Communauté d’agglomération du Choletais

Choletais (Agglomération du)

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intercommunalité au sud du Maine-et-Loire, associant 26 communes et 102 900 hab. sur 78 800 ha. Outre Cholet, dépassent 2 000 hab. La Séguinière, Saint-Christophe-du-Bois, La Tessoualle, Maulévrier, Trémentines, Le May-sur-Èvre, Saint-Léger-sous-Cholet et Bégrolles-en-Mauges qui sont des banlieues de Cholet, plus Lys-Haut-Layon à l’autre extrémité du territoire.

La Romagne (1 960 Romagnons, 1 593 ha), 10 km à l’ouest de Cholet sur la D753, accueille deux ateliers notables: chaussures Cléon (85 sal.), articles métalliques des Ateliers Dixneuf (170 sal.); elle a augmenté de 340 hab. depuis 1999. Le bourg est à demi entouré par la rocade de la D753, le finage est limité au nord par le cours encaissé de la Moine, dont les versants offrent des rochers d’escalade; nombreux petits étangs.

Mazières-en-Mauges (1 180 Maziérais, 890 ha), 6 km à l’est de Cholet, donne sur le lac de Ribou. Le village est à la pointe sud-ouest de son finage, qui est bordé au sud par la vallée encaissée du Trézon et atteint au NE la forêt de Nuaillé; musée de préhistoire, atelier de mécanique Aequs (groupe Sira, 90 sal.), ingénierie mécanique SDEI Ouest (Société de dessins et d’études pour l’industrie, 65 sal.); mobilier urbain Atech (25 sal.); appareils dentaires Dentalitec (20 sal.); centre paramédical (25 sal.). La commune a trois petites zones d’activités de 250 emplois et a gagné 190 hab. depuis 1999.

Nuaillé (1 530 Nuaillais, 1 323 ha dont 700 de bois) est à 8 km NE de Cholet sur la D960, à la limite NO de son finage, qui englobe la forêt à son nom, ainsi que le château de la Couisière (19e s.); un horticulteur (Challet-Hérault) emploie 55 personnes; plastiques Matechplast (45 sal.), menuiserie et cloisons Batimpro Charrier (35 sal.), médicaments Biowest (30 sal.), appareils de contrôle Visionerf (20 sal.), mécanique Préméca (25 sal.). Nuaillé n’avait pas 400 hab. en 1968, et en a gagné 140 depuis 1999.

Toutlemonde (1 360 Toulemondais, 1 263 ha) est à 11 km à l’est de Cholet, au-dessus du Trézon, affluent de la Moine; château au village, château et grand parc de la Crilloire au SE (ruines d’un château-fort). La commune a 360 hab. de plus qu’en 1999.

Vezins (1 740 Vezinais, 1 802 ha), 19 km au NE de Cholet sur la route de Saumur (D960) qui fait l’objet d’un large contournement, n’a toutefois pas accès à la forêt qui porte son nom; elle est aux sources de l’Évre et au centre d’un petit bassin évidé dans une amande de granite. Vezins avait 1 070 hab. en 1975 et sa population s’est mise ensuite à augmenter; elle a gagné 120 hab. depuis 1999; fenêtres et volets en plastique FLO (50 sal.), travaux agricoles (Bouchet, 40 sal.); château au bourg, château et moulins de l’Éperonnière à l’ouest.

Chanteloup-les-Bois (720 Cantelupiens, 2 747 ha dont 1 200 de bois) est à 20 km ENE de Cholet; son territoire inclut au sud la forêt de Vezins et l’étang de Péronne (37 ha), et la source du Lys qui coule vers l’est; moulins à vent de Péronne à l’extrême sud, à l’orée de la forêt; +80 hab. depuis 1999.

