Canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

12 600 hab. (Saint-Maximinois) dont 230 à part, 6 413 ha dont 2 033 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l’arrondissement de Brignoles, 21 km à l’ouest de celle-ci. La référence à la Sainte-Baume, qui est à l’horizon méridional de la ville mais extérieure à la commune, date de 1920. La ville est dans une petite plaine où passent à la fois la N 7, l’autoroute A 8 et la voie ferrée et bénéficie d’un échangeur complexe. Elle a commencé aux temps gallo-romains comme Villa Latta, et a changé de nom au 13e s. avec l’invention des tombeaux de saint Maximin et de Marie-Madeleine, réputée avoir fini ses jours dans la grotte de la Sainte-Baume. Elle conserve un pont romain, un baptistère du 6e s., une grande basilique gothique avec crypte gallo-romaine; ancien couvent avec cloître et jardin, hôtel de ville du 18e s., arcades, musée d’arts et traditions. Le finage est accidenté au sud-ouest où il monte à 708 m; il est traversé par le canal de Provence, principalement en souterrain; il a des traces des bourgs castraux de Bayoux, Rodanas, Seaux.

La ville est dotée de deux collèges et un lycée publics; supermarchés Super-U (100 sal.) et Intermarché (50 sal.), base d’autoroutes Escota (80 sal.), hôtel Le Couvent Royal (35 sal.) maison de retraite la Marie-Madeleine (40 sal.); négoce de bois et matériaux (Marinier, 40 sal.), abattoirs de la Vitréenne (30 sal.). Saint-Maximin cultive 532 ha de vignes et a une cave coopérative; elle est le siège de la communauté de communes de la Sainte-Baume-Mont-Aurélien, groupement intercommunal du département du Var rassemblant 7 communes (22 700 hab.). La population communale est passée de 3 700 hab. au début du 19e s. à un minimum de 2 200 en 1921; elle a peu augmenté jusqu’en 1962 (2 700 hab.), davantage ensuite. (5 500 hab. en 1982, 9 600 en 1990). Elle serait de 13 900 hab. en 2005 selon les estimations de l’Insee.

Le canton a 26 900 hab., 8 communes, 30 179 ha dont 16 373 de bois. Son territoire est divisé en deux parties par un étranglement. Trois communes sont au nord du chef-lieu. Ollières (450 Olliérois, 3 966 ha dont 3 140 de bois) est à 4 km au NO de Saint-Maximin; le village est dans une petite clairière; son finage s’étend surtout vers le nord dans les garrigues; château du 17e s., église des 10e-11e s., restes du château médiéval, 229 ha de vignes, foire aux chiens. La commune, qui avait eu plus de 400 hab. en 1836, n’en avait plus que 140 en 1968; elle en a gagné 180 de 1999 à 2007 (+39%).

Pourcieux (930 Pourciérains, 2 123 ha dont 1 200 de bois et 400 agricoles) est à 6 km à l’ONO du chef-lieu; son finage s’étire du nord au sud et contient les sources de l’Arc. Le village est dominé au sud par le crêt du mont Aurélien (864 m); il conserve un pont romain, un château du 18e s. au village et un bourg castral proche, les ruines d’un couvent de minimes; 424 ha de vignes, cave coopérative. De plus de 600 hab. en 1836, sa population était descendue à moins de 260 en 1975; elle a fortement repris, et a encore gagné 120 hab. de 1999 à 2006, dépassant ainsi le millier d’habitants. Pourrières est plus éloignée au nord-ouest.

Au sud du canton sont quatre communes. Saint-Zacharie et Nans-les-Pins sont les plus peuplées, et ont un accès routier commode à l’agglomération de Marseille. Rougiers (1 100 Rogiérois, 2 053 ha dont 1 600 de bois) est à 8 km au sud de Saint-Maximin sur la D 1 et date du 17e s.; le village a de belles maisons anciennes, une tour de l’horloge, un musée municipal; ruines de deux bourgs castraux des 11e et 13e s. au sud du village, château de la Riperte au nord. Le finage monte au sud sur la retombée septentrionale du massif de la Sainte-Baume; il contient 120 ha de vignes et Rougiers a une cave coopérative. Sa population a chu de 1 000 hab. (1836) à 500 (1975) mais augmente depuis; elle a gagné 250 hab. (+24%) de 1999 à 2006.

