Communauté de communes de la Châtre et Sainte-Sévère

Châtre et Sainte-Sévère (communauté de communes de La)

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intercommunalité de l’Indre, associant 30 communes et 16 700 hab. sur 64 280 ha. Seule La Châtre (siège) dépasse 2 000 hab.

Montgivray (1 640 Montgivrains, 2 548 ha), juste en aval du chef-lieu au bord de l’Indre, dont la limite communale frôle la vieille ville de La Châtre, a reçu une partie de l’habitat et des activités de l’agglomération, dont la zone d’activité des Ribattes dans la plaine de rive gauche; mais le centre villageois est au pied du coteau de rive droite (camping), et l’habitat s’avance sur le rebord du plateau au nord; travaux publics Segec (100 sal.). Le finage s’étend largement à l’ouest, où il est traversé par la Couarde; des pavillons sont apparus au sud aux Maisons-Brûlées aux abords de La Châtre. Le site des Terres d’Urmont, au bord de l’Indre à l’ouest, est classé en espace naturel sensible. La population de Montgivray a augmenté du creux de 1926 (1 300 hab.) à 1990, puis s’est à peu près stabilisée, perdant toutefois 90 hab. après 1999.

Sarzay (320 hab., 1 830 ha), 8 km à l’ouest de La Châtre, est un minuscule village avec un château féodal classé à gros donjon (14e-16e); tout près, les Jardins de Sarzay sont un espace naturel sensible avec verger champêtre. Au SO, au bord de la Vauvre, les hameaux de Vignonet et le Pondron sont plus peuplés.

Nohant-Vic (460 Nohantais, 2 125 ha), 6 km au nord de La Châtre, offre à l’entrée de Nohant le château de Nohant, du 18e, où vécut, reçut et mourut George Sand; il est accompagné d’un musée-souvenir qui accueille près de 40 000 visiteurs par an; parc et jardin de 6 ha (site inscrit), fêtes romantiques. La commune résulte d’une fusion de 1826 entre Nohant et Vicq-sur-Saint-Chartier, 3 km au NO. Sa population, à peu près stable depuis 1980, frôlait le millier d’habitants au temps de George Sand et autour de 1900; elle a perdu 50 hab. depuis 1999. Nohant et Vicq ont de belles petites églises des 11e-12e. Le val de l’Indre traverse la commune et les deux villages sont au-dessus de son coteau droit; hameau de Lalœuf à l’angle SO. Le finage s’étire en pointe sur le plateau champenois au nord.

Lourouer-Saint-Laurent (280 Oratoriens, 1 121 ha), juste à l’est de Nohant, 6 km NNE de La Châtre, héberge à son angle SO un centre international George Sand du Romantisme au château d’Ars (14e et 16e), restauré, qui appartient à la ville de La Châtre; église classée, avec peintures (12e au 16e); hameau d’Étaillé au SE. Lourouer a le sens de «l’oratoire».

Verneuil-sur-Igneraie (320 hab., 984 ha), 10 km au nord de La Châtre, éparpille ses maisons sur la côte qui domine la Vallée Noire et au pied duquel coule l’Igneraie; château du Coudray à l’est, près de la zone d’activités des Tuileries; transports Blanchet (75 sal.).

Saint-Chartier (520 Cartériens, 2 752 ha dont 354 de bois), 9 km au nord de La Châtre, est sur la rive gauche de l’Igneraie au pied de la grande côte, avec un beau château du 15e et un festival des luthiers et maîtres-sonneurs; camping. Au nord, hameau de Villechère; au NE, forêt de Saint-Chartier où se distingue au nord le Gros Chêne.

Toute la partie septentrionale et orientale du territoire communautaire s’ouvre largement sur la Champagne berrichonne.

Saint-Août (850 Saint-Aygulfiens, 5 411 ha dont 1 036 de bois) en occupe l’angle nord-ouest, à 18 km au nord du chef-lieu et sur la D918; château de la Villette (19e) avec étang au nord-ouest, forêt domaniale de Bellevue au sud-ouest, hameau de Vinceuil à la limite sud. La commune a eu près de 1 700 hab. vers 1900 mais sa population augmente peu à peu depuis 1980.

La Berthenoux (400 Bertheloniens, 3 982 ha dont 421 de bois), 13 km au nord-est de La Châtre, a une église du 12e et conserve une tour des anciens remparts (15e); hameau de la Poulinière au nord. De 1 500 hab. vers 1900, sa population a diminué ensuite, perdant encore 70 hab. après 1999. Le finage atteint au NE la limite départementale.

