Canton de la Grave

Grave (La)

520 hab. (Gravarots), 12 691 ha dont 569 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Alpes dans l’arrondissement de Briançon, 38 km au NO de la ville, à 1 520 m. Le village est sur un promontoire dominant la haute vallée de la Romanche, au confluent du torrent de Maurian qui vient des Aiguilles d’Arves. Il fait partie des «plus beaux villages de France» et offre une Maison du Parc, une Maison technique départementale, plusieurs églises ou chapelles des 18e-19e s., certaines avec des éléments du 15e s., le pont du Maurian (19e s.); maçonnerie Stgm (20 sal.). En aval, la Romanche s’enfonce dans la Combe de Malaval, dont l’ombrée est boisée.

Le relief monte jusqu’aux Aiguilles d’Arves (3 516 m) au nord-est, au pic du Mas de la Grave (3 021 m) au nord-ouest; les croupes sont relativement lourdes et des formes de plateau subsistent, tel le plateau d’En Paris (parfois écrit Emparis) vers l’ouest. Trois vallons principaux convergent vers le village: celui de Maurian à l’est, dont la tête est aux Aiguilles d’Arves et à la montagne du Goléon (3 427 m) qui encadrent le glacier Lombard (altiport), la partie moyenne est ornée par le lac du Goléon à 2 450 m et la partie inférieure est habitée par les deux hameaux de Valfroide et des Hières; celui de Martignare au centre; celui du Gâ à l’ouest, qui accueille le précédent au hameau du Rivet de Pied, un peu en amont du hameau du Chazelet, d’où partent les cinq remontées mécaniques d’une station pour débutants, nantie de 5 pistes. Une grande partie de ces reliefs septentrionaux se situe à l’intérieur du vaste champ de tir du Galibier-Grandes Rousses.

L’autre versant, au sud de la Romanche, est plus spectaculaire. Il est dominé par la Meije (3 982 m) au sud-est et par un ensemble de glaciers: Tabuchet (184 ha), la Meije (230 ha), le Râteau (159 ha), la Girose qui occupe 900 ha avec le glacier voisin du Mont-de-Lans en Rhône-Alpes. La Girose est accessible par un altiport et par un téléphérique qui vient de La Grave et se prolonge par deux télésièges vers le Dôme de la Lauze; le pic le plus méridional est le pic de la Grave (3 667 m), près duquel a été aménagée l’altisurface de la Lauze. Le refuge de l’Aigle est perché sur un rocher près de la Meije à 3 450 m, le refuge Évariste Chancel sous le glacier de la Girose, à 2 400 m près du lac de Puy Vachier (2 384 m); via ferrata aux Fréaux, sur l’ubac de la Romanche.

Le versant de la Meije est très apprécié des alpinistes et des skieurs, qui y trouvent une descente de 2 150 m de dénivelée totale, et connu pour ses cascades de glace. La Grave a eu plus de 1 800 hab. dans la première moitié du 19e s., et s’est dépeuplée jusqu’à un minimum de 450 hab. en 1982. Sa population n’augmente guère, perdant même 26 hab. de 1999 à 2006, mais la commune enregistre aussi 600 résidences secondaires. Le canton a 730 hab., 2 communes, 20 442 ha dont seulement 633 de bois. La seconde commune du canton est Villar-d’Arêne.


Villar-d’Arêne

220 hab., 7 751 ha dont seulement 64 de bois, commune des Hautes-Alpes dans le canton de La Grave, à 1 650 m. Elle a eu plus de 500 hab. au début du 19e s., et seulement 155 en 1975; elle y ajoute 140 résidences secondaires. Son centre villageois est très proche de celui de La Grave, juste à l’est, de l’autre côté du tunnel des Ardoisières (590 m) qui a été creusé en 1858 pour la route N 91. Le village domine la Romanche, dont le cours commence tout au sud, aux glaciers de la Plate des Agneaux et de la Tombe Murée. Le finage communal correspond ainsi au bassin initial de la Romanche. Il culmine à l’ouest à la Meije (3 982 m), dont le pic domine les glaciers de l’Homme et du Lautaret qui descendent vers l’est. Un peu au sud, le glacier des Cavales, sous la Roche Méane (3 726 m), est encadré par le refuge du Pavé (2 841 m) près du petit lac de même nom et le refuge Adèle Planchard (3 173 m). Un autre glacier apparaît au sud-est de la commune, celui d’Arsine, sous le pic de Neige Cordier (3 613 m). La pointe méridionale de la commune et du canton est la Roche Faurin (3 730 m).

Toutes ces crêtes sont dans le Parc national des Écrins. Le refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne est plus bas dans la vallée, à 2 079 m; via ferrata des mines du Grand Clot; on visite aussi un four et un moulin au village. C’est dans la partie septentrionale de la commune que passe la route nationale, qui franchit le col du Lautaret (2 058 m), juste à la limite NE du finage, où aboutit la route qui descend du Galibier. Un jardin alpin et une Maison du Parc y ont été établis. Le col est dominé au sud par la réserve naturelle de Combeynot, sur 685 ha, partagée avec Le Monêtier-les-Bains. Au nord de la route, la commune est peu étendue; le relief y monte toutefois à 2 971 m, non loin du pic des Trois Évêchés. Villar-d’Arêne entretient une tradition de fêtes et un four banal, et a équipé une ministation de ski (deux pistes, deux remontées), tout en offrant avec La Grave de vastes possibilités du côté de la Meije.