Communauté de communes du Pays de l'Huisne Sarthoise

Huisne Sarthoise (Communauté de communes de l’)

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intercommunalité au NE de la Sarthe, groupant 33 communes, 29 000 hab., 46 800 ha. Le siège est à La Ferté-Bernard, seule commune de plus de 2 000 hab. avec Cherré-Au.

Avezé (770 Avezéens, 2 081 ha dont 349 de bois) est à 5 km NNE de La Ferté sur la D323 et du côté gauche de l’Huisne; église classée du 12e s. Le finage, d’axe NO-SE, longe à l’est la limite du département de l’Orne en terrain accidenté (buttes boisées des Vaugaudrons et de la Baronnie); vers le NO, il contient une partie de la vallée de l’Huisne, où passe la voie ferrée, puis des collines en partie boisées où sont le château (15e s.) et le bois de la Prousterie, et la Tuilerie des Saules (restes protégés). La commune a 120 hab. de plus qu’en 1999.

Souvigné-sur-Même (190 Souvignéens, 628 ha), 4 km au nord de La Ferté, est un très petit village sur le versant gauche de la Même, qui fixe la limite occidentale du finage. Celui-ci atteint au SE la rive droite de l’Huisne près du confluent de la Même et de l’Huisne. Le finage, étiré du nord au sud, touche au nord à la limite de l’Orne, au sud à la commune de La Ferté-Bernard. Entre Huisne et Même, un long promontoire de plateau monte à 166 m et porte une piste hippique.

Préval (700 Prévalois, 752 ha), 7 km NNO de La Ferté, est surtout fait d’un lotissement sur la D36. Le finage s’étire du nord au sud sur le long versant droit de la Même, qui fixe la limite orientale de la commune; manoir du 17e s., château de la Matrassière au NO. La commune, limitrophe de l’Orne, n’avait que 270 hab. en 1975; elle a encore gagné 120 hab. depuis 1999.

La Chapelle-du-Bois (900 Chapellois, 1 653 ha dont 104 de bois), est à 7 km NO de La Ferté sur la D2. Le finage atteint au nord la limite départementale sur la vallée de la Moire, et s’étire vers le SE; équipements d’emballage Serac (70 sal.) au SE, où le finage atteint l’urbanisation fertoise; +90 hab. depuis 1999.

Dehault (280 Dehaultais, 894 ha), 7 km ONO de la Ferté, a un château des 15e et 17e s., et 70 hab. de plus qu’en 1999 (+33%); son finage s’allonge du NO au SE le long du vallon du Montretoux; château (15e et 17e) au village, moulin de la Mainferme au NO, avec étang.

Saint-Aubin-des-Coudrais (940 Saint-Aubinois, 1 742 ha dont 106 de bois) est à 6 km OSO de La Ferté sur le versant gauche du Rosay, en exposition sud sur la D7; rillettes Saussureau (30 sal.), +50 hab. par rapport à 1999.

La Bosse (130 Bosséens, 1 075 ha dont 340 de bois), 12 km OSO de La Ferté, a un très petit village sur la D7; juste au nord est le château de Mondragon, dans un site classé de 20 ha; le finage dessine une étroite queue vers le SE, englobant le site des Grosses Pierres au-dessus de Saint-Martin.

Saint-Denis-des-Coudrais (120 Dionysiens, 700 ha) est à15 km OSO de La Ferté. Le petit village, à la limite sud de son finage, domine la vallée de la Chéronne, ornée d’une suite de petits étangs. La limite nord de la commune atteint la forêt de Bonnétable.

Prévelles (230 Prévellois, 481 ha), 17 km OSO de La Ferté, a un petit village dans la vallée de la Jousse, avec une gare sur la voie touristique Connerré-Bonnétable et un petit musée dit maison du Potier; la commune compte 80 hab. de plus qu’en 1999 (+53%).

