Autunois Morvan (communauté de communes du Grand)

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intercommunalité de Saône-et-Loire associant 55 communes et 36 300 hab. sur 125 230 ha. Autun (siège), Étang-sur-Arroux et Épinac ont plus de 2 000 hab.

Broye (780 Broyants, 2 839 ha dont 1 527 de bois), 14 km au sud d’Autun, a son village en trois quartiers distincts au confluent du Mesvrin et du Rançon, affluent de droite. Au nord, le relief monte en direction d’Autun et culmine à 668 m au Signal de Montjeu qui domine le château de Montjeu (17e et 18e s.), connu pour son vaste parc à la française attribué à Le Nôtre. Juste au nord du village, château et chalets du Mont-d’Arnaud avec un jardin d’hiver (19e s.) et château de Prelay; tout à l’est, juste au-dessus du hameau de Chapey, site mégalithique des Pierres aux Saints. La commune a eu jusqu’à 1 300 hab. en 1900 et a atteint son étiage en 1999 avec 700 hab.

Mesvres (790 Mesvriens, 2 346 ha dont 599 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 15 km au SSO d’Autun, 5 km à l’est d’Étang-sur-Arroux, et une commune de plaine dans la vallée du Mesvrin, affluent de gauche de l’Arroux, sur la voie ferrée de Cercy au Creusot; maisons anciennes, village fleuri, élevage de lamas et d’alpagas. Le finage monte au SE dans le Bois de la Certenue, atteignant 646 m sur la butte du même nom, qui porte une chapelle. La population de la commune a diminué constamment depuis 1896 (-70 hab. après 1999).

La Chapelle-sous-Uchon (190 hab., 1 659 ha dont 353 de bois), 19 km SSO d’Autun, est juste au sud de Mesvres et au nord d’Uchon. Son finage est accidenté, avec de très petits hameaux.

Uchon (100 Uchonnais, 1 186 ha dont 667 de bois), 22 km SSO d’Autun est un «village de caractère» sans village aucun, d’habitat totalement dispersé, qui se signale par un chaos de boules granitiques avec les Rochers du Carnaval et le mont Julien (638 m, panorama, site de vol libre), et abrite un monastère orthodoxe. Le relief culmine à 681 m au Signal d’Uchon; plusieurs étangs à l’est. La commune a eu plus de 700 hab. au 19e siècle.

La Tagnière (230 hab., 3 407 ha dont 1 052 de bois), 25 km SSO d’Autun, a un petit village à la tête d’un affluent de l’Arroux, orné de l’étang d’Airy (11 ha). Son finage atteint à l’ouest le pied du versant oriental de l’Arroux; près du village, châteaux de Champignolle (17e, jardin paysager) et de Trélague (16e avec donjon et jardin paysager). Le relief monte à 655 m à l’est; camping tout au sud.

Dettey (81 Detteyens, 2 250 ha dont 505 de bois), 29 km SSO d’Autun, perche son petit village à 527 m au sommet d’une butte du massif ancien; plusieurs petits étangs au NE.

Saint-Eugène (160 hab., 3 527 ha dont 599 de bois), 32 km SSO d’Autun, a son petit village sur une colline; des étangs au NE, où le finage avance une longue excroissance entre les finages de La Tagnière et de Charmoy.

La Boulaye (100 Boulayains, 1 386 ha dont 508 de bois), 34 km SO d’Autun, est dans la vallée de l’Arroux au bord de la D994, 7 km au nord de Toulon-sur-Arroux, sans village. Au nord a été construite une lamaserie, dotée d’un «temple des mille bouddhas» à l’architecture insolite en ces lieux, et très visité (plus de 60 000 passages par an); juste à côté, la communauté de communes a réaménagé en hôtellerie un château du 19e s., qui fut propriété du maître de forges Eugène Schneider. Le finage a une extension vers le sud-est au-delà de la crête de la Louère, qui atteint 480 m.

Charbonnat (250 Charbonnatois, 2 223 ha dont 145 de bois), 31 km SO d’Autun, a son village sur la rive gauche d’un méandre de l’Arroux au pied d’une large butte nommée la Montagne (383 m). La D994 traverse le finage à l’est dans les collines; étang de Chevannes (9 ha) au sud. Le finage, étréci en son milieu à la traversée de l’Arroux, s’étend vers l’ouest, où il atteint la limite de la Nièvre.

