Dordogne (la)

rivière dont la source est dans les monts Dore près du puy de Sancy, et qui traverse le sud-est du Limousin, dans le sens général NE-SO. Elle a 475 km de long pour un bassin de 24 500 km2 et un débit moyen de 400 m3/s en aval. Elle aborde la région par le confluent du Chavanon et le lac de barrage de Bort, qui occupe 17 km de sa profonde vallée. Après Bort-les-Orgues, elle tourne vers l’ouest et fait un grand virage sous Liginiac, dans de belles gorges étroites où a été construit le barrage de Marèges. Elle continue en gorge vers le sud-ouest, par le lac de barrage de l’Aigle, dont le lac s’étire sur près de 20 km et que longe la route touristique des Ajustants. Jusque-là, son cours a servi de limite entre les régions Auvergne et Limousin, mais au hameau de Spontour la Dordogne pénètre enfin dans la région dite Nouvelle Aquitaine; elle y reçoit à droite la Luzège, où son plan d’eau s’élargit déjà à la faveur du barrage de Chastang qui est à une vingtaine de kilomètres en aval. En entrant dans la commune d’Argentat elle sort des gorges, reçoit à droite le Doustre, passe le barrage du Sablier, accueille à gauche la Maronne et sa vallée s’élargit. Elle se resserre encore un peu jusqu’à Beaulieu et Altillac, où elle entre en Occitanie en quittant le Massif Central et en recevant la Cère. Quelques villages et hameaux en Limousin gardent des traces d’une ancienne navigation de gabarres. Mais aujourd’hui la Dordogne est surtout appréciée pour ses paysages et pour sa contribution à la production d’électricité.


Dordogne

département de la région Aquitaine, 414 800 hab., 918 400 ha, 520 communes, 4 arrondissements (Périgueux, Bergerac, Nontron, Sarlat), 20 intercommunalités dont 2 communautés d’agglomération (Périgueux et Bergerac). Il correspond assez bien au Périgord, contrée dont le nom est resté vivant et attaché à des attraits de paysage et de gastronomie; mais il a acquis lui-même assez de personnalité pour que l’on évoque volontiers les mérites et les défauts des «Dordognoux». Le département s’était fortement dépeuplé, passant d’un maximum de 505 600 hab. en 1851 à un minimum de 373 000 en 1975; il regagne un peu depuis, mais lentement, les communes des bordures septentrionales et occidentales continuant à perdre des habitants.

La partie NE du département prolonge le massif ancien limousin et plusieurs de ses cantons sont inclus dans le Parc régional Périgord-Limousin; le reste est formé de plateaux sédimentaires à armature calcaire, parfois recouverts d’épandages de sables (sidérolithiques) peu perméables et qui portent des forêts, surtout au SO dans la Double et le Landais. Le peuplement s’organise autour des vallées de la Dordogne et de son affluent l’Isle, complétées par celles de la Vézère et de la Dronne. Les plateaux qui les séparent sont largement ruraux mais ont pu connaître des succès dans certaines activités: truffes, fraises, élevages, gastronomie et tourisme, qui font la réputation du département.

La Dordogne a eu de nombreux ateliers industriels au 19e s., tirant parti des bois, du fer du sidérolithique, de l’énergie des cours d’eau, des cuirs et des laines; mais, longtemps à l’écart des grands axes de communication, le département n’a pas pu conserver la plupart de ces activités, ni véritablement les remplacer, sauf par quelques décentralisations aménagées. Les principales entreprises sont dispersées: poudrerie de Bergerac, usine de stratifiés à Lalinde, atelier du timbre à Périgueux, papeterie de Condat près de Terrasson. Des apports de migrants (de l’Ouest et du Nord-Est de la France, des étrangers, des rapatriés) ont relancé localement l’agriculture et le peuplement, tandis que les qualités de l’environnement, les attraits (grottes préhistoriques, anciens châteaux et abbayes, etc.), le bas prix des immeubles et une politique d’équipements d’accueil et de loisirs facilitaient l’arrivée de retraités et de touristes. Outre la vallée de la Dordogne, l’une des parties les plus fréquentées correspond au Périgord Noir, autour de Sarlat et de la vallée de la Vézère, mondialement connue pour les richesses de ses grottes préhistoriques (Lascaux et bien d’autres autour de Montignac, Les Eyzies et Le Bugue).

Le département de la Dordogne comprend 23 nouveaux cantons.


Dordogne (la)

rivière dont la source est dans les monts Dore près du puy de Sancy, et qui traverse le Périgord, passant à Bergerac et Libourne avant d’aboutir à la Gironde au bec d’Ambès. Elle a 475 km de long pour un bassin de 24 500 km2 et un débit moyen de 400 m3/s en aval. Sa vallée est assez large, et encaisse de grands méandres dans les plateaux du Quercy et du Périgord, dessinant de larges cirques aux parois calcaires abruptes, nommés cingles. Cinq barrages hydroélectriques fournissent 3 milliards de kWh par an. Une agence de bassin Épidor surveille ses eaux.

Epidor et cingle

Epidor est le sigle de l’Établissement public interdépartemental de la Dordogne, qui a été créé en 1991 et associe les 5 départements traversés par la rivière. Son siège est à Castelnaud-la-Chapelle près de Domme (Dordogne). Il vise à restaurer la qualité des eaux, à consolider les berges, à améliorer l’empoissonnement.

Cingle est le nom local donné aux reliefs en forme de cirques formés par les hauts versants raides de rive concave des méandres encaissés de la Dordogne et du Lot, sapés par le flot, et couronnés de belles corniches calcaires; les plus connus en Dordogne sont les cingles de Montfort et de Trémolat (v. ces noms).


Dordogne (la)

grande rivière, ou mieux fleuve, dont la source est dans les monts Dore près du puy de Sancy, et qui aboutit à la Gironde au bec d’Ambès. Elle a 475 km de long pour un bassin de 24 500 km2 et un débit moyen de 400 m3/s en aval. Sa vallée est assez large, et encaisse de grands méandres dans les plateaux du Quercy et du Périgord, dessinant de larges cirques aux parois calcaires abruptes, nommés cingles. Cinq barrages hydroélectriques fournissent 3 milliards de kWh par an. Une agence de bassin Épidor surveille ses eaux.

La Dordogne passe à Biars-sur-Cère, puis reçoit à gauche la Cère à Girac au pied du château de Castelnaud; sa vallée s’élargit d’abord au pied des causses du Quercy, puis entre dans les plateaux calcaires à la hauteur de Martel, où elle reçoit à droite la Tourmente. Elle sépare ainsi le causse de Martel du causse de Gramat, par une vallée encaissée et sinueuse, en amples et pittoresques méandres offrant les sites connus de Copeyre, Creysse, Meyronne, Lacave où elle reçoit à gauche l’Ouysse, Lanzac. Elle longe alors Souillac puis entre en Périgord.

La communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne (Souillac) est la seule en Occitanie à évoquer le fleuve.