Canton d'Ollioules

Ollioules

12 300 hab. (Ollioulais), 1 989 ha dont 838 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l’arrondissement de Toulon, 7 km à l’ouest de la préfecture. Au pied des reliefs du Gros Cerveau et des gorges d’Ollioules, le vieux village conserve deux tours, château Vallon; l’ancien oppidum de la Courtine est au NE de la ville. Celle-ci fait partie des «plus beaux détours» et des «villes et métiers d’art» en mettant en avant ses nombreux artisans et artistes. Le Théâtre national de la danse et de l’image de Châteauvallon assure à Ollioules des spectacles estivaux. La ville a un collège public et un privé, un lycée privé avec branche professionnelle; polycliniques Les Fleurs (190 sal., 110 lits) et Malartic (105 lits), clinique Saint-Martin (75 sal.); deux instituts médico-éducatifs.

Les principales entreprises sont la boulangerie Paindor (40 sal.), les alarmes Volfeu (40 sal.), le conseil de gestion Citadia (30 sal.); magasins Champion (45 sal.), Intermarché (45 sal.) Decathlon (70 sal.), négoces de bois et matéraiux Beneventi (35 sal.), de fruits et légumes Balicco (35 sal.), centrale d’achats d’équipements ménagers Privilège (35 sal.); nettoyage Penauille (230 sal.) et Espace de Propreté (120 sal.), travaux publics Colas (55 sal.), espaces verts Méditerranée Environnement (50 sal.). La Société du Canal de Provence a 35 salariés, l’horticulture T de Valbray 30. Ollioules avait 4 000 hab. en 1900, 5 900 en 1954 et poursuit sa croissance. Elle a atteint les 10 000 hab. en 1989 et elle aurait 13 400 hab.(sdc) en 2005. Le canton a 39 000 hab., 4 communes, 8 966 ha dont 3 767 de bois. Les trois autres communes sont Bandol, Sanary-sur-Mer et Évenos.


Bandol

8 000 hab. (Bandolais), 858 ha dont 289 de bois, commune du département du Var dans le canton d’Ollioules, 9 km à l’ouest du chef-lieu. Entre Saint-Cyr-sur-Mer et Sanary-sur-Mer, Bandol, qui fut jadis Bendort, occupe la rive occidentale de la baie de Bandol. Le village originel n’est guère apparu que vers 1715, auprès d’un fort du 17e s. et d’un petit port de tartanes. L’île Rousse à l’ouest, l’île de Bendor devant la ville font partie de la commune; la seconde est une propriété privée de 7 ha, achetée par Paul Ricard en 1950, habitée et disposant de son propre port de plaisance et d’une petite plage, de plusieurs hôtels et même d’un palais des congrès; elle ouvre en été un musée des Vins de Bandol. La ville offre un port de plaisance de 1 600 places (240 pour visiteurs l’été, 80 en hiver), un casino de 200 salariés du groupe Partouche (22e en France, 29 M€); médiathèque et centre culturel, atelier d’artiste de la fondation Van Rogger (peintre et poète, 1914-1983). Parmi les urbanisations balnéaires, l’Immeuble d’appartements Athéna Port, de 1969, est protégé. Le relief s’élève vite au-dessus de la ville. L’autoroute A 50 frôle la commune à l’est et possède un échangeur; gare.

Bandol a un collège public mais peu d’entreprises notables; supermarchés Super-U (90 sal.), Champion (50 sal.) et Casino (30 sal.); hôtel le Rousse (55 sal.) et auberge La Pyramide (30 sal.), services autoroutiers de l’Escota (55 sal.), nettoyage Arnaud (80 sal.). Bandol avait 2 000 hab. en 1900, 3 500 en 1954 et n’a pas cessé de croître depuis, gagnant encore 730 hab. de 1999 à 2006. Elle n’a pas moins de 6 100 résidences secondaires (2006), en augmentation (5 500 en 1999). La ville a une grande réputation viticole mais ses vignerons ne déclarent que 6 ha…

L’aoc bandol est de 1941, pour quatre communes et quelques lieux-dits limitrophes, sur environ 1 500 ha de restanques dont 80% en rouges et rosés; la base est le mourvèdre, soutenu surtout par le grenache et le cinsault. Les communes sont Saint-Cyr-sur-Mer, Le Beausset en partie, Le Castellet qui a une Maison des vins de Bandol, et surtout La Cadière-d’Azur, qui a une grosse coopérative.


