 sal.) et Bolmont (matériel agricole, 20 sal.).

C’est aussi une «station verte de vacances»; elle n’a toutefois que 220 résidences secondaires pour 1 800 principales; trois hôtels (60 xcambres), un camping (80 places). La commune, très étendue et très boisée, a de nombreux sites de promenade et des cascades, ainsi que plusieurs croix classées; spécialité d’andouilles, avec foire annuelle et label «site remarquable du goût». Le nom s’écrivait Valdajol jadis; la commune a absorbé celle d’Hérival en 1832, puis a cédé en 1869 le territoire de Girmont-Val-d’Ajol. Sa population était alors à son maximum, et n’a pas cessé de diminuer depuis, perdant encore 330 hab. de 1999 à 2008. Elle avait formé avec Girmont et Plombières la communauté de communes des Trois Rivières, rebaptisée communauté des Vosges méridionales (6 300 hab.), dont elle tient le siège.