Thil-sur-Arroux (130 Thillois, 1 344 ha), 32 km SO d’Autun, n’est que longée par l’Arroux au sud-est et n’a pas de village; nombreux petits étangs, un camping. Le relief s’élève à l’ouest, le long de la limite départementale où il atteint 477 m.

Saint-Nizier-sur-Arroux (130 hab., 1 016 ha), 28 km SO d’Autun, a un petit village sur la rive gauche de l’Arroux, avec un camping. Le finage s’étend surtout dans la vallée de l’Arroux vers l’amont, de part et d’autre de la D994.

Saint-Didier-sur-Arroux (240 hab., 2 794 ha dont 340 de bois), 26 km SO d’Autun, 8 km au SO d’Étang-sur-Arroux, étire son village à la crête d’une colline. Au nord en contrebas s’étend le grand étang de Bossons (40 ha) drainé vers la Braconne, affluent de l’Arroux, qui limite le finage au nord-est. La voie ferrée de Cercy au Creusot longe l’étang au nord en traversant la commune. Au nord-ouest, la D681 fixe la limite de la commune et du département, qui court ensuite vers le sud-ouest suit la crête du Mont Dône vers 500 m. La population a baissé de 40 hab. depuis 1999.

La Comelle (230 Comellois, 2 273 ha dont 328 de bois), 21 km SO d’Autun, 9 km ONO d’Étang-sur-Arroux, aligne ses maisons sur le flanc oriental de la butte nommée Montagne de la Garde (445 m). Le finage est limité au sud par la Braconne et traversé par la D681. Au NO, château (14e et 18e) et hameaux du Jeu, partie de l’étang de Poisson.

Saint-Léger-sous-Beuvray (390 Léodégariens, 3 497 ha dont 1 253 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 21 km OSO d’Autun, au pied du mont Beuvray et dans le parc du Morvan à la limite du département de la Nièvre. Le village, qui fut Beuvremont sous la Révolution, a eu 1 500 hab. vers 1900 et sa population continue de décroître. Il s’est reconverti dans le tourisme, devenant «station verte de vacances», mettant en valeur sa belle place centrale triangulaire et surtout les ressources du mont Beuvray; maison du Beuvray, musée de Bibracte et de la civilisation celtique, festival archéologique; manoirs et anciennes maisons fortes aux environs; un petit atelier de mécanique. La commune contient officiellement au NO le Mont Beuvray (821 m) et l’oppidum de Bibracte, accessible par deux petites routes séparées, mais le site archéologique est dans le département voisin à Glux-en-Glenne. Au sud du finage, étang de Poisson (25 ha). La population a diminué de 140 hab. depuis 1999 (plus d’un quart).

Laizy (600 hab., 3 118 ha dont 276 de bois), 13 km SO d’Autun 6 km au nord d’Étang-sur-Arroux, a son village sur la rive gauche de l’Arroux. Les D944 et 681 traversent le finage dans la plaine à l’ouest de la rivière. Le relief monte à 501 m au NO. La population a 70 hab. de moins qu’en 1999.

Brion (310 Brionnais, 1 657 ha dont 517 de bois), 12 km SO d’Autun, est sans village, la mairie est isolée à un petit carrefour; une enfilade d’étangs au sud. Le relief s’élève au nord et surtout à l’est, où il atteint 658 m à la Montagne de Guénand; au pied de celle-ci est apparu un lotissement résidentiel le long de la D46. La population a baissé de 70 hab. après 1999.

Nord-ouest

Monthelon (400 Monthelonnais, 2 457 ha dont 265 de bois), 7 km à l’ouest d’Autun, est traversée par la D681. L’Arroux fixe la limite sud de son finage et y reçoit la Celle et le Méchet qui descend des hauteurs du NO; mais la commune est entièrement en plaine. Elle s’est accrue de 110 hab. depuis 1999 (+38%).

La Grande-Verrière (570 Potenais, 4 654 ha dont 2 282 de bois), 15 km à l’ouest d’Autun, est dans les reliefs de la partie orientale du massif du Morvan. Le petit village est au bord du Méchet, affluent de l’Arroux. Le relief monte à 718 m au nord-ouest; quelques hameaux dispersés, site des Rochers de Glenne au NO du village.

