Agen

(34 570 Agenais, 1 149 ha) est la préfecture du Lot-et-Garonne, sur la Garonne et le canal latéral, à mi-distance de Toulouse et Bordeaux. Elle a commencé par l’ancien oppidum celtique Aginnum, chef-lieu des Nitiobriges, et dont le nom semble venir du gaulois agino, hauteur; puis elle s’est étendue comme ville gallo-romaine dans la plaine; un évêché y est apparu au 10e siècle. Le centre est connu pour sa cathédrale, plusieurs beaux hôtels particuliers des 16e et 17e formant le musée des Beaux-arts (avec des Goya), deux théâtres et un festival du théâtre; parc des expositions, pont-canal et promenade du Gravier le long du fleuve.

Les fonctions de préfecture et de métropole départementale lui apportent un centre hospitalier public de 420 lits et 1 400 emplois, un hôpital privé (Saint-Lazare, 300 sal.) et des cliniques dont Esquirol (510 sal.), des maisons de retraite dont Orpea (50 sal.), Domusvivendi (les Remparts, 50 sal.; Tiers Temps, 35 sal.), plusieurs lycées et collèges publics et privés. L’activité productive de l’agglomération est marquée par l’industrie pharmaceutique et alimentaire. Le principal employeur est l’ensemble UPSA, établi depuis 1935 et appartenant maintenant au groupe Bristol-Myers-Squibb, qui emploie 410 sal. et estime induire 4 000 autres emplois par sa présence. Mais les ateliers sont plus nombreux dans les communes de banlieue qu’à Agen même, qui n’a guère en propre que l’Atelier de bobinages électriques (60 sal.); cafés et confiseries Le Temps des Cerises (90 sal.); conditionnement Apiha (75 sal.); plâtrerie Moretti (45 sal.), constructions Fayat (30 sal.), installations électriques Electromontage (60 sal.), traitement des eaux Eau et Ozone (Veolia, 70 sal.), blanchisserie RLD (35 sal.).

Dans les commerces et services, un Intermarché (200 sal.) et des magasins comme les Galeries Lafayette (45 sal.), Metro (60 sal.), Conforama (35 sal.), librairie Marti Delbert (25 sal.); négoces alimentaire Fromafruit (45 sal.), d’électricité Enedis (130 sal.), de gaz GDF (60 sal.) et GNVert (30 sal.), de quincaillerie Cogex (60 sal.); distribution pharmaceutique Cerp (30 sal.); aide à domicile APR (65 sal.) et Domicil+ (40 sal.); gestion immobilière OPHLM (80 sal.) et Ciliopée (75 sal.), banque Société Générale (30 sal.); travail temporaire Adecco (170 sal.), Astone (85 sal.); télécommunications Orange (200 sal.), transports Monetta (40 sal.), Satar (45 sal.), Guéry (35 sal.),Trans Galloper (330 sal.), autocars Pascal (60 sal.), SNCF (30 sal.).

Agen accueille aussi plusieurs antennes universitaires décentralisées de Bordeaux (dont un IUT), avec résidence et restaurant universitaires, et l’École nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP), ainsi qu’un lycée agricole privé. Le Sporting Union Agenais (45 sal.) est un club réputé en rugby à XV. La population de la commune a longtemps été en croissance modérée: elle atteignait 25 000 hab. dans les années 1930 et a culminé en 1968 à 35 000; elle diminué ensuite, puis augmenté de 2 390 hab. depuis 1999.

La ville anime une communauté d’agglomération de 96 600 hab. et 31 communes; v. Agen (Agglomération d’). L’unité urbaine Insee est donnée pour 81 000 hab. (16 communes, 22 400 ha, 78e de France), l’aire urbaine pour 113 000 hab. (64 communes, 95 000 ha, 85e de France). L’arrondissement d’Agen a 120 660 hab., 71 communes. Quatre cantons portent le nom d’Agen, associant sept communes à des fractions de celle d’Agen. L’aéroport (Agen-la Garenne, à Estillac), dont le Conseil général est le principal propriétaire, bénéficie d’une ligne régulière vers Paris (3 allers-retours quotidiens), assurée par Hop! avec des ATR. De catégorie C, avec piste de 2 165 m, il voit passer environ 40 000 passagers par an; plus de 30 000 mouvements, dont 1 500 commerciaux, 8 000 voyages privés, 22 000 locaux (aéroclub). Une école de formation de pilotes (Airways) y est installée. Dans l’agglomération au sud d’Agen, le technoparc dit «Agropole», avec pépinière d’entreprises et centre de ressources, a reçu 70 établissements sur 70 ha; un marché d’intérêt national fonctionne à Boé.

Le pruneau d’Agen

Le pruneau d’Agen est une prune séchée, d’assez longue conservation. Il semble que les moines de Clairac, dès le 13e s., aient réussi à croiser par greffage un prunier local avec le prunier de Damas, rapporté d’Orient par les Croisés: d’où le nom de prune d’ente associé à cette production. D’abord séchée au soleil, la prune l’a été ensuite dans des fours ou des étuves. La marine marchande fut un grand consommateur de pruneaux au 19e siècle, Agen étant alors leur principal port d’expédition. Le séchage se fait de nos jours dans des tunnels: il y faut environ 20 heures à 75 °C. La profession compte 2 250 producteurs, dont environ mille ont leur propre tunnel (deux tiers de la production), les autres utilisant l’un des 200 fours collectifs (coopératifs ou privés). Il existe 8 groupements de producteurs (4 coopératives et 4 syndicats) et 22 transformateurs privés. En fait, la principale aire de production n’est pas à Agen mais autour de Villeneuve-sur-Lot, où se trouve le Bureau interprofessionnel.