Communauté de communes du Castelrenaudais

Castelrenaudais (commmunauté de communes du)

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intercommunalité d’Indre-et-Loire au nord-est, associant 16 communes (16 800 hab.) sur 35 310 ha. Le siège est à Château-Renault; Auzouer-en-Touraine a aussi plus de 2 000 hab.

Neuville-sur-Brenne (830 Neuvillois, 689 ha) est 3 km au nord de Château-Renault; elle n’avait que 210 hab. en 1962 et croît encore, gagnant 200 hab. depuis 1999; son nom, apparu en 1102, a été allongé en 1987. Limitrophe du Loir-et-Cher, son finage s’étend surtout sur le plateau à l’est de la Brenne. Il est bordé à l’est par la route de Paris, rejointe par la D31. L’habitat s’est densifié au sud, au contact de Château-Renault, et autour du village, ce qui fait deux noyaux peuplés; écoles, maison du XVe; le château de Valbrenne (XIXe) domine la vallée et ses étangs.

Saunay (710 Saunois, 2 598 ha dont 957 de bois), au bord du Gault, 5 km à l’est du chef-lieu, contient la forêt de Château-Renault et une bonne part de celle de Saunay qui déborde dans le Loir-et-Cher. La LGV traverse le finage à l’est. La population croît depuis 1982 (390 hab.) et a gagné 190 hab. après 1999 (+37%). Le nom s’est écrit jadis Solonac puis Sonnay, et n’a rien à voir avec le sel. Le village a une église des XIe et XVIe et école, centre de loisirs et parc de sports, quelques grosses fermes.

Saint-Nicolas-des-Motets (270 Montou-Colasiens, 1 277 ha) est à la limite du Loir-et-Cher sur la route de Blois, 10 km à l’est de Château-Renault, et s’est accrue de 50 hab. depuis 1999. Le territoire, plat et nu avec un paysage de Beauce, est traversé au sud par l’A10. L’église est du XVe et conserve des fresques murales du XVIe; pas d’école. Le nom des Motets peut se rapporter à l’ancienne motte féodale de Chéramant, au sud-est, où Foulques Nerra avait fait établir un fort, mais où ne se voit plus qu’une grosse ferme.

Morand (350 Morandais, 1 462 ha dont 228 de bois), 9 km au SE de Château-Renault, a gagné 110 hab. depuis 1999 (+46%). Le village a une église des XIIe et XVe; classe maternelle, centre de loisirs (2007), piste d’ULM (LF3759) de 1 000 m en herbe. Son finage est également d’allure beauceronne; il est traversé au sud par l’A10 et inclut au nord le Bois de la Chaîne, au sud une queue longeant le finage de Dame-Marie par l’ouest. Il reste au village une douve d’un ancien château fort de Foulques Nerra.

Dame-Marie-les-Bois (360 Donnamariens, 891 ha dont 378 de bois) est à 12 km au SE de Château-Renault. Son finage, étiré vers le nord-est le long de la limite départementale, est accidenté par les têtes de la Cisse et plus boisé; école élémentaire; +80 hab. depuis 1999 (+29%). La commune fut jadis Dammarie (Sainte-Marie) et n’a pris son nom actuel qu’en 1918; restes d’un ancien château de la Guérinière (deux tours) à l’est, lavoirs à hauteur réglable.

Autrèche (430 Autréchois, 2 072 ha dont 690 de bois), 11 km au SE de Château-Renault, n’avait que 250 hab. en 1982. Le village a une originale église du roman primitif tourangeau du XIe à contreforts et petit clocher intégré de façade; châteaux (XIXe) de Beaumarchais, en brique rouge, des Hayes et de la Remberge, imitations renaissance, tous proches du village et bâtis pour la famille Archdeacon, d’origine irlandaise; maison de retraite (25 places), école; camping de l’Étang au village. La réserve zoologique de Beaumarchais-Grand Veneur, 30 hectares, avec auberge et petit train, accueille 40 000 visiteurs par an. L’ancienne abbaye cistercienne de Fontaine-les-Blanches (XIIIe, XVIIIe et XIXe), fondée vers 1125, est à la pointe sud de la commune dans un vallon. Au nord, la commune a un échangeur de l’A10 Aquitaine avec péage, au croisement de la D31 rebaptisée N10, et une petite zone d’activités dite Porte de Touraine.