Saint-Prix (230 hab., 3 414 ha dont 2 229 de bois), 22 km à l’ouest d’Autun, est limitrophe de la Nièvre, juste au nord du Mont Beuvray. La commune contient au NO le sommet et la petite réserve du Haut Folin (901 m), point culminant du Morvan, en forêt. À l’ouest du Haut Folin, une extension du finage contient la forêt domaniale de Saint-Prix, et, atteignant le haut cours de l’Yonne, sépare presque complètement Glux-en-Glenne du reste de la communauté de communes de Château-Chinon (Nièvre); site de ski nordique sur la route forestière du Bois du Roi (D500). Le petit village est sur le flanc droit de la haute vallée du Méchet.

Roussillon-en-Morvan (280 hab., 3 059 ha dont 2 032 de bois), 19 km ONO d’Autun, a son village à 538 m d’altitude. Le finage, limitrophe de la Nièvre à l’ouest, est traversé au sud par la haute vallée de la Canche, et au centre par la D978, qui la rejoint au sud du village juste en aval des gorges et du Saut de la Canche (site protégé). Le relief monte à 813 m au SO dans la forêt de Folin. Quelques hameaux sur le plateau au NE du village, où se suivent les tracés d’anciennes voies dites gauloise et romaine. La population a baissé de 40 hab. depuis 1999; en-Morvan a été ajouté au nom en 1933.

La Petite-Verrière (53 hab., 988 ha dont 674 de bois), 17 km NO d’Autun, a pour axe la vallée de la Chaloire, qui rejoint la Canche à La Celle-en-Morvan. Le petit finage monte à 651 m au NE au Lucheron.

Anost (750 hab., 5 191 ha dont 3 201 de bois), 25 km NO d’Autun est une station estivale, «station verte de vacances» dans la vallée du Corterin, à 472 m, accompagnée des hameaux de Joux et Varin; on y célèbre en août une fête de la vielle; écomusées, camping. Hameaux de Bussy au SO du village, de Corcelles tout au sud; à l’ouest, Maquis Socrate (stèle). Le finage communal est très boisé et limitrophe de la Nièvre au nord et à l’ouest et dépasse 700 m d’altitude (751 m à la Forêt des Prés). La Cure a sa source au NO, à 721 m, au passage d’une voie ancienne supposée romaine qui suit la ligne de partage des eaux entre Seine et Loire. Au sud, site des Roches de Velée (escalade). La population a augmenté de 50 hab. depuis 1999.

Cussy-en-Morvan (400 Cussyssois, 3 477 ha dont 1 713 de bois), 22 km NO d’Autun, est dans la haute vallée du Chalain, nommé ici le Grand Vernet, à 475 m. Au nord, le finage touche à la limite de la Nièvre, et se trouve limitrophe de la Côte-d’Or par l’intercession de l’enclave de Ménessaire; camping à l’est au petit hameau de Faye, plusieurs hameaux dispersés; au SO, le hameau-rue de Montcimet, sur une crête à 557 m, est partagé avec Anost. Au sud-est, une extension en quasi-enclave, elle-même prolongée par une queue, contient le hameau de Frétoy. La population a 70 hab. de moins qu’en 1999.

Chissey-en-Morvan (280 Chisséens, 2 990 ha dont 1 260 de bois), 21 km NNO d’Autun, a un très petit village dans la vallée du Ternin, sur la D980. Son finage est limitrophe de la Nièvre au nord, et deux fois de la Côte-d’Or, par l’enclave de Ménessaire et trois communes des environs de Liernais. Le relief atteint 601 m à l’ouest.

Lucenay-l’Évêque (320 Lucenois, 2 536 ha dont 1 323 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 17 km NNO d’Autun dans la vallée encaissée du Ternin. La commune se dépeuple depuis le 19e s., où elle avait atteint 1 200 hab. Elle est limitrophe de la Côte-d’Or. À l’est, sa limite suit une voie ancienne sinueuse, vers 520 m d’altitude; hameau et château de Visigneux (19e) au NE. La commune a 70 hab. de moins qu’en 1999.

Barnay (100 Barnaysiens, 1 540 ha dont 653 de bois), 19 km NNE d’Autun, est dans la vallée du Trévoux, que suit la D4. La commune est limitrophe de la Côte-d’Or au nord et à l’est et son finage est borné au NO par la voie romaine de Lucenay; étang du Moulin au nord.

Reclesne (340 Reclesnois, 2 083 ha dont 390 de bois), 11 km NNO d’Autun, a son village au pied des reliefs à la limite de la plaine d’Autun. Le finage est accidenté et boisé au NE, où il s’élève à 545 m.

Sommant (220 hab., 2 057 ha dont 1 137 de bois), 14 km NNO d’Autun, est dans un petit bassin de confluence de la vallée du Ternin; camping. Le relief monte à 654 m au NO au Haut Siron.