Saint-Christophe-en-Boucherie (260 hab., 2 689 ha dont 339 de bois) est limitrophe du Cher, 16 km au NE de La Châtre sur la D940; hameau de Feuilletin au SO, bois de Mouhère au sud-est. La commune a eu 850 hab. vers 1900, mais le nombre d’habitants est stable depuis 1999.

Vicq-Exemplet (320 Vicquois, 3 874 ha dont 374 de bois), 15 km au NE de La Châtre, connue pour les fresques de son église, est sur la côte qui domine le Boischaut. Son finage, également limitrophe du Cher, contient le bois de Boulaise, un peu isolé dans ce paysage de cultures. La commune a eu plus de 1 300 hab. autour de 1900, et n’a pas cessé de se dépeupler depuis (-50 hab. après 1999).

Thevet-Saint-Julien (400 Thevésiens, 3 094 ha), 10 km au NE de La Châtre sur la route de Bourges (D940), a une église romane (12e) dont les peintures sont classées. Une collection de végétaux forme un musée des Racines. La commune résulte d’une fusion de 1818 entre Saint-Julien-de-Thevet et Saint-Martin-de-Thevet; elle a eu 1 000 hab. de 1870 à 1910 et a perdu 60 hab. après 1999. Le village est au bas de la côte jurassique mais domine la rive droite de l’Igneraie (camping rive gauche); château de la Pouzerie au sud.

Lacs (670 Lacubusiens, 1 346 ha) est 3 km à l’est de La Châtre. Au NE du finage au bord de la D 940, une usine remarquablement équipée fabriquait des poches à sang et accessoires dentaires, avec 520 salariés, sous le nom de Travenol en 1979, puis Baxter, devenu Fenwal; elle a été acquise par l’allemand Fresenius en 2012 et la fabrication de poches de sang s’est arrêtée en 2015, entraînant la suppression de 300 emplois; l’effectif actuel de Fenwal est de 210. Les travaux publics Ducrot y ajoutent une trentaine d’emplois. Le village a une église classée et les restes d’un prieuré du 12e; château et hameau de Cosnay au NE; tout au sud, l’abattoir du Boischaut, créé en 1997 et géré par la communauté de communes, est le plus actif de la région Centre-Val de Loire pour les bovins; il est passé à 4 000 tonnes par an en 2017 (plus de 20 000 têtes); fermé plusieurs mois après une plainte pour maltraitance d’animaux, il a rouvert en août 2019, son personnel ayant subi de nouvells formations. Lacs n’avait plus que 300 hab. en 1975 et progresse depuis (+40 hab. après 1999).

Le Magny (1 110 hab., 1 784 ha), 3 km au sud-ouest de La Châtre, participe également aux activités du bourg de La Châtre, notamment avec les magasins Intermarché (40 sal.) et Bricomarché (40 sal.). Le village conserve l’église d’un ancien prieuré bien doté, du 12e refait au 13e et 15e; à l’est, l’urbanisation de La Châtre s’est propagée aux abords de la D940, à l’Ermitage. Le petit site des Jardins de Beauregard, à l’est, est classé en espace naturel sensible, avec vigne ancienne et verger rustique. Tombée à 450 hab. autour de 1950, contre 680 hab. en 1911, la population communale augmente depuis, gagnant 230 hab. depuis 1999.

Un peu plus au sud, deux communes sont à la limite du massif ancien et en terrain un peu plus accidenté.

Chassignolles (590 Chassignollais, 2 994 ha dont 272 de bois), 6 km SO de La Châtre, a une église classée des 12e et 15e; musée des arts et traditions. La Vauvre s’encaisse à l’ouest du village, tandis que la Couarde borde le finage au sud et à l’est. La population avait atteint 1 300 hab. au début du 12e et a chuté ensuite, mais s’est stabilisée depuis 1980; elle a perdu 40 hab. après 1999.

Briantes (620 Briantais, 2 312 ha dont 135 de bois), 4 km au SE de La Châtre, a un château du 15e dont le grand pigeonnier abrite 2 500 nids. La village est sur le flanc droit de la vallée de l’Indre. Vers l’ouest, hameaux de Champflorentin, Vaudouan et Étrangle-Chèvre, château de Virolan. Tout au NE dans une pointe du finage, le château de Montveillé domine la vallée de l’Igneraie. La commune avait 1 100 hab. au début du 19e siècle; elle a toutefois repris 60 hab. depuis 1999.

