Communauté de communes du Pays de Dol et de la Baie du Mont Saint-Michel

Dol et de la Baie du Mont Saint-Michel (Communauté de communes du pays de)

Highslide JS

intercommunalité du nord de l’Ille-et-Vilaine siégeant à Dol-de-Bretagne; 19 communes, 23 400 hab., 32 200 ha. Elle se déploie au sud de la baie et elle est limitrophe du département de la Manche. Aucune commune, hormis Dol, n’atteint 2 000 hab. en 2017.

Le pays de Dol est une entité historique de petite taille autour de Dol, comprenant à l’est le Dolois proprement dit et à l’ouest une partie du Clos-Ratel: 600 km2, 35 000 ha.

On appelle marais de Dol la plaine alluviale qui longe la baie du mont Saint-Michel au pied des bas plateaux granitiques, et d’où pointe le mont Dol. De nombreux travaux de drainage y ont été entrepris depuis le 11e s. et il ne reste plus guère que quelques centaines d’hectares de marais proprement dits à l’ouest de Dol, en herbages drainés; le reste est cultivé mais le parcellaire extrêmement morcelé en a retardé l’évolution.

La baie du Mont-Saint-Michel jouit d’un grand prestige et reçoit de nombreux visiteurs. S’appuyant à l’ouest sur la pointe du Grouin à Cancale, elle forme un large évasement de 35 km de large, dont 22 en Bretagne, jusqu’au Cotentin et à l’estuaire de la Sélune et de la Sée en Normandie. En Bretagne, son vaste estran découvre à marée basse sur 4 km, et porte de nombreux bouchots et parcs à huîtres. Mais le Mont Saint-Michel lui-même est en Normandie, ainsi d’ailleurs, contrairement à la légende, que la basse vallée du Couesnon à partir de Pontorson; la limite régionale est à 4 km à l’ouest du débouché du Couesnon et du Mont. Le rivage est jalonné d’habitations presque tout au long à l’ouest, mais le peuplement s’interrompt à 13 km du Mont.

Baguer-Pican (1 650 Picanais, 1 563 ha), à l’est de Dol à 3 km, se limite au bas plateau. Le bourg est sur la D576, «Voie de la Liberté»; la voie rapide N176 passe juste au nord, avec un échangeur à la limite de Dol; camping, château de la Mancellière au SE. La commune s’orne du jardin fleuri de Coramille au Villouet, à l’ouest, et a gagné 650 hab. après 1999 (64%); pièces plastiques Rotomoulage (40 sal.), travaux publics Serendip (30 sal.), négoce de matériel médical Bastide (45 sal.).

Épiniac (1 430 Épiniacais, 2 377 ha), 6 km au SE de Dol, a au SO, près du village de Saint-Léonard, un golf et des installations de vacances au domaine des Ormes (160 sal.), dont un camping de luxe de 760 places; étang et réserve naturelle de la Higourdais au SE, ancienne abbaye de la Vieux-Ville tout au NE. La population communale diminuait sans cesse après avoir approché 2 500 hab. au milieu du 19e s., mais elle a gagné 340 hab. depuis 1999.

Baguer-Morvan (1 710 Baguerrois, 2 311 ha), 5 km SO de Dol, à la limite nord de son finage, a un musée de la paysannerie et une maison de convalescence; la voie ferrée de Rennes traverse son finage. +350 hab. depuis 1999.

Roz-Landrieux (1 360 Rozéens, 1 810 ha), 6 km à l’ouest de Dol, traversée par la N176 (un accès), partage son finage entre plateau et marais au nord, où sa limite suit le Biez du Milieu; charpente Daniel (25 sal.), travaux publics Ouest TP (35 sal.), transports Fontaine (55 sal.); elle a gagné 290 hab. depuis 1999.

Mont-Dol (1 160 Mont-Dolois, 2 644 ha) 2 km au nord de Dol et à 4 km du rivage, s’accroche à une butte granitique isolée, qui monte à 63 m, a conservé des moulins et offre un remarquable point de vue. Le nom, qui est le même que Dol, est tiré de la plaine même (racine dol). Le finage est entièrement dans les marais cultivés, et atteint le littoral au débouché du canal des Plances et du Guyoult, juste entre les communes du Vivier et de Cherrueix. La voie ferrée de Dol à Saint-Malo et la Voie de la Liberté traversent le finage au sud-ouest; musée archéologique, église prieurale inscrite (en partie des 12e-13e s.), deux moulins restaurés. La population reste stable depuis les années 1960.

Le Vivier-sur-Mer (1 060 Vivarais, 224 ha), 7 km au nord de Dol, est une très petite commune au débouché du Goyault sur le littoral, mais un grand centre de mytiliculture, qui héberge le musée de la Baie; sa fonction touristique est plus discrète; +40 hab. depuis 1999.

