Canton de Tain-l'Hermitage

Tain-l’Hermitage

5 700 hab. (Tainois) dont 240 à part, 485 ha, chef-lieu de canton du département de la Drôme dans l’arrondissement de Valence, 20 km au nord de la préfecture. La ville est sur la rive gauche du Rhône face à Tournon, toutes deux gardant un étroit et court défilé du Rhône. Les sables granitiques du versant de Tain portent un vignoble en terrasses, restreint à 125 ha, qui porte le nom de l’Hermitage depuis le 14e s. et qui est classé en AOC depuis 1937. Il donne essentiellement des vins rouges de syrah, plus quelques blancs de roussanne et marsanne, au total moins de 5 000 hl/an, très cotés. Tain a une cave coopérative, la maison de vinification et négoce Chapoutier (65 sal.), plus les négoces de fruits et légumes Comptoir rhodanien (35 sal.), Hermitage Basse Isère (30 sal.), Vergers de l’Hermitage (30 sal.). Le domaine alimentaire est également représenté par les viandes de boucherie Saviel (SVA Jean Rozé, 170 sal., groupe Intermarché) et BSO (30 sal.). Surtout, la ville héberge la grosse chocolaterie Valrhôna (340 sal.), spécialiste des fortes teneurs en cacao, créée en 1924 et maintenant à la Soparind, elle-même au groupe Bongrain.

Dans d’autres branches sont une maçonnerie (Colonge, 30 sal.) et les céramiques Fayol (25 sal.). Tain-l’Hermitage a un Intermarché de 65 salariés et la grosse clinique de la Teppe (400 sal., 205 lits), qui dispose d’une section pour maladies nerveuses; lycée professionnel hôtelier public, centre d’aide par le travail. La population de la commune a crû de 1920 à 1975, puis s’est stabilisée; elle a gagné 260 hab. de 1999 à 2006. Le nom de la commune était simplement Tain avant 1920. La communauté de communes du pays de Tain-l’Hermitage siège dans la ville et groupe 13 communes (18 500 hab.).

Le canton, limitrophe du département de l’Ardèche, a 19 400 hab., 14 communes, 12 885 ha dont 950 de bois. Il est traversé du nord au sud par l’A 7, tandis que la N 7 et la voie ferrée longent plus ou moins le Rhône. Crozes-Hermitage (430 Crozois, 548 ha), juste au nord de Tain, partage avec elle le bénéfice de l’appellation, mais ne cultive que 27 ha de vignes; elle y ajoute cependant une AOC crozes-hermitage, d’abord limitée à Crozes, puis étendue en 1937 à 11 communes, totalisant environ 1 000 ha, dans le canton de Tain (40 000 hl/an de rouges, dix fois moins en blanc); le reste des vignes du canton est en côtes-du-rhône. La mention Hermitage dans le nom de la commune est également de 1920. Des restes de château féodal se voient au bord du Rhône à Serves-sur-Rhône (610 Servois, 649 ha), qui est à 8 km au nord de Tain, face à Arras et à son barrage du Rhône; transports Debeaux (70 sal.).

À Érôme (690 Érômains, 733 ha), le canal de dérivation du Rhône, assez court (5 km) fait tourner la centrale électrique située à la limite de la commune de Gervans (450 Gervandois, 328 ha), qui a été détachée d’Érôme en 1948 avec 280 hab. L’ensemble est désigné comme l’aménagement de Saint-Vallier; la centrale, mise en service en 1971, a une hauteur de chute de 11 m et une puissance de 120 MW; elle produit 700 GWh/an. Une zone artisanale a été aménagée au bord du canal à Érôme, avec une entreprise de matériels pour l’électricité (CME, Céramiques et moulages d’Érôme, 40 sal.); transports Peyrouse (35 sal.).

