Tourouvre au Perche

(3 240 hab., 9 376 ha dont 3 936 de bois) est une commune nouvelle de l’Orne, associant neuf communes au bourg de Tourouvre depuis 2016. Elle est membre de la communauté des Hauts du Perche (Perche (Hauts du)).

L’ancienne Tourouvre (1 580 Tourouvrains, 2 401 ha dont 765 ha de bois) fut un chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Mortagne-au-Perche, 12 km au NE de la ville entre la N12 et l’orée de la forêt du Perche, dont le rebord est souligné un peu au nord par les hameaux de Renouard et Riantz et la Butte de Chatel. Ce bourg est au pied du relief qui porte la forêt domaniale du Perche et de la Trappe. Il a été un haut lieu de l’émigration française au Canada, ce que commémorent et illustrent un Musée de l’émigration percheronne fondé en 1987 et une Maison de l’émigration française au Canada, d’accueil et de recherche généalogique.

La firme SNA GZ, organisée en coopérative ouvrière, presse et édite des enregistrements sonores CD et DVD (25 sal.) dans ce qui fut considéré comme la plus grande usine française de pressage de DVD; Riffaud fabrique des échelles et échafaudages (50 sal.). La N12 traverse le finage au sud (échangeur). La population communale est stable depuis 1968. Elle fut de 1 900 hab. au début du 19e s., de moins de 1 400 en 1936; elle a augmenté de 100 hab. après 1999.

Autheuil (140 Autoliens, 622 ha) est à 3 km SE de Tourouvre, longée au nord et à l’est par la Commeauche; petit hameau de Commeauche à l’angle SE, avec camping.

Bivilliers (65 Bivilliérois, 415 ha) est à 3 km SO de Tourouvre, traversée par la Commeauche.

Bubertré (150 Bubertois, 1 372 ha dont 640 de bois) est 4 km à l’ouest de Tourouvre, sur le rebord du plateau forestier. Son finage s’étend au nord dans la forêt, et assez loin au sud dans la plaine où nait la Commeauche.

Champs (85 Champsiens, 491 ha), 10 km OSO de Tourouvre, tient l’angle sud-ouest de la commune nouvelle, dans le bassin de l’Hoëne qui descend vers la Sarthe.

Lignerolles (170 Lignerollais, 528 ha), 6 km OSO de Tourouvre, est au pied du relief et propose un musée de curiosités dit l’Inzolite.

Prépotin (130 Poteriens, 1 053 ha dont 753 de bois), 8 km ONO de Tourouvre, tient le nord-ouest de la commune nouvelle, sur le plateau boisé et constellé d’étangs du haut bassin de l’Iton, proches de la Trappe.

Bresolettes (25 Bruéroliens, 584 ha dont 437 de bois), 6 km NNO de Tourouvre, est au centre de la grande forêt, dans une clairière à étangs aux sources de l’Avre; c’était la plus petite commune de l’ex-Basse-Normandie, dans un site protégé.

Randonnai (760 Randonnéens, 1 122 ha dont 663 de bois), 10 km NNE de Tourouvre, tient le nord-est de la commune nouvelle. Le village, au bord de l’Avre et traversé par la D918, s’augmente à l’ouest du gros hameau des Genehaudières, au SE de celui de Boucherville. Jadis site de forges, Randonnai accueille un établissement pour handicapés de l’association la Corne d’Or; on y visite un élevage de cerfs; la population a baissé de 60 hab. depuis 1999.

La Poterie-au-Perche (140 hab., 788 ha dont 489 de bois), 9 km NE de Tourouvre, a son petit village à l’extrémité orientale de la commune nouvelle, proche du château de la Guinardière, et aussi plusieurs étangs.

Le nouveau canton de Tourouvre a 23 communes et 13 100 hab.

Tourouvre et le Canada. «J’ai tenu à venir ici au cours de ma visite officielle en France parce que plus d’un Canadien-français sur cinq dont l’ancêtre est arrivé au Canada au 17e siècle, descend directement de la région du Perche. Ce chiffre prend tout son sens quand on pense que même si seulement 225 Percherons ont émigré au Canada, ils ont eu une descendance qui de nos jours est estimée à 1,5 million de Canadiens. De plus, les historiens et démographes estiment que parce que les Percherons ont été parmi les premiers colons français au Canada, la majorité des Canadiens-français ont du sang percheron. C’est donc dire que le Perche est un des principaux berceaux de nos ancêtres. Votre communauté de communes a l’ambitieux projet de créer une Maison de l’émigration française en Canada pour approfondir et perpétuer la mémoire de ceux qui se sont lancés, aux 17e et 18e siècles, dans la grande aventure de la Nouvelle France. Je ne peux qu’applaudir à une telle initiative.» (déclaration de Jean Chrétien, Premier ministre du Canada, le 21 juin 2000 à Tourouvre). Plusieurs de ces pionniers étaient des Gagnon, un nom très répandu au Québec.