La Chapelle-Saint-Rémy (990 Capelloremyens, 1 920 ha dont 351 de bois), 21 km SO de La Ferté, est un village-rue dans un environnement boisé, avec une fabrique de mobilier urbain en bois (France-Urba, 35 sal.) et une population en croissance, qui a gagné 240 hab. (+32%) depuis 1999. L’habitat s’est diffusé sur plusieurs rues, surtout vers le sud-ouest. La N23 traverse la pointe sud du finage, qui touche à la voie ferrée. Tout au nord, s’élève le plateau du Turonien, qui porte le bois de Launay. Au SE, bois de Couléon et passage de l’A11.

Tuffé-Val-de-la-Chéronne (1 700 hab., 2 916 ha) est une nouvelle commune de 2016, issue d’une fusion. Tuffé (1 560 Tufféens, 2 466 ha dont 325 de bois), à 16 km SO de La Ferté, est un ancien chef-lieu de canton, 32 km ENE du Mans. Le village, «station verte de vacances», est dans un vallon affluent de la vallée de l’Huisne, drainé par la Chéronne, où a été aménagée une base de loisirs de 40 ha avec un étang de 18 ha et un camping; plus au nord, le château de Chéronne (1540) a un site classé de 63 ha. Le train touristique Transvap de Connerré à Bonnétable emprunte la vallée de la Chéronne et de son affluent la Jousse vers le NNO. L’entreprise Decotec (160 sal.) confectionne depuis 1980 des objets en fonte, bois et plastique pour salles de bain (marque La Buanderie); la papeterie CGMP (145 sal.) fabrique des produits d’usage sanitaire et domestique; fonderie d’aluminium Alroc (30 sal.). Saint-Hiaire-le-Lierru (140 Saint-Hilairois, 450 ha) est 2 km à l’est de Tuffé sur le versant gauche de la Chéronne. L’A11 et la voie ferrée traversent son territoire au SE. La population totale augmente un peu depuis 1980, où elle était inférieure à 1 300 hab., +60 habitants depuis 1999.

Beillé (530 Beilléens, 848 ha dont 177 de bois), 17 km SO de La Ferté, est dans la plaine de l’Huisne au nord de la rivière, qui fixe la limite sud du finage. L’A11 traverse celui-ci au NO dans les bois. À l’ouest, la gare sur la voie Paris-Le Mans, qui dessert Connerré, a fixé la zone d’activités des Mortiers et sert de base au train touristique vers Bonnétable. L’ancien dépôt ferroviaire de bifurcation accueille un musée du chemin de fer. Au NE, l’habitat accompagne la voie ferrée dans le quartier de la Chapellerie et d’autres bois flanquent l’A11. La commune a gagné 130 hab. depuis 1999 (+33%).

Duneau (1 070 Dunois, 1 282 ha dont 143 de bois) est à 18 km SO de La Ferté. Le village originel est sur le versant gauche de l’Huisme, dont le cours fixe la limite nord et ouest du finage. La N23 passe juste au sud du village. Mais l’habitat comprend aussi un gros hameau de plaine à l’ouest, la Vallée, et s’est fortement développé sur le plateau au SO, en continuité avec l’urbanisation de Connerré dans le quartier de la Derzerie. Au sud, dolmen de la Pierre Couverte et menhir de Pierrefiche; bois de la Quellerie à l’angle NE. La population a augmenté de 300 hab. depuis 1999 (+ 39%); elle était seulement de 570 hab. entre 1954 et 1975.

Vouvray-sur-Huisne (130 Vouvraysiens, 334 ha), 15 km SO de La Ferté, est un petit village sur le rebord oriental de la vallée de l’Huisme, dont le cours fixe la limite ouest du finage; +40 hab. depuis 1999.

