Canton de Gardanne

Gardanne

19 700 hab. (Gardannais), dont 340 à part, 2 702 ha dont 879 de bois, chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône dans l’arrondissement d’Aix-en-Provence, 11 km au sud d’Aix. Le centre-ville dessine un fer à cheval au pied d’un éperon de relief et ceint d’un cours planté; il offre un haut clocher et un musée de Gardanne autrefois. Tout près à l’ouest est l’usine d’alumine, couverte de poussière rouge. Gardanne est à une bifurcation de voies ferrées dont le développement a été associé à l’exploitation des charbonnages et de l’usine; la voie ferrée Gardanne-Carnoule est de1877. Alentour se sont multipliés les lotissements des travailleurs et le grand domaine de Valabre, doté d’un château des 16e-17e s. et de parcs publics, et qui abrite le lycée agricole d’Aix-en-Provence, avec centre d’apprentis et de formation professionnelle, plus un écomusée de la Fondation de la Forêt avec un parc forestier de 13 ha; moulin du Cativel (16e s.) et, au nord-ouest, pavillon de chasse du Roi René (16e s.).

La ville a deux collèges et deux lycées publics dont un professionnel, et a reçu en 2002, dans le cadre des opérations de reconversion, le Centre de microélectronique de Provence, école d’ingénieurs sous la tutelle de l’École des Mines de Saint-Étienne, installée en 2007 à Château-Laurin un peu au sud de la ville et qui a reçu le nom de Georges Charpak. Trois zones d’activités ont été réalisées, dont une par les Charbonnages, et une quatrième s’y ajoute fin 2008.

L’extraction du lignite, qui avait fait la célébrité de Gardanne, avait atteint 400 000 t en 1892 et presque 700 000 t en 1913 avant de monter à 1 600 000 t au début des années 1970; elle a été arrêtée en 2003 en raison des difficultés de l’exploitation profonde (jusqu’à 1 600 m); il en demeure les structures des puits Cativel et Yvon Morandat. Une immense cheminée de 290 m de haut, dressée en 1984, et deux grandes tours de condensation signalent la centrale thermique à lit fluidisé la plus puissante du monde (250 MW), à la limite de la commune de Meyreuil; la Snet, filiale d’EdF qui l’exploitait, est passée en 2004 à l’espagnol Endesa, qui a dû la céder en 2007 l’allemand Eon; elle emploie 170 salariés, 400 avec les sous-traitants, et brûle du charbon importé.

L’usine Alcan (490 sal., ex-Pechiney et désormais à Rio Tinto), apparue dès les années 1890, est spécialisée dans les alumines techniques, dont elle fournit 600 000 t par an, et dispose d’une unité de recherche-développement; elle produit annuellement 360 000 t de résidus de bauxite, en partie sous forme de galettes de bauxaline, stockées sur le site de Mangegarri à Bouc-Bel-Air, et en partie utilisées comme couverture de déchetterie à La Fare-les-Oliviers; mais elle en rejette encore en mer près de Cassis la plus grande partie des résidus sous la forme de boues rouges acheminées par une conduite de 47 km, mais doit changer de débouché d’ici 2015 en trouvant d’autres usages de la bauxaline: ainsi a-t-on formé un récif sous-marin devant Carry-le-Rouet au profit de la faune sous-marine.

Les autres établissements sont de moindre taille: plastiques AMV (90 sal.), extraits de réglisse EVD (Extraits Végétaux et Dérivés, 50 sal.), huiles Igol (45 sal.), menuiserie métallique Harmonie de l’Habitat (40 sal.), matériel de levage Arcelor-Mittal (30 sal.), plusieurs ateliers de confection et d’articles de papeterie (20 à 30 sal.). Le tertiaire est représenté par des magasins Carrefour (95 sal.), Intermarché (70 sal.), Champion (40 sal.) et Leader Price (30 sal.); publicité Murati (350 sal.), travail temporaire Manpower (80 sal.), gardiennage ISP (90 sal.) et Alba (40 sal.); maçonnerie UTP (65 sal.), autocars Blanc (50 sal.). EdF affiche 50 salariés et la Sncf 45 sal.

