Canton du Muy

Muy (Le)

7 900 hab. (Muyois), 6 658 ha dont 4 327 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l’arrondissement de Draguignan, 14 km au sud-est de celle-ci. La ville est dans la dépression périphérique des Maures, au confluent de l’Argens et de la Nartuby. Elle a une tour de l’ancien castelet (14e s.), un musée de la Libération; collège public, imprimeries Roccobono (70 sal., journaux) et Iapca (50 sal.) et brochage PPB (25 sal.), tous du même groupe (25 sal.); magasin Casino (50 sal.), négoces de quincaillerie Schlecker (120 sal.) et de fournitures agricoles Bergon (45 sal.), nettoyage urbain Sma (Pizzomo, 45 sal.); transports Millo Garcin (120 sal.) et Exapaq (45 sal.), maison de retraite des Mille Soleils (50 sal.).

Le Muy bénéficie d’un échangeur double de l’A 8, de la N 7 et de la route de Draguignan à Sainte-Maxime. Son finage s’étire du nord au sud sur 16 km. Au sud, il englobe la forêt domaniale du Grand Couvent dans les Maures, et des villas se dispersent le long de la route de Sainte-Maxime (D 25). Au nord, il contient la forêt domaniale du Rouet. Il porte des traces des bourgs castraux de Marsens et de la Roquette du Muy, ainsi que les châteaux de la Combe et du Collet Redon dans la plaine centrale et ses abords. On y cultive 313 ha de vignes. La population du Muy a augmenté durant tout le 19e s., atteignant 3 000 hab. en 1900; elle a peu changé dans la première moitié du 20e s. mais croît depuis 1965. Elle a augmenté de 900 hab. entre 1999 et 2007. Le Muy a 1 200 résidences secondaires et près de 800 places de camping. L’Insee lui attribue une unité urbaine de 15 500 hab., mais aucune aire urbaine… Le canton a 25 500 hab., 3 communes, 19 958 ha dont 12 568 de bois. Les deux autres communes sont Roquebrune-sur-Argens et Puget-sur-Argens, à l’est.


Puget-sur-Argens

6 500 hab. (Pugétois), 2 690 ha dont 1 234 de bois, commune du département du Var dans le canton du Muy, 10 km à l’est du chef-lieu et à 6 km au NO de Fréjus. La mention «sur Argens» est de 1886. La ville est dans la dépression périphérique des Maures, sur sa frange orientale, traversée par la N 7 et frôlée par l’A 8 (échangeur). Le vieux centre est perché, a une porte-beffroi à campanile et de multiples placettes à fontaines. La commune s’étend modérément dans la plaine jusqu’à la rive gauche de l’Argens, davantage vers le nord où elle englobe la forêt domaniale des Terres Gastes. On y cultive 204 ha de vignes, avec une cave coopérative. La commune n’avait encore que 1 200 hab. en 1900, 1 600 en 1936; elle est passée à 4 500 en 1982 et poursuit sa croissance: elle a gagné 540 hab. de 1999 à 2005 et y ajoute plus de 1 000 résidences secondaires et près de 600 places de camping.

La ville a un collège public et plusieurs entreprises, la principale étant une usine de profilés d’aluminium Sapa Puget (Intexalu, 460 sal.) assortie d’une menuiserie d’aluminium Sapa (50 sal.); menuiserie métallique Regis (30 sal.), ingénierie Arpp (40 sal.), gardiennage AES (260 sal.), nettoyage Plas Net (145 sal.); magasins Conforama (45 sal.) et Go Sport (35 sal.), négoce de glaces et sorbets LJM (Miko, 40 sal.), de boissons Azur Drinks (40 sal.), de pharmacie Phoenix (30 sal.); réseaux électriques Serradori (45 sal.), constructions Dumez (40 sal.); restauration d’autoroute Autogrill (30 sal.) et base autoroutière de l’Escota (60 sal.), Varoise des autocars (SVA, 45 sal.).


Roquebrune-sur-Argens

11 500 hab. (Roquebrunois), 10 610 ha dont 7 005 de bois, commune du département du Var dans le canton du Muy. La mention «sur Argens» est de 1921. Le noyau central est dans la dépression périphérique des Maures, au pied des collines des Maures à 9 km SE du Muy et à 13 km de la mer. Il abonde en maisons anciennes, arcades, placettes et fontaines, et mérite 4 fleurs; musée du patrimoine, église du 16e s. et chapelles, ancienne tour des remparts; maison du chocolat et galeries d’art.

Le finage s’étire du nord au sud sur près de 20 km. Au nord à la Bouverie, il atteint le site du Blavet, ses gorges et ses rochers d’escalade, entourés d’un nouveau et vaste quartier de villas. Au centre, il est traversé par le faisceau de circulation N 7, A 8, voie ferrée et par le cours de l’Argens. L’ancien bourg castral et le château de Palayson sont au nord; la montagne de Roquebrune s’isole à l’ouest en avant des Maures. Dans le massif des Maures se tient château du Clos; golf dans la plaine et résidence de loisirs du domaine des Baux dans le vallon du Fournet au sein des Maures, bourg castral et château de Villepey en bordure, tout à l’est au-dessus de la plaine de l’Argens.

Au sud, la commune atteint la côte rocheuse aux Issambres, où s’est densifiée l’urbanisation balnéaire: le Val d’Esquières et la Garonette et son port de plaisance à l’ouest, puis San-Peire sur Mer (450 places), la pointe des Issambres, Port Ferréol et son port de plaisance (130 places) et le petit Port-Tonic (20 places), la Gaillarde qui jouxte Saint-Aygulf et où subsistent un dolmen et des restes de ce qui a pu être un vivier gallo-romain.

La commune est dotée d’un collège public et cultive 287 ha de vignes; sa principale entreprise est la fabrique de parfums et cosmétiques BLC Thalgo (120 sal.); menuiserie ABC (35 sal.), charpentes Idee (35 sal.), meubles Hertrich (30 sal.), ingénierie Egis (30 sal.), installations électriques MTC (40 sal.). Du côté de l’hébergement, les principales entreprises sont les résidences Vacanciel (45 et 30 sal.), le camping de la Bergerie (60 sal.), un établissement de thalassothérapie. La population communale est restée assez constamment autour de 2 000 hab. entre 1830 et 1940, puis a augmenté après la guerre, passant à 5 000 hab. dès 1975. Roquebrune comptait en outre 6 300 résidences secondaires en 1999, plus de 2 000 places de camping, surtout dans la plaine du Fournel, et 200 chambres d’hôtel. Curieusement, la commune est oubliée dans les estimations des populations des villes de plus de 10 000 hab. en 2005 et l’estimation de sa population n’est donc pas indiquée.