Canton de Besse-sur-Issole

Besse-sur-Issole

1 800 hab. (Bessois), 3 719 ha dont 2 000 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l’arrondissement de Brignoles, 16 km au sud-est de celle-ci. La mention «sur Issole» est de 1961. Besse a eu 1 750 hab. dans les années 1830 et sa population était descendue à 750 hab. en 1975; elle progresse sensiblement depuis et a gagné 850 hab. de 1999 à 2006, soit 48% ! Elle dépasse ainsi les 2 600 hab. et accueille en outre 250 résidences secondaires. Le village est dans une petite plaine au bord de l’Issole et offre un lac de 4 ha; porte de ville du 15e s., beffroi du 17e s., château du 18e s., plusieurs fontaines; châteaux de Peyrassou et de la Croix de Bontar au sud de la commune, ancien bourg castral de Blanquefort à l’est (11e s.). Besse fut le pays natal de Gaspard de Besse, brigand de grand chemin né en 1757, roué en 1781 et dont la légende a fait une sorte de Robin des Bois. La commune a un collège public, 430 ha de vignes, une cave coopérative.

Le canton a 10 400 hab., 5 communes, 20 165 ha dont 11 900 de bois. Pignans et Gonfaron au sud, Flassans-sur-Issole au nord-est sont plus peuplées que le chef-lieu. Ce n’est pas le cas de Cabasse (1 300 Cabassois, 4 549 ha dont 3 000 de bois), plus isolée à 11 km au nord du chef-lieu et également au bord de l’Issole. La commune longe au nord-ouest le lac de barrage de Carcès; le village a remparts et portes, une église des 12e et 16e s. accompagnée d’un musée lapidaire; menhir de Champduy ou de la Pierre plantée au sud-ouest, dolmen de la Gastée, ancien bourg castral de la Roquette, château des Dames de la Celle (en partie du 14e s.) au village, château de la Plaine plus au nord, site troglodytique du Trou aux Fées, chapelle Saint-Quinis sur la crête (16e s.); ancienne mine de bauxite au nord dans la forêt de Darboussière. Besse a 543 ha de vignes, une cave coopérative. La population communale a été souvent fluctuante; elle était d’environ 1 500 hab. au milieu du 19e s., de moins de 800 hab. en 1982; elle croît depuis.


Flassans-sur-Issole

1 900 hab. (Flassanais), 4 368 ha dont 2 812 de bois, commune du département du Var dans le canton de Besse-sur-Issole, 6 km au nord-est du chef-lieu. Le village est au bord de la N 7 et traversé par l’Issole; beffroi du 18e s., ruines du château des Pontèves, bourgs castraux de Flassans (7e s.) près du village et de Candumy (12e s.) au nord. Candumy formait une commune absorbée en 1839 avec sa centaine d’habitants et conserve un pont du 14e s. et un dolmen. La commune est longée au nord par l’autoroute A 8. Son finage contient le golf de Barbaroux (Grand Resort, 20 sal.) au nord-ouest, le château Saint-Charles (18e s.) et la commanderie d’hospitaliers de Peyrassol (17e s. sur base du 13e s.) au nord-est; transports Ducournau (180 sal.) et Alloin (30 sal.). On y cultive 708 ha de vignes, avec une cave coopérative de 1912; parc d’aventures Aoubré. La mention sur Issole est de 1924; Flassans a eu 1 800 hab. en 1861 et moins de 900 entre 1936 et 1965. Elle a gagné près de 600 hab. d’un coup entre 1999 et 2004 (+31%) et a 200 résidences secondaires.


Gonfaron

2 800 hab. (Gonfaronnais), 4 042 ha dont 2 002 de bois, commune du département du Var dans le canton de Besse-sur-Issole, 15 km ESE du chef-lieu et à 10 km au sud du Luc. Le village est dans la dépression périphérique des Maures sur la N 97; la voie ferrée s’insinue entre le village et la côte (gare), l’autoroute A 57 passe légèrement à l’est dans la plaine. Sa place principale, large et ombragée de platanes, est réputée et il propose un parcours des seize fontaines. Le finage s’étend peu sur le revers de côte au nord, mais assez largement sur le massif des Maures au sud. Il y monte à 716 m non loin du col de la Fourche, où la route vers Saint-Tropez et le GR 9 franchissent à 535 m la crête septentrionale des Maures près de la Sauvette; restes d’un oppidum de la Carnaraute au nord du village sur la côte calcaire.

La population a culminé à un peu plus de 2 500 hab. à la fin du 19e s., puis est descendue à 1 700 hab. entre 1936 et 1962; elle augmente depuis, ajoutant encore 680 hab. entre 1999 et 2004 (+24%). La commune cultive 677 ha de vignes et a une cave coopérative. Le jardin du Repenti offre un bel ensemble de plantes de rocaille. L’écomusée évoque l’ancien travail du liège, qui fut une spécialité locale. L’école de conduite AGS de formule 1 (20 sal.), créée par Henri Julien, utilise le circuit du Luc. Le Village des Tortues, établi au pied des Maures à l’est de Gonfaron en 1988, se consacre à l’élevage et à la conservation de tortues sur 3 ha, notamment de tortues d’Hermann, avec enclos de reproduction, d’adaptation, écloserie, clinique, etc.; il est complété par un hameau des ânes.

La célèbre histoire doublement savoureuse des ânes qui volent au pays de Gonfaron, qui a longtemps fait la gloire du village, a été racontée par Jean Aicard dans Maurin des Maures (chap. 37): l’«âne» était en fait un benêt sacristain, lancé dans un précipice à la poursuite de son chapeau envolé; plusieurs siècles après, les Gonfaronais, prenant à la lettre la vieille légende oubliée, voulurent faire voler un âne en lui insufflant de l’air par un roseau au derrière; mais le maire était «très délicat, il lui vint une bonne idée: il retira le roseau, le retourna vivement et l’ayant replanté par l’autre bout dans le pertuis que vous savez, il put souffler plus proprement par l’orifice où personne, excepté l’âne, n’avait mis de bouche avant lui» mais de ce mouvement il dégonfla la pauvre bête. L’âne ailé figure dans le blason de la commune; mais le récit officiel est bien plus plat et convenu dans le site http://www.gonfaron.net (un âne précipité dans un ravin en fuyant des taons, son maître ayant refusé de nettoyer le passage des processions…).


Pignans

2 600 hab. (Pignantais), 3 487 ha dont 2 086 de bois, commune du département du Var dans le canton de Besse-sur-Issole, 10 km au sud du chef-lieu. Le village est dans la dépression périphérique des Maures, assez étroite et où passent N 97, A 57 et voie ferrée (gare); il a beffroi et campanile; maçonnerie JDS (65 sal.), sièges Serex (30 sal.), 329 ha de vignes. Le finage s’étend un peu vers le nord sur le plateau calcaire, davantage vers le sud dans le massif des Maures où il atteint 771 m sur le sommet qui porte la chapelle mariale des Anges (panorama), et jusqu’à la crête des Martels, un peu plus basse (573 m). Pignans a eu 2 700 hab. en 1861 puis sa population a diminué jusqu’à 1 500 hab. dans les années 1950, avant d’augmenter à nouveau; elle a gagné 320 hab. de 1999 à 2004.