Canton de Schirmeck

Schirmeck

2 500 hab., 1 142 ha dont 808 de bois, chef-lieu de canton du Bas-Rhin dans l’arrondissement de Molsheim, 25 km OSO de la ville, au cœur de la vallée vosgienne de la Bruche. Elle a connu un maximum de population de 2 600 hab. autour de 1970 et sa population s’était tassée depuis, mais elle a regagné 300 hab. de 1999 à 2007. On y a exploité un peu de fer au 18e s. L’activité est surtout représentée par une usine de pièces pour moteurs d’automobiles TRW Jeudy (320 sal., états-unien), la fonderie de la Bruche (scop de 150 sal., métaux légers), la boulangerie Anstett (80 sal., spécialité de bretzels); supermarché Match (30 sal.), négoce de matériel électrique SET Bruche (25 sal.), travail temporaire Geny (35 sal.). Dans le secteur tertiaire figurent des transporteurs, des établissements de cure, un groupe hospitalier privé, un centre de réadaptation, une clinique (25 lits), un collège et un lycée professionnel publics.

La ville occupe le fond de vallée, élargi par les confluents des vallons du Framont venant de l’ouest, et du Barembach venant du sud-est. Le centre ancien est sur la rive droite de la Bruche, formant un petit carré au pied de la butte escarpée du château. Le château reconstruit abrite un musée historique. Le centre-ville est marqué par l’architecture allemande des années 1900, et un camp de redressement pour Alsaciens avait été édifié à Schirmeck pendant l’Occupation (1940-1944). La gare est sur l’autre rive, les usines sont surtout en aval. L’habitat monte sur le versant d’en face, en adret, vers le centre médical spécialisé qui se tient en hauteur. La bourgade forme conurbation avec Barembach et La Broque; elle est le siège de la communauté de communes de la Haute Bruche (25 communes, 18 600 hab.).

Son finage est très limité vers l’amont, celui de La Broque parvenant jusqu’au milieu de la plaine. Au sud de la bruche, Schirmeck ne possède strictement que la butte du château. En revanche, son finage s’étend sur la moitié septentrionale de la vallée du Framont, où les hameaux de Wackenbach, Vacquenoux et Framont font partie de Schirmeck, et sur les reliefs du nord dans la forêt communale, atteignant en pointe au nord-ouest le col d’Entre les Deux Donons (1 032 m), mais non les deux sommets eux-mêmes.

Le canton de Schirmeck a 13 700 hab. (13 000 en 1999) et 16 communes, 16 693 ha dont 11 196 de bois. Axé sur la vallée de la Bruche, limitrophe des départements de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges autour du Donon, il laisse au canton de Saales la plus haute partie du bassin de la Bruche. Le haut pays comprend le Donon et ses environs, au NO; Grandfontaine y a conservé une ancienne mine de fer. Au SE, il s’étend dans l’ancien Ban de la Roche, jusqu’au Struthof et au Champ du Feu, sur les pentes duquel opère la station de ski de Belmont.


Barembach

910 hab., 992 ha dont 703 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, juste à l’est du chef-lieu au débouché du Barembach (le ruisseau des ours) qui descend de la forêt de Grendelbruch; maison des jeunes et de la culture; centre de tourisme avec hôtels. La principale entreprise est l’usine Mecatherm (180 sal.), qui fabrique des fours de boulangerie depuis 1964 et appartient à la famille Voegtlin, considérée comme la deuxième fortune d’Alsace. La population est stable. Le village se tapit au creux du vallon, mais son finage inclut une fraction de la vallée de la Bruche. Il s’étend largement sur le reief au sud, frôlant le Struthof et englobant sous le mémorial un large vallon en cuve où se voit le petit chaos granitique de la Mer des Roches. Il culmine à 744 m au Haut de la Brûlée.