Yzernay (1 890 Yzernois, 4 066 ha dont 512 de bois) est à 17 km ESE de Cholet, 4 km ENE de Maulévrier; menuiserie d’aluminium Rénoval (65 sal.), revêtements N. Paillat (45 sal.), travaux publics Bouchet (35 sal.), voyages Richou (100 sal.). Le finage touche au sud à la limite départementale et inclut au NE une partie de la forêt de Vezins, dont le cimetière des Martyrs où furent enterrés des chefs vendéens; château de Villefort (19e) au NE, bois de Saint-Louis à l’ouest. La population d’Yzernay a crû de 1968 (1 300 hab.) à 1990), puis légèrement diminué, mais aurait repris 160 hab. depuis 1999.

Les Cerqueux (890 Cerquois, 1 386 ha), 9 km ESE de Maulévrier, est le fief de la famille Pasquier, qui fournit 40% de la viennoiserie française dans ses différentes usines, et emploie sur place 1 250 personnes, en deux usines de brioches et de pâtisserie de 740 et 330 sal. et des services, plus 180 sal. au siège; une entreprise de transports (TRS, 90 sal.); la commune a abandonné le prédicat «de-Maulévrier» en 1996; elle a gagné 240 hab. depuis 1999 (+39%). Le finage est étiré le long de la limite des Deux-Sèvres. Le nom a pour sens «les cercueils», indiquant une ancienne nécropole.

Somloire (910 Somloirais, 3 183 ha dont 314 de bois) 12 km ENE de Maulévrier, est à la source de l’Ouère, affluent de l’Argenton; château des 15e-16e s. avec tours du 19e, bois d’Anjou au NE, où se cachèrent des résistants. Les principaux établissements sont les plastiques pour chaussures Plastiréal (45 sal.), fabrique de savons et produits d’entretien Alvend (35 sal.) du groupe de cosmétiques Nature et Stratégie, ex-Fleurs des Mauges, et le siège du groupe (60 sal.). La commune a augmenté de 100 hab. depuis 1999. La limite départementale borde le finage au sud et à l’est.

La Plaine (1 070 Plainais, 2 216 ha dont 215 de bois), 11 km NE de Maulévrier, est sur la D24; le finage bocager est bordé à l’ouest par la forêt de Vezins; quelques bois à l’est, plusieurs étangs; portails et clôtures en plastique Jerrel (30 sal.); 230 hab. de plus qu’en 1999.

Coron (1 630 Coronnais, 3 149 ha) est à 22 km ENE de Cholet sur la route de Saumur (D960) qui contourne le village par le sud; transports Jamain (25 sal.), autocars Besson (20 sal.); à l’est, moulin à vent rénové (la Noue Ronde, en forme de tour), menhir de la Pierre des Hommes, douves et ruines de l’ancien château des Hommes; au SO, château de la Roche des Aubiers (15e au 17e). Sa population s’est accrue de 300 hab. depuis 1999. La commune accueille une moitié des 4 éoliennes Nordex du parc des Crêtes (10 MW) au nord du finage, le reste est à La Tourlandry (Chemillé).

Saint-Paul-du-Bois (610 Saint-Paulais, 2 658 ha dont 206 de bois), 34 km à l’est de Cholet, 7 km au sud de Lys-Haut-Layon (Vihiers), est limitrophe des Deux-Sèvres, dans un paysage resté bocager. Bois et tour de la Gaubretière et hameau de Varançay au SO, hameaux de la Raimbaudière au sud, de la Rainsonnière à l’est, de la Reveillète et de la Toutière au NE, où passe la D748.

Cléré-sur-Layon (350 Cléréens, 2 174 ha dont 170 de vignes) est à 12 km SE de Vihiers; le village est perché sur le coteau droit du Layon. Le finage envoie su SO une longue pointe dans les Deux-Sèvres, où sont l’étang de barrage (60 ha) et le château de Beaurepaire (16e et 19e s.), presque à la source du Layon; château des Landes (18e) au NO, camping au SE, carrières de Cléré (25 sal.) à l’ouest; vignes au NE.

Passavant-sur-Layon (130 Passavantais, 491 ha dont 100 de vignes), 15 km ESE de Vihiers, conserve des ruines d’une puissante forteresse; long étang de barrage sur le Layon, dont la moitié amont est à Cléré. Le village et son château forment un site inscrit de 38 ha; vignes au nord.

