Nogent-le-Rotrou

(10 160 Nogentais, 2 349 ha dont 260 de bois), est une sous-préfecture d’Eure-et-Loir, 56 km OSO de Chartres dans la vallée de l’Huisne, sur les tracés de la N23 et de la voie ferrée Paris-Brest. La ville, «petite cité de caractère», est dominée par le château Saint-Jean et son donjon (11e, 13e et 15e s.), qui abritent un musée d’histoire et traditions du Perche (20 000 visiteurs par an). C’est un actif centre de services: elle est dotée d’un lycée public et deux lycées professionnels publics, deux collèges publics, un collège privé, un centre hospitalier public (60 lits), clinique (50 lits médicaux, 290 en tout), un institut médico-éducatif (50 places); centre d’aide par le travail, trois maisons de retraite dont Les Temps Bleus (Korian, 50 sal.). Une unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (UIISC 1) rassemble 700 militaires chargés d’opérations en cas de catastrophe.

Nogent a également attiré des industries; les principales sont les laboratoires Braun (systèmes de perfusion et urologie, 470 sal.) et l’usine Valéo-Thermique (climatisation d’habitacles d’automobiles, passée de 830 à 350 sal.). Plusieurs ateliers sont dans la métallerie et la mécanique dont les serrures et ferrures Monin (50 sal.), les ressorts Sefard (50 sal.) Dans d’autres domaines figurent les parfums et produits de toilette Euro Wipes (150 sal.), le matériel publicitaire plastique Marie Laure (160 sal.). L’agro-alimentaire est représenté par les viandes Vallegrain (180 sal.). Se signalent aussi par leurs effectifs le conditionnement à façon des Manufactures du Château (60 sal.), un magasin Intermarché (80 sal.).

La commune est limitrophe de l’Orne, dans laquelle elle dessine une avancée; une rocade permet à la N23 de direction NE-SO de contourner la ville par l’ouest. Le centre est dans la plaine de l’Huisne, au confluent de la Rhône qui vient du SE; le promontoire de confluence a été le point fort de la défense, portant le château. L’habitat a couvert le plateau Saint-Jean entre ce promontoire, la Rhône et le Val Roguet; la vallée encaissée de la Berthe rejoint celle de la Rhône au sud du Plateau. Un peu plus à l’ouest, l’échangeur de la N23 et de la rocade a fixé la zone industrielle du Val d’Huisne. Le plateau occidental a été urbanisé à l’intérieur de la rocade (les Gauchetières, le Tertre, zone d’activités de Messesselle). Au NO, le relief s’élève et se couvre de bois à la butte de Croisilles (212 m).

Nogent a eu 7 000 hab. au milieu du 19e s., 8 700 à la fin; après un déclin à 7 200 vers 1930, sa population a augmenté et plafonné à 12 800 hab. en 1975, puis diminué, perdant 2 320 hab. depuis 1999 (-19%). L’unité urbaine Insee est limitée à la commune, l’aire urbaine a 12 communes (16 600 hab.). L’arrondissement a 48 communes et 35 600 hab. Le nouveau canton comprend l’ancien, plus les anciens cantons de Thiron-Gardais et La Loupe (30 communes, 28 200 hab.). La ville anime la communauté de communes du Perche, forte de 22 communes et 20 200 hab., 27 718 ha. Ce territoire forme l’angle sud-ouest du département, en pays bocager et accidenté, drainé par l’Huisne.