Canton de Feurs

Feurs

7 900 hab. (Foréziens) dont 210 à part, 2 439 ha, chef-lieu de canton du département de la Loire dans l’arrondissement de Montbrison, 25 km au NE de celle-ci sur la rive droite de la Loire, juste en amont des confluents de la Loise rive droite et du Lignon rive gauche. La ville est l’éponyme du Forez et son nom vient de Forum Segusiavorum, la place des Ségusiaves. À mi-chemin de Roanne et de Saint-Étienne, elle a bénéficié d’une belle constance historique mais n’a pas conservé beaucoup de monuments. Le château d’Assier est du 19e s. et abrite le musée gallo-romain de la ville.

Celle-ci a une solide base industrielle. La fonderie d’acier Feursmetal emploie 480 personnes; elle appartient au groupe AFE (Aciéries et fonderies de l’Est), originaire du Doubs, passé par le néerlandais ABN Amro et devenu propriété du fonds canadien Sagard en 2004. Dans la métallurgie encore, Sanacier (groupe GMD, 60 sal.) fait de la découpe-emboutissage et DJ Meca (ex-Rousson-Chamoux, 80 sal.) des composants électromécaniques, notamment pour fauteuils roulants, VFE du recyclage de métaux (40 sal.). La papeterie Seyfert fabrique des emballages en carton ondulé (145 sal.), l’atelier La Chambonne (25 sal.) des boîtes métalliques; imprimerie (Forézienne, 40 sal.). L’agro-alimentaire est représenté par les caramels Nigay (45 sal.), la boyauderie Charles (45 sal.), les viandes de la Forézienne d’abattage (Deveille, 25 sal.) et la Sica CBA (négoce agricole, 70 sal.); bureaux de la coopérative agricole Eurea (85 sal.); restauration collective Crescendo (40 sal.). Citeos (SCIE Loire) s’occupe de réseaux électriques (50 sal.). Feurs a aussi un hypermarché Carrefour (170 sal.) et un supermarché Atac (35 sal.), un négoce de textiles FDG (30 sal.).

La ville est équipée d’un centre hospitalier (156 lits médicaux, 320 en tout), d’un collège et d’un lycée publics, d’un collège privé, d’un lycée technique agricole privé. Elle est située au carrefour des N 89 et 82, à 3 km d’un accès autoroutier et bénéficie d’une gare. La population communale a atteint 3 000 hab. en 1866, 4 000 en 1906, 5 200 en 1946 puis 8 000 en 1975, et a légèrement diminué ensuite; elle a perdu 270 hab. de 1999 à 2005. La communauté de communes de Feurs-en-Forez réunit 12 communes (14 400 hab.) et siège à Feurs; l’aire urbaine Insee est évaluée à 10 100 hab.

Le canton, limitrophe du département du Rhône, a 22 900 hab., 23 communes, 31 656 ha dont 4 374 de bois; il est partagé entre la plaine du Forez et les plateaux mamelonnés à l’est, qui montent jusqu’à 826 m à Panissières. À 10 km au sud de Feurs, sur la rive droite de la Loire juste en aval de Montrond-les-Bains, la petite Marclopt (360 Marcloptaires, 843 ha) a des ateliers de verre plat (Diffuver, 25 sal.), bicyclettes (Mach 1, 25 sal.), matériel agricole (Grange, 25 sal.); la commune a gagné 110 hab. de 1999 à 2005 (+30%). Un aérodrome avec piste gazonnée de 940 m et un actif aéroclub est ouvert au SO de Feurs sur la rive gauche de la Loire, dans la commune de Chambéon (380 Chambéonnais, 1 685 ha) qui est à 7 km SO de Feurs.