Cernusson (370 Cernussonais, 845 ha dont 109 de bois) est à 6 km NE de Vihiers; 20 ha de vignes, un bois, site archéologique, +80 hab. depuis 1999.

Montilliers (1 260 Montéglésiens, 2 636 ha dont 160 de vignes), 5 km au NE de Vihiers sur la D748, a une fabrique d’armoires métalliques Grolleau (160 sal.), une de fours de boulangerie Gouet (130 sal., groupe Mecatherm); automatismes AEPR (40 sal.) et OCA (convoyeurs, 20 sal.), menuiserie LMB Martin (20 sal., bois et pvc), confection Textile du Maine, 45 sal.). Le finage est traversé par la vallée encaissée du Lys et sa pointe méridionale atteint les maisons de Vihiers; hameaux du Seneil à l’ouest, de Tirepoil au sud (château des 15e et 19e). La commune a gagné 90 hab. depuis 1999.


Bégrolles-en-Mauges

(2 080 Bégrollais, 1 462 ha), 11 km NNO de Cholet, en Choletais, conserve au nord du finage les restes de la grande abbaye bénédictine de Bellefontaine, du 12e s., rénovée et remise en activité par des trappistes à partir de 1816; la fabrique de chaussures Métayer (80 sal.) a disparu en 2008; mais la commune a augmenté de 520 hab. depuis 1999 (+33%). Le territoire est traversé par la D752 à quatre voies (échangeur) qui passe à l’ouest du bourg.


Cholet

(55 770 Choletais, 8 747 ha), sous-préfecture du Maine-et-Loire, au sud du département. Cholet a été de longue date un centre de services local, peu à peu réputé pour ses tissus et notamment ses toiles à voiles grâce aux cultures de lin et de chanvre des environs et à la proximité du port de Nantes, et une spécialité de mouchoirs venue d’Italie par le val de Loire depuis le 16e s.

Plus tard, elle s’est trouvée dans les années 1960 à la tête d’un original pays tourné vers les industries de biens de consommation, les textiles et les chaussures essentiellement, tant que les jeunes filles et femmes ont accepté de bas salaires et tant que la concurrence des pays dits émergents était faible. Il ne reste presque plus rien de ce passé, la fabrique de vêtements New Man, créée à Cholet par Jacques Jaunet en 1967 et intégrée ensuite au groupe d’origine berrichonne et troyenne Indreco-Devanlay présidé par Léon Cligman, ayant fini par fermer alors qu’elle avait employé jusqu’à 3 000 salariés; ses derniers restes à La Séguinière, un magasin d’usine, ont été cédés à Morepeace.

Mais Cholet a su attirer bien d’autres industries de main-d’œuvre, dans la ville et alentour. L’emploi est dominé dans la commune par quatre grandes usines: la fabrique de pneus Michelin (1 250 sal.), les raccords et plastiques pour bâtiment Nicoll (980 sal., goupe belge Aliaxis), les systèmes de communication Thalès (1 250 sal.) et les viandes Charal (1 050 sal.).

À un niveau encore élevé se signalent les menuiseries et fournitures pour bâtiment CAIB (Composants architecturaux industrialisés pour le bâtiment, 450 sal., groupe Briand), les fabrique de voitures d’enfants Dorel (Bébé Confort, 350 sal.), de bateaux de plaisance Jeanneau (SPBI, 220 sal.), les cartonnages A&R (200 sal., groupe finlandais Ahlström), les fabriques de matériels électriques Soreel (190 sal.), de meubles de cuisine Neoform (150 sal.); fabrique de boissons gazeuses L’Abeille (130 sal.).

