Nantes à Brest (canal de)

grand canal à travers la péninsule bretonne, de l’Erdre à l’Aulne, de 364 km de long à l’origine. Cet équipement fut imaginé dès le 16e siècle, et très demandé au 18e s. par les États de Bretagne, à la fois pour desservir le centre de la péninsule, y aider l’industrie et les amendements; plus tard, Napoléon y vit un moyen de limiter les effets des pressions anglaises sur les côtes. Il fut construit avec grandes difficultés, de 1811 à 1842, en utilisant de la main-d’œuvre captive, notamment des prisonniers espagnols dans les débuts. Sur près des quatre cinquièmes de son parcours, il emprunte des voies d’eau naturelles aménagées, et n’est artificiel que sur les biefs de passage d’un bassin-versant à l’autre.

Le gabarit choisi était inférieur à ce qui devint ensuite la norme Freycinet, avec des sas de 26,5 m de long et 4,7 m de large; le canal est resté isolé et a finalement très peu servi, car la voie ferrée est arrivée quelque temps après. Depuis la création du barrage de Guerlédan en 1926, il est désaffecté et donc fermé à la plaisance entre Guerlédan et les environs de Carhaix; mais il est navigable pour la plaisance dans la basse vallée de l’Aulne, et entre Nantes et Pontivy, voire Lorient en empruntant le canal du Blavet; le parcours de Hennebont à Redon est de 166 km. Toutefois, le canal comporte un nombre d’écluses très élevé (116 de Pontivy à Redon, 236 en tout), en particulier pour passer du bassin de l’Oust à celui du Blavet, entre Rohan et Pontivy.


Nantes à Brest (canal de)

grand canal à travers la péninsule bretonne, de l’Erdre à l’Aulne, de 364 km de long à l’origine. Cet équipement fut imaginé dès le 16e siècle, et très demandé au 18e s. par les États de Bretagne, à la fois pour desservir le centre de la péninsule, y aider l’industrie et les amendements et, du point de vue de Napoléon au moins, éviter les pressions anglaises sur les côtes. Il fut construit avec grandes difficultés, de 1811 à 1842, en utilisant de la main-d’œuvre captive, notamment des prisonniers espagnols dans les débuts. Sur près des quatre cinquièmes de son parcours, il emprunte des voies d’eau naturelles aménagées, et n’est artificiel que sur les biefs de passage d’un bassin-versant à l’autre. Le gabarit choisi était inférieur à ce qui devint ensuite la norme Freycinet, avec des sas de 26,5 m de long et 4,7 m de large; le canal est resté isolé et a finalement très peu servi, car la voie ferrée est arrivée quelque temps après. En Loire-Atlantique, il relie l’Erdre à la Vilaine, du sud de la commune de Nort-sur-Erdre à Saint-Nicolas-de-Redon, en suivant principalement la vallée de l’Isac, au contact de la partie schisteuse et de la partie granitique du Massif Armoricain. Il est équipé de quelques ports et haltes pour la plaisance.