Palavas-les-Flots

(6 120 Palavasiens, 238 ha) est une commune de l’Hérault dans la communauté du lPays de l’Or, 11 km au SE de Montpellier. Palavas est au débouché du Lez et en bord de mer. D’anciennes «cabanes de Mauguio» ont été érigées en commune en 1850, avec des apports de Lattes, Pérols et Villeneuve-lès-Maguelone. Le nom, dont l’origine est très débattue, vient probablement de palus (les marais); il était d’ailleurs l’ancienne appellation du grau correspondant à l’embouchure du Lez. Le train y est arrivé en 1872, devenu le fameux «petit train» caricaturé par Dubout; le classement en station balnéaire a été obtenu en 1924, «Les Flots» a été ajouté en 1929, comme élément publicitaire qui a plus amusé qu’impressionné.

Le territoire communal se limite à une portion du cordon littoral et aux levées qui encadrent le débouché du Lez — plus une partie des étangs. Le centre-ville est de part et d’autre de l’embouchure du Lez, franchie par une télécabine; un nouveau port de plaisance a été ouvert en 1997 et offre 1 000 places, plus 200 le long du canal; école de voile, casino depuis 1978 (60 emplois, au groupe Partouche). La commune a 9 hôtels (210 chambres) mais aucun de luxe, et quatre campings (200 places) dont un de luxe (350 places), plus 4 800 résidences secondaires (53% des logements).

Côté ouest, la commune inclut 2 km de lido (caillouteux) où ont trouvé place un Institut marin de l’Ifremer (30 emplois), des immeubles d’appartements, une station d’aquaculture et un camping. La commune englobe la moitié de l’étang du Prévost, les berges du Lez au croisement du canal de Sète au Rhône (les Quatre Canaux) et, un peu en amont, une série de cabanes le long du Lez. Côté est, elle s’étire sur 4 km de plage, avec des lotissements, immeubles, pavillons et campings, des installations sportives, des arènes; supermarché Carrefour (40 sal.), services aux entreprises Nouveo (40 sal.) et Samcil (35 sal.), plusieurs restaurants et bars, camping des Roquilles (25sal.).

Un château d’eau réaménagé en restaurant panoramique tournant (janvier 2000) et rebaptisé Phare de la Méditerranée est devenu l’un des lieux les plus visités du département (330 000 visiteurs par an). Le musée Albert Dubout occupe depuis 1992 l’ancienne redoute de Ballestras, édifiée en 1743 contre les pirates, puis déplacée en 1991-1996. La commune englobe l’étang du Grec et la partie occidentale de l’étang du Méjean; zone artisanale du Grec; centre d’aide par le travail, centre de rééducation (Institut marin Saint-Pierre), maison pour enfants spécialisée. En 2004 a été immergée une conduite de polyéthylène et béton de 11 km de long et 160 cm de diamètre, destinée à évacuer au large les effluents liquides de la métropole de Montpellier. Mais la municipalité a jugé bon de quitter la communauté d’agglomération de Montpellier en 2005 pour rejoindre celle de l’Étang de l’Or, et des conflits d’usages et de projets se sont multipliés depuis. La commune avait 700 hab. à sa création, 1 500 en 1936, 2 500 en 1969, et a passé le cap des 5 000 en 1996. Elle s’est accrue de 670 hab. depuis 1999.