Viennent ensuite les fabriques de panneaux de signalisation Nadia (85 sal.), de fermetures plastiques de bâtiment SPPF (80 sal.) et GYT Clôture (55 sal.), les charpentes, menuiseries et clôtures Atlantem (Clotbien, 70 sal.), métallerie TIM Composites (50 sal.); maroquinerie Borlis (50 sal.), imprimerie ICI (40 sal.): viandes Elivia (Scavo, 80 sal.); aliments du bétail Bellanne (45 sal.), pâtisserie Doux (35 sal.).

Dans les services et les commerces, Cholet accueille une base logistique CSC du groupe Carrefour (250 sal.), les transports Antoine (250 sal.), Ageneau (135 sal.), Gautier (105 sal.), Jammet (75 sal.), Calberson (Dusolier, 50 sal.); les transports publics Choletbus (80 sal.), les voyages par car Richou (55 sal.); le routage Bac Ouest (80 sal.); manutention Safen (40 sal.); La Poste (170 sal.); les hypermarchés Carrefour (150 sal.), Géant Casino (110 sal.), Leclerc (145 sal.), Intermarché (90 et 60 sal.), Super-U (60 sal.), les magasins Leroy-Merlin (110 sal.), Brico Dépôt (50 sal.) et Mr. Bricolage (40 sal.), Conforama (40 sal.), Point P (55 sal.), Decathlon (55 sal.), Boulanger (35 sal.); négoces de matériel de chantier Mateloc (65 sal.), de vêtements Euroka (50 sal.), de surgelés Cholet Gel (50 sal.), de pharmacie Cerp (45 sal.), de produits d’hygiène CTH (35 sal.); gestions comptables In Extenso (80 sal.), Strego (60 sal.), Écuyère (45 sal.) et immobilière Sèvre Loire Habitat (90 sal.), informatique Bodet (300 sal.), Agena 3000 (95 sal.), A3Distrib (40 sal.); télécommunications Orange (60 sal.); analyses Apave (40 sal.); recouvrement de créances Agir (150 sal.), nettoyages GSF Auriga (280 sal.), Samsic (130 sal.), Clemot (40 sal.); publicité Adrexo (100 sal.), collecte de déchets Brangeon (40 sal.); travaux publics Cholet TP (Nivet, 65 sal.) et Eurovia (50 sal.), traitement des eaux Lyonnaise (Suez, 45 sal.), recyclage Fers (60 sal.), installations électriques Gauriau (50 sal.), d’eau et gaz ABG (50 sal.), coopérative de bâtiment Les Solidaires (Esprit Hexa, 40 sal.), peinture Baudon (40 sal.) et Ringeard (35 sal.), aide à domicile Aideo (100 sal.).

Cholet a un centre hospitalier de 475 lits et une grosse polyclinique du Parc (200 lits, 530 sal.), un Institut universitaire de technologie (400 étudiants) et des enseignements de licence en droit, économie, gestion et histoire sous la tutelle de l’Université de Nantes, un Institut national des techniques économiques et comptables (Intec), un établissement du Conservatoire national des arts et métiers et l’Esiame (École supérieure pour l’innovation vers les métiers de l’entreprise, groupe privé Essca); plus 5 collèges publics et 3 privés, trois lycées publics dont un lycée de la Mode, trois lycées privés dont un hôtelier. Elle bénéficie de festivals, dont un de théâtre amateur (les Arlequins) au printemps et un de musique en été; patinoire Glisseo (90 sal.) et installations sportives L’Autre Usine (50 sal.).

Le centre-ville est assez restreint: il forme un ensemble de petites rues ramassées autour du jardin du Mail où est le palais de justice; il s’appuie sur une sinuosité de la rivière Moine, dont le grand musée des beaux-arts et d’histoire épouse la courbure. L’hôtel de ville en souligne la limite orientale; de l’autre côté vers l’ouest, l’Espace Saint-Louis a été aménagé dans l’ancien hôpital pour accueillir des spectacles et une École nationale de musique, de danse et d’art dramatique qui reçoit un millier d’élèves. Vers le nord de ce centre, que tangente la rue Nationale est-ouest, sont l’église Notre-Dame et la nouvelle salle de spectacles du Jardin de Verre. La gare est un peu plus au nord encore, en cul-de-sac.