Montlevicq (120 Lévicomontains,1 879 ha dont 168 de bois), 7 km ESE de La Châtre sur le coteau droit de l’Igneraie, avait plus de 400 hab. peu avant 1900 et continue de perdre des habitants; châteaux au village, qui domine le cours de l’Igneraie, et à Priches au sud.

La Motte-Feuilly (61 hab., 568 ha dont 48 de bois), 12 km SE de La Châtre, a un château du 15e à donjon (la Motte); la D343 traverse le finage au nord.

Champillet (160 Champillois, 694 ha dont 48 de bois), 11 km ESE de La Châtre sur la route de Châteaumeillant (D 943), est traversée par l’Igneraie.

Néret (200 Néretois, 1 905 ha dont 181 de bois), 15 km ESE de La Châtre, est à la limite du département près de Châteaumeillant; château d’Acre à l’est, aux abords de Châteaumeillant, château de la Vallas au sud, près de Champillet. Un verger communal conservatoire fixe un «espace naturel sensible» dit Sentier de Ferrières, au village.

Sainte-Sévère-sur-Indre (790 Sévérois, 2 603 ha dont 478 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de l’Indre dans l’arrondissement de La Châtre, 15 km SSE de cette ville. Le vieux village, qui a un donjon ruiné, domine la vallée encaissée de l’Indre et un confluent; sa place centrale, avec porte de ville du 12e et halles de bois, est célèbre pour avoir été le théâtre du film de Jacques Tati Jour de fête; le village fête cet événement à la Pentecôte et propose une Maison de Jour de Fête avec scénovision. Sainte-Sévère servit aussi à George Sand dans Mauprat. Ajoutons que la bourgade est au centre de l’hexagone régulier qui épouse au mieux les frontières de la France métropolitaine…

Le village a un collège public, un centre d’aide par le travail, une maison de retraite. Le finage est étiré du nord au sud. Au nord, il inclut l’étang de Rongères et le bois de Sainte-Sévère; Rongères est une ancienne commune absorbée en 1828. Au sud, le finage mord sur le massif ancien; on y a exploité un peu de plomb argentifère au cours des années 1940; Blanchisseries du Berry (30 sal.). Le nom de la commune a été complété par celui de la rivière en 1893; la population communale était alors de 1 400 hab.; assez stable de 1930 à 1982 autour de 1 050 hab., elle diminue depuis et s’est abaissée de 130 hab. depuis 1999.

Pouligny-Saint-Martin (230 hab., 1 566 ha dont 182 de bois) est à 12 km au sud de La Châtre, 5 km au NO de Sainte-Sévère, juste à la limite du massif ancien sur lequel s’étend le Bois de la Curat. L’Indre borde son finage à l’est, la Couarde à l’ouest; entre les deux passe la D940 en ligne droite.

Pouligny-Notre-Dame (720 hab., 3 375 ha dont 252 de bois), juste au sud 6 km à l’ouest de Sainte-Sévère, disperse ses habitants dans les bocages du massif ancien et le long de la D940. Elle se nomma Bourg-des-Bois en 1792. La commune est animée par le complexe touristique des Dryades, au nord entre la grand route et le Bourg; il emploie 80 et 45 salariés (hôtellerie, golf, établissement de balnéothérapie et diététique). Lancé par des personnalités parisiennes autour de la chanteuse Mick Micheyl, il attira de nombreux artistes de la capitale; il a été acquis par le groupe espagnol Balboa. Pouligny accueille aussi une fabrique d’aliments du bétail Axereal (20 sal.), du groupe coopératif Épis-Centre. Au sud-ouest, près du hameau du Fragne et de la limite régionale, la butte du Terrier Randoin, qui atteint 457 m, est le point culminant du département. Pouligny a eu près de 1 300 hab. vers 1880 et s’est dépeuplée jusqu’en 1999, puis a regagné 100 hab.

Sazeray (320 hab., 2 269 ha dont 113 de bois), 8 km SSO de Sainte-Sévère, sur le massif ancien, est limitrophe de la Creuse au sud. Le village est à l’angle SE du finage, qui est saupoudré de petits hameaux.

Vigoulant (110 hab., 971 ha) est juste à l’est, 7 km au sud de Sainte-Sévère avec un étroit finage sud-nord qui a contenu jusqu’à 430 hab. en 1906; hameau de Hérat au SE.

