Léon

(2 010 Léonnais, 6 445 ha dont 5 063 de bois) est une commune des Landes dans l’intercommunalité Côte Landes Nature, 16 km à l’ouest de Castets. Elle a repris récemment quelque croissance avec la vie balnéaire, gagnant 530 hab. depuis 1999 (+36%). Léon est une «station verte de vacances», dotée de trois villages de vacances et plusieurs campings, mais à l’écart du littoral. Elle partage avec Vielle-Saint-Girons l’étang de Léon, de forme arrondie, qui occupe 340 ha (deux fois moins qu’au 19e s.), retenant 2,6 millions de mètres cubes d’eau et dont sort vers l’océan le célèbre courant d’Huchet, très ombragé et qui est maintenant devenu réserve naturelle de végétation d’allure exotique (arums, hibiscus, cyprès, tamaris et fougères hautes); mas la commune n’en a que la partie amont; Huchet-Plage n’a que quelques maisons et appartient à Linxe, qui possède d’ailleurs aussi la partie septentrionale de l’étang et dont la limite communale suit le courant d’Huchet. Une réserve naturelle protège la partie occidentale de l’étang, ses rives et les abords du courant. Le territoire de Léon s’étend largement vers le sud-est et comprend de petits hameaux et d’autres campings, ainsi que quelques dunes en croissant au sud. Les principaux équipements de loisirs sont sur la rive de l’étang, aux abords du village de Léon; une autre station est aménagée au nord, près de Vielle; supermarché Carrefour (40 sal.), petite industrie du bois (scierie Lesbats, 60 sal.); maçonnerie R. Cassagne (25 sal.).


Léon

contrée et ancien pays historique du nord du Finistère (Bro Leon en breton), l’un des plus caractérisés de la Bretagne. Il correspond au plateau assez haut et uniforme, façonné autour d’un massif granitique au nord de Brest, où s’est élaborée une communauté solide et entreprenante d’agriculteurs qui ont souvent innové, comme les voisins du Trégor. C’est de ce milieu que sont partis les «révolutions» des légumes (la Ceinture Dorée), les groupements d’agriculteurs des débuts du 20e siècle et l’Office de Landerneau en 1911, plus tard les élevages intégrés, et les efforts d’effacement du bocage. La société locale, conservatrice en politique, a souvent manifesté un réel sens de l’innovation et de la solidarité en économie. Les entreprises agricoles sont plus grandes et plus prospères côté ouest, plus morcelées à l’est de Plouescat et Landivisiau, où les tempéraments apparaissaient traditionnellement plus laïques et plus à gauche: la vieille rivalité entre la Coopagri de Landerneau et l’Unicopa de Morlaix correspond en partie à ces différences.

On distingue parfois un Haut-Léon, qui est celui des manoirs et des enclos paroissiaux autour de Landivisiau, d’un Bas-Léon animé par Landerneau; selon Geobreizh, le second aurait 738 km2 et 270 000 hab. (Brest et Ouessant incluses), le premier 1 172 km2 et 122 000 hab., en comptant à part le petit pays Pagan. On évoque aussi autour de Landivisiau, donc en Haut-Léon, un pays Chelgen, qui serait celui des enclos paroissiaux, avec un festival annuel du Bro Chelgen et une association de même nom à Lesneven. Une partie du Haut-Léon, aux abords des monts d’Arrée, et entre Landivisiau et Morlaix, a parfois été nommée pays Juloded ou des Juloded: les Julots formaient une aristocratie relativement fermée de familles paysannes entreprenantes, enrichies dans le travail et le commerce des toiles ou des cuirs. Le nom de Haut-Léon a été également donné à une communauté de communes; v. Léon (Haut). On peut noter que, quelles que soient les divisions, l’activité agricole et marchande l’emporte, l’activité maritime étant très marginale dans ce secteur pourtant littoral de la Bretagne.