Une grande rocade piriforme ceint la plus grande partie de l’espace bâti; à l’intérieur, Cholet offre vers le sud-est les installations de sports et de loisirs du parc de Moine, vers l’ouest en aval près de la rivière le parc des expositions, au nord-ouest dans une ancienne blanchisserie le musée du textile. Mais la rocade est largement débordée par les urbanisations et les aménagements récents ou anciens: des zones d’activités, le parc du Champ de Bataille, les usines Michelin et la zone de l’Écuyère vers le nord-est; des équipements universitaires au sud-est; l’hippodrome de Clénay et le château de la Tremblaye (19e s.) au sud; la zac du Cormier au sud-ouest, le golf au nord-ouest et l’aérodrome au nord (code LFOU), au Pointreau, équipé d’une piste en dur de 1 400 m et d’une piste en herbe de 1 000 m, avec aéroclub, piste d’aéromodélisme, ULM, sur 47 ha; il n’enregistre qu’une centaine de passagers et 40 mouvements commerciaux, mais 23 000 mouvements, dont 5 400 de voyages privés, le reste au compte des aéroclubs. Cet espace urbanisé de Cholet ne compte pas moins de quatre zones urbaines sensibles: les grands ensembles Bretagne-Bostangis à l’ouest et Bonnevay au sud-ouest, le vaste lotissement de la Girardière-la Turbaudière au sud-ouest mais au-delà de la rocade, et le petit groupe de Favreau au sud-est.

Au sud, le finage de Cholet est limitrophe à la fois de la Vendée et des Deux-Sèvres, le point triple étant au Pont d’Ouin, où la D752 franchit l’Ouin. La partie méridionale du finage est traversée par l’A87, qui a un échangeur à péage avec la N249 près de l’hippodrome et du bois de Clénay. Au sud de l’autoroute se tient le gros village du Puy-Saint-Bonnet, ancienne commune des Deux-Sèvres absorbée en 1973. Au sud-ouest court la D160 à quatre voies, qui longe le grand parc d’activités du Cormier. La N240 passe entre celle-ci et la ville, croisant la D753 par un échangeur aux abords de La Séguinière. Au NE du finage, large échangeur complexe de l’A87, D160, D960 avec péage, proche des parcs d’activité de l’Écuyère et de la Blanchardière; à l’est, grand étang des Noues à la limite de la Forêt de Nuailles et, partagé avec La Tessoualle, Maulévrier et Mazières, lac de barrage de Ribou sur la Moine; parc de loisirs, musée et village de vacances au bord du lac.

La commune de Cholet a absorbé en 1973 celle du Puy-Saint-Bonnet, dont le village est à 7 km au sud du centre de Cholet, et qui lui apporta alors 860 hab., elle en a 2 100 en 2019. Cholet a eu 10 000 hab. en 1851, 19 000 en 1901, 29 000 en 1954 et a atteint son maximum en 1982 avec 55 200; elle a un peu diminué ensuite, et perdu 550 hab. depuis 1999.

La communauté d’agglomération du Choletais réunit 26 communes et 102 900 hab. sur 78 800 ha depuis qu’elle a intégré les anciennes communautés du Bocage et du Vihiersois-Haut-Layon. L’unité urbaine ajoute La Séguinière à Cholet (57 900 hab.) tandis que et l’aire urbaine porte sur 19 communes (dont une dans les Deux-Sèvres), soit 115 700 hab. L’arrondissement a 32 communes, 224 600 hab., 210 300 ha. Deux nouveaux cantons portent le nom de Cholet, l’un avec seulement une partie de la commune, l’autre avec le reste de la commune et 19 autres communes.


Lys-Haut-Layon

(8 070 hab., 17 840 ha dont 1 029 de bois) est une nouvelle commune du Maine-et-Loire, au sud, résultat de la fusion de sept communes en 2016 autour de Vihiers. Elle est membre de la communauté d’agglomération du Choletais.

