Communauté de communes du Grand Chambord

Chambord (Grand)

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communauté de communes du Loir-et-Cher, associant 17 communes et 20 600 hab. sur 43 300 ha. Le siège est à Bracieux. Huisseau-sur-Cosson, Mont-près-Chambord et Saint-Laurent-Nouan dépassent 2 000 hab.

Bracieux (1 320 Braciliens, 295 ha), à 18 km ESE de Blois, est en Sologne au bord du Beuvron. Le village n’avait pas 800 hab. en 1962, contre 1 200 dans la seconde moitié du 19e s.; sa population a un peu augmenté depuis, et gagné 140 habitants après 1999. La commune, «station verte de vacances» mais au finage minuscule, a un collège public et une maison de retraite; garage Renault (60 sal.), transports Navarre (65 sal.).

Chambord (90 Chambourdiens, 5 438 ha dont 5 290 de bois), petit village mais grande commune et grand renom, 16 km à l’est de Blois, 6 km au sud de la Loire, est à l’orée de la Sologne, au bord du Cosson. La commune a eu un maximum de 430 hab. en 1906 et s’est dépeuplée lentement depuis, perdant même 110 hab. après 1999, plus de la moitié. Elle est connue par son extraordinaire château de 440 pièces aux centaines de cheminées, clochetons et lanterneaux, construit de 1518 à 1545 et restauré de 1660 à 1685, monument national appartenant à l’État depuis 1930 et classé au patrimoine mondial de l’Unesco; c’est le plus vaste palais renaissance de France et le plus prestigieux du Val de Loire, le plus visité de ses monuments publics (780 000 visiteurs par an), mais venant toutefois après Chenonceau. Le château, flanqué de nombreuses boutiques, est entouré d’un parc forestier enceint de 32 km de murs que percent seulement 6 portes, enfermant un parc national cynégétique où la Présidence de la République invite à la chasse.

Neuvy (320 hab., 3 128 ha dont 2 400 de bois), 6 km ENE de Bracieux au bord du Beuvron, contient une part de la forêt de Boulogne, les étangs de Montperché et de la Courtelière à l’est, le château renaissance d’Herbault à l’ouest (vers 1540, remanié aux 17e et 18e s.). Le château de la Hardonnière, à cheval sur la limite de la commune de Dhuizon, est du 19e s.; entreprise de transports Satas (210 sal.).

Bauzy (280 Bauziens, 2 470 ha dont 1 349 de bois), à 6 km ESE de Bracieux au bord de la Bonneure, s’orne des châteaux de la Lande et de Veillenne, du 19e s., et d’une église en partie du 11e s.

Fontaines-en-Sologne (640 hab., 4 625 ha dont 2 615 de bois), à 5 km au sud de Bracieux, a une spécialité de culture de fraises, avec marché de vente au cadran; le producteur Horti-Sologne a 50 salariés. Son finage comporte de nombreux étangs et plusieurs châteaux, dont celui de la Ravinière, de 1500, refait aux 19e et 20e s.; église du 13e s. La commune a gagné 120 hab. depuis 1999.

Tour-en-Sologne (1 130 hab., 2 634 ha dont 1 313 de bois) est au bord du Beuvron, 3 km à l’ouest de Bracieux. Le château renaissance de Villesavin, en brique et pierre, y a été construit entre 1527 et 1537; il sert de centre d’accueil et attire aussi les visiteurs par une collection de costumes de mariage et un musée de voitures hippomobiles et de voitures d’enfants; l’ensemble reçoit 19 000 visiteurs par an. La commune a augmenté de 220 hab. depuis 1999 (+24%).

Saint-Claude-de-Diray (1 820 Saint-Claudins, 917 ha) est 9 km à l’ouest de Chambord, 9 km au NE de Blois; le village est sur le plateau qui domine le val de Loire et le finage atteint la rive gauche de la Loire; la Noue est une boire du val. Saint-Claude n’avait pas 1 000 hab. en 1968 et croît depuis (+220 hab. depuis 1999); déménagements Fenoyer (ACB, 25 sal.).

Montlivault (1 400 Montlivaltais, 1 073 ha) est un peu plus en amont, 8 km NO de Chambord, et fait face à Cour-sur-Loire. Le village est plus près du coteau de Loire que celui de Saint-Claude et l’habitat descend dans la plaine. Les deux villages sont sur le rebord de la terrasse de rive gauche et leur finage est bordé par la Loire. Montlivault a un beau château (16e, 17e, 18e s.) et une église en partie du 12e s.; restaurant réputé (Ma Maison d’à côté). De 600 hab. en 1954, 660 en 1975, sa population a crû ensuite, et gagné 180 hab. depuis 1999.

Maslives (720 Maslivois, 735 ha), 4 km au nord-ouest de Chambord, abrite la biscuiterie de Chambord (25 sal.). Le finage communal atteint au sud le Cosson en aval de Chambord, et ne tient au nord qu’un étroit secteur de la rive gauche de la Loire entre Saint-Dyé et Montlivault; la population a augmenté de 120 hab. après 1999.

