Canton de Lambesc

Lambesc

7 800 hab. (Lambescains), 6 534 ha dont 3 300 de bois, chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône dans l’arrondissement d’Aix-en-Provence, 22 km au NO d’Aix sur la N 7. Cet ancien chef-lieu de baronnie et même de principauté, qui passa pour un «versailles aixois» et abrita aux 17e et 18e s. les assemblées de Provence, conserve une tour-porte, une tour de l’horloge à jacquemarts (16e-17e s.), des hôtels particuliers, plusieurs chapelles et de nombreux oratoires; domaine d’Aiguebelle, jardins de la bastide de Fontvive. La partie occidentale de la commune, drainée par le vallat Boulery vers Salon-de-Provence, est traversée par le canal de Marseille et par la ligne ferroviaire à grande vitesse.

Le musée du Vieux Lambesc évoque notamment le séisme de juin 1906, qui fit 46 morts dans une demi-douzaine de villages. La commune abrite également les châteaux de Libran, de Bidaine et de Bonrecueil et, tout au sud, de Valmousse. Le finage monte au nord dans les garrigues de la Chaîne des Côtes; il atteint 479 m sur le plateau de Manivert, où est érigée la chapelle de Sainte-Anne-de-Goiron; grottes de Goiron, plateau de Sèze et mont Trésor à l’ouest, châteaux des Taillades et de Valbonette, domaine départemental de Tresquemoure sur 50 ha.

Lambesc a un collège public et une maison familiale rurale. Le département des Sciences de l’éducation de l’Université de Provence s’est installé à Lambesc dans une ancienne conserverie, et y compte 300 étudiants. Les principales entreprises sont des auxiliaires du bâtiment avec les éléments en béton Compobaie (40 sal.), les bétons Unibeton (35 sal.) et les ciments Calcia (30 sal.), plus une carrosserie d’automobiles PB Environnement (45 sal.). Dans le tertiaire, supermarché Casino (70 sal.), plantations ornementales (La Compagnie des Forestiers, 30 sal.), gardiennage ASS (50 sal.) et transports Biondi (25 sal.).

Lambesc est une grande commune viticole avec 777 ha de vignes et la grosse cave coopérative des Vignerons du Roy René, regroupée avec celle de Saint-Cannat, qui traite la production de 700 ha dont 150 d’aoc. La commune avait 4 100 hab. en 1846, moins de 2 000 dans les années 1930; elle a augmenté depuis, surtout entre 1970 (3 000 hab.) et 1990 (6 700 hab.); elle a gagné 340 hab. de 1999 à 2005.

Le canton a 23 300 hab., 6 communes, 20 875 ha dont 9 909 de bois. Charleval, La Roque-d’Anthéron, Rognes et Saint-Cannat sont les plus peuplées. Seule la petite Saint-Estève-Janson (310 Saint-Estevens, 865 ha dont 440 de bois), dans la plaine de la Durance à l’angle nord-est du canton, est limitée à quelques maisons et n’avait que 70 hab. en 1954; mais elle abrite une centrale électrique, les ruines du château de Janson et un champ de courses, ainsi que les grottes de l’Escale, lieu de recherches archéologiques et paléontologiques. Elle a gagné 40 hab. de 1999 à 2007.


Charleval

2 100 hab. (Charlevalois), 1 441 ha dont 494 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Lambesc, 8 km au nord du chef-lieu. Le village a été fondé en 1741 par César de Cadenet, qui le fit dessiner selon un plan en damier régulier. La commune a un hâteau du 19e s. dans le style renaissance et elle est traversée par le canal de Marseille et le canal de Craponne. La population communale s’est tenue autour de 1 000 hab. de 1830 à 1954, et augmente depuis.


