Canton de Nozeroy

Nozeroy

410 hab. (Nozériens), 374 ha, chef-lieu de canton du Jura dans l’arrondissement de Lons-le-Saunier, 14 km à l’est de Champagnole dans le val de Mièges où coule la Serpentine, qui tombe en cascade dans la profonde reculée de la source de l’Ain, au sud de la commune. Située dans un environnement attrayant, à 790 m, Nozeroy fut une petite ville active, réputée riche jadis et qui eut un palais renaissance des princes d’Orange.

Il reste dans cette «petite cité comtoise de caractère» des remparts et des portes, des ruines du château, un ancien couvent et une collégiale inscrite du 15e s., de belles maisons et une fête historique en juillet; hôpital local, un collège public. Le ban communal dessune une pointe vers le sud, om il atteint la source de l’Ain; barrage et usine électrique de la Belle Fontaine. La population était stable depuis 1960 mais a perdu 40 hab. de 1999 à 2008; elle fut double au 19e s. Nozeroy est le siège de la communauté de communes du pays de Nozeroy, qui groupe 28 communes et 3 100 hab.

Le canton a 3 000 hab., 26 communes et 20 036 ha dont 6 939 de bois; il forme une avancée dans le contour du département du Doubs et s’étend entièrement sur le second plateau du Jura, vers 800 m, dominé au SE par le pli de la Haute Joux et de la forêt du Prince, qui monte à 1 237 m. Il a plusieurs coopératives fromagères. Au NE, Bief-du-Fourg (170 Philosophes, 1 020 ha dont 143 de bois) et Mignovillard (640 Mignovillageois, 4 981 ha dont 2 592 de bois), à 9 km NE de Nozeroy, toutes deux à 860 m, favorisent le ski de fond. Mignovillard a une grande forêt, et une scierie (Chauvin, 45 sal.), un refuge au Chalet de la Bourre à 1 050 m. La commune s’est fort étendue en absorbant Petit-Villard en 1965, Essavilly et Froidefontaine en 1972, trois hameaux à l’ouest du village; mais la population tend à diminuer un peu depuis.

Trois autres communes participent au soutien du ski de fond. Cerniébaud (70 Corbeboucs, 1 053 ha dont 652 de bois), 8 km au SE du chef-lieu à 990 m, offre le chalet d’accueil de la Haute-Joux à la Combe-Simon. Arsure-Arsurette (90 Barochers, 1 256 ha dont 432 de bois) est un village-rue au sud-ouest de Cerniébaud à 920 m, né d’une fusion de 1816. Fraroz (50 Barochers, 622 ha dont 296 de bois) est un peu en avant, à 950 m, mais son ban, qui s’étrangle entre Cerniébaud et Arsure, comprend une large partie de montagne au sud-est, et un gouffre. La crête au sud-est de ces trois communes monte à 1 205 m dans les forêts de la Haute-Joux et du Prince et fait partie d’une zone de protection de biotope.

Au NO, le canton empiète largement sur la forêt de la Joux, dont le site des sapins de la Glacière est dans la commune d’Esserval-Tartre (80 Espagnols, 1 219 ha dont 723 de bois), village à 4 km au nord de Nozeroy, à 850 m, où se trouve un centre de vacances. La commune a eu 450 hab. en 1841, 70 en 1999. Censeau (300 Censéaliens, 986 ha), 5 km au NE de Nozeroy à 850 m aussi, a une lunetterie (Optic2R, 40 sal.) et un chantier de travaux publics Jeannin (25 sal.); c’était une ancienne étape sur la route du sel. Mièges (100 Miégeois, 319 ha) est un petit village juste au nord de Nozeroy dans le Val qui porte son nom; elle en fut jadis le chef-lieu, et s’illustra au 14e s. en recevant de nouveaux colons dotés pour cela de privilèges, les Francs de Mièges; église des 16e-17e s. à clocher-porche.

Quatre petites communes partagent avec Nozeroy, au sud-ouest, les reliefs de la reculée de la source de l’Ain. Gillois (150 hab., 965 ha) est à 5 km au sud de Nozeroy, Doye (85 Doyens, 356 ha) toute proche à l’OSO, Conte (80 Contois, 332 ha) et La Favière (30 hab., 278 ha) entre elles. Le village le plus proche de la source de l’Ain est La Favière. Des fromageries se remarquent à Gillois et Doye.