Le Luart (1 460 Luartais, 1 223 ha dont 247 de bois), 16 km SSO de La Ferté, est un gros village agrandi de lotissements dans un paysage boisé. Au SO, l’imposant château des années 1840 qui, avec son parc, forme un site classé de 46 ha, est un bel exemple de certaines traditions locales: il appartient à la famille Le Gras du Luart, dont le chef actuel, Roland, «exploitant agricole et forestier», fut sénateur (1977-2014), président du Conseil général de la Sarthe (198-2011), de la communauté de communes de l’Huisne sarthoise et du pays du Perche sarthois, et préside le Jockey-Club de Paris depuis 2014. Le finage est étiré vers le NE. La commune a une entreprise de construction des Maisons Lelièvre (35 sal.), assortie de plusieurs établissements spécialisés du même groupe: LCM (50 sal., maisons individuelles), LCRP (rénovation de pavillons, 40 sal.), couverture et charpente SCC (30 sal.), plâtrerie SPI (25 sal.), négoce de matériaux Sopromo (40 sal.), peinture et vitrerie SPO (40 sal.). Le village accueille un institut médico-pédagogique. La commune s’est accrue de 400 hab. depuis 1999 (+39%).

Bouër (330 Bouëriens, 1 200 ha dont 322 de bois), 16 km au sud de La Ferté, a un très petit village, dominé au sud par la double butte de Bouër (Turonien); tout au sud, haras de la Rivière; +150 après 1999 (+83%).

Sceaux-sur-Huisne (580 Scelléens, 1 176 ha) est à 12 km SSO de La Ferté sur la N23 (Voie de la Liberté) qui suit le bord gauche de la vallée de l’Huisne; église du 12e s. Elle a une grosse usine de charcuteries (rillettes) de la société Bahier (430 sal., du groupe coopératif sarthois de la Socopa) dont l’adresse apparaît parfois à Connerré, proche il est vrai (9 km). Le finage se partage entre la plaine de l’Huisne à l’ouest, où passe l’A11, et le bas plateau à l’est; château des Roches au SO. Le nombre d’habitants évolue peu.

Boëssé-le-Sec (640 Boësséens, 1 176 ha), 9 km SO de La Ferté, est dans un vallon qui débouche sur le côté droit de la vallée de l’Huisne. Le cours de l’Huisne fixe la limite orientale de la commune. Sur la rive droite se tient l’usine de cuivre centenaire Maurice Lego (110 sal.), souvent associée à La Ferté-Bernard mais située à 9 km au SO de la ville, proche de la voie ferrée Paris-Le Mans (arrêt). La commune a gagné 40 hab. après 1999.

Saint-Martin-des-Monts (190 Martinois, 572 ha) est à 7 km SO de La Ferté sur le versant droit de l’Huisne, dont le cours fixe la limite orientale du finage; la voie ferrée Paris-Le Mans frôle le petit village.

Villaines-la-Gonais (580 Villainois, 1 034 ha), 7 km SSO de La Ferté, sur la rive gauche de l’Huisne au débouché d’un vallon, s’orne au sud du château de Beauchamps (19e s. avec des restes du 17e s.), proche d’un élevage de cerfs (la Haie). Une aire de service de l’autoroute Océane, à l’est, a des restaurants Arche (50 et 25 sal.) du groupe Elior. La commune a gagné 140 hab. depuis 1999. La pointe sud-ouest du finage est au confluent de l’Huisne et de la Queue, laquelle fixe la limite méridionale de la commune.

Saint-Maixent (750 Saint-Maixentais, 2 248 ha dont 308 de bois), 15 km au sud de La Ferté-Bernard, est au bord de la Mitonnière, au sud de son finage et de la butte de Montbauge, sur le versant de laquelle se tient le château de la Grande-Maison; hameau de Saint-Quentin à l’est. La commune accueille une entreprise de main-d’œuvre intérimaire du groupe Ouest-Prestations (290 sal.) et une usine de viandes Atlantic Desoss (210 sal.); elle a gagné 80 hab. depuis 1999. Le finage est bordé au nord par le cours de la Queune.