Vihiers (2 330 Vihiersois, 5 970 ha) est un ancien chef-lieu de canton du Maine-et-Loire dans l’arrondissement de Saumur, 40 km OSO de Saumur et 28 km ENE de Cholet, sur la D960 de Cholet à Saumur, dotée d’un contournement à quatre voies par le sud. Le bourg est au bord du Lys, affluent encaissé du Layon élargi par un petit lac de barrage. La ville a un collège public et un hôpital local; fromagerie du groupe Bongrain (85 sal.), menuiseries de plastiques Millet (100 sal.) et Gaultier (20 sal.), métallerie Capinter (25 sal.), maçonnerie Baumard (50 sal.), autocars Audouard (40 sal.), supermarché U (85 sal.); La Poste (30 sal.). Vihiers avait 1 700 hab. en 1954; elle a intégré en 1973 les communes voisines de Saint-Hilaire-du-Bois (1 100 hab.) au sud-ouest et La Voide (630 hab.) au nord, dont restent de gros villages. Sa population a un peu augmenté ensuite, ajoutant encore 320 hab. après 1999. Le finage est parsemé de fermes, parfois de petits hameaux; vers l’ouest sur la D960 se voit le château du Coudray-Montbault, de la fin du 15e s. et restauré, considéré comme le plus beau des Mauges, flanqué d’un parc.

Les Cerqueux-sous-Passavant (530 Cerqueunais, 2 324 ha), 8 km SE de Vihiers, se signalent par une galerie-musée dite des z’Arts (arts contemporains); bois des Semecières au NO, hameau de la Grande Bourbée au NE, de Rondray à l’ouest; le finage est limitrophe des Deux-Sèvres au sud; la population a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Nueil-sur-Layon (1 360 Nueillais, 6 123 ha dont 581 de vignes et 852 de bois) est à 15 km ESE de Vihiers, au-dessus de la rive gauche du Layon; camping. Le finage était l’un des plus étendus et viticoles du Layon. Il inclut au SE la forêt de Brignon et le hameau de Foye, et plusieurs châteaux dont au sud celui de la Grise (16e-17e s.) avec un bois, à l’est celui de Preuil (19e); au nord celui de la Boissonnière, du 19e s. mais avec des éléments fortifiés du 15e s. et un châtelet; au nord-ouest le château de Vaillé Rochereau (15e au 17e) et les hameaux de la Roche (château du 16e) avec étangs; une digitation à l’extrême NO englobe le hameau de la Mesloire.

Trémont (380 Trémontois, 810 ha), 7 km à l’est de Vihiers sur la route de Saumur, cultive 310 ha de vignes; hameaux de Lucet au NO, le Pont de Trémont au SE sur la route de Cholet à Saumur (D960).

Tigné (790 Tignéens, 1 678 ha dont 500 de vignes) est un gros village viticole, 11 km NE de Vihiers; le Layon fixe la limite nord du finage; hameaux des Grouas au nord et de la Touche au NO, avec haras et pistes hippiques; d’Armigné et la Roche-Coutant (château) au SO; château de Bouillons à l’est (19e s.), de Grand Riou à l’ouest (ancien château-fort du 15e s.); Tigné a augmenté de 50 hab. depuis 1999.

La Fosse-de-Tigné (240 Fosséens, 554 ha), 2 km au sud de Tigné, accueille l’atelier de viandes Banchereau (70 sal.); châteaux de la Petite Ville au village (15e et 18e), du Beugnon (19e) au SO, de Marmande (15e s.) à la pointe ouest; 100 ha de vignes, +50 hab. depuis 1999.

Tancoigné (340 Tancoignéens, 425 ha), 12 km ENE de Vihiers, a gagné 130 hab. (+59%) depuis 1999; hameau des Gâts au SE, 30 ha de vignes.

Au total, la nouvelle commune de Lys-Haut-Layon a gagné 680 hab. par rapport à 1999 (7 390 hab.).