Cherrueix (1 150 Chérullais, 1 269 ha), 9 km au NE de Dol, est connue pour son vaste estran propice aux courses de chars à voile, et a gagné 180 hab. après 1999; elle a 260 résidences secondaires (un tiers du parc) et deux campings. Le port mytilicole du Vivier-Cherrueix avance en mer au NO de la commune, tout près du Vivier. Vers l’est, les maisons de Hirel marquent la fin des urbanisations balnéaires du littoral vers l’est.

Saint-Broladre (1 150 Broladrais, 2 381 ha), 11 km au NE de Dol, est un village de contact sur le talus du plateau et son finage se partage entre celui-ci et une large fraction des marais. Le finage inclut 3 km de littoral au NE, vide, bordant le polder de Sainte-Anne, qui est longé au sud par la digue de la Duchesse Anne; site mégalithique à l’ouest sur le relief; la N176 traverse le sud du finage, sans accès; +120 hab. depuis 1999.

Saint-Marcan (460 Marcanais, 768 ha), 2 km à l’est de Saint-Broladre, est un autre village de bord de plateau, dont l’altitude est ici accrue puisqu’on monte à 90 m à la Masse, au sud, où sont les restes d’un télégraphe de Chappe. Le promontoire du Petit Mont-Saint-Michel, au bourg, domine de 50 m le marais; mais Saint-Marcan n’a qu’une faible fraction du marais et n’atteint pas le littoral. La population a 70 hab. de plus qu’en 1999; un camping et un mégalithe au bourg.

Roz-sur-Couesnon (1 030 Rozéens, 2 586 ha dont 200 de bois), 15 km ENE de Dol, a aussi son bourg sur le rebord du plateau, mais celui-ci fait face au NE et non plus au NNO, amorçant l’échancrure du Couesnon; celui-ci, toutefois, coule à 7 km à l’est et n’a aucun rapport direct avec la commune, en dépit de son nom. Le finage s’étend un peu en triangle sur le plateau, atteignant au sud un échangeur de la N176 à la Fontaine au Jeune; il est beaucoup plus étendu dans la plaine, divisée en polders bordés de levées. La commune y détient 5 km de littoral inhabité et touche au NE à la limite régionale. De petits hameaux y ont les noms significatifs de Palluel, la Saline, les Quatre Salines, voire l’Expérience. À l’ouest, la Poultière est un hameau plus étoffé au pied du coteau, que longe la D797; Phytomer y fabrique des cosmétiques (70 sal., groupe Codif). Roz a gagné 60 hab. après 1999.

Saint-Georges-de-Gréhaigne (400 Gréhaignois, 1 215 ha), 5 km au SE de Roz, est limitrophe de la Manche et à 4 km NO de Pontorson. Le village est sur une petite butte isolée dans la plaine du Couesnon; tout près, échangeur de la N176 et de la D797, à la limite régionale; station légumière Agrial (90 sal.). La commune comprend au nord une extension dans les polders, où le petit hameau Teisserenc de Bort est équipé d’une piste d’ULM (LF3553) recevant hélicoptères et aérostats pour la visite de la Baie.

Sains (500 Sainsois, 1 025 ha), 16 km à l’est de Dol, 2 km NNO de Pleine-Fougères, est perché sur le rebord du plateau de granite mais exposé au sud, et ainsi tourne le dos à la mer. La Voie de la Liberté (D576) passe juste au pied; étang du Pas Gérault au NO sur le plateau.

Pleine-Fougères a atteint 2 000 hab.

Sougéal (650 Sougelais, 1 415 ha), 6 km SE de Pline-Fougères, est bordée à l’est par le Couesnon et la limite départementale. Une réserve naturelle des marais de Sougéal occupe la plus grande partie de la plaine du Couesnon; +50 hab. depuis 1999.

Vieux-Viel (320 Vieux-Viellois, 877 ha), 4 km SSE de Pleine-Fougères, est un petit village au pied de reliefs, vers 30 m, au bord du Tréhel; au sud, le finage s’étend sur le plateau aux alentours de 100 m. Le nom, curieux, vient d’une déformation: il fut Veteri Viello, la vieille «villa» ou la vieille «voie» (vie), comme d’ailleurs pour la Vieux-Ville d’Épiniac. La population a augmenté de 50 hab. depuis 1999.

Trans-la-Forêt (570 Transéens, 1 483 ha) est à 5 km SO de Pleine-Fougères; château au SE. La commune a eu 1 600 hab. vers 1880 et n’a pas cessé de se dépeupler depuis. Le nom fait référence à la grande forêt de Villechartier, qui borde le finage au sud: Trans est «au-delà», vu de Bazouges-la-Pérouse.

