Figeac

(10 540 Figeacois, 3 516 ha dont 666 de bois) est une sous-préfecture du Lot, 69 km ENE de Cahors au bord du Célé. La ville est en bordure même du Massif Central et à quelques kilomètres de la vallée du Lot; elle est desservie par les ex-nationales 140 et 122, et dispose d’une bifurcation ferroviaire vers Aurillac et Brive en venant de Capdenac. On y a trouvé des restes gallo-romains et une abbaye s’y était établie en 838. La vieille ville avait une enceinte triangulaire, dont les boulevards rappellent le tracé; elle conserve des ruelles quasi médiévales, plusieurs places très agréables et de fort belles maisons anciennes, comme l’hôtel du Viguier et l’hôtel des Monnaies. La puissante église du 14e s. vient de l’abbaye.

La ville propose un musée local et un musée Champollion, en l’honneur du décrypteur des hiéroglyphes, né à Figeac en 1790 et dont les découvertes datent de 1824; une grande reproduction de la pierre de Rosette orne une place. Figeac offre aussi une base de loisirs de 14 ha (Surgié) et des jardins, des festivals de théâtre et de rencontres musicales. Elle a un centre hospitalier de 107 lits et une clinique (Font Redonde, 80 sal., 60 lits), un collège et un lycée public, un collège et un lycée privés, et un embryon d’enseignement supérieur, dont un IUT à deux départements (mécanique et techniques de commercialisation); plus deux instituts médico-éducatifs.

La ville est aussi devenue un centre industriel, le plus actif du département. L’usine Ratier, spécialiste d’hélices, apparue en 1917, passée au groupe états-unien Hamilton en 1998 (devenu UTAS), fabrique des équipements pour l’aéronautique et y emploie 1 180 personnes. Ratier a contribué à attirer Figeac Aéro (mécanique, 1 150 sal.), apparue en 1989 et en expansion continue, groupe français indépendant qui a racheté diverses usines et a créé en 2018 une société mixte en Chine avec Nanshang; ainsi que FEM Aéro (câblage, 60 sal.), Metrasur (traitement de surfaces, 35 sal.); ingénierie PulsAction (Excent, 55 sal.), informatique Lomaco (100 sal.) et dans un tout autre domaine, les foies gras Larnaudie emploient 130 personnes. Le secteur tertiaire est surtout représenté par les cars Delbos (30 sal.), l’entreposage AMI Metals (35 sal.), une expertise comptable (Acom Quercy-Auvergne, 20 sal.); supermarchés Intermarché (45 sal.) et Carrefour (35 sal.), outre le centre Leclerc de Capdenac; Gamm Vert (20 sal.), bureautique Figeac Presse (30 sal.), aide à domicile O2 (30 sal.); installations électriques Allez (25 sal.), La Poste (70 sal.).

La ville est encadrée de reliefs vigoureux, dont l’Aiguille du Cingle au sud et l’Aiguille de Lissac à l’ouest; en aval à 3 km, au-dessus du Célé, château des 15e-16e dit Ceint-d’Eau par déformation de Saint-Denis (Saint-Dau). La ville est le siège d’une vaste communauté de communes de 92 membres, qui inclut Cajarc et Capdenac-Gare; v. Figeac (Grand). La population communale avait atteint 8 300 hab. en 1861 avant de descendre à moins de 5 500 dans les années 1920, puis a repris une croissance assez sensible jusqu’en 1975, avant de se stabiliser; elle n’aurait gagné qu’une soixantaine d’habitants depuis 1999. L’unité urbaine Insee a 16 500 hab. (5 communes dont Capdenac et Capdenac-Gare), l’aire urbaine 25 900 (33 communes, 38 900 ha). L’arrondissement a 54 400 hab., 118 communes. La ville est divisée en deux nouveaux cantons, qui incorporent aussi 11 et 13 communes voisines.