Villedômer (1 390 Villedômériens, 3 519 ha dont 710 de bois) est à 6 km au sud de Château-Renault au confluent de la Brenne et du Madelon; le nom se prononce Villedômé. C’était un petit village à la confluence de la Brenne et du Madelon qui vient de l’ouest; il a une église en partie du XIIe, avec porche charpenté du XVe. Mais la population a sensiblement augmenté depuis le minimum de 770 hab. en 1968, gagnant encore 130 hab. après 1999. Le village, fleuri (une fleur), s’est entouré de larges lotissements sur le plateau, jusqu’aux abords de la voie ferrée qui traverse la vallée encaissée du Madelon par un viaduc, et la route d’accès au lieu-dit le Pont de Seize Mètres; camping municipal au bord de la Madelon. Au nord, le territoire atteint les franges de la ville de Château-Renault. Le château de la Boisnière (XVIIIe) y accueille un institut médico-éducatif avec centre d’aide par le travail (Ateliers de la Brenne, 120 places, près de 200 emplois). Un peu au sud au bord de la route, a été aménagée la zone d’activités de la Pâquerie; conserves Les Salaisons régionales (35 sal.).

En face dans la vallée, en partie sur le territoire d’Auzouer, l’usine Synthron (groupe français Protex, 130 sal.), fabrique des produits chimiques organiques pour la pharmacie et l’agriculture et a une forte activité de recherche-développement. Les rejets de ce site Seveso ont pu inquiéter, et avaient privé d’eau l’agglomération de Tours pendant dix jours en 1998, à la suite d’un incendie; l’usine a encore pollué la Brenne en août 2004 et l’entreprise a reçu plusieurs mises en demeure, poursuites et sanctions, encore en 2016; des investissements de sécurité ont fini par être faits.

Au sud, la commune est agricole et s’orne des châteaux de Beauregard (XVIIIe-XIXe, pension d’animaux), de la Noue (XVIe-XIXe) et de la Côte (XIXe). Au sud-ouest, étang de l’Archevêque et silos en bordure de la voie ferrée à l’ancienne gare dite de Crotelles. À l’ouest, la D910 (N10) traverse le Madelon à la Grande Vallée, où est l’usine des Charcuteries Grand’Vallée (40 sal., passée du groupe Roullier au groupe sarthois Cosnelle en 2013, 1 600 t/an). Le paysage de cette partie occidentale, boisé et vallonné, comporte des étangs et des caves, et des ruines de l’abbaye de Gâtines (XIIe au XVIIIe).

Crotelles (700 Crotellois, 1 589 ha dont 131 de bois) est un village à 4 km à l’ouest de Villedômer à un coude de la vallée du Madelon, doté d’une école. Son église est en partie du XIe. Il accueille au sud-est, au bord de la grand route, les ateliers de la zone d’activités de l’Imbauderie; négoce de matériel agricole MAM Satema (30 sal.). Quelques installations du centre agronomique INRA de Nouzilly sont à la limite occidentale. La commune, traversée au sud par la LGV et la N10 (D910), a gagné 160 hab. depuis 1999 (+30%); menhir du Gros Perron au nord du village; au NO, fontaine du Gras et Pierre à Vinaigre, un bloc de roche lie-de-vin, supposé être un ancien objet de culte, flanqué d’une croix au XIXe. Le nom de la commune a le sens de «petites grottes», allusion aux anciennes carrières de tuffeau.

Nouzilly (1 280 Nouzillais, 4 024 ha dont 1 784 de bois), 16 km OSO du chef-lieu, occupe un territoire vallonné par les têtes de la Petite Choisille; plusieurs étangs de petit barrage, certains avec moulin, quelques châteaux dont celui de Charentais (XIXe) au nord et le manoir de la Simonnière (XVIIe) au sud, la Roche d’Ambille et la Harlandière (XIXe) au sud-ouest. Juste au nord du village, l’alignement rectiligne est-ouest des Fossés de César est attribué aux Romains, voire aux Gaulois; une digue y retient le petit étang du château de Charentais; ancien four à chaux, grands bois du Mortier au sud et de Nouzilly au nord. Un menhir subsiste au Hallier, au sud-ouest du village, dit aussi Pierre à Vinaigre.

La commune n’avait que 670 hab. en 1975 (plus de 1 000 de 1820 à 1914); elle en a gagné 90 depuis 1999. Le village est bordé au sud par une base de loisirs, à l’est par le manoir de Gué Chapelle, à l’ouest par celui de Bellefontaine, tous du XIXe; il a été complété au NE par plusieurs lotissements et abrite le Théâtre du Fossé César. À l’est, le château de l’Orfrasière, du début du XXe en style renaissance, construit pour le maître de forges lorrain Robert de Wendel, légué ensuite à la ville de Paris, a été acquis par l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) qui a installé en pleine campagne dans les années 1965-1969 un grand centre de recherche sur les élevages et la génétique animale (Agenae), employant plus de 500 personnes et divisé en quatre unités — dont une est dans la commune de Monnaie, une autre en partie dans celle de Crotelles.