Maulévrier

(3 240 Maulévrais, 3 342 ha) est à 13 km au SE de Cholet sur la rive droite de la Moine, en Choletais. La ville abrite un château de la famille Colbert, du 17e et du 18e s. mais refait au 19e, et doté sur la rive gauche d’un parc oriental des environs de 1900 en style japonais, avec pagode et musée, temple khmer, etc.; l’ensemble forme un site inscrit de 25 ha. Le finage est à la limite des Deux-Sèvres. Au sud-ouest, il contient la moitié du lac du Verdon, qui s’allonge sur 7 km; menhir au pied du barrage. Au NO, il est longé sur 4 km par la moitié amont du lac du Ribou, que traverse un pont de la D200. Au sud, le château de Touvois (15e-16e s., hôtellerie) est près du lac du Verdon à la limite départementale; château de la Frogerie au nord, à douves rectangulaires (15e et 19e). Maulévrier avait moins de 1 600 hab. en 1968 contre 2 400 en 1851, puis sa population s’est mise à croître; elle a gagné 350 hab. depuis 1999.

Maulévrier a une grosse fabrique de charpentes et menuiserie Batistyl en trois établissements (260 sal.), plus les plastiques Plastil (25 sal.) du même groupe Legeais; plastiques Anjou Composites (groupe PR, 25 sal.); maroquineries Marofica (150 sal.), Europact (65 sal.) et Cosy Design (20 sal.), chaussures Cutservices (45 sal.), constructions métalliques Epsilon (40 sal.), mécanique Tell (30 sal.); production de volailles du groupe LDC les Charmilles (Cailles Robin, 110 sal.), laiterie Gaborit (35 sal.); aliments déshydratés Sadac (Cyramie, 30 sal.); collège privé, supermarché U (50 sal.), camping.


May-sur-Èvre (Le)

(3 890 Maytais, 3 162 ha) est une commune du Maine-et-Loire dans le Choletais, 10 km au nord de Cholet, en Choletais; le nom fut Ulmetum et renvoie donc à l’orme. La ville, qui possède un collège privé, est dominée par son haut clocher dit «géant des Mauges» et montre quelques anciennes maisons de tisserands; elle a perdu ses dernières fabriques de chaussures autour de 2000, mais abrite les entreprises Guérin (machines pour l’industrie agro-alimentaire, 190 sal.), Palamy (plastiques, 140 sal.), Coloralu (traitement de surfaces, 65 sal.); plomberie Sani-Confort (20 sal.), Intermarché (35 sal.), une maison de retraite. L’Èvre traverse le finage du sud au nord, passant à l’est du bourg. La commune avait 1 800 hab. en 1921, puis a crû jusqu’à 3 900 en 1990 avant de se stabiliser.


Saint-Christophe-du-Bois

(2 760 Christophoriens, 2 175 ha) est une commune du Maine-et-Loire à 6 km SO de Cholet en Choletais, limitrophe de la Vendée, dans la communauté du Choletais; bifurcation ferroviaire, transports Raud (310 sal.), confection féminine Haspolo (65 sal.), maçonnerie Loire Constructions (55 sal.), menuiserie Leroux (20 sal.), publicité Mediapost (50 sal.). Au sud, le finage atteint l’agglomération de Mortagne-sur-Sèvre (Vendée) et partage avec elle un échangeur de la D160; au nord, il atteint la vallée de la Moine. À l’ouest, un parc éolien de 4 Vestas (8MW) a été ouvert en 2010 par RWE-Innogy, partagé avec Le Longeron. La commune avait 990 hab. en 1962 et croît depuis 1970 surtout; elle a augmenté de 190 hab. après 1999.


Saint-Léger-sous-Cholet

(2 900 Saint-Légeois, 960 ha) est une commune du Maine-et-Loire dans le Choletais, 5 km NNO de Cholet sur la D752. Elle a été créée en 1863, à partir de May-sur-Èvre; elle avait alors 670 hab. et elle est restée à peu près à ce niveau jusqu’en 1970, puis s’est peuplée avec la croissance de Cholet, jusqu’en 1999 (+200 après). L’habitat est tassé à la pointe sud du finage; quelques établissements: Samson (45 sal., chaussures de femmes), joints Newplast (45 sal.), négoce de matériel agricole Modema (Espace Émeraude, 50 sal.); aide à domicile Nova (20 sal.).