Broualan (390 Broualanais, 1 276 ha dont 350 de bois) est à 11 km SO de Pleine-Fougères. À l’angle NO du finage, le château de Landal (15e-17e s.) se signale au bord de l’étang de Ceinture par ses grosses tours rondes à toit conique, et abrite une volerie; un autre étang et le bois de Buzot sont au sud-ouest de la commune, qui n’a été créée qu’en 1887 par partition de La Boussac; elle avait alors 820 habitants. Le bourg est au SE du finage et a une église classée du 15e s., à source intérieure.

La Boussac (1 170 Boussacquais, 2 193 ha) est à 9 km SE de Dol et 8 km OSO de Pleine-Fougères. Le Guyoult coule au NO et au nord; étang Plat au SO, ancien prieuré de Brégain au SE sur une butte à 108 m, avec point de vue. Le finage est traversé par la voie ferrée et par la D155 de Dol à Fougères; hippodrome et châteaux au bourg.


Dol-de-Bretagne

(5 940 Dolois, 1 553 ha) est un ancien chef-lieu de canton d’Ille-et-Vilaine dans l’arrondissement de Saint-Malo, 26 km au SE de Saint-Malo. La ville, dont le nom était simplement Dol jusqu’en 1924, est un centre local et un carrefour routier et ferroviaire sur la route de Paris à Saint-Malo. C’est aussi l’un des premiers évêchés bretons, disposant d’une grande cathédrale (12e-13e s.) à l’intérieur gothique, «le plus beau monument de Bretagne» selon Prosper Mérimée, assortie en 1999 d’un «cathédraloscope» présenté comme centre de découverte des cathédrales en général. Dol, «une rue», écrivait Victor Hugo, est située sur le rebord du bas plateau granitique qui domine les anciens marais, et a des maisons anciennes le long de la grand rue des Stuarts, avec une superbe promenade au-dessus des remparts; musée de la Trésorerie (histoire et arts populaires).

Le bourg est au bord des marais, sur les premiers reliefs, et son finage ne prend aucune part aux marais: il s’allonge vers le sud, et le cours du Guyoult le limite à l’est. La grande route (N176 à quatre voies) suit la limite nord de la commune au ras du marais et offre deux échangeurs. La double bifurcation ferroviaire marque la forme de la ville. Au sud, le menhir du Champ Dolent est réputé être le plus haut de Bretagne (9,5 m); château de Belle Noé au SE.

La ville a un gros transporteur (Guisnel, 380 sal.); travaux publics ETPO (25 sal.) et Potin (35 sal.), traitement d’eaux usées SEDE (40 sal.); négoces de matériel agricole Keenan (25 sal.), de matériaux Denis (20 sal.), de produits de la mer Cultimer (40 sal.); de viandes Fantou (25 sal.); supermarchés U (110 sal.), Carrefour (45 sal.), Intermarché (25 sal.), pharmacie Rehel (20 sal.); La Poste (45 sal.); travail temporaire Interaction de la Baie (40 sal.).

Dol fut un centre ferroviaire actif mais le dépôt de locomotives a été très réduit (20 sal.); lycée privé et lycée professionnel public, collèges public et privé. La population communale s’est maintenue à peu près au même niveau au cours du 20e siècle; mais elle a gagné 920 hab. depuis 1999. La communauté de communes de Dol-de-Bretagne et de la Baie du Mont-Saint-Michel, agrandie en 2017, a désormais 19 communes, 23 400 hab. et 32 200 ha (v. Dol et de la Baie). Le nouveau canton de Dol-de-Bretagne a 31 communes et 43 100 hab.


Pleine-Fougères

(2 000 Pleine-Fougerais, 3 198 ha), 18 km ESE de Dol, est un ancien chef-lieu de canton d’Ille-et-Vilaine dans la communauté de communes du pays de Dol et de la Baie du Mont Saint-Michel, 41 km ESE de Saint-Malo, 58 km NNE de Rennes, sur la voie ferrée d’Avranches à Saint-Malo; Intermarché (50 sal.), collèges privé et public. Le finage atteint à l’est le Couesnon et donc la limite régionale, où la N176 propose un grand échangeur à la pointe extrême NE de la commune. À la pointe NO, ferme pédagogique de la Petite Claye; le Guyoult fixe la limite occidentale du finage. La population avait tendance à diminuer lentement, et depuis 150 ans; elle dépassait 3 000 hab. au milieu du 19e s., et encore 2 100 en 1950; toutefois elle a augmenté de 230 hab. après 1999. Le nom est ancien mais dérive de «plat», non de «plein» et aurait dû s’écrire Plaine-Fougères; il donne Planfili en breton.