Port-de-Bouc

(16 780 Port-de-Boucains, 1 146 ha) est une commune des Bouches-du-Rhône dans la Métropole d’Aix-Marseille-Provence (Pays de Martigues), 5 km à l’ouest de Martigues. La ville est à l’entrée du chenal de Caronte qui donne accès à l’étang de Berre, côté nord, entre Martigues et Fos. Le centre occupe la presqu’île de la Lèque, dont l’axe est le cours Landrivon, artère nord-sud ombragée et majeure; mais la ville comporte des quartiers distincts, le long du chenal et sur le littoral vers Fos. Port-de-Bouc a une gare, et elle est desservie par la voie rapide qui prolonge l’autoroute A55, et le tronçon du canal de Marseille au Rhône qui mène à Fos.

Elle dispose d’un port de plaisance de 500 places et un port de pêche avec halle de marée, et de plusieurs plages côté ouest. Le port pétrolier et la raffinerie de Lavéra sont juste en face, au sud, mais dans la commune de Martigues, comme le fort de Bouc, édifié par Vauban face à la ville au sud de la passe de Caronte. La partie nord du finage de Port-de-Bouc est accidentée et donne sur l’étang du Pourra; le domaine départemental de Castillon, sur 49 ha, contient des vestiges antiques autour de Saint-Blaise et au sein d’une forêt domaniale.

La ville a deux collèges publics et deux lycées professionnels publics, un centre d’aide par le travail; musée Moralès de sculptures métalliques, 400 emplacements de camping. Les principaux employeurs sont liés aux activités portuaires, bien que les chantiers navals aient fermé en 1966: manutention Getim (100 sal.), mécanique MRI (200 sal.), métallerie-tuyauterie Ponticelli (95 sal.), ingénierie Heliatec (160 sal.); travaux d’installations électriques SPIE (160 sal.), d’isolation APM (90 sal.), montages métalliques Cireme (80 sal.), réseaux et canalisations SPAC (70 sal.); analyses chimiques SGS (150 sal.), analyses ISI (75 sal.); travaux publics Eurovia (80 sal.); transports XPO (60 sal.); nettoyage Ortec (55 sal.). La ville accueille aussi un hypermarché Carrefour (120 sal.).

La commune a été créée en 1866 à partir de Martigues et de Fos, avec 1 300 hab.; sa population a augmenté après 1896, montant à 3 400 hab. en 1911, 6 200 en 1936, 12 500 en 1962, et a culminé à 21 400 hab. en 1975, avant de perdre près de 5 000 hab. jusqu’en 1999. Elle n’a que 50 hab. de plus en 2022. La commune n’a pas moins de trois «quartiers prioritaires»: toute la presqu’île centrale (la Lèque, les Aigues Douces), les Amarantes au nord de la voie rapide, les Comtes à l’est du canal.