Canton du Luc

Luc (Le)

7 400 hab. (Lucois), 4 416 ha dont 2 000 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l’arrondissement de Draguignan, 28 km au SO de celle-ci. Le nom vient d’un bois sacré des Romains (lucus). La ville est dans la dépression périphérique des Maures, élargie à cet endroit, juste au pied de la côte; tour hexagonale de 1517 et campanile, musée régional du Timbre dans l’ancien château des Vintimille (18e s.), musée historique du Centre-Var, sources thermales. La N 7 et la N 97 s’y réunissent. Le Luc a un collège public et un hôpital local (300 lits non médicaux), un centre Leclerc (150 sal.) et une grosse centrale d’achats du même groupe (450 sal.); transports Sodilot TSTC (35 sal.); fers à béton Armafor (45 sal.), articles en fil métallique PAB (35 sal.). Les vignerons cultivent 576 ha de vignes et ont une cave coopérative de 1911. Le circuit automobile du Var (2 200 m) offre des possibilités d’entraînement à la Formule 1 et à la Formule 3 sous l’égide de l’AGS de Gonfaron; il s’accompagne d’une base de loisirs. Le Luc a eu un premier maximum de population à 3 800 hab. en 1861, un minimum à 2 200 en 1921 et le nombre de ses habitants croît depuis; il a dépassé la barre des 5 000 en 1972 et a encore augmenté de 1 250 hab. entre 1999 et 2005. La ville est le siège de la communauté de communes Cœur du Var, qui réunit 11 communes et 28 900 hab.

Le canton a 18 600 hab., 4 communes, 22 059 ha dont 9 330 de bois. Le Cannet-des-Maures et Vidauban sont à l’est du chef-lieu. La quatrième commune est Les Mayons (560 Mayonnais, 2 886 ha dont 577 de bois), qui est entièrement dans le massif des Maures et qui s’est émancipée du territoire du Luc en 1863 sous le nom de Mayons-du-Luc, modifié en 1897. Le village est à 11 km au SSE du Luc et s’orne d’un vénérable et gros châtaignier. Le finage atteint presque au sud la Sauvette (779 m); ancien bourg castral, 576 ha de vignes, cave coopérative; spécialités de miel, châtaignes et fraises. La commune est passée de 460 hab. à sa création à un maximum de 540 en 1881, 250 seulement en 1968, puis sa population a crû à nouveau (+40 hab. de 1999 à 2005).


Cannet-des-Maures (Le)

3 700 hab. (Cannetois) dont 320 à part, 7 364 ha dont 3 800 de bois, commune du département du Var dans le canton du Luc. La commune s’est appelée Le Cannet, puis Le Cannet-du-Luc, et a adopté son nouveau nom en 1927. Elle n’avait alors pas 900 hab. Sa population n’a pas cessé d’augmenter depuis et a gagné 420 hab. de 1999 à 2007. Le centre villageois est à 3 km à l’est du Luc et leurs urbanisations se rejoignent. Il est lui-même double, avec un vieux village perché et une église du 11e s., et une petite ville moderne au pied orné d’un parc de cèdres. Le Vieux Cannet, juché sur la côte, conserve une église et quelques restes anciens, dont ceux d’un château fort du 11e s. Le Cannet a une gare et, juste à l’est, l’autoroute A 57 y rejoint l’A 8, engagée dans la dépression périphérique des Maures; horticulture Meilland (30 sal.), base d’autoroutes de l’Escota (220 sal.); 653 ha de vignes et cave coopérative. Le territoire communal va au nord-est jusqu’à la vallée de l’Argens près de sa perte, et s’étire loin au sud-est à travers la large plaine et sur les premières pentes des Maures, où il atteint 624 m non loin de La Garde-Freinet; traces d’un oppidum préromain, d’un site castral et d’un prieuré bénédictin à Saint-Daumas sur ce relief, dont le vallon descend vers l’Aille. Le lac des Escarcets (14 ha) a été aménagé par le Conservatoire du Littoral dans le vallon de Saint-Daumas. Un château des 18e-19e s. s’isole au Bouillidou près du Rieutort, petit affluent de l’Aille qui vient du Luc; un pont médiéval en dos d’âne (15e s.) est jeté sur l’Aille dans la plaine, un autre sur le Rieutort. L’aérodrome du Luc-Le Cannet est situé dans la plaine et doté de deux pistes bitumées de 1 400 et 800 m avec une base de l’EA-Alat (École d’application de l’Aviation légère de l’armée de Terre), repliée d’Algérie en 1963, et un centre d’entraînement au parachutisme.


Vidauban

7 400 hab. (Vidaubanais), 7 393 ha dont 2 953 de bois, commune du département du Var dans le canton du Luc, 12 km à l’ENE du chef-lieu. La ville est depuis le 16e s. dans la dépression périphérique des Maures à l’endroit même où l’Argens y pénètre; four à poix, plusieurs chapelles, ponts gallo-romains. Le bourg est longé par la N 7 et la voie ferrée (gare); l’autoroute A 8 passe un peu au sud de la ville. Au nord-ouest, l’Argens encaisse ses méandres dans le plateau calcaire, et se perd un moment; grotte Saint-Michel et centrale électrique. Une ancienne commanderie des templiers dite Château-Vieux, en partie du 13e s., est à Astros, au pied de la côte. Le finage s’étale dans une plaine large où coule l’Aille, et monte un peu à l’est sur les premières pentes des Maures dans la forêt des Arcs. Vidauban a un collège public; ses vignerons cultivent 933 ha de vignes et ont une cave coopérative; un Centre de recherche et d’expérimentation sur les vins rosés y a été ouvert en 1999. La ville a aussi un Intermarché (30 sal.), un site de sports nautiques d’eaux vives. Vidauban avait 2 000 hab. en 1840, 3 000 en 1886; après quelques fléchissements, elle a retrouvé ce nombre dans l’entre-deux-guerres, puis en 1976, et sa population augmente vivement depuis. Elle s’est accrue de plus de 2 000 hab. entre 1999 et 2005 (+28%), et compte aussi 730 résidences secondaires.