La commune de Plan-d’Aups-Sainte-Baume (770 Plandalens, 2 491 ha dont 1 200 de bois) s’étire sur plus de 12 km tout le long de l’ubac de la Sainte-Baume, dont la crête fixe la limite sud de la commune et du canton et qui y culmine à 1 147 m. L’habitat s’y disperse parmi des stèles romaines, les vieux bourgs castraux d’Aups (10e s.) et de la Baume (12e s.), l’église romane des 11e-12e s. Le village propose un écomusée de la Sainte-Baume; surtout, celle-ci est depuis le 9e s. et surtout le 13e s. l’objet de pèlerinages vers la grotte dite de Marie-Madeleine, où celle-ci est supposée avoir fini ses jours, sous le site rocheux du Saint-Pilon à 946 m. De là vient l’existence des hameaux dits de Béthanie et de Nazareth. Ce dernier est au bas du crêt sous la grotte, et abrite une hôtellerie des dominicains, chargés de l’entretien du site depuis le milieu du 19e s., qui a été flanquée d’un couvent d’Oscar Niemeyer en 1981. Le crêt va de la Roque Forcade à l’extrémité occidentale (936 m), au point culminant, à 1 147 m, 3 km à l’est de la grotte. De nombreuses grottes ont servi de glacières pour Marseille et Toulon. Le nom de la commune de (parfois du) Plan-d’Aups a été allongé en 1993. La population n’était guère que d’une centaine d’habitants au 19e s., et n’a atteint les 200 qu’en 1975. Elle s’est accrue de plus de 400 hab. entre 1999 et 2007, soit de plus de moitié (54%), et la commune avait aussi plus de 200 résidences secondaires en 1999.


Nans-les-Pins

3 200 hab. (Nansais), 4 799 ha, commune du département du Var dans le canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 13 km au SO du chef-lieu. Son nom était Nans avant 1920. Le village est un peu à l’écart de la route de Marseille à Brignoles (N 560), qui traverse la commune. Des grottes et avens s’ouvrent au sud vers la Castelette, sur le revers septentrional du massif de la Sainte-Baume, où le finage atteint 772 m. Il porte des traces d’un bourg castral du 8e s., et de l’itinéraire du Chemin des Roys sur l’ancien pèlerinage royal de la Sainte-Baume. La commune est à la source de l’Huveaune, qui se dirige vers l’ouest, et du Cauron, dont la vallée se suit jusqu’à son confluent avec l’Argens à Bras, mais qui est souvent à sec. Elle héberge un village-club et le golf de la Sainte-Baume, des maisons de convalescence pour maladies pulmonaires et pour personnes âgées, 240 résidences secondaires, plus 300 places de camping. On y cultive 155 ha de vignes. La commune a eu 1 200 hab. en 1872, moins de 700 dans les années 1930; sa population croît depuis 1962; elle a passé les 2 000 hab. en 1988.


Pourrières

4 000 hab. (Pourriérois), 5 632 ha dont 2 000 de bois, commune du département du Var dans le canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, à 14 km au NO du chef-lieu et à l’écart du faisceau de circulation. Son finage s’étire sur 15 km du nord au sud. Il dépasse au sud le mont Aurélien, qui y culmine à 880 m, et va au nord jusqu’à l’oppidum du Pain de Munition, dans le grand bois de Pourrières. La commune est traversée par le canal de Provence, en grande partie à l’air libre. Elle cultive 1 041 ha de vignes, avec une cave coopérative, et conserve un tombeau romain dit trophée de Marius, le château médiéval de Roquefeuille issu d’un bourg castral, un ancien couvent des minimes (16e s.). L’entreprise Petras (30 sal.) s’occupe de robinetterie. La population communale est passée de 1 800 hab. au début du 19e s. à moins de 900 en 1954, puis a sensiblement augmenté, passant les 2 000 hab. en 1985; elle s’est accrue de 300 hab. entre 1999 et 2006.


Saint-Zacharie

4 200 hab. (Zachariens), 2 702 ha dont 1 600 de bois, commune du département du Var dans le canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 17 km au SO du chef-lieu sur la route de Marseille (N 560), au bord de l’Huveaune. Elle se nomma Théoulen en 1793. Sa population est restée autour de 1 700 hab. durant tout le 19e s. puis s’est affaiblie au 20e s., jusqu’à moins de 1 400 hab. en 1962, avant de connaître une nette croissance. Elle a augmenté de plus de 500 hab. entre 1999 et 2006. La commune a été un centre de production de céramique; elle propose un circuit de ses seize fontaines, un arboretum au parc du Moulin Blanc; traces d’un camp romain aux sources des Nayes, chapelle d’Orgnon dans la vallée encaissée du Péruy, affluent de gauche de l’Huveaune. Elle abrite l’établissement de soins de suite du Centre Montvert (50 sal., 60 lits), la maison de retraite Saint-Clair (35 sal.), un magasin Super-U (50 sal.). Elle empiète au sud sur la forêt domaniale de la Sainte-Baume.