Périgueux

(31 500 hab., 982 ha dont 220 de bois) est la préfecture de la Dordogne. La ville est ans la vallée de l’Isle, dont le territoire communal ne déborde que peu côté nord. C’est une ville ancienne sur la rive droite de la rivière. D’abord oppidum de la tribu des Pétrocores (d’où le nom) sous l’appellation de Vesuna, ou Vesonna, divinité des eaux, elle est devenue ensuite castrum romain, dans un grand méandre de l’Isle en un lieu de convergence de plusieurs rivières: Auvézère et Manoire rive gauche, Beauronne rive droite. Elle a été dotée d’un évêché et d’un château comtal, doublés par la ville bourgeoise de Puy-Saint-Front et, au 19e s., par le faubourg ouvrier de Toulon, né du chemin de fer, au NO.

Son centre reste divisé entre la cité des pouvoirs, ancien castrum circulaire avec des monuments anciens (tour de Vésone, arènes, église romane Saint-Étienne, château Barrière du 12e s.) et le bourg, ville marchande autour de la grande cathédrale Saint-Front à cinq coupoles. Le lacis de petites rues du bourg a été coupé de percées au 18e s.; il rassemble un centre piétonnier, l’hôtel du département, l’hôtel de ville, les halles et plusieurs musées (historique du Périgord, militaire). L’essentiel de la ville tient dans le lobe de méandre de l’Isle rive droite. Toutefois, en amont, la commune a inclus une partie de la plaine de rive gauche, où sont le quartier des Barris, des installations militaires et le cimetière. Les premières collines au nord sont occupées par l’hôpital à l’est, et par des lotissements; l’angle NO autour de Beaupuy n’est pas construit. À son pied, le finage ajoute une quasi-enclave dans la plaine de rive droite juste en amont du confluent de la Beauronne (lycée, collège, sports, centrale électrique.

Périgueux, quelque peu somnolente entre 1890 et 1950, a bénéficié ensuite de l’expansion générale des services et de plusieurs décentralisations. L’agglomération, hors l’atelier du timbre-poste de Boulazac, n’est pas très industrielle. Périgueux a cependant un grand atelier de réparations ferroviaires depuis 1865, de petits ateliers d’électronique, confection et conserveries; le principal est celui des emballages légers Crown (75 sal.); tréfilage Arcelor Mittal (30 sal.); installations électriques Beauvieux (25 sal.) et B Electric (20 sal.), thermiques Salleron (25 sal.). Les autres employeurs privés sont dans les services: banques (BNP, 70 sal.; Société Générale 60; LCL, 30; Tarneaud, 20), services à domicile Assistalliance (60 sal.) et A2micile (60 sal.), comptabilité Lempereur (45 sal.); journal Sud-Ouest (35 sal.), radio France Bleu Périgord (30 sal.), immobilier CityA (25 sal.), gardiennages SPP (40 sal.) et ASI (25 sal.), magasins (Leclerc 80 sal., Monoprix 50, Metro 45, Intermarché 20); transports CFTA (35 sal.); service des eaux Suez (40 sal.); travail intérimaire Reflex (250 sal.).

La ville, dotée de plusieurs collèges et lycées tant publics que privés, a récemment reçu des équipements universitaires (IUFM et un IUT de 4 départements). L’enseignement agricole se fait dans la banlieue de Coulounieix-Chamiers mais Périgueux abrite aussi un Institut rural. Le centre hospitalier, premier employeur de la ville, offre 540 lits; polyclinique de Francheville (400 sal.); clinique du Parc (85 sal.). À l’est de l’agglomération, l’aérodrome de Bassillac et Auberoche (PGX) a une piste de 1 750 m et sert aux loisirs et à l’aviation d’affaires ou aux charters; il n’a plus de liaison régulière avec Paris, mais seulement des vols à la demande.

Le pays autour de Périgueux a des allures de causse avec de belles parois calcaires, mais le plateau est souvent recouvert de sables sidérolithiques. Aussi a-t-il longtemps été un assez médiocre pays agricole, boisé de taillis de chênes (les garrissades), de châtaigniers et de pins maritimes. Le succès de la culture de la fraise depuis un quart de siècle a changé en partie le paysage.

L’arrondissement de Périgueux a 175 100 hab., 146 communes sur 286 930 ha; il occupe toute la largeur du département, étant limitrophe à la fois de la Charente, de la Charente-Maritime et de la Gironde à l’ouest, de la Corrèze à l’est. Les deux nouveaux cantons de Périgueux divisent la commune (15 700 et 14 100 hab.). L’agglomération physique comprend principalement Trélissac et Boulazac à l’est et au sud, Champcevinel au nord, Chancelade au nord-ouest, Marsac à l’ouest, Coulounieix-Chamiers au sud-ouest (v. ces noms). La communauté d’agglomération du Grand Périgueux groupe 43 communes, 103 500 hab. sur 99 300 ha; v. Périgueux (Grand). L’aire urbaine de Périgueux est donnée pour 91 600 hab. par l’Insee (86e de France), l’unité urbaine pour 63 500 hab. On peut donc considérer que le poids réel de l’agglomération physique est de l’ordre de 60 000 habitants. La commune de Périgueux elle-même pèse de moins en moins dans cet ensemble: elle avait 41 000 hab. vers 1950 et n’en a guère plus que 30 000 depuis 1990, soit moins qu’en 1890; elle a diminué de 810 hab. depuis 1999.