Communauté de communes de Montbenoît

Montbenoît (communauté)

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communauté de communes du Doubs associant 16 communes et 7 600 hab. sur 19 820 ha à la frontière suisse. Le siège est à Montbenoît; aucune commune n’atteint 2 000 hab.

Montbenoît (410 Saugets, 503 ha dont 338 de bois) est un ancien chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Pontarlier, 15 km au NE de celle-ci sur la rive gauche du Doubs et la route de Pontarlier à Morteau, à 785 m; église abbatiale des 12e, 14e et 16s. avec stalles Renaissance et cloître. Le village longe le Doubs et s’est agrandi de lotissements sur le versant gauche au nord; camping sur la rive droite. Le finage est peu étendu au NO du Doubs, davantage au SE dans la forêt domaniale de Bon, où il atteint 1 185 m mais ne va pas jusqu’à la frontière. Montbenoît est issue d’une abbaye qui fut riche et qui a eu un rôle historique régional; elle avait importé au 12s. des travailleurs du Valais, appelés Saugets. Il en est resté un patois particulier, une désignation locale des habitants (Saugets et Saugettes), une tradition de travail agricole obstiné, patient et conservateur. L’isolement relatif du Val, sans accès direct à la Suisse, entre les grands passages de Morteau et de Pontarlier, aurait contribué au maintien de la tradition. Le gentilé vient du nom du Val du Sauget (ou Saugeais), que porte en ces lieux la vallée du Doubs. Un musée célèbre à Montbenoît la «République du Saugeais» qui compte dans le folklore local. La population de Montbenoît avait atteint 280 hab. en 1881 avant de redescendre à 170 en 1936; elle a augmenté depuis, et même gagné 180 hab. depuis 1999 (+78%).

Montflovin (170 Saugeais, 335 ha), juste au SO de Montbenoît, a son petit village à 845 m sur les collines de rive gauche du Doubs, mais son finage s’arrête au tracé de la D437, sans atteindre le Doubs dont il est séparé par la queue de Montbenoît. Il s’étire vers le nord avant de s’élargir au peu autour des petits hameaux du Coin du Bois et de Laquebude, vers 1 020 m. La commune n’avait que 75 hab. en 1999.

Hauterive-la-Fresse (240 hab., 746 ha dont 259 de bois), 4 km SO de Montbenoît, étend son finage de la rive droite du Doubs au NO à la frontière suisse au SE. La commune, issue d’une fusion de 1823, associe plusieurs hameaux: Hauterive au nord sur le versant droit du Doubs à 830 m; le Mont d’Hauterive au SE à 1 002 m avec la mairie; la Combe d’Hauterive au NE à 1 057 m; la Fresse tout à l’est près de la frontière, à 1 110 m; la Pria au sud à 1 064 m; base de ski nordique à la Perdrix vers 1 050 m. La population a augmenté de 90 hab. (+60%) depuis 1999.

Les Alliés (160 hab., 528 ha dont 220 de bois), 6 km SSO de Montbenoît, a son village dans la partie haute du val des Étraches à 990 m avec une petite extension en hauteur à la Chevrette (1 040 m). Le finage s’appuie à l’est sur 3,4 km de frontière suisse, où il culmine à 1 151 m, et se termine en triangle au NO. La commune jouxte celle de Pontarlier. La population a augmenté de 60 hab. depuis 1999. Le nom de la commune date de 1915; il remplaçait les Allemands, son ancien nom issu d’un abergement d’«Allemands» (ou Suisses alémaniques) installés comme colons au 14e siècle. Le nom Les Allemands avait été rétabli de 1940 à 1944.

Maisons-du-Bois-Lièvremont (820Saugets, 1 579 ha dont 507 de bois), 5 km SO de Montbenoît à 900 m, est une commune d’habitat très dispersé juste à l’ouest du chef-lieu, issue d’une fusion de 1974 entre deux communes de population comparable, chacune comptant 410 hab. en 2020. Maisons-du-Bois est au sud, à 800 m sur le versant gauche du Doubs, bordé par la D437, avec une extension en lotissements vers le nord qui lui fait rejoindre Lièvremont, dont le village est à 826 m un peu à l’écart du Doubs sur un replat; charcuterie Aux Produits Saugets (50 sal.). Le finage a une partie en relief boisé au sud-est, au-delà du Doubs, que borde sur la rive droite le petit hameau de l’Oye Longe; il y monte à 1 072 m. Il est bien plus étendu vers le NO, sur le plateau où se dispersent de menus habitats, les moins ténus étant Pré Jacquier et les Joumets à 950 et 980 m.

Arçon (840 Cailleux, 2 134 ha dont 512 de bois), 10 km SO de Montbenoît et 6 km NE de Pontarlier, est à 850 m, sur le versant gauche du Doubs, avec un petit faubourg d’outrepont rive droite, le Bois de l’Oye. La D437 y change de rive. Au SE, le finage monte sur le relief boisé de la Montueure jusqu’à 1 086 m; au pied, base de ski nordique. Le finage s’étend sur près de 7 km vers le nord sur le plateau où se dispersent de petits habitats; hameau de la Chaux à 850 m au NO du village; +130 hab. depuis 1999.

