Canton de Montbozon

Montbozon

580 hab. (Montbozonais) dont 70 à part, 863 ha dont 230 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Saône dans l’arrondissement de Vesoul, 24 km SSE de Vesoul au bord de l’Ognon. C’est une petite «station verte de vacances», ornée de la fontaine classée du Cygne (1828); atelier de tuyauteries Gindro (25 sal.), maison familiale rurale. La population communale a été stable de 1960 à 1999, mais elle avait dépassé 800 hab. au 19e siècle, et a perdu une centaine d’habitants de 1999 à 2008. La communauté de communes du Pays de Montbozon associe 21 communes et 4 500 hab. et siège au chef-lieu.

Le canton, limitrophe du département du Doubs, a 5 600 hab. (5 000 en 1999), 25 communes et 22 030 ha dont 9 470 de bois; il est bordé au sud par l’Ognon, et très boisé; une piste cyclable le relie à Vesoul. Chassey-lès-Montbozon (240 Chasséiens, 1 560 ha dont 970 de bois), 9 km au NE du chef-lieu sur l’Ognon, a de grands bois, le vaste plan d’eau de la Forge de Bonnal à l’est et des vestiges mérovingiens avec église paléochrétienne, un château du 18e s. mal conservé; elle s’était agrandie en 1806 en absorbant La Maison-du-Vau (la Vau sur la carte de Cassini, la Maison des Vaux sur la carte IGN) dont le hameau subsiste en forêt à l’extrême nord-ouest du finage, et a eu 940 hab. en 1836; elle s’est dépeuplée jusqu’en 1999, mais elle a gagné 40 hab. depuis.

Filain (240 Filanois, 1 579 ha dont 579 de bois), 12 km au NO de Montbozon, a un château classé des 15e-16e s., restauré au 18e s., à tours carrées, avec parc et jardins et mobilier intéressant (location de salles). Larians-et-Munans (220 Larianais, 250 ha), dans une étroite boucle de l’Ognon qui avance dans le département voisin, 8 km au sud de Montbozon, est issue d’une fusion des années 1790; elle a une fonderie de fonte (Fonderies de Tréveray, 20 sal.) et une métallerie qui fabrique notamment des bâtiments d’élevage (Prétot, 65 sal.).

Loulans-Verchamp (480 Loulannais, 816 ha dont 344 de bois) a gagné 100 hab. après 1999; le village est au confluent de la Linotte et de la Quenouche à 5 km au SO de Montbozon, la fromagerie Marcillat-Loulans y emploie 35 personnes. Le nom était Loulans; il est devenu Loulans-les-Forges en 1962, puis Louhans-Verchamp en 1983, 13 ans après la fusion avec Verchamp; ce petit village, au confluent de la Linotte et de l’Ognon un peu au sud de Loulans, n’avait alors apporté que 70 hab. Beaumotte-Aubertans (500 Beaumottois, 1 357 ha dont 795 de bois), au sud-ouest du canton à 9 km SO du chef-lieu, est plus en aval sur la rive droite de l’Ognon, et entourée de bois; elle s’est accrue de 110 hab. entre 1999 et 2008. Le nom de la commune fut Beaumotte-lès-Montbozon avant la fusion de 1972, et même Beaumotte-lès-Montbozon-et-Aubertans entre 1972 et 1977; Aubertans n’avait pas 100 habitants…

Ruhans (140 Ruhannais, 495 ha dont 296 de bois), 11 km à l’ouest de Montbozon dans les bois, a une scierie (Verdant, 35 sal.). Roche-sur-Linotte-et-Sorans-les-Cordiers (70 hab., 934 ha dont 567 de bois) ajoute les charmes d’un nom sans concession depuis une fusion pourtant lointaine, remontant à 1808; elle avait alors 200 hab. À l’extrême nord-ouest du canton, les trois petites communes de Vellefaux (490 Velfaliens, 1 002 ha dont 389 de bois), sur la N 57, Échenoz-le-Sec (330 hab., 1 547 ha dont 545 de bois) et Le Magnoray (110 hab., 355 ha dont 200 de bois) sous la butte du Chanois, qui monte à 469 m, forment avec trois communes excentrées du canton voisin de Noroy-le-Bourg une communauté de communes du Chanois, tout orientée vers Vesoul. Échenoz a gagné 40 hab. depuis 1999; elle a eu plus de 500 hab. en 1840, 140 seulement à son minimum de 1962; dolmen de la Grosse Pierre.