La Celle-en-Morvan (490 Cellois, 2 017 ha dont 1 004 de bois), 13 km NO d’Autun, a un village étendu aux maisons très espacées dans le bassin de confluence de la Canche et de la Chaloire, donnant la Celle, qui conflue avec l’Arroux à l’aval d’Autun. La D978 traverse l’ensemble; camping. Le relief monte à 572 m à l’ouest dans le bois de Narvau. Le nom était La Selle jusqu’en 1961, mais la nouvelle orthographe serait plus conforme à l’origine, qui viendrait d’un ermitage et non d’un château. Le nom de la rivière a été modifié de la même façon.

Tavernay (510 hab., 2 556 ha dont 602 de bois), 10 km NNO d’Autun, est une commune de plaine, qui n’a qu’un embryon de village au bord du Ternin; à l’est, le hameau de Chambois est plus étoffé, ainsi qu’au sud celui de la Comaille, sur le D978.

Saint-Forgeot (490 Saint-Féréoliens, 1 596 ha dont 290 de bois), 7 km au nord d’Autun, n’a pas de véritable village. Tout au sud se remarquent les gros terrils de la Porte d’Autun, avec juste au nord la cité ouvrière des Longs Bois, témoins du passé minier d’Autun; ils s’accompagnent d’une petite zone d’activités: fabrique de matelas MLI (Veldeman, belge, 40 sal.), une fabrique de gants de sécurité Honeywell (issue du groupe Bacou-Dalloz, 35 sal.). L’Arroux longe le finage à l’est, le Ternin recoupe un appendice au SO. La D980 suit une ancienne voie romaine, qui traverse tout le finage du sud au nord.

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Igornay (550 hab., 2 171 ha dont 859 de bois), 15 km NNE d’Autun, est limitrophe de la Côte-d’Or et traversée par l’Arroux, qui y reçoit à droite le Trévoux et à gauche, au sud, la Lacanche. Le village est sur la rive gauche de l’Arroux au pied des reliefs de collines couvertes par le Bois du Grand Bessay, qui monte à 481 m dans les terrains du Carbonifère. La D681 et la LGV traversent le finage en entrant par l’Arroux; +40 hab. depuis 1999.

Cordesse (200 Cordessiens, 1 052 ha dont 215 de bois), 12 km NNE d’Autun, est dans la plaine de l’Arroux, traversée par la D681 rectiligne et par la voie ferrée d’Autun à Saulieu; traces de voie romaine au nord; +50 hab. depuis 1999.

Dracy-Saint-Loup (590 hab., 2 120 ha dont 257 de bois), 10 km NNE d’Autun, est une commune de plaine. Le village est sur la rive gauche de l’Arroux, qui reçoit un peu en aval la Drée; il s’accompagne d’un gros château du 17e. Le finage est traversé à l’ouest par la D681, à l’est par la voie ferrée vers Saulieu; une ancienne bifurcation vers l’est est devenue voie verte. Au NO, le finage est borné par l’ancienne voie romaine; au NE, il est traversé par la LGV. La population a 50 hab. de moins qu’en 1999.

Curgy (1 190 Curgéens, 3 158 ha dont 465 de bois), 9 km ENE d’Autun, a un finage complexe. Il monte au sud sur le massif ancien, jusqu’à 519 m dans le Bois de la Tour au-dessus du hameau de Drousson; au pied, la D973 le traverse en empruntant le vallon du ruisseau de la Chapelle. Au centre, un lambeau de plateau permien très découpé a fixé sur ses flancs sinueux l’essentiel de l’habitat, le village au sud et toute une série de petits hameaux dans ses replis. Au nord, le finage est dans la plaine de la Drée, que traverse la LGV à la limite de la commune. Une ancienne voie romaine se suit à l’ouest, allant d’Autun en direction de Dijon. La population a crû de 1962 (750 hab.) à 1999.

Saint-Léger-du-Bois (550 Lendgariens, 2 126 ha, 14 km NE d’Autun), est limitrophe de la Côte-d’Or. Son petit village est au bord de la Drée, dominé par la butte à toit plat du Mont Frivaut (411 m), reste d’une table de terrains permotriasiques. Au nord et à l’est de ce relief sont les deux gros hameaux de Moloy, plus peuplés que le village; des restes d’une ancienne mine se voient à l’est de celui-ci. Vers l’ouest, une bande de collines du Permien sépare les vallées de la Drée au sud, de Lacanche au nord. Le hameau de Champhalin est dans la première, celui de Lally dans la seconde, avec un château du 14e. La LGV traverse la commune au sud-est.