Lamnay (990 Lamnaysiens, 2 209 ha dont 190 de bois), 9 km ONO de Montmirail, a un haras et une église ancienne, refaite au 16e s., avec peinture murale classée; magasin de livres Chapitre.com (30 sal.); sa population s’est accrue de 290 hab. depuis 1999 (+42%). Le village, étiré sur la D1, s’est augmenté d’un lotissement sur la croupe. Le finage dépasse au sud le tracé de la LGV, au-delà du bois des Poteries.

Champrond (70 Champronais, 598 ha), 5 km au SO de Montmirail et proche de Vibraye, est un minuscule village au bord de la Braye; le finage est traversé par la LGV; sa population s’est encore réduite de 70 hab. depuis 1999.

Montmirail (410 Montmiraillais, 1 253 ha) est un ancien chef-lieu de canton et de communauté de la Sarthe, 16 km au SE de La Ferté-Bernard. Juché sur une butte du Perche, Gouët, le village, ancien centre de cette baronnie, est en position défensive et a conservé son austère château du 15e s., remanié aux 16e et 18e s. et flanqué d’un parc, et qui sert de centre culturel, hippodrome à l’ouest. Son site, le château et des maisons anciennes en ont fait une «petite cité de caractère». La commune a atteint 1 000 hab. en 1841 puis s’est dépeuplée lentement; elle a encore perdu 60 hab. depuis 1999. Le village et sa butte sont à la limite orientale du finage, près de Melleray. Vers l’ouest, hippodrome et hameaux des Chennevris.

Melleray (450 Melleraysiens, 2 590 ha dont 586 de bois) est au pied de la butte de Montmirail à l’est, et son finage englobe au NE, sur le relief, la moitié de la forêt de Montmirail, qui est au point de contact de trois départements (Sarthe, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher). La LGV Atlantique traverse le finage au sud. La commune a perdu 50 hab. depuis 1999.

Gréez-sur-Roc (350 Grézois, 2 538 ha dont 420 de bois), 5 km au nord de Montmirail, est sur un promontoire du plateau turonien, avec un site archéologique. Le finage est accidenté à l’est et au sud, où pointent les deux buttes jumelles de la Garenne (227 et 222 m), dominant l’ancien château de la Pinellière (17e-18e s.). Le finage s’étire vers l’est, atteignant le point le plus oriental du département de la Sarthe, à la limite de l’Eure-et-Loir. La Braye passe juste à l’ouest du promontoire et du village.

Saint-Ulphace (230 hab., 1 598 ha dont 186 de bois) est à 8 km NNE de Montmirail dans l’un des vallons de tête de la Braye; église classée du 15e s. Le finage s’étire vers l’est le long de la limite départementale de l’Eure-et-Loir; au SO, château de Gemasse.

Théligny (220 Thélignois, 1 431 ha), 13 km à l’est de La Ferté, est un petit village dans le vallon de la Broye, à la fois limitrophe de l’Orne et de l’Eure-et-Loir. Le finage est traversé au nord par l’A11, qui y propose deux aires de repos (Théligny et Montmirail); château des Aulnaies au SO; +40 hab. depuis 1999.

Courgenard (510 Cosnelliens, 1 132 ha) est à 8 km NO de Montmirail, au pied des reliefs orientaux qui dominent de 100 m le village à la butte Saint-Fiacre; église classée du 12e s. L’A11 traverse le nord du finage; +40 hab. depuis 1999.

Saint-Jean-des-Échelles (260 Échellois, 1 064 ha dont 138 de bois) est à 8 km ONO de Montmirail, 8 km SSE de La Ferté. Au NE, le château de Courtangis a été édifié au 19e s. à la manière du 15e, avec douves. Au SE, le Châtaignier aux Pendus est un arbre remarquable qui se dresse isolé à un carrefour; hameaux et pistes hippiques de la Malpougère.