Séguinière (La)

(4 170 Ziniérais ou Zignérais, 3 î15 ha) est une commune du Maine-et-Loire en Choletais, 5 km à l’ouest de Cholet, au bord de la Moine. Elle est une annexe quelque peu industrielle de Cholet. La commune a un vieux pont (15e s.), et un site aménagé des bords de Moine. Le finage est traversé par la N260 Nantes-Cholet-Bressuire; au NE, menhir, serres, zone artisanale et Grands Bois de la Pierre à l’Âme. La Séguinière avait 1 250 hab. dans les années 1930, 1 600 dans les années 1960 et croît encore mais de moins en moins (+560 hab. depuis 1999).

Elle compte environ 40 exploitations agricoles et l’horticulture de l’Étang Neuf (40 sal.) au NE, trois zones d’activités, des ateliers diversifiés: briqueterie Bouyer-Leroux (Biobric, 170 sal.) au nord; abattage de volailles Siale (de Saint-Pol-de-Léon, 140 sal., groupe Savel), outillages Shapers (70 sal.), biscuiterie Frandex (60 sal.), coffres et volets roulants en plastique TBS (30 sal.), équipements de contrôle SIAC (35 sal.) et Jyga (25 sal.), plastiques Usiplast Composites (45 sal.), balances Ademi (35 sal.), voitures et sièges pour enfants Paco (Bébéconfort, 25 sal.), agrochimie Algimouss (25 sal.); équipements thermiques Delestre (20 sal.), maçonneries Defontaine (70 sal.) et Griffon (20 sal.), installation-maintenance de systèmes de sécurité APS (20 sal.).

Comme banlieue de Cholet, elle a également des entreprises de services et commerces comme les nettoyages Suntech (65 sal.) et ASP (55 sal.); magasin de marques et prêt-à-porter Ikks (130 sal., créée à La Séguinière en 1987, passée ensuite au groupe Zannier, puis à LBO France en 2014), fabrique et plate-forme logistique de vêtements Terre de Marins (65 et 35 sal.); négoce de matériel médical Crispin (25 sal.). Son large finage est traversé par la voie rapide N249 et touche au NE au bourg de Saint-Léger.


Tessoualle (La)

(3 230 Tessouallais, 2 121 ha) est une commune du Maine-et-Loire en Choletais, 7 km SSE de Cholet, surtout résidentielle. Elle bénéficie des deux grands lacs de barrage de Ribou (87 ha, 3,2 Mm3 d’eau, mis en eau en 1958) et du Verdon (240 ha, 1979, 17,3 Mm3) sur la Moine, avec réserve ornithologique; menuiserie coopérative Comec (165 sal.), travaux publics Graveleau (30 sal.), deux campings. La voie rapide N249 traverse le SO du finage, qui est limitrophe des Deux-Sèvres. La commune avait 1 350 hab. en 1954 et a connu ensuite une croissance continue, puis modérée (+220 hab. depuis 1999).


Trémentines

(3 010 Trémentinais, 3 406 ha) est une commune de Maine-et-Loire dans le Choletais, 13 km NE de Cholet. Le bourg est longé au sud par l’Èvre, au nord par la route d’Angers (D160); fabrique d’horlogerie Bodet (45 sal.), recyclage de plastiques Paprec (45 sal.). La commune avait 1 700 hab. en 1954 et a crû ensuite jusqu’en 1999, puis s’est stabilisée (+90 hab. depuis 1999). Le bourg est frôlé par la D160 vers Angers tandis que la voie ferrée et l’A87 passent plus à l’ouest; aire de service d’autoroute; tumulus et menhirs à l’ouest au Parchambault, dont la Pierre-qui-tourne.