Sully (510 Sullysiens, 3 184 ha dont 1 206 de bois), 16 km ENE d’Autun, a un finage d’axe SO-NE qui atteint la limite de la Côte-d’Or au nord. Le village s’étale dans la plaine de la Drée, au bord de laquelle est le fort gros château de Sully (16e au 19e), à douves en eau, aux curieuses tours d’angle en losange avec un beau parc et un potager (10 000 visiteurs/an). Au nord, les hameaux de Bouton et Morgelle sont au pied des reliefs permotriasiques qui atteignent 431 m. La LGV et la D973 traversent le finage au sud; au-delà, le relief monte à 519 m dans la forêt domaniale des Battées. La population a 60 hab. de moins qu’en 1999.

Auxy (960 Alciens, 3 698 ha dont 1 858 de bois), 9 km à l’est d’Autun sur la route de Chalon (D978), s’étend sur le plateau ancien recouvert d’une pellicule de terrains triasiques. Le finage englobe à l’ouest le Bois de Montchauvoise, à l’est la forêt domaniale de Pierre Luzière. Le vieux village, à 518 m, un peu à l’écart de la route, a un tilleul remarquable dit Henri IV; l’habitat s’est dispersé tout autour et surtout le long de la route; la population a crû en effet par périurbanisation (540 hab. en 1975) mais a perdu 110 hab. depuis 1999.

Antully (860 Pilavoines, 3 713 ha dont 1 551 de bois), 13 km SE d’Autun, est sur plateau d’Auxy au sud. Le finage est traversé à l’ouest par la D680 et, au-delà, contient une partie de la forêt domaniale de Planoise; plusieurs étangs au sud, dont la Noue (28 ha). L’habitat est passablement dispersé; le petit village, un peu à l’écart au centre du finage à 544 m d’altitude, a aussi son tilleul classé. La commune avait 640 hab. en 1975, contre1 600 hab. vers 1900; elle est stable depuis 1999.

Saint-Émiland (350 hab., 2 390 ha dont 960 de bois), 16 km ESE d’Autun sur la route d’Autun (D978) à 9 km ONO de Couches, à 435 m, est assortie d’un étang d’ancienne forge (15 ha). Au nord, dans la vallée encaissée d’un affluent de la Drée, l’étang de barrage du Pont du Roi (45 ha, 2 200 m de long, à 423 m) est partagé avec Auxy et Tintry. Le finage est traversé du nord au sud par la LGV, d’ONO à l’ESE par la D978, dans un environnement boisé où se cache, au nord, le menhir de la Pierre Guénachère. Au SE s’isole le château d’Épiry, médiéval à quatre tours rondes.

Saint-Martin-de-Commune (110 hab., 1 457 ha dont 370 de bois), 19 km ESE d’Autun, est une commune d’habitat dispersé. La mairie est au hameau de Quincy, tout au NO; Saint-Martin n’a que quelques maisons au centre près du bois des Riaux; au nord, château de Digoine dans la vallée de la Digoine, branche supérieure de la Drée. La D978 traverse le finage au sud.

Tintry (80 Tintrysiens, 966 ha dont 369 de bois), 20 km ESE d’Autun, a un finage d’habitat dispersé, encadré par les deux branches supérieures de la Drée et traversé par la LGV qui, au nord, franchit la vallée de la Digoine par un viaduc de 425 m; lac de barrage du Pont du Roi au sud-ouest.

Morlet (63 Morletains, 669 ha),18 km à l’est d’Autun, a un petit finage de plateau borné au sud par la vallée encaissée de la Digoine où se trouve, à la pointe sud, le château de Frétoy (19e, réceptions de groupes). Le reste de l’habitat est rassemblé sur le plateau, avec un château de toutes époques depuis le 13e, à tours rondes et carrées.

Collonge-la-Madeleine (47 hab., 529 ha dont 124 de bois), 20 km à l’est d’Autun, a un petit finage de plateau avec son village au centre; la Digoine limite le finage au SO; petits bois en périphérie.