Bellefosse

130 hab., 780 ha dont 300 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 18 km au sud du bourg, dans l’ancien Ban de la Roche; elle est devenue autonome en 1991. Le village est à 700 m d’altitude, sur le versant d’un vallon de gauche de la Chergoutte. Le finage s’étire loin au sud-est dans le haut bassin de la Chergoutte , englobant la forêt domaniale du Champ du Feu jusqu’au col de la Charbonnière (967 m); il y monte jusqu’à 1 082 m et englobe la tour et le site panoramique du Champ du Feu. La commune avait été réunie à Waldersbach, Fouday et Belmont de 1974 à 1991; elle avait trois fois plus d’habitants au milieu du 19e siècle.


Belmont

160 hab., 1 012 ha dont 647 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 19 km au sud du bourg, dans l’ancien Ban de la Roche sur le versant droit de la Chergoutte, en adret, à 800 m. L’habitat se disperse sur les pentes que dessert la D 657-D 414 menant au Champ du Feu. La commune avait été réunie à Waldersbach, Fouday et Bellefosse de 1974 à 1991; elle a eu 580 hab. en 1876, 250 en 1921. Son territoire englobe à l’est les champs de ski et les aménagements sportifs du Champ du Feu et monte à 1 081 m.


Blancherupt

34 hab. (Blatcherus), 285 ha dont 118 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 11 km au sud du chef-lieu, dans un ample vallon entouré de bois au-dessus de Fouday (à 538 m). Elle est la plus petite commune d’Alsace par la population; elle était cinq fois plus peuplée au début du 19e siècle.


Broque (La)

2 900 hab., 2 307 ha dont 995 de bois, commune vosgienne du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 23 km OSO de Molsheim, dans la vallée de la Bruche, contiguë à Schirmeck juste en amont, rive gauche. Le village central s’étire le long de l’ancienne route de vallée (D 261), avec pour centre le hameau de Vipucelle, et se prolonge en amont par les hameaux du Parc d’Albay puis de la Claquette, enfin d’Anbet dans un vallon affluent.

Le finage est limité par le cours de la Bruche à l’est, et au nord par le cours de son affluent le Framont où La Broque a quelques maisons (hameau de Haymonrupt) et une ancienne usine; mais il s’étend largement à l’ouest sur le relief, atteignant même la limite départemntale au chalet Frientz. Il atteint ainsi les sommets de la Chatte Pendue (900 m) et de la Tête Pelée (856 m). Sur ces hauteurs sont les ruines du château de Salm, plusieurs maisons forestières, le hameau des Quelles (centre de vacances), celui de Salm qui conserve un cimetière mennonite et une ferme historique (classée) d’une communauté venue de Suisse au 18e s. et qui a émigré aux États-Unis vers 1900; plus celui de Malplaquet et, toujours en hauteur mais plus proche du bourg, le gros hameau de Fréconnet vers 600 m.

Bourgade de services et de commerces, La Broque a quelques ateliers, un collège public, un Intermarché (40 sal.). La Broque est le siège de la communauté de communes de la Haute Bruche. Le nom allemand fut Vorbruck et a probablement un rapport avec les broussailles. Il reste quelques traces du camp d’internement dit de Schirmeck, qui était dans la commune, et un cimetière militaire allemand. La population avait atteint les 2 000 hab. dès le milieu du 19e siècle et avait dépassé 3 200 hab. en 1911. Elle a baissé depuis 1962 (3 050 hab.), mais a regagné une centaine d’habitants de 1999 à 2007.


Fouday

350 hab. (Foudéens), 220 ha, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, sur la rive droite de la Bruche à 8 km au sud de Schirmeck, au débouché du vallon de la Chirgoutte (ou Schirgoutte) qui monte à Belmont et au Champ du Feu; gare. La commune s’est séparée en 1991 de l’ancien territoire de Ban-de-la-Roche auquel elle avait réunie en 1974. Elle inclut l’écart du Trouchy dans la vallée de la Chirgoutte.


Grandfontaine

390 hab. (Grandfontains), 3 952 ha dont 3 600 de forêt, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 5 km à l’ouest du bourg. L’habitat s’aligne au fond de la vallée du Framont jusqu’au hameau des Minières. Des mines de fer ont été exploitées, donnant jadis localement des aciers réputés (Framont), et l’on en visite une partie; le Donon a une petite station de sports d’hiver (ski nordique). La commune avait atteint 1 400 hab. en 1820 et en avait encore 900 dans les années 1870, 650 vers 1900.

