Communauté de communes Val de l'Indre - Brenne

Val de l’Indre-Brenne

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communauté de communes de l’Indre, 12 communes et 13 650 hab. sur 48 160 ha. Le siège est à Villedieu-sur-Indre; Buzançais dépasse aussi 2 000 hab.

Trois communes au sud relèvent de la Brenne.

Vendœuvres (1 080 Vendœuvrois, 9 645 ha dont 5 319 de bois), 13 km SO de Buzançais, est sur la D925 aux abords de la Claise. Le nom vient de Vendobriga, équivalent de «blanc montfort». Son vaste finage comporte de nombreux étangs; distribution vidéo Arcades (45 sal.), sablières (Lavaux, 25 sal.). Le château de Lancosme, à l’est, abrita de 1944 à 1985 une école d’agriculture privée assez réputée, puis est devenu un lieu d’accueil d’entreprises; la forêt de Lancosme occupe une bonne part du territoire. Au SE, Château Robert et grand étang de Fosse Noire (ou Gaby, 53 ha); bois des Brosses au sud, hameau de la Caillaudière au SO; château de Beauché et bois de la Fas au NO, hameau et bois de Fréteau au nord. La commune a eu 2 200 hab. en 1881 puis en a perdu la moitié; elle a regagné 50 hab. depuis 1999. En 2016, un millier d’hectares ont été achetés dans la commune par la société chinoise Hongyang, qui en a acquis d’autres à Clion et Châtillon, 1 700 ha au total.

Méobecq (380 Méobecquois, 3 556 ha dont 1 327 de bois) est à 19 km au sud de Buzançais; le finage mord au nord-ouest sur la forêt de Lancosme; église abbatiale Saint-Pierre (11e) au village. La commune a eu 800 hab. en 1902 mais semble avoir cessé de se dépeupler.

Neuillay-les-Bois (680 Novelliens, 4 763 ha dont 1 554 de bois), 16 km au SE de Buzançais, a gagné 110 hab. depuis 1999. La commune est à la limite orientale de la Brenne dont elle a quelques grands étangs, les bois d’Ars et Robert et le château de Bois Robert (19e) à l’est.

L’autre moitié du territoire de la communauté Val d’Indre-Brenne se tient de part et d’autre de la vallée de l’Indre.

La Chapelle-Orthemale (110 Artimaliens, 1 680 ha dont 293 de bois) est à 6 km au SE de Buzançais; son finage atteint au nord le val d’Indre et n’a pas d’étangs; château de la Chapelle.

Niherne (1 620 Nihernois dont 200 à part, 4 287 ha dont 1 095 de bois) est sur la rive gauche de l’Indre, 16 km ESE de Buzançais et 11 km ONO de la préfecture. Le bourg est à la tête d’un finage assez étendu confinant au parc régional de la Brenne et qui contient au sud plusieurs étangs dont celui de Grandeffe, les bois de la Biche et de Niherne, une part de la forêt de Saint-Maur et le château de Rançay (19e), et un labyrinthe végétal au bord de la Claise; maroquinerie Hanna (50 sal.), châteaux de Vaux et de la Saura à l’est au bord de l’Indre. Le gros hameau de Surins, rive droite face au village, accueille l’institution Saint-Michel (groupe fondamentaliste de la Fraternité Saint-Pie X) dont le collège international a été transféré à la Martinerie (Déols-Montierchaume) en 2012. Juste à l’ouest, un «camp de César» domine le val de l’Indre. La commune avait 1 100 hab. autour de 1970 et s’est un peu étoffée depuis.

Chezelles (490 Chézellois, 1 732 ha) est à 14 km à l’est de Buzançais, en Champagne. S’y trouve le réputé domaine apicole de Chezelles (45 sal.); hameau de Fouillereau au NO; +80 hab. depuis 1999.

Saint-Lactencin (440 Saint-Lactencinois, 3 220 ha dont 632 de bois), 6 km ENE de Buzançais, est un village de Champagne. La commune fut nommée Plaines Libres sous la Révolution; elle a un hippodrome et les châteaux de la Brosse (18e) à l’ouest, Tilloux au nord et Marécreux au SE (19e). La population a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Argy (610 Argyciens, 3 889 ha dont 361 de bois), 6 km au nord de Buzançais, a une gare classée de l’ancien Le Blanc-Argent et un château des 14e et 16e, mi-féodal mi-renaissance; négoce agricole (Villemont, 50 sal.), centre d’aide par le travail; château et hameau de Villours à l’angle SE du finage. La commune a eu jusqu’à 1 600 hab. au 19e siècle. Argy est le terminus du Train touristique du Bas-Berry, qui fonctionne d’avril à septembre sur l’ancienne voie du Blanc-Argent, jusqu’à Luçay-le-Mâle.

Sougé (150 Sogétiens, 1 302 ha dont 189 de bois), 12 km NNE de Buzançais, est un petit village de Champagne; château de la Jarrerie à l’ouest. Sa population a culminé à 450 hab. dans la seconde moitié du 19e siècle; elle décline depuis.

Saint-Genou (990 Génulphiens, 2 441 ha dont 296 de bois), 8 km au NO de Buzançais sur la rive gauche de l’Indre, qui avait 1 500 hab. vers 1950, se signale par une ancienne abbaye bénédictine dont il reste une église et une lanterne des morts, toutes deux du 12e et classées, ainsi qu’un musée de la porcelaine, jadis produite sur place. L’ancienne fabrique, intégrée au groupe CNP de Vierzon (Compagnie nationale de porcelaine) puis reprise par la Compagnie française du Cristal, a fini par disparaître; la fabrique de cheminées Beirens (groupe Poujoulat) a été transférée à Buzançais. Au NE, un couple d’étangs d’ancienne carrière accueille une aire de loisirs. La D943 traverse en droite ligne le sud du finage, où se disperse l’habitat dans de basses collines, aux franges de la Brenne. Un parc de 6 éoliennes Vestas (les Rochers, 12 MW) a été équipé pour le compte d’Ikea, au sud-est du village, non sans de vives oppositions. La commune a perdu 70 hab. depuis 1999.