Gardanne avait 2 800 hab. au milieu du 19e s., 4 200 en 1911; elle est passée à 11 300 en 1962, 15 100 en 1982. Sa croissance se poursuit et sa population est estimée à 20 700 hab. (sdc) en 2005. Le conseil municipal a une majorité de gauche, le maire étant depuis 1977 Roger Meï, communiste, ancien instituteur et ancien député. Le site municipal http://www.ville-gardanne.fr est particulièrement riche. Le canton a 41 100 hab., 4 communes, 9 731 ha dont 5 372 de bois. Les autres communes sont Bouc-Bel-Air, Simiane-Collongue et Mimet.


Bouc-Bel-Air

12 400 hab. (Boucains), 2 175 ha dont 893 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Gardanne, juste à l’ouest de celle-ci à 20 km au nord de Marseille et 12 km au sud d’Aix-en-Provence. L’oppidum du Baou Raoux s’élève à l’ouest; au nord, le château d’Albertas est connu pour son parc, son théâtre de verdure et ses grands jardins du 18e s.; plusieurs bastides se dispersent alentour, dont Montfinal (18e s.) et la Salle (19e s.). La ville a un collège public et les cliniques la Chênaie (110 sal.), 3R (110 sal.), la Lauranne (90 sal.), Saint-Christophe (50 sal.), Soparge (40 sal.), un établissement de soins de suite et de réadaptation (90 sal.), la maison de retraite du château de la Malle (40 sal.), deux centres d’aide par le travail.

Les principales entreprises sont celles des ciments Lafarge (160 sal.), des charpentes Idee (45 sal.), de la chaudronnerie Serbim (35 sal.). Bouc-Bel-Air héberge aussi les inspections techniques Alcontrol (120 sal.), les installations thermiques Cofathec (140 sal.) et plusieurs magasins: Decathlon (130 sal.), négoces de boissons France Boissons (65 sal.) et de matériaux Pb&M (35 sal.); transports Gefco (65 sal.) et Zaina (40 sal.), transports de voyageurs Mouv Idees (120 sal.) et transports urbains Midi Provence (40 sal.); nettoyage urbain Silim (65 sal.). Le site de Mangegarri reçoit les résidus de bauxite de l’usine de Gardanne sous la forme de briquettes de bauxaline. La commune s’est nommée simplement Bouc jusqu’en 1907; sa population a diminué de la première moitié du 19e s. (1 300 hab.) à 1926 (740 hab.) puis a entamé une lente croissance (2 200 hab. en 1962), qui s’est ensuite accélérée jusqu’en 1990 (11 500 hab.). L’estimation pour 2005 est de 13 700 hab. (sdc).


Mimet

4 200 hab. (Mimétains), 1 870 ha dont 1 200 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Gardanne, 8 km au sud-est du chef-lieu. La commune est dans le prolongement de la zone minière de Gardanne, dont elle conserve l’ancien puits de lignite Gérard, avec une galerie maçonnée. L’oppidum de la Tête de l’Ost est au sud, dans la chaîne de l’Étoile, qui atteint 731 m au Baou Traouqua (la roche percée), chapelle mariale des Anges. Mimet a une clinique de 100 lits avec centre de rééducation (100 sal.) et une maison de retraite, un groupe d’ambulances (50 sal.), un Intermarché (80 sal.). La commune avait 500 hab. dans l’entre-deux-guerres et sa population a augmenté dans la seconde moitié du 20e s., passant les 2 000 hab. vers 1980; elle s’est accrue de 280 hab. entre 1999 et 2004.


Simiane-Collongue

5 300 hab. (Simianais), 2 984 ha dont 2 400 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Gardanne, juste au sud-ouest de Gardanne. Elle conserve des ruines castrales, une tour sarrasine ou de l’horloge (13e s.), un hôtel de ville du 18e s., et propose un musée archéologique. Tout le sud de la commune est sur le versant nord de la chaîne de l’Étoile et inclut son point culminant, le Pilon du Roi à 670 m. La ville a un collège public et une maison de retraite (les Ophéliades, 45 sal.); travaux publics Simeco (80 sal.) et Stpr (35 sal.). Le nom de la commune a été Collongue, puis a varié en unissant à l’occasion les noms des deux hameaux de Vernet et Collongue, fiefs des abbés de Montmajour, passé au 17e s. aux Simiane; il s’est fixé sous sa forme double en 1919. La commune n’avait alors que 700 hab.; sa population a crû après 1960, passant par 3 000 hab. en 1982, 5 000 vers 1987. Elle s’est accrue de 300 hab. entre 1999 et 2005.