Saisy (350 hab., 1 712 ha dont 224 de bois), 21 km à l’est d’Autun, au SE d’Épinac, est traversée du SE au NO par la Miette, qui y a sa source. Le village est dans sa vallée. Quelques hameaux l’entourent: la Vesvre de Saisy à l’ouest, la Forêt au nord, Changey au NE, Sivry au SE; château de la Tour tout à l’est. Le finage est limitrophe de la Côte-d’Or au nord et à l’est; il est traversé par la D973; il l’était aussi par une voie ferrée d’Autun à Changy, pourvue à l’est d’un tunnel de 1 270 m.

Épertully (62 Épertullais, 336 ha), 28 km à l’est d’Autun, est une bien petite commune à la limite de la Côte-d’Or, frôlée au nord par la D973. Le village est sur une croupe à 400 m, assorti de quelques vignes sur le versant sud.

Saint-Gervais-sur-Couches (200 hab., 2 047 ha dont 260 de bois), 26 km ESE d’Autun, est sur le rebord oriental du plateau, dominant le double escarpement de faille et le hameau de Viécourt; hameau de Vergennes au sud, de Sauturne à la limite SO du finage.

Créot (84 Créotiens, 217 ha), 29 km ESE d’Autun, est à la tête d’un petit vallon au pied de l’escarpement, avec une queue qui atteint le village de Paris-l’Hôpital.

Dracy-lès-Couches (160 Dracéens, 827 ha dont 204 de bois), 25 km ESE d’Autun, a son village dans le vallon en cirque des têtes de la Petite Vielle qui entame le plateau, mais néanmoins perché au-dessus du talus de faille. Juste au NE sous le mont Dracy, le versant exposé au sud porte 61 ha de vignes. À l’ouest, le finage a une extension sur le plateau, qui va même un peu au-delà de la haute vallée de la Digoine.

Saint-Maurice-lès-Couches (200 Couchimauriciens, 469 ha), 28 km ESE d’Autun, 3 km NE de Couches étale ses maisons dans le bassin de confluence de la Petite Vielle et du Bouhy, qui vient du nord. Le très petit centre avec mairie et école est sur la D1, entouré des hameaux de Marchet au nord, Corcelles au sud et Bouhy à l’est, sous un grand versant viticole; 62 ha de vignes; + 40 hab. après 1999.

Couches (1 380 Couchois, 1 962 ha dont 197 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 25 km SE d’Autun et 28 km NO de Chalon, dans les collines fortement découpées en arrière de l’escarpement de faille qui va du Creusot à Santenay. Le village, issu d’un monastère du 9e s., assez pittoresque par ses maisons anciennes, s’étire sur 2,5 km le long de la D978 au-dessus du cours encaissé de la Vielle. Il est dominé au NO par le château perché de Montpatey, et atteint à l’est le hameau du Château de Couches qui abrite le solide château (15e s.) dit de Marguerite de Bourgogne, attirant plus de 10 000 visiteurs par an; un collège public, un atelier d’emballage de carton de luxe de la parfumerie Palluel (B-Pack, 45 sal.); un camping en amont. Jadis Couches fut un lieu d’extraction de minerai de fer; elle s’est nommée de ce fait Couches-les-Mines en 1853, puis a abandonné cette appellation un siècle après, en 1955. Au sud, le finage contient plusieurs hameaux, Éguilly, Origny, les Foisons et Chalencey, qui étaient liés aux mines Schneider. La limite septentrionale du finage suit un Chemin des Romains. Au NO, une extension du finage contient le hameau de Mardor, à la source de la Digoine, dont le château (18e-19e), à 430 m, abritait un gros établissement de rééducation et soins de suite de la Croix-Rouge (130 emplois), qui a été transféré à Chalon en 2019. Sa population ne cessait de diminuer depuis les 3 000 hab. de 1881 (-60 hab. après 1999). La commune cultive 79 ha de vignes.

Le Couchois apparaît comme un vignoble d’arrière-pays (AOC bourgogne-côtes-du-couchois), sur 360 ha dont 245 en production, fournissant environ annuellement 10 000 hl de bourgogne rouge, 7 000 de passe-tout-grains, un peu d’aligoté, de blanc et de crémant.

Saint-Jean-de-Trézy (380 Trézijeannois, 1 110 ha dont 149 de bois, 44 de vignes), 30 km SE d’Autun, est au pied du relief au sud de Couches et atteint à l’est le cours de la Dheune, que suit une voie ferrée. La D978 frôle finage au NE. Trézy est un hameau au NE, Précelles un autre au nord, proche des vignes qui tapissent l’escarpement montant vers Couches. La population a augmenté de 90 hab. depuis 1999 (+31%).