Buzançais

(4 580 Buzancéens, 5 864 ha dont 1 409 de bois) a été chef-lieu de canton de l’Indre dans l’arrondissement de Châteauroux, 25 km ONO de la préfecture sur la rive droite de l’Indre, et la ville principale de l’intercommunalité Val de l’Indre-Brenne. Buzançais, «station verte de vacances» et «village fleuri» (deux fleurs), est une ancienne place forte et en a conservé quelques restes; pavillon des Ducs (16e), chapelle du 12e. C’est aussi un bourg bien équipé sur la route de Tours à Châteauroux (N143), doté d’un collège public et un collège privé, un hôpital local (5 lits), une maison de retraite, un camping au bord de l’Indre. Dans les commerces ressortent les supermarchés Carrefour (30 sal.) et Intermarché (50 sal.), les négoces de quincaillerie Sider (55 sal.) et de matériel agricole Campa (Moreau, 25 sal.); La Poste (75 sal.).

Trois zones d’activité y ont été aménagées; elles accueillent des ateliers d’équipements et citernes pour gaz liquides (Siraga, 120 sal., au groupe saoudien Al Ayu depuis 2013); de mécanique METC (85 sal.); de contrôle industriel (Dabe, 20 sal.); de traitement de surfaces GMC (Beaujoint, 45 sal.), PSG (45 sal.), Chimicolor (45 sal.) et Galvaplus (25 sal.), de produits réfractaires IFB (45 sal.); menuiserie Deniot (Infralbois, 25 sal.), scierie Bois Factory (20 sal.); ingénierie Nextroad (85 sal.), Vectra (45 sal.). La fermeture de l’usine Berry-Tapis du groupe belge De Clerck (180 sal.) en 2005 a été partiellement compensée par le transfert, dans ses locaux, de la fabrique de cheminées industrielles Poujoulat de Saint-Genou (Beirens, 200 sal.).

Le centre-ville est sur la rive droite et s’est entouré de lotissements au nord (Saint-Lazare), à l’est (les Sablons) et d’une file de maisons au sud sur la rive (les Marchis). Vers l’ouest, il se prolonge sur une petite île, sur la rive gauche et, au-delà de la voie ferrée, sur les trois digitations de la patte-d’oie par les Hervaux au NO, les Grands Champs au sud, Touchepasquier au SO. La D943 opère un grand contournement par le sud et l’ouest, qui a attiré les entreprises. Au SO, bois d’Oince, étangs de Brenne et hameau de la Chatonnière; bois des Prises au sud; hameau de Bonneau au SE sur le côté gauche de l’Indre; château de Bois Renault au NE. Au nord, hameaux de Saint-Étienne et la Coudre, château et grand bois de Chaulmes. La population communale a oscillé entre 5 200 hab. autour de 1870 comme autour de 1970, et 4 100 dans les années 1930; elle diminue depuis 1975 et a perdu 90 hab. après 1999.

Buzançais semble avoir jadis été célèbre pour ses fabrications de cornemuses, qui ont inspiré à Rabelais ses célèbres variations: «Dict oultre que serez la cornemuse de Buzançais, c’est-à-dire bien corné, cornard et cornu. Et ainsi comme il voulant au roy Loys douzième demander pour un sien frère le contrerolle du sel à Buzançay, demanda une Cornemuse: vous pareillement, cuydant quelque femme de bien & d’honneur espouser, espouserez une femme vuyde de prudence, pleine de vent d’oultrecuydance, criarde & mal plaisante, comme une cornemuse.» (Tiers Livre, chap. 46).

Le nouveau canton (20 communes; 20 700 hab.) associe le nord de l’ancien canton, celui de Châtillon-sur-Indre, et deux communes au sud-ouest de Châteauroux.


Villedieu-sur-Indre

(2 750 Théopolitains, 5 777 ha dont 963 de bois), 11 km ESE de Buzançais et 14 km à l’ouest de Châteauroux, est un centre de services local. Elle fut un lieu d’industrie de la porcelaine et de la confection, mais ces activités ont disparu. Les ateliers sont diversifiés: imprimerie (Color 36, 40 sal.), charcuterie (Vallée de l’Indre, 20 sal.); transports Besnier (45 sal.).

Villedieu a une maison de retraite, un golf et, au château de Chamousseau (19e s. avec un parc de 26 ha), un internat privé éducatif non contractuel qui sert aussi de centre de vacances avec piscine (100 places, société suisse Eurotel). Le bourg est sur la rive droite de l’Indre, dont le fond de vallée a 300 m de large; sur la rive gauche, s’étire en arc le faubourg de Mehun. Le finage, au paysage de champagne, englobe au nord le bois Bézard, au sud le bois de Caillereau. Au NO, le coteau droit de l’Indre porte les traces d’un oppidum dit Camp de César, au-dessus du hameau de Chambon; plus loin au NO, se tient le château de la Grande Bruère. Le talus de rive gauche de l’Indre porte les châteaux du Puy et de Chamousseau. La commune, «sur Indre» depuis 1890, a eu jusqu’à 3 200 hab. en 1906 et sa population a diminué ensuite jusqu’en 1990, mais a regagné 310 hab. depuis. Le bourg est le siège de la communauté de communes Val de l’Indre-Brenne, qui réunit 12 communes et 13 650 hab.