Évenos

1 900 hab. (Ébrosiens), 4 195 ha dont 2 000 de bois, commune du département du Var dans le canton d’Ollioules, 6 km au nord du chef-lieu. Le village est perché au-dessus des gorges d’Ollioules et dominé par un ancien donjon; le fort de Pipaudon (fin du 19e s.) est proche. Sainte-Anne-d’Evenos est le doublet d’Évenos en bord de route, à 4 km au SE du Beausset et en sensible croissance, au point d’être devenu le centre administratif de la commune; un autre village, Broussan, est au contraire en hauteur sur le plateau entre Evenos et le mont Caume. La limite communale s’appuie au sud sur la crête du Gros Cerveau; elle atteint 429 m à l’ouest et, à l’est, 534 m au Croupatier et 576 m au Cap Gros puis, au nord-est, 801 m au mont Caume. Le finage contient les restes des bourgs castraux d’Orvès et de Saint-Estève (12e s.), des avens au nord-ouest, une ancienne mine de bauxite au nord-est, et le site d’escalade des falaises du Cimay (ou Cimaï), où l’on extrayait du marbre; la commune n’a que 76 ha de vignes. Évenos avait moins de 600 hab. entre 1930 et 1965, et croît depuis, gagnant 200 hab. de 1999 à 2007 et dépassant ainsi le seuil des 2 000 hab.


Sanary-sur-Mer

17 200 hab. (Sanaryens), 1 924 ha dont 640 de bois, commune du département du Var dans le canton d’Ollioules, 6 km au sud-ouest du chef-lieu. La ville est dans l’angle sud-est de la commune, au bord de la baie de Sanary, où débouche la Reppe, qui fixe la limite orientale de la commune. Elle est contiguë à Six-Fours-les-Plages, qui est juste au sud. Elle dispose d’un port plaisance de 650 anneaux et d’un petit port de pêche et affiche huit plages; plusieurs châteaux sont en arrière de la ville, qui offre un jardin botanique «exotique», un musée Frédéric Dumas (plongée et richesses sous-marines), un musée Saint-Nazaire (maquettes), un musée de l’automobile sportive; théâtre, médiathèque et centre culturel.

Vers l’ouest s’avance en mer la pointe de la Cride, qui sépare la baie de Sanary de celle de Bandol, dont Sanary possède toute la moitié orientale. Le finage, vers le nord, monte jusqu’à la crête du Gros Cerveau (429 m) accessible en voiture (vol libre, ancienne batterie); la grotte du Garou s’ouvre plus à l’ouest, à la Pointe du Cerveau qui a un autre ouvrage militaire. Le zoo de Sanary-Bandol est à l’extrême nord-ouest de la commune, près d’un échangeur autoroutier partagé avec Bandol au Pont d’Aran; l’autoroute A 50 traverse la commune ainsi que, en souterrain, une branche du canal de Provence.

Sanary est dotée d’un collège public, de centres de remise en forme; maison de santé pour enfants les Oiseaux (55 sal.), maison de retraite le Verger (40 sal.), centres de vacances. Les autres entreprises principales sont les chantiers navals Apex (35 sal.) et les Baux (30 sal.), les supermarchés Casino (45 et 35 sal.), le nettoyage la Bergerie (80 sal.), la blanchisserie RLD1 (95 sal.), les autocars Les Lignes du Var (60 sal.). Sanary a une cave coopérative mais seulement 34 ha de vignes. La commune s’est nommée Saint-Nazaire de 1801 à 1890, puis Sanary jusqu’en 1924. Elle avait 2 700 hab. en 1831, autant en 1900, et a crû au 20e s.: 5 900 hab. en 1954, 10 300 en 1975. L’estimation pour 2005 est de 17 400 hab. Sanary affichait en outre 5 400 résidences secondaires en 1999 et 800 places de camping (six terrains).