Saint-Laurent-en-Gâtines (970 Laurentais, 3 162 ha dont 618 de bois) est à 11 km à l’ouest du chef-lieu sur le plateau, au croisement de la D766 et de la D47. Le village, doté d’écoles, se repère par sa construction originale en brique et pierre, haute de 25 m, datant du XVe, ancienne maison forte de l’abbaye de Marmoutier dite manoir de la Grand’Maison, transformée en église en 1876, la tour de l’escalier devenue clocher; château (XIXe) et bois de la Brosse à l’ouest, ancien prieuré à Chenusson (XVIe) au-dessus de la Petite Choisille au SO, petite zone d’activités des Pressaudières à l’ouest du village. La Petite Choisille a sa source au sud-ouest de la commune parmi les bois. La population croît depuis le minimum de 1975 (470 hab.); elle a gagné 230 hab. après 1999 (+36%).

Le Boulay (800 Boulayens, 2 010 ha dont 600 de bois) est un village proche de Château-Renault (6 km NO) dans la vallée de la Glaise, affluent de la Brenne. La commune a gagné 290 hab. depuis 1999 (+57%) et a des écoles, un atelier protégé et un centre de loisirs intercommunal. Le finage atteint la Brenne à l’est, englobe le bois de Fléteau et, au-delà du château de la Chauvinière (XIXe), une fraction de l’agglomération de Château-Renault et de sa zone d’activités occidentale; La Poste (50 sal.), négoce de matériel antifeu C. Borde (25 sal.).

Monthodon (840 Monthodonais, 3 391 ha dont 355 de bois) est à 12 km au NO de Château-Renault, au bord de la vallée du Rondy, affluent de la Brenne; église des XIIe et XVe, services aux cultures Guillon (25 sal.), négoce de matériel agricole Berny (25 sal.), écoles. La commune, limitrophe du Loir-et-Cher, contient au sud l’arboretum de la Petite Loiterie, sur 16 ha et, au-dessus de la vallée de la Glaise, le hameau du Sentier, centre d’une commune absorbée en 1822 — non sans durables protestations, allant jusqu’à l’érection d’un petit temple protestant, actif de 1895 à 1989; bois des Houlées à l’ouest. Monthodon a gagné 270 hab. depuis 1999 (+47%).

La Ferrière (320 Ferrillons, 1 576 ha dont 745 de bois) est à 13 km ONO de Château-Renault, au croisement de la D54 et de la D47, et a l’aspect d’un village de clairière, entouré par le grand bois de la Ferrière où se remarque le Chêne du Sacas. Elle a gagné 100 hab. depuis 1999 (+46%) et a une école élémentaire; au village, un château du XIXe domine la vallée de la Dême.

Les Hermites (580 Hermitois, 3 260 ha dont 470 de bois) sont au croisement de la D47 et de la D72, 18 km au NO de Château-Renault, 36 km NNE de Tours; église des XIIe et XVe, foyer d’accueil médicalisé d’une trentaine de places au village (la Vallée Germain), école élémentaire. Le finage est limitrophe du Loir-et-Cher au nord et tient les sources de la Dêmée, qui coule vers l’ouest. Au SE, la ferme Vautourneux est entourée d’un carré de douves; élevages de volailles et de vaches, notamment au hameau de la Pitonnerie au N. La commune a gagné 40 hab. depuis 1999. Elle a 27 exploitations agricoles, dont trois spécialisées en cassis, groseilles, oignons et coriandre.


Auzouer-en-Touraine

(2 290 Auzouériens, 3 405 ha dont 708 de bois) est à 6 km au sud de Château-Renault (communauté du Castelrenaudais), mais la commune englobe côté nord une partie de la ville, au bord du ravin du Gault, dont le lycée, l’hôpital psychiatrique, une maison de retraite (170 places, dont ehpad), une partie de l’usine Synthron de Villedômer. Le village, au bord de la petite vallée de la Quintaine, affluent de la Brenne, a une église du XIe. Au sud du village se signalent le château (XVIIe et XIXe) et le dolmen de Pierrefitte. Le site archéologique (motte médiévale à fossé circulaire) et l’étang du Grand Moléon sont à l’est, où le finage est sillonné par la LGV, la D31, l’A10 (aires de repos). Le nom de la commune était seulement Auzouer jusqu’en 1961; il vient d’un oratoire. La population était de 650 hab. au minimum de 1968 et augmente depuis; elle a gagné quelque 880 hab. depuis 1999 (+65%) et le village s’est doublé à l’ouest de plusieurs lotissements.