Vijon (310 Vijonais, 2 126 ha dont 150 de bois), 10 km au SSE de Sainte-Sévère, tient l’angle sud-est du département, entre ceux de la Creuse et du Cher; hameaux de Villeneuve et de la Rigaudière au SO, du Marembert sur la D917 à l’extrême NE, de Chézeau au nord.

Pérassay (360 Pérassayens, 2 419 ha dont 184 de bois) est à 8 km ESE de Sainte-Sévère. Son village domine la haute vallée de l’Indre et abrite un établissement pour handicapés. La commune est à la limite du Cher, et entièrement sur le massif ancien; gros hameau de Genest au SO sur la D917; la population a baissé de 90 hab. depuis 1999.

Lignerolles (100 hab., 1 300 ha dont 200 de bois) est juste au nord de Pérassay, 7 km à l’est de Sainte-Sévère, également en limite du Cher et sur le massif ancien. Le finage est drainé par la Taissonne, qui rejoint l’Indre à Sainte-Sévère, et contient le château de Puybarbeau, du 19e sur un site médiéval.

Urciers (250 Urciérois, 1 902 ha dont 129 de bois) est à 13 km ESE de La Châtre, 8 km NE de Sainte-Sévère et 6 de Châteaumeillant; hameau du Sioudray à l’est.

Feusines (220 Feusinois, 1 249 ha) 13 km SE de La Châtre, est voisine de Sainte-Sévère, 5 km au NE. Elle avait 550 hab. en 1911 mais a cessé de se dépeupler depuis 1999. Les villages d’Urcines et de Feusines sont sur les terrains du Lias, mais leurs finages mordent au sud sur le massif ancien.


Châtre (La)

(4 230 Castrais, 606 ha) est une sous-préfecture de l’Indre, 34 km au SE de Châteauroux. C’est le chef-lieu de la Vallée Noire et du Boischaut indrois; son nom évoque une place forte (castra). Le centre-ville, au-dessus de la rive gauche de l’Indre, reste tassé dans le périmètre des anciens remparts; il contient de nombreuses maisons anciennes et un donjon carré du 15e, qui servit de prison et abrite le musée de George Sand et de la Vallée Noire; pont aux Laies, puits gothique, chapelle-fontaine de la Grand-Font.

La commune est «station verte de vacances» et offre festivals (Chopin, sculpture sur pierre), théâtre, maison des jeunes et de la culture, haras et concours hippiques, circuit autos et motos avec compétitions estivales (Chavy), un label deux fleurs; collège public, lycée public, annexe du lycée agricole public de Châteauroux, centre d’aide par le travail et maison de retraite; musée de l’hôtel de Villaines.

La plaine de l’Indre, de 250 m de large, est peu habitée; un faubourg avec zone d’activité est à la sortie est de la ville sur la D943. Le finage ne s’étend guère qu’au sud, aux abords de la D 940, et il est presque entièrement urbanisé.

La ville a mis en avant un «pôle santé» avec le centre hospitalier (350 sal., 40 lits médicaux, 500 en tout), une clinique (35 lits) et des activités associées, comme le laboratoire d’analyses George Sand (20 sal.) et l’usine Fenwal de Lacs (en forte réduction). Elle fait aussi état d’une «filière viande» (abattoir, lycée agricole), mais les principaux établissements sont plutôt dans le bâtiment, et de petite taille: vérandas AFD (30 sal.), charpentes Leuillet (25 sal.), plâtrerie Techni-Plâtre (30 sal.), informatique et données Canon (25 sal.), supermarchés Super U (60 sal.) et Carrefour (25 sal.).

La population communale a dépassé 5 200 hab. dans la seconde moitié du 19e s. avant de s’abaisser peu à peu à 3 700 hab. en 1931; elle a ensuite connu une lente croissance jusqu’en 1982 (4 900 hab.) mais diminue à nouveau depuis, perdant 530 hab. après 1999. La Châtre est le siège de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère, qui correspond aux deux anciens cantons de ces noms: 30 communes et 13 700 hab. L’arrondissement a 28 300 hab., 51 communes

Le nouveau canton comprend 34 communes, 16 100 hab., 78 554 ha; il est fait de l’addition de communes des cantons de Sainte-Sévère, La Châtre, Issoudun-Sud, et ainsi très étiré du sud au nord, allant de la limite de la Creuse aux portes d’Issoudun