Rognes

4 300 hab. (Rognens), 5 832 ha dont 3 300 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Lambesc, 7 km à l’est du chef-lieu. L’ancien village sur la colline du Foussa a été abandonné à la suite du séisme de 1909 et un nouveau s’est établi plus bas. La commune contient des restes antiques d’une villa gallo-romaine, un autel mérovingien; château de Cabanne (ou Cabanes, 18e s.) à la pointe sud-est, château de Beaulieu (17e et 18e s.). Son finage est traversé par le canal du Petit Verdon et contient le bassin de Saint-Christophe au nord, au départ du canal de Marseille. Le relief de la Trévaresse s’élève au sud, le relief isolé du Mont atteint au nord-est 409 m d’altitude près de la Durance. Rognes a un collège public et une maison de retraite (50 sal.) et cultive 673 ha de vignes, avec une cave coopérative; on y récolte aussi des truffes; le domaine départemental de Caireval occupe 150 ha. Une pierre réputée a été jadis extraite de plusieurs carrières. Rognes a eu près de 2 000 hab. au début du 19e s., et seulement 900 à 1 000 entre 1921 et 1954; sa population a augmenté depuis, surtout après 1975 (1 400 hab.).


Roque-d’Anthéron (La)

4 500 hab. (Rocassiers), 2 549 ha dont 999 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Lambesc, 10 km au NNE du chef-lieu. Le village est au pied du talus qui domine la plaine de la Durance et son finage s’étire sur 10 km le long de la Durance. L’ancienne abbaye de Silvacane, cistercienne et du 12e s., est l’élément le plus connu de la commune, qui en est devenue propriétaire en 2008; l’État avait restauré l’église dans la seconde moitié du 19e s., et avait acquis l’ensemble du site en 1945. La Roque-d’Anthéron est «station verte de vacances» et s’est surtout rendue célèbre depuis 1980 par le succès de son festival annuel de piano en août, qui utilise le cadre de l’abbaye de Silvacane et le grand parc du château de Florans (17e s.); plusieurs autres festivals de musique et de chant se tiennent en ces lieux.

La Roque a aussi un oppidum gaulois, un musée de géologie provençale, une galerie d’art, un Mémorial Vaudois, avec une exposition de tableaux de tissu de la tribu panaméenne des Cunas. Elle héberge les cliniques Le Med (110 sal.) et du château de Florans (95 sal.), lequel abrite aussi un centre de vacances; institut médico-éducatif, centre d’aide par le travail et maison familiale rurale, éléments en béton Socarel (40 sal.). Dans la commune sont les prises d’eau du canal de Marseille et du canal de Craponne, et une centrale électrique sous le site de Saint-Christophe; grottes de Goiron. La commune avait moins de 1 100 hab. en 1954 (contre 1 600 en 1876) mais sa population augmente depuis. Elle s’est accrue de 250 hab. entre 1999 et 2004.


Saint-Cannat

4 700 hab. (Saint-Cannadens), 3 654 ha dont 1 375 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Lambesc, 5 km au sud-est du chef-lieu sur la N 7 en direction d’Aix. Le vieux village rond ancien, ruiné par le tremblement de terre de 1909, est doublé par un village-rue le long de la Nationale. Saint-Cannat rend hommage à Pierre-André Suffren, amiral et bailli de Malte, né au château en 1729 et mort à Paris en 1788; le musée local et la mairie sont dans le château de Suffren. La commune propose aussi un Village des automates et le château Beaupré à l’est. La Touloubre coule encaissée au sud du finage, qui monte sur les reliefs de la chaîne de la Trévaresse au nord. On y cultive 465 ha de vignes, la cave coopérative étant réunie à celle de Lambesc; les principaux établissements sont des ateliers de charpentes (Bois et fermettes de Saint-Cannat, 35 sal.) et de mécanique (machines Ceram, 25 sal.), une ingénierie informatique (Clip Industrie, 30 sal.); gardiennage PSP (25 sal.), négoce alimentaire Ferrat (30 sal.), autocars Telleschi (30 sal.); maison de retraite (50 sal.). La population de Saint-Cannat est passée de 2 000 hab. en 1851 à moins de 1 100 en 1936, mais elle augmente depuis; elle a passé les 2 000 hab. vers 1979 et les 4 000 en 1991.