Château-Renault

(5 080 Castelrenaudais, 351 ha) est un ancien chef-lieu de canton à 30 km au NE de Tours. Le bourg, qui n’a qu’un très petit territoire, est dans un site accidenté par la vallée encaissée de la Brenne et de son ravin affluent le Gault, qui vient de l’est. Dominant leur confluent, l’hôtel de ville occupe un château des XIVe et XVIIIe à donjon du XIIe et porte de l’Horloge (XIVe), orangerie, esplanade et parc public; mais le site est menacé par des éboulements.

La forteresse était à l’origine au comte de Blois, qui lui donna le nom de son fils Renaud; l’orthographe actuelle est une altération ancienne; le nom s’est écrit Châteaurenault jusqu’en 1932. La commune a été et reste en partie industrielle. La ville haute aristocratique et bourgeoise s’est longtemps distinguée de la ville basse ouvrière; mais toutes les parties hautes sont à présent occupées par des lotissements et par deux parcs d’activités, au nord-est (Parc Nord) et au nord-ouest (Parc Ouest).

Un intéressant musée du cuir et de la tannerie (1 600 entrées par an) rappelle l’ancienne spécialité locale, apparue au XVIe, orientée vers les semelles de cuir et les harnais, et qui comptait encore 22 tanneries au milieu du XXe siècle, plus des moulins à tan et des fabriques de colle; la dernière tannerie a fermé en 1985. L’activité survit par les chaussures Arche (d’origine locale, depuis 1969, 145 sal.), disposant aussi d’un magasin d’usine très fréquenté (35 sal.), et par les ceintures et bretelles Boinet (depuis 1858, 35 sal., label EPV «patrimoine vivant»).

La commune a surmonté partiellement la crise du secteur en attirant de nombreux autres ateliers et rassemble plus de 1 200 emplois en deux parcs industriels: connecteurs électroniques Radiall (450 sal., famille Gattaz), articles et emballages métalliques Humery (85, groupe local Sofinum); serrures et ferrures Rémy Garnier (35 sal.); mécanique SIMA (25 sal.); revêtements de sols Forbo (30, sal., suisse, après reprise de l’usine Bonar en 2008, avec atelier de formation du groupe Forbo-Sarlino); emballages plastiques Davoise (65 sal., depuis 1974 en provenance de Paris); articles de papeterie Cogir (45 sal., sets de table et nappes en papier, groupe Exacompta Clairefontaine). Un ancien atelier de serrurerie Mercier, donné à la ville en 1990, se visite.

Château-Renault a un collège public et un lycée professionnel public, un centre hospitalier associé à celui d’Amboise, un institut médico-éducatif, deux maisons de retraite, un centre d’aide par le travail; médiathèque, centre culturel avec belle salle polyvalente, cinéma; supermarchés Carrefour (30 sal.) et Intermarché (40), transports Mauduit (50 sal.), transports par cars Transdev (45 sal.). Elle se veut «ville de l’image et de l’écriture», dotée d’un studio pour réalisation de films, et d’ateliers d’écriture en liaison avec le lycée professionnel. Elle est fleurie (une fleur); moulin et halle aux écorces de Vauchevrier sur la Brenne un peu au nord, avec espace d’expositions, parc de loisirs avec camping et piscine en bord de Brenne; parc du Moulinet à l’est dans le val du Gault.

L’agglomération est encadrée par l’ancienne N10 (D910) qui forme rocade à l’ouest, et la D31 rénovée, qui la rejoint en assurant une autre rocade à l’est. La population communale a augmenté durant tout le XIXe siècle, de 2 000 hab. au début à 4 500 à la fin; elle a un peu diminué dans la première moitié du XXe, puis a repris jusqu’en 1982 (6 100 hab.) avant de reperdre des habitants, dont 530 depuis 1999. La communauté de communes du Castelrenaudais correspond à l’ancien canton (16 communes, 16 800 hab., 35 310 ha) et siège au chef-lieu; elle gère six parcs d’activités: deux au bourg, les autres à Autrèche, Villedômer, Cérelles et Nouzilly, Saint-Laurent. Le nouveau canton associe à l’ancien canton de Château-Renault ceux de Neuillé-Pont-Pierre et Neuvy-le-Roi à l’ouest, soit 35 communes et 38 200 hab.