Cleppé (460 Clepperots, 1 548 ha dont 500 de bois) est également sur la rive gauche de la Loire mais à 6 km NNO de Feurs; on y voit une vieille tour du château des comtes du Forez (11e-12e s.); plus au sud, le château de Châtel a un parc classé. Le sud de la commune, à l’ouest de Feurs, inclut un échangeur de l’autoroute A 72; base de travaux des autoroutes ASF (45 sal.), sables et graviers (Thomas, 35 sal.). Cleppé a gagné une centaine d’habitants de 1999 à 2007. À 5 km au NNO de Cleppé, Nervieux (790 Nervieuxins, 1 944 ha dont 230 de bois) a un atelier de meubles de cuisine Semi-Production (45 sal.); château de la Salle et de Sugny (19e s.), tous deux avec parcs et jardins protégés et un pigeonnier à la Salle; Nervieux, qui avait plus de 1 200 hab. dans les années 1880 et 700 un siècle après, a repris un peu de croissance et a gagné 65 hab. de 1999 à 2005.

Sur la rive droite à la hauteur de Nervieux trône Balbigny. Pouilly-lès-Feurs (1 000 Pouillerots, 1 303 ha dont 203 de bois), 7 km au nord de Feurs sur le talus du plateau oriental, considérée comme «petite cité de caractère», a une église romane du 12e s. et une tour féodale; charcuterie Merle (100 sal.); la population communale est relativement stable. Épercieux-Saint-Paul (550 Sparcirots, 792 ha), juste à l’ouest de Pouilly, est issue d’une fusion de 1830 et croît un peu depuis le minimum de 1975 (340 hab.). Son finage atteint la rive droite de la Loire et déborde même un peu de la rive gauche à la faveur d’un ancien tracé; la société MFLS (Manufacture française de lames de scie), marque Forestill (180 sal.) fabrique de l’outillage de coupe; matériel agricole MEF (Matériel d’élevage forézien, 25 sal.), construction métallique Tradibat (20 sal.); transports Brulas (45 sal.). Civens (1 200 Civensois, 1 310 ha), 5 km au NE de Feurs sur le talus de faille oriental, n’avait que 420 hab. en 1954 et croît depuis; transports frigorifiques Fourchet (130 sal.), maçonnerie Fontimpe (25 sal.).

Les collines à l’est de Feurs ont formé la seigneurie de Donzy. Salt-en-Donzy (400 Saltois, 893 ha), 5 km à l’est de Feurs au pied du talus, en conserve non seulement le nom mais quelques ruines de l’ancien château fort, un peu au nord du village sur le talus qui domine la plaine; restes d’un prieuré du 15e à base gallo-romaine, chapelle du 12e s. Rozier-en-Donzy (1 300 Roziérois, 951 ha dont 250 de bois), 9 km au NE de Feurs, étale ses maisons sur le plateau et conserve une population assez stable; maçonnerie Soroc (Rozéroise, 40 sal.). Montchal (430 Montchaliens, 884 ha dont 250 de bois), 5 km au NE de Rozier, a un tissage de soieries Denis (45 sal.).


Panissières

2 900 hab. (Panissiérois), 2 671 ha dont 560 de bois, commune du département de la Loire dans le canton de Feurs, 15 km au NE du chef-lieu sur la route de Tarare à 641 m. La ville fut un centre d’industrie textile, spécialisé dans les gazes à bluter puis les cravates, et conserve quelques ateliers où dominent les tissages: tissages de soieries Dutel (65 sal.) et Quenin (40 sal.), tissage de linge de maison Granjard (50 sal.), tissus Sitec (Industrielle de confections textiles et plastiques, 45 sal.), tissus antifeu Sotexpro-Crocfeu (45 sal.); canalisations flexibles Flexitech (55 sal., groupe allemand Freudenberg); carrosseries spéciales Jaubert Gayet (60 sal.) et caravanes et camping-cars Notin (40 sal.); viandes (groupe Chevallier) et charcuterie Provipac (35 sal.). La ville offre un musée de la cravate et du damassé, un collège public. La commune, dont s’est détachée Montchal en 1829, a eu plus de 5 000 hab. au temps fort du textile, autour de 1880; puis sa population a constamment diminué. Son finage monte à 826 m dans les monts du Lyonnais, au nord-est. Panissières est le siège de la communauté de communes des Collines du Matin, qui groupe 8 communes du canton de Feurs (7 000 hab.).