Canton de Cavaillon

Cavaillon

25 100 hab. (Cavaillonnais) dont 500 à part, 4 596 ha dont 268 de bois, chef-lieu de canton du Vaucluse dans l’arrondissement d’Apt, 33 km OSO d’Apt et 25 km au sud-est d’Avignon. La ville est au bord de la Durance, sur la rive droite au pied de la butte du mont Saint-Jacques, ancien oppidum converti en espace vert, qui atteint 180 m; elle fut jadis sous le nom de Cabellio à la tête d’une cité qui s’étendait en Luberon et jusqu’à Gordes. Elle reste réputée pour sa spécialité de melons, qui n’a pas manqué d’avoir sa confrérie.

Le centre-ville est à l’abri de la colline côté est, un peu à l’écart de la Durance. Il avait un arc romain du 1er siècle (déplacé sur l’ancienne place du marché aux primeurs), et conserve une tour de l’horloge, une cathédrale du 12e s. avec cloître, une synagogue du 18e s. avec musée juif, et le musée de l’hôtel-Dieu (archéologie et traditions); musée du santon sur la route de Robion. La ville est dotée de trois collèges publics et un privé, deux lycées publics dont un professionnel, d’un centre hospitalier (135 lits médicaux, 330 en tout), d’une clinique de 100 lits (centre chirurgical Saint-Roch, 140 sal.), d’un institut médico-éducatif et un centre d’aide par le travail. Elle a un théâtre et un conservatoire de musique. L’hippodrome de la Durance est au sud de la ville. Le Coulon traverse le nord de la commune et atteint la rive droite de la Durance en aval de la ville; hameau des Vignères et châteaux Vert et de Saint-Félix à l’ouest. Tout à l’est au pied du Luberon passe le canal de Carpentras, dit ici de Saint-Julien.

Cavaillon a une gare sur la voie PLM, assortie depuis 1965 d’un marché d’intérêt national, qui occupe 18 ha, traitant chaque année un million de tonnes de denrées avec une vingtaine de grossistes, 200 entreprises et 2 000 producteurs, la zone d’activité occupant environ 2 000 salariés; l’autoroute passe de l’autre côté de la Durance mais Cavaillon y dispose d’un double échangeur. Dans un environnement très porté sur les cultures de fruits et légumes, la ville est ainsi devenue un grand centre de transports de fret rapide, avec les firmes La Flèche Cavaillonnaise (370 sal.), Chabas (200 sal.), le groupe des Frigorifiques Dentressangle (140 sal.), TND Volume (115 sal.) et Dentressangle (45 sal.), plus MLT (110 sal.), Serta (75 sal.), Dubois (Janin, 70 sal.), Charbonnier (65 sal.), Omnitrans (45 sal.); dans les domaines associés, Cavaillon accueille les négoces de fruits et légumes AZ Méditerranée (340 sal.), Fruidor (Les Crudettes, 165 sal.), Pro Natura (85 sal.), Coccolo (35 sal.), le conditionnement de fruits et légumes Parmentine (35 sal.), l’entreposage alimentaire Samada (100 sal.), Provence Surgelés (50 sal.) et ID Logistics (90 et 80 sal.), la restauration collective Prodirest (130 sal.).

Cavaillon héberge un centre de recherches Saint-Gobain (140 sal.), l’informatique Neopost (90 sal.), les constructions métalliques Bouisse (Cmbc, 85 sal.), les fabriques de matériel aéraulique Piros (45 sal.) et de matériel agricole Ph. Blanc (35 sal.), l’imprimerie Rimbaud (30 sal.). La distribution est représentée par Auchan (250 sal.), Leclerc (180 sal.) et son magasin de bricolage (30 sal.), Aldi (115 sal.), Super-U (85 sal.). Dans les services et le bâtiment se signalent les transports de voyageurs Sud-Est Mobilités (45 sal.), EdF-GdF (85 sal.), la Sncf (40 sal.); distribution d’eau Sdei (50 sal.), travaux publics Midi Travaux (60 sal.), bâtiment Poggia (55 sal.), réseaux câblés UPC (40 sal.).

La population de Cavaillon croît depuis le début du 19e s., où elle était de 5 000 hab.: elle a atteint 10 000 hab. vers 1900, 15 000 en 1956; après un palier vers 21 000 hab. autour de 1980, elle augmente à nouveau et elle est estimée à 26 200 (sdc) pour 2005. Le maire est Jean-Claude Bouchet (UMP), gérant de sociétés (pdg de la Flèche Cavaillonnaise), également député du Vaucluse. Cavaillon est le siège de la communauté de communes Provence-Luberon-Durance, qui associe quatre communes et 31 700 hab.