Son territoire occupe toute la montagne vosgienne autour du Donon (1 006 m), qui est desservi par plusieurs routes et dont la forêt domaniale est parcourue de nombreuses pistes forestières. Il est très étendu vers le nord-ouest au-delà du Donon, où il envoie deux antennes de part et d’autre de la vallée de Celles, encadrant Raon-lès-Leau et Raon-sur-Plaine, ce qui le rend limitrophe de trois départements (Moselle, Meurthe-et-Moselle, Vosges); il contient ainsi au nord les chaumes de Roule Bacon et de Réquival et la maison forestière du Vindeck, à l’est la source et la haute vallée forestière de la Plaine, au sud la cascade de la Crèche et le sommet de la Corbeille. Une autre extension vers le sud-ouest lui accorde tout le versant gauche du bassin de la Grande Goutte, dont le hameau du Haut Fourneau en fond de vallée; il y atteint, à la frontière départementale des Vosges, la Tête des Blanches Roches (919 m) et la crête des Hautes Chaumes.


Natzwiller

630 hab., 729 ha dont 420 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 5 km au SE de Rothau. Le village s’étire sur la rive droite de la Rothaine et sur le versant d’adret qui la domine; sur la rive gauche, il est doublé par les maisons de la Haute Goutte, qui sont sur le ban de Neuviller-la-Roche. Le finage de Natzwiller se limite aux reliefs qui sont au nord de la vallée. Il monte au nord-est au Grand Rosskopf vers 1 030 m, et touche au nord-ouest aux premières maisons de Rothau. C’est sur le haut plateau au nord du village, vers 750 m, que le régime nazi a installé le seul vrai camp d’extermination ouvert en France, en mai 1941, au Struthof; plus de 10 000 déportés sont morts dans ce camp, qui avait une chambre à gaz et où des «expériences» médicales étaient menées; un musée et mémorial de la déportation y a été installé. La commune accueille un négoce de quincaillerie CQFD (20 sal.).


Neuviller-la-Roche

410 hab., 919 ha dont 769 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 3 km au SE de Rothau dans l’ancien Ban de la Roche, juste à l’ouest de Natzwiller; musée des traditions, ouvert en 1989. Le nom était Neuwiller avant 1961. Le village s’étage sur le versant d’ubac de la vallée de la Rothaine, qui limite au nord son finage; vers l’est, le hameau de la Haute-Goutte aligne ses maisons face à celles de Natzwiller. Au sud, le territoire communal monte sur le relief dans les bois mais n’atteint pas les crêtes; il est plus étendu vers l’est, où il occupe le haut bassin de la Rothaine et monte à 1 030 m au rocher de Rothsamhausen; il dépasse également 1 000 m près du Gross Rosskopf. La population avait atteint 900 hab. au milieu du 19e siècle, et un minimum de 330 en 1990 (380 en 1999).


Rothau

1 600 hab. (Rothauquois), 388 ha dont 236 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 3 km au sud de la ville. Le village est sur le côté droit de la vallée de la Bruche, en forme de cité ouvrière; l’urbanisation est continue de Rothau à Schirmeck par La Broque. La commune fut un centre de forges puis d’industrie textile, où régna la firme Steinheil-Dieterlen; le site a été définitivment fermé en 2005 après avoir été brièvement racheté par Lifetex de Hong Kong; la commune envisage d’y proposer un musée virtuel de la mémoire industrielle; gare, hôpital de jour du centre d’Erstein. Le finage est limité à l’ouest par le cours de la Bruche; il s’étire au nord dans la plaine jusque devant La Broque, remonte un peu à l’est dans la basse vallée de la Rothaine et monte au sud-est sur le relief boisé.