Cormes (920 Corméens, 1 900 ha), 5 km ESE de La Ferté, a une église des 11e et 16e s.; hameau de Congé à l’est. Le finage, limitrophe de l’Orne au NE, déborde au sud le tracé de l’A11 et partage avec Cherré son échangeur n°5; mécanique MGP (Pitois, 20 sal.). La commune n’a que 40 hab. de plus qu’en 1999


Cherré-Au

(2 730 hab., 3 037 ha), commune nouvelle de la sarthe, créée en 2019 par fusion entre Cherré et Cherreau, dans la communauté de l’Huisne Sarthoise. Cherré (1 800 Cherréens, 1 873 ha), en banlieue SE de La Ferté-Bernard, participe puissamment à son activité industrielle par l’usine de viandes et saucisses de la Socopa (Coopérative de la Mayenne puis de Landerneau), ce qui en fait l’une des dix plus grandes usines de la région; la Socopa a été acquise par le groupe Bigard et l’usine affiche 1 140 salariés. Cherré accueille aussi un spécialiste de meubles et aménagements intérieurs de maisons, bureaux et usines (Agem, 220 sal.), les cartonnages Pusterla (95 sal.), l’entreposage frigorifique SEL-Cherré (surgelés Thiriet, 65 sal.), métallerie Dorison (30 sal.), une fabrique d’équipements pour imprimeries (Recmi, 25 sal.); travaux publics Pigeon (110 sal.), maçonnerie Somare (30 sal.); comptabilité Segeca (20 sal.), hypermarché Leclerc (175 sal.) au nord à la limite de La Ferté. Le cours de la Queune fixe la limite méridionale de la commune. L’A11 Océane traverse le sud du finage; au SE, elle est assortie d’un échangeur à péage avec la D316 et la D1, et du parc d’activités du Coutier. L’usine de la Socopa est au sud-ouest, aux Bordes, sur la D323 (ex-N23, Voie de la Liberté). Au centre du finage sur une butte boisée, le beau château du Buisson (19e s.), avec parc et bois, a été légué à la Sorbonne et abrite une station de biologie végétale de l’université de Paris-VI, transformée en 1994 en conservatoire botanique, avec station de recherche et d’enseignement sous la tutelle du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Le château de Brisson (18e s.) est à l’ouest, sur le versant gauche de l’Huisne. Des restes gallo-romains ont été explorés dans la commune. Celle-ci avait 1 700 hab. au milieu du 19e s.; tombée à 700 à la suite d’une fusion avortée avec La Ferté, qui a réduit son territoire, elle n’en avait plus que 530 en 1975, avant de connaître une nouvelle croissance; elle a gagné encore 470 hab. depuis 1999 (+36%).

Cherreau (960 Cherreausiens, 1 164 ha) est à 2 km ENE de La Ferté dans un vallon. Le finage atteint au NO la rive gauche de l’Huisne, où se voient les restes de l’ancienne abbaye de la Plisse (ou Pelice, ou Plesse). Sur la D323 à la sortie nord de La Ferté, Intermarché (40 sal.); nettoyage Yso (45 sal.); château de la Sorie et bois de la Plesse sur une butte au nord. Cherreau touche à l’est à la limite de l’Orne; elle a gagné 220 hab. depuis 1999.


Ferté-Bernard (La)

(9 190 Fertois, 1 496 ha) est un ancien chef-lieu de canton de la Sarthe dans l’arrondissement de Mamers, 24 km SSE de Mamers. La ville est née d’un château au 11e siècle et a été bâtie dans les marais de l’Huisne, ce qui en fait l’une des nombreuses «venises» françaises et lui a valu jadis tissages et tanneries. Dans un site classé sur 34 ha, elle s’orne d’une église flamboyante de la fin du 15e siècle et de halles fermées des 15e-16e s., qui ont été rénovées; une porte Saint-Julien (15e s.) subsiste de l’ancienne enceinte, et quelques restes signalent le château, souvent remanié; nombreuses maisons anciennes, certaines à pans de bois. La ville a un centre hospitalier (70 lits), lycée polyvalent et professionnel et collège publics, lycée et collège catholiques, lycée professionnel agricole catholique; maison de retraite (Le Foulon, 50 sal.); hippodrome et haras, plan d’eau sur l’Huisne avec base de loisirs et camping, gare; festival Arts et technologies (Artec), un aérodrome un peu au sud à Cherré. Le finage est peu étendu à l’est de l’Huisne; au sud, grand étang de sablière dans la Prairie des Ajeux, zones d’activités du Port et de la Monge; au NO, le plateau de Saint-Antoine-de-Rochefort est très urbanisé, avec une autre zone d’activités.