Le canton a 39 600 hab., 6 communes, 15 644 ha dont 2 894 de bois. Il fait entièrement partie du Parc régional du Luberon, dont il occupe la pointe occidentale, à l’exception de Caumont-sur-Durance, la commune la plus proche d’Avignon; il est limité au sud par le cours de la Durance. Robion et Cheval-Blanc dépassent 2 000 hab. Taillades (1 800 Tailladais, 686 ha dont 320 de bois) est à 5 km à l’est de Cavaillon. Elle est longtemps restée une petite commune autour de 400 hab., puis s’est mise à croître dans les années 1950, comme banlieue résidentielle de Cavaillon, au pied de son vieux village perché; elle n’a toutefois gagné qu’une centaine d’habitants de 1999 à 2007; théâtre de plein air dans les anciennes carrières de pierre, château du 17e s., chapelle du 12e s.

Maubec (1 600 Maubecquois, 913 ha dont 212 de bois) est à 10 km ENE de Cavaillon et se nomme volontiers, mais non officiellement, «en Luberon»; elle cultive 165 ha de vignes, avec une cave coopérative; transports Sylvestre (40 sal.). Le vieux village perché conserve tour de l’horloge-beffroi et maisons anciennes. Sa population s’est tenue entre 600 et 400 hab. de 1830 à 1970 puis a sensiblement augmenté et elle a encore gagné 210 hab. de 1999 à 2007. Les finages des deux communes montent sur les pentes du Luberon. Maubec est le siège de la communauté de communes du Coustellet, qui réunit 5 communes (dont Robion) et 9 500 hab.


Caumont-sur-Durance

4 300 hab. (Caumontois), 1 823 ha, commune du Vaucluse dans le canton de Cavaillon, 11 km au nord-ouest du chef-lieu. Sous l’abri d’un oppidum montant à 172 m, le village tenait un gué sur la Durance, près duquel subsistent des restes de la chartreuse de Bonpas (17e s.), au nom significatif (bon passage), qui conserve une chapelle romane (12e s.) et des jardins à la française; tout près, un échangeur de l’A 7 et de la N 7 a été aménagé à la pointe occidentale de la commune. Caumont cultive 74 ha de vignes et offre des restes de remparts et une porte, la chapelle Saint-Symphorien (12e s.) et un «jardin romain» réalisé sur un site de fouilles, une table d’orientation; voyages par autocar Raoux (85 sal.). Caumont (nommée sur Durance depuis 1953) avait 2 000 hab. au milieu du 19e s., moins de 1 400 dans l’entre-deux-guerres. La population a fortement augmenté après 1950 mais n’a gagné que 180 hab. de 1999 à 2004.


Cheval-Blanc

3 600 hab. (Chevalblanais), 5 856 ha dont 1 450 de bois, commune du Vaucluse dans le canton de Cavaillon. Le centre est à 4 km au SE de Cavaillon, dans la plaine de la Durance, mais la commune s’étend loin vers l’est dans le Luberon, atteignant 739 m au Bastidon du Pradon; elle inclut au sud-est les gorges du Regalon. Le canal de Carpentras, ici de Saint-Julien, traverse toute la commune au pied des collines du Luberon. Elle accueille un grand terrain de campin (500 emplacements) et les négoces de fournitures d’entreprise Geda (50 sal.), de fruits Sud Fruits (50 sal.) et Fruca (Fruits de Cavaillon, 40 sal.), la petite fabrique d’appareils d’éclairage Lumières de France (25 sal.). La population communale a culminé à 2 000 hab. en 1872, s’est un peu tassée ensuite (1 600 en 1906); elle augmente surtout depuis 1970. Elle s’est accrue de 520 hab. entre 1999 et 2007 et dépasse ainsi nettement les 4 000 hab.


Robion

3 900 hab. (Robionnais), 1 170 ha dont 480 de bois, commune du Vaucluse dans le canton de Cavaillon, 7 km à l’est du chef-lieu. Le village a des maisons anciennes et des restes d’enceinte, une église romane du 12e s., plusieurs fontaines, un théâtre de plein air avec festival estival de théâtre et de musique; maison de retraite (70 sal.), centre d’aide par le travail. La commune est surtout résidentielle. Le finage est traversé par le Coulon et n’a que 58 ha de vignes. La population communale est longtemps restée autour de 1 500 hab. (1885-1954) puis est entrée en croissance, ralentie toutefois depuis 1990.