Russ

1 200 hab. (Stéphanois), 1 155 ha dont 808 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 4 km en aval du chef-lieu dans la vallée de la Bruche. Le village est sur la rive droite. L’habitat s’étend vers l’aval et comprend, à l’angle nord-est du finage, le gros hameau de Schwarzbach; en amont, à l’angle occidental, il inclut aussi le petit hameau de Steinbach. La N 420 traverse le territoire, alors que la voie ferrée passe sur la rive gauche, dans la commune de Wisches. Le finage est limité au nord par le cours de la Bruche et s’étend au sud sur les reliefs boisés, jusqu’au vallon de tête du Barembach, montant à 855 m. Russ a une zone artisanale, les transports par autocars Schwanger (110 sal.), installations sportives SATD (30 sal.) un magasin Super-U (65 sal.), de petites entreprises de bâtiment. La population était de 1 000 hab. en 1975, 1 200 en 1999.


Solbach

110 hab., 275 ha, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, à 600 m, au-dessus de Fouday dans l’ancien Ban de la Roche. Le village s’étire le long d’un vallon perché au-dessus de la vallée de la Bruche et exposé à l’ouest, montant au mont Saint-Jean (750 m) à l’est.


Waldersbach

140 hab., 345 ha dont 145 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, à 15 km au sud du bourg, vers 500 m dans la belle petite vallée de la Chergoutte. C’est le nouveau nom de ce qui reste de l’ancienne commune du Ban-de-la-Roche, après sécession des communes de Bellefosse, Belmont et Fouday en 1991. Le village a une belle allée de tilleuls et un musée consacré au pasteur Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826). Il est classé dans les «villages de charme». La commune a eu 450 hab. vers 1870. Son ban ne s’étend guère que vers le nord, où il monte jusqu’au mont Saint-Jean (750 m) et au col de la Perheux (699 m).


Wildersbach

330 hab., 330 ha dont 152 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, 4 km au SSE de Rothau dans l’ancien Ban de la Roche; ancien site minier de fer et cuivre. La commune avait 740 hab. en 1876 et sa population a décru jusqu’en 1990. Elle a gagné une cinquantaine d’haitants de 1999 à 2007. Le village s’étire sur deux niveaux dans le vallon sud-nord du Wildbach, affluent de gauche de la Rothaine. Le finage se limite au nord au cours de la Rothaine et monte au sud jusqu’au col de la Perheux (699 m).


Wisches

2 200 hab., 1 925 ha dont 1 300 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de Schirmeck, à l’extrémité aval, 18 km au SO de Molsheim dans la vallée de la Bruche. Le nom vient du latin vicus, hameau. Elle groupe plusieurs établissements productifs: fabrique de mobilier métallique Steelcase ex-Strafor (190 sal.); saumon fumé Delabli (groupe islandais Alfesca ex-SIF, 210 sal., qui possède aussi Delpierre, Labeyrie, Blini); verrerie Vertal (60 sal.), céramique de synthèse Varicor (40 sal.), mousses de plastique Sapronit (60 sal.), corderie Schoeller (35 sal.), scierie La Moulure vosgienne (25 sal.); transports Xenitrans (45 sal.).

L’habitat est formé de trois noyaux principaux. Le village de Wisches s’aligne au pied du versant de rive gauche, là où la plaine de la Bruche est la plus large et près du confluent du Netzenbach qui vient du nord-ouest. Il se complète des habitations de Netzenbach, très étirées dans la vallée encaissée de l’affluent, et dans un vallon annexe. Au sud-ouest, la commune inclut le village d’Hersbach, tassé et allongé au pied du versant de rive gauche comme le premier, mais face à Russ, et prolongé au sud-ouest par le hameau de la Cosse au débouché d’un petit vallon. La zone industrielle s’étale dans la plaine au sud de Wisches et un lotissement est apparu auprès, juste en aval d’Hersbach.

Le ban communal est limité au nord par la vallée du Netzenbach mais s’étend largement en direction du nord-ouest dans la forêt communale, incluant les buttes du Kohlberg (907 m) et du Petit Donon (964 m). Un cimetière militaire est sur le relief au-dessus d’Hersbach, un autre (allemand) et d’anciens abris sont sur la crête à la limite occidentale du finage. La population a nettement progressé après 1990 où elle était de 1 650 hab., comme dans les années 1930, et s’est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2007.