Saint-Dyé-sur-Loire (1 160 Déodatiens, 551 ha) est sur le coteau et la rive gauche du fleuve, ici réunis, 6 km au nord de Chambord. Saint-Dyé n’a allongé son nom qu’en 1958; elle avait 510 hab. en 1962, croît depuis et a gagné 200 hab. après 1999. Elle a longtemps tenu une position de pont sur la Loire et de port, notamment au moment de la construction de Chambord, ce qui lui avait valu tout un équipement hôtelier; des manufactures de cotonnades fonctionnaient aux 17e et 18e s.; mais le pont, emporté par les eaux, a été refait un peu en amont à Muides. La commune a conservé quelques restes de remparts et de vieilles maisons, dont des auberges classées, et aménagé une Maison-musée de la Loire; elle a aussi des maisons de retraite au manoir de la Motte et aux Tourelles (30 sal. chacune).

Thoury (430 Thouryssois, 1 576 ha dont 1 039 de bois) est juste au sud de Crouy, dans une clairière à l’est de la forêt de Chambord, à 6 km de celle-ci. Le nord du finage est traversé par le Cosson; motte d’un ancien château fort. La population a augmenté de 90 hab. depuis 1999.

Crouy-sur-Cosson (550 hab., 2 837 ha dont 1 452 de bois) est à 18 km au NE de Bracieux, sur le versant droit du Cosson; pépinières Bauchery (30 sal.), plusieurs châteaux dont celui des Fontaines au nord (19e s.), qui abrite un établissement hospitalier pour déficients mentaux et handicapés (175 places), de la Blondellerie au sud; motte de l’ancien château fort disparu de Bréviande; le nom de Crouy a été complété en 1918.

La Ferté-Saint-Cyr (1 060 Fertois, 5 793 ha dont 3 364 de bois), sur le Cosson à 8 km SSE de Saint-Laurent et 14 km ENE de Chambord, a un musée dans la maison natale de Daniel Brottier (1876-1936), missionnaire spiritain en Afrique puis administrateur des Orphelins apprentis d’Auteuil; château du 18e s. au village et château de Rhuys (19e s.) avec étang au sud-ouest, château de Huppemeau au nord. Elle a gagné 160 hab. depuis 1999.


Huisseau-sur-Cosson

(2 340 Huisselois, 2 279 ha dont 639 de bois et 36 ha de vignes) est à 10 km au NO de Bracieux, 3 km au nord de Mont, à l’orée de la forêt de Chambord (CC du Chambord (Grand)). Les châteaux des Grotteaux et de Nanteuil (19e s.) sont à l’ouest, le château de Saumery (17e au 19e s.), à l’est, est aménagé en clinique psychiatrique (80 sal.). De 1 200 hab. en 1968 (1 600 en 1851), la population communale a ensuite augmenté; elle a gagné 400 hab. depuis 1999.


Mont-près-Chambord

(3 390 Montais, 2 851 ha dont 1 547 de bois), 7 km ONO de Bracieux et 12 km ESE de Blois, est une commune du Loir-et-Cher dans la communauté du Grand Chambord (Chambord (Grand)). Elle se tient entre les forêts domaniales de Russy et de Boulogne, qui occupent la moitié de son finage; le Beuvron fixe la limite sud de celui-ci. On y cultive un peu de vigne (43 ha). Le château de Clénord (17e et 18e s.) est à l’angle sud-ouest de la commune, qui contient aussi le manoir de la Chesnaye (17e s.); Intermarché (45 sal.); nettoyages Limpa (55 sal.), Carrard (120 sal.) et TNex (45 sal.). Le nom de la commune était simplement Mont jusqu’en 1918; elle avait alors 1 200 hab., niveau maintenu jusque dans les années 1960, avant de croître sensiblement, passant les 2 000 hab. en 1979; elle a gagné 310 hab. depuis 1999.


Saint-Laurent-Nouan

(4 440 Laurentais, 6 098 ha dont 1 000 de bois) est à 28 km au NE de Blois et 32 km au SO d’Orléans, au bord de l’Ardoux sur le versant sud du val de Loire (CC du Chambord (Grand)). Sur le territoire de la commune, au bord de la Loire, a été installée la centrale nucléaire dite de Saint-Laurent-des-Eaux, qui emploie 810 personnes et dispose depuis 1983 de deux réacteurs à eau pressurisée de 900 MW chacun, produisant ensemble 13 milliards de kWh par an; deux réacteurs plus anciens (graphite-gaz), de 1969 et 1971, ont été arrêtés. La centrale est accompagnée par un atelier de maintenance du groupe Endel (50 sal.); ingénierie Onet (90 sal.), conditionnement de cosmétiques Decortiat (75 sal.); gardiennage (Lancry, 230 sal.), supermarché U (55 sal.), matelas Comptoir des Lits (Sabbe, 20 sal.); bétons Vega (50 sal.).

La commune résulte d’une fusion de 1971 entre Saint-Laurent-des-Eaux (1 000 Laurentais) à l’est et Nouan-sur-Loire (600 Nouannais) 6 km à l’ouest, au bord de la Loire; la population a sensiblement augmenté après la fusion et la commune a encore gagné 690 hab. après 1999. Son territoire englobe une part de la plaine de Loire en amont, bien cultivée, et plusieurs gros hameaux en aval en bordure du val (le Verger, le Cavereau et surtout Nouan, qui est à 9 km NE de Chambord. Elle s’étend davantage à l’est, dans la forêt de Sologne, parmi bois et étangs. Elle y a plusieurs châteaux du 19e s. (Bel-Air, Joubert, Geloux, la Barboire) et dispose des deux golfs des Bordes et de Ganay, créés à l’initiative du baron Bich, celui des «pointes Bic» (65 sal., société japonaise Bich-Sakurai); maison de retraite et clinique Alzheimer (Jardins d’Iroise, 50 sal.), collège public.