Petite-Île

(12 540 hab., 3 393 ha) est une commune de la Réunion, à l’est de Saint-Pierre dans la CA CIVIS. Le bourg est sur la basse pente, à 12 km de la sous-préfecture. Le piton du Calvaire (358 m) y offre un vaste panorama sur la côte méridionale de l’île et sur Saint-Pierre, et un site de pèlerinage. La commune, devenue autonome en 1935 seulement, à partir de Saint-Pierre, tient 5 km de littoral et monte au nord sur 10 km jusqu’à 1 581 m au Piton de la Mare; la rivière de Manapany fixe sa limite orientale. La partie supérieure au-delà de la route des Hauts (D3) est boisée. L’habitat s’éparpille sur le versant. La Petite Île éponyme est un simple îlot basaltique à 100 m de la côte, classé en réserve naturelle et zone d’intérêt écologique (znieff) pour 2 ha.

Les activités balnéaires sont surtout autour de la Grande Anse, fermée à l’est par un cap rocheux (Piton Grande Anse, 85 m), mais sans urbanisation soutenue; plusieurs hameaux accompagnent la N2, et la D30 qui la double au sud, comme Manapany les Bas tout au SE. L’habitat principal est plus au nord, aux alentours de 350 m. Il est relayé au nord, plus haut, par les urbanisations de Manapany les Hauts à l’est, Charrié et la Ravine du Pont au centre, Anse les Hauts à l’ouest, et Piton des Goyaves tout au nord sur la D3. La commune a une distillerie de vétyver et des hébergements touristiques dans les Hauts de Manapany (domaine du Relais), ainsi que des agrumes et des cultures de légumes, dont une spécialité d’oignon et surtout d’ail, célébrée par une fête annuelle. Elle dispose d’un collège public (750 élèves) et d’un dispensaire, et fait partie des «villages créoles». Elle accueille le Palm Hôtel (100 sal.), un nettoyage Hygia Clean (120 sal.) et de petites entreprises de construction et d’alimentation. Elle n’offre que 1 200 emplois pour une population active occupée de 2 400 personnes et 1 600 «actifs» sans emploi. La population continue d’augmenter (8 900 hab. en 1990, 10 200 en 1999).