Canton de Vence

Vence

17 200 hab. (Vençois) dont 200 à part, 3 923 ha dont 700 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l’arrondissement de Grasse. Le bourg est à une dizaine de kilomètres du littoral au NNO de Cagnes-sur-Mer. Le village originel est serré en rond sur une butte au-dessus du vallon de la Lublane, tributaire de la Cagne. Il a conservé des remparts, des colonnes romaines, plusieurs portes et d’anciennes maisons, des placettes ombragées; châteaux de Villeneuve intramuros sur le site de l’ancien palais épiscopal, et en bordure du centre (17e s. sur un site du 13e s.) où il jouxte une tour du 12e s. et abrite une collection d’art contemporain; cathédrale du 12e sur un site du 4e s. L’habitat du bourg s’est étendu à l’est et à l’ouest du vieux village, sur le relief. Vence a accueilli nombre d’artistes au 20e s., dont le plus célèbre fut Matisse, qui y a laissé une chapelle (1948-1951); elle a une vie festive et culturelle active: théâtre, concerts, conservatoire de musique, médiathèque et centre culturel. Célestin Freinet y créa son école en 1935.

Tout le nord de la commune s’étend sur le plateau calcaire entre 600 et 900 m, qui tombe sur les collines du sud par un puissant escarpement est-ouest entaillé par trois profonds vallons et, à la limite orientale, par la vallée de la Cagne; les promontoires du Baou des Noirs à l’est et du Baou des Blancs au centre, anciens oppidums, dominent ainsi Vence et les innombrables villas qui se sont dispersées dans la moitié méridionale de la commune. Seule la partie sud-ouest est restée boisée et presque vide dans la section de la Sine. Une route emprunte le vallon central de la Lublane et grimpe sur le plateau, sortant de la commune au col de Vence (962 m) qui donne accès à Corsegoules et Gréolières.

Vence a un collège et un lycée publics, une maison de retraite de la Bastide des Cayrons (Orpea, 35 sal.), des supermarchés Leclerc (130 et 120 sal.), l’hôtellerie du Château Saint-Martin (50 sal.). La commune avait dépassé les 3 000 hab. dans la première moitié du 19e s., et sa population a oscillé autour de 3 000 durant le reste du siècle; puis elle a sensiblement augmenté durant tout le 20e s., atteignant les 5 000 hab. en 1936, les 10 000 en 1970; les estimations pour 2005 sont de 18 200 hab. Vence avait aussi 2 000 résidences secondaires en 1999. Le canton a 26 700 hab., 3 communes, 6 691 ha. Les deux autres communes sont Saint-Jeannet et La Gaude.


Gaude (La)

6 200 hab. (Gaudois), 1 310 ha dont 454 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Vence juste à l’est du chef-lieu, en terrain accidenté sur la rive droite du Var. Le village est éloigné du Var, sur un talus exposé au sud; il est complété juste en face par le hameau de la Citadelle. Les villas ont colonisé toutes les crêtes, séparées par d’étroits vallons boisés. Sur un élément de plateau singulier au nord-est, dominant le Var et le vallon des Trigands, le centre informatique IBM (680 sal.) s’est installé en 1960 dans un grand bâtiment en double Y de l’architecte Marcel Breuer, inscrit au patrimoine. Les autres entreprises notables sont la ferronnerie d’art et articles métalliques Ragni (45 sal.), la télésurveillance Sfts (150 sal.); le Creat (Centre de Recherches Économiques et d’Actions Techniques), un centre de recherche horticole de la Chambre d’agriculture départementale, est établi à la Baronne. Le château restauré des marquis de la Gaude est sur le territorie de Saint-Jeannet. La Gaude a aussi un Centre de loisirs avec écomusée; la commune n’avait guère que 600 hab. dans l’entre-deux-guerres, soit un peu moins qu’en 1850; la croissance est d’après 1960. La population a atteint 2 300 hab. en 1975, 5 000 en 1990. Elle s’est accrue de 370 hab. de 1999 à 2004.


Saint-Jeannet (Alpes-Maritimes)

3 600 hab. (Saint-Jeannois), 1 458 ha dont 950 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Vence sur le talus du plateau, 34 km au NE de Grasse, à 400 m. Ce «village pittoresque des Alpes-Maritimes» est perché à mi-pente sous le Baou de Saint-Jeannet (802 m), un haut rocher doté d’une table d’orientation et site de vol libre; maisons anciennes, fontaines, placettes et calades, tour du 15e s. L’essentiel de l’habitat se disperse sur ce grand versant, dominé également à l’est par le Baou de la Gaude. Le finage touche au sud-est à la vallée du Var, et se tient au nord à l’est de la Cagne où il occupe un plateau qui dépasse 800 m et qui est défoncé par le vallon Parriau à l’est, la grande reculée de la Cagne à l’ouest. Les ruines du Castellet se voient sur ce plateau. Le territoire communal atteint à l’est la rive droite du Var, mais par une bande étroite.

Une petite zone d’activités s’est constituée dans la plaine; le château ruiné de la Gaude occupe une butte au sud-est, à la limite de la commune de La Gaude. Saint-Jeannet a un collège public mais peu d’entreprises notables: appareillages scientifiques One Too (35 sal.), installations thermiques Acotherm (30 sal.), Provençale de nettoyage (40 sal.); location de matériel de spectacles Arpège (ASL, 40 sal.), location de matériel Mgti Snev (30 sal.), électronique Wattpower (20 sal.); maison de retraite (La Palombière, 25 sal.). La commune a eu 1 300 hab. au milieu du 19e s., moins de 800 dans les années 1930 et croît depuis; elle a passé les 2 000 hab. en 1978.