À l’écart du Rhône à l’est du canton, une église romane est protégée à Chantemerle-les-Blés (890 Chantemerlois, 1 539 ha dont 500 de bois), 8 km au NE du chef-lieu, où sont les transports R. Faure (55 sal.); «les Blés» date de 1920. Mercurol (1 700 Mercurolais, 2 082 ha), 4 km à l’est de Tain, cultive 421 ha de vignes et a reçu l’échangeur autoroutier de Tain. La commune héberge un gros centre de négoce de vêtements Alain Manoukian (au groupe californien Bcbg Max Azria, 1 000 sal.) au domaine de Blanchelaine, avec 240 sal.; transports Osternaud (30 sal.), carrière Roffat (25 sal.). La commune n’avait que 840 hab. en 1962 (plus de 1 250 au 19e s.) et croît depuis. Sa voisine Chanos-Curson (970 hab., 618 ha), 6 km ESE de Tain, ajoute 177 ha de vignes.

Un peu plus loin, à 12 km ESE de Tain, Granges-les-Beaumont (960 Grangeois, 751 ha) est le lieu de la Maroquinerie du Dauphiné, qui emploie 240 personnes et appartient au groupe (luxembourgeois…) Charles Jourdan; équipements de contrôle Ecem (groupe Reyes, 35 sal.), aéraulique Froid Technic (20 sal.). La commune a été créée en 1946 à partir de Beaumont-Monteux, avec 250 hab.; sa population a crû après 1980. Tout au sud, le canton est bordé par le cours de l’Isère. Pont-de-l’Isère et La Roche-de-Glun sont près du confluent avec le Rhône. En amont, sont la centrale électrique et le poste d’interconnexion à Beaumont-Monteux (960 Beaumontais, 1 337 ha), 9 km SE de Tain face à Châteauneuf-sur-Isère; la commune, qui cultive 216 ha de vignes, a une cave coopérative. Elle avait 820 hab. en 1954 et sa population augmente depuis.


Pont-de-l’Isère

2 700 hab. (Pont-d’Isérois), 1 009 ha, commune du département de la Drôme dans le canton de Tain-l’Hermitage, 11 km SSE du chef-lieu. La ville est sur la rive droite de l’Isère au passage de l’A 7, de la N 7 et de la voie ferrée. Juste à l’ouest, le Rhône emprunte sur 3 km un canal qui sépare la ville de La Roche-de-Glun. Les principaux établissements sont une fabrique d’ascenseurs Sodimas (85 sal.), une chaudronnerie Royal Chauffage (100 sal.); nettoyage public Sita (100 sal.), restaurant d’autoroute Arche (30 sal.), pâtisserie-traiteur Berthon (40 sal.), négoce de volailles et gibiers (Voldis, 50 sal.). La commune a été créée en 1866 à partir du finage de La Roche-de-Glun; elle avait alors 630 hab., et les a retrouvés en 1960 après une légère baisse; la population a augmenté jusqu’en 1990, puis elle a perdu 90 hab. au cours des années 1990 et encore 60 hab. entre 1999 et 2005.


Roche-de-Glun (La)

2 800 hab. (Rochelains), 1 279 ha, commune du département de la Drôme dans le canton de Tain-l’Hermitage, 10 km au sud du chef-lieu. La petite ville est sur la rive gauche du Rhône, barré à sa hauteur et doublé à l’est par un bief de canal de 3 km jusqu’au confluent de l’Isère, ce qui fait de la commune une île. Ses vignerons cultivent 237 ha de vignes; elle accueille des fabriques d’articles de camping du groupe Trigano (70 sal.) et de flaconnages et bouchons; négoce de vins Jaboulet (50 sal.), maison de retraite (25 sal.). Elle a eu plus de 2 000 hab. autour de 1850, mais a cédé en 1866 le territoire de Pont-de-l’Isère, ce qui a fait passer le nombre de ses habitants au-dessous de 1 000. Sa croissance est récente: de 880 hab. en 1962, la population est passée à 2 100 en 1982 et continue d’augmenter; elle a gagné 330 hab. de 1999 à 2005.