Meymac

(2 600 Meymacois, 8 715 ha dont 3 809 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Corrèze à 17 km OSO d’Ussel, au pied du plateau de Millevaches à 702 m, dans la communauté de Haute-Corrèze (Corrèze (Haute)). Le bourg est au bord de la Luzège; il a conservé de belles maisons bourgeoises, qui datent en partie du temps où des marchands du cru parcouraient le Nord de la France et la Belgique en proposant des vins fins venant de «Meymac près Bordeaux». Une grosse abbaye, avec église du 12e siècle, abrite un musée de la fondation Marius Vazeilles (archéologie et ethnologie) et un centre national d’art contemporain; festival de musique en été, stage de sciences naturelles de la station universitaire du Limousin; un hôtel, un camping (70 places), colonie de vacances, 400 résidences secondaires (22% des logements). La ville bénéficie aussi de la proximité du lac de Sèchemaille et de ses installations de loisirs, au SO à Ambrugeat.

Meymac, ainsi «petite cité de caractère», a été dotée d’un lycée forestier, devenu École forestière au recrutement étendu, avec formation de techniciens supérieurs, et d’un lycée agricole avec centre de formation agricole d’adultes; collège et lycée professionnel publics. Au NO se voient le viaduc des Farges, de 210 m de long et 35 m de haut sur la voie ferrée de Brive à Clermont-Ferrand, et une belle futaie de pins Douglas; ancien monastère du Jassonneix au pied des reliefs au nord de la ville. La commune englobe au nord le haut massif du mont de Bessou, point culminant du Limousin à 973 m, qui porte un relais de télévision et un petit aménagement d’accueil. Le finage mord largement au nord sur le plateau de Millevaches et ses tourbières du Longeyroux (ou Longéroux), que traverse la Vézère et où se voit le site des Cent Pierres; tout au nord, le finage inclut la butte ronde du Puy Chavirangeas (924 m).

La gare de Meymac assure la connexion entre la ligne Brive-Clermont et une ligne «héroïque» maintenue vers Égletons et Limoges à travers le plateau de Millevaches, qui date de 1883. La ville avait accueilli en 1990 une fabrique de médicaments de la firme Bristol-Myers-Squibb (160 sal.), mais elle a fermé en 2009. Restent les charpentes Bonnet (50 sal.), les emballages en papier Orfix (20 sal.), les transports Gayon (20 sal.), les travaux publics Malet (30 sal.); un centre d’aide par le travail. La firme EBV a installé à Meymac une centrale thermique au bois, d’une puissance de 14 MW. La population communale avait dépassé 4 000 hab. vers 1890 puis était descendue à 2 400 entre 1956 et 1975; elle est un peu remontée, du moins jusqu’en 1990 (2 800 hab.), et a perdu 450 hab. depuis 1999.