La Ferté reste active dans l’industrie, avec un tableau impressionnant représentatif des glissements du travail vers la main-d’œuvre de l’Ouest. En mécanique et électricité se signalent les usines Visteon Johnson Controls (circuits pour automobiles, 390 sal.), Delta Composants (fils métalliques, 110 sal., ex-CFSE), Applimo (appareils électriques, 110 sal.), Faure-Herman (appareils de comptage de fluides, 70 sal.); machines à emballer Serac (190 sal.) et ingénierie Supply & Support du même groupe (60 sal.); moules et outillages Chastagner-Delaize (100 sal.), matériel de désenfumage Dupuy (30 sal.), appareils d’éclairage Securlite (25 sal.), Toutefois, l’usine de connecteurs de télécommunications Areva (FCI ex-Framatome, 350 sal. en 2005), a fermé en 2009.

S’y ajoutent l’informatique Segilog (160 sal., logiciels), les fabrications de connecteurs électriques Souriau (85 sal.), d’ampoules pharmaceutiques Sotapharm (80 sal.), de capsules pour cosmétiques et pharmacie JDC (95 sal.); reliure Façonnage du Perche (45 sal.), Reliure Industrielle de la Sarthe (20 sal.), emballages plastiques Eliopack (40 sal.), articles en caoutchouc (Tupi, 25 sal.). En agro-alimentaire apparaissent, outre le gros abattoir de Cherré, les viandes et salaisons Prestige de la Sarthe (90 sal.); le bâtiment est représenté par les travaux publics Fléchard (30 sal.).

Dans le commerce et les transports se signalent des négoces d’équipements pour automobiles Bosch (110 sal.), d’emballages (Unisleeve, 75 sal.), de quincaillerie (Thoreau-Gitem, 40 sal.), d’alimentation Provinces et Traditions (30 sal.); supermarché Carrefour (45 sal.); les autocars Mauger (80 sal.); dans les services, comptabilité Fiteco (55 sal.), aide à domicile Bien Vivre Chez Soi (25 sal.) et O2Le Mans (25 sal.); La Poste (65 sal.); un centre d’aide par le travail.

La population communale était de 2 600 hab. entre 1840 et 1880; elle est brusquement passée à 6 200 en 1886 à la suite de l’intégration des communes voisines de Cherré et Saint-Antoine-de-Rochefort; Cherré a presque aussitôt retrouvé son indépendance (1888) quoique non sans réduction de surface, mais Saint-Antoine est restée et forme la partie de rive droite de l’agglomération, avec la gare et l’hippodrome. La population s’est ensuite abaissée à 4 500 hab. en 1926 (sdc), puis a connu une belle croissance de 1960 à 1980, avant de diminuer un peu; elle aurait perdu 590 hab. depuis 1999.

La Ferté-Bernard est le siège de la communauté de communes de l’Huisne sarthoise, groupement de 34 communes et 28 900 hab. (46 790 ha), et le bureau du nouveau canton de La Ferté-Bernard (25 communes, 24 800 hab.). La ville se voit attribuer par l’Insee une unité urbaine de 11 600 hab., (3 communes avec Cherré et Cherreau) une aire urbaine de 21 000 hab. (21 communes). Le nouveau canton de La Ferté-Bernard a 25 communes, 24 800 hab.