Bugny (220 hab., 477 ha), 13 km à l’ouest de Montbenoît, est à 866 m sur le plateau, au pied des reliefs du Mont Pelé (1 046 m) qui bordent la commune au nord.

Ouhans (380 Loups blancs, 1 585 ha dont 645 de bois), 14 km NNO de Pontarlier, 22 km à l’ouet de Montbenoît à 630 m sur la D41, au bord de la haute vallée abandonnée de la Loue. Au nord, la vallée s’enfonce en gorge et contient le site de la source actuelle de la Loue, dans une grotte spectaculaire et très visitée, discrètement assortie d’une centrale hydroélectrique. On sait, notamment depuis un incendie des usines Pernod de Pontarlier, qui fit déverser de l’absinthe dans le Doubs, que la source est une résurgence d’eaux infiltrées dans le plateau et dont une partie vient directement du Doubs, qui coule une dizaine de kilomètres à l’est. Le finage d’Ouhans s’étend en partie à l’ouest, et bien plus à l’est où il est traversé par la N57 puis doté d’une queue de 3 km sur 200 m en moyenne le long du relief qui suit le Mont Pelé (1 046 m).

Renédale (43 Renédaliers, 288 ha), 26 km ONO de Montbenoît, est à 4 km au NO d’Ouhans sur le plateau à 740 m. Le finage est borné au nord par les gorges de Nouailles, en aval de la source de la Loue.

Saint-Gorgon-Main (290 Moutons, 793 ha dont 209 de bois), 19 km ONO de Montbenoît, a son village sur le plateau à 700 m, complété au sud par le hameau-carrefour de la Main; la N57 traverse la commune, qui va au sud jusqu’au Mont Pelé. La commune a 90 hab. de plus qu’en 1999 (+45%). Le nom était seulement Saint-Gorgon jusqu’en 1923.

Aubonne (240 Albonnais, 1 517 ha dont 1 076 de bois, 21 km ONO de Montbenoît, a un finage allongé du SO au NE sur 7 km. Le village est à peu près au centre, vers 660 m, avec un château. Au SO, le finage atteint le bord des gorges de Nouailles, où descend la D67; sur le plateau au bord de la route, hameau de la Creuse avec écomusée et boutique de l’Abeille du Haut-Doubs. À l’autre extrémité au NE, hameau des Prés de Vaire (765 m), à la bifurcation de la N57 et de la D405; au-delà à l’angle NE du finage, gouffre du Puits Mouraté.

Arc-sous-Cicon (680 Arquillons, 2 849 ha), 17 km NO de Montbenoît, occupe une large dépression fermée du plateau. Le village est à 700 m sur la D41, avec une station de ski nordique, et des tourbières juste à l’est (Grand Marais). Le relief monte à 1 141 m au sud-est au Crêt Moniot, où est une autre base de ski de fond; site de vol libre aux Épercherets, gouffre au Haut Mont, grotte au Moulin Bobillard; hameaux de Plaimbois et la Rasse au NE. Cicon ou Sicon est l’ancien nom, cité au 11e siècle; la forme actuelle existait au 13e. La commune a 140 hab. de plus qu’en 1999 (+26%).

La Chaux (570 Chaulais, 1 694 ha dont 508 de bois), 6 km NO de Montbenoît, est dans un fossé allongé, dominé au nord par les reliefs où culmine le Crêt Monniot; le relief atteint 1 119 m tout au nord à la Grange Brasier. Le village est à 890 m, accompagné à l’OSO par le hameau des Plans; ski nordique et téléski de la Cernay Blanche au sud du village. La population a augmenté de 180 hab. (+46%) depuis 1999.

Gilley (1 690 Gratte-Murgers ou Gillois, 1 717 ha dont 514 de bois), 7 km NNE de Montbenoît, à 870 m, fait un peu figure à part au pied du mont Chaumont (1 092 m) et sur la voie ferrée de Besançon à Neuchâtel; sa gare, ses commerces et ses services en font un petit village-centre, avec des ateliers de mécanique et de bois, les travaux publics Vermot (105 sal.)). Au sud, le finage s’arrête aux hameaux de La Longeville, au sommet du versant gauche du Doubs, à 869 m, qui a un camping à Gilley. Au NO, hameau de la Montagne et téléski des Clochettes montant au Rond d’Amont (1 083 m), point culminant de la commune. Au NE, hameau des Seignes et étang du Cougnet, bois de la Joux Dessous. Gilley gagne aussi des habitants et s’est enrichie de lotissements entre le vieux village et la gare, et même à l’ouest et sur les premières pentes: elle n’en avait que 900 en 1962 et s’est accrue de 410 hab. depuis 1999 (+32%).

La Longeville (830 Saugets, 1 566 ha dont 350 de bois), 3 km au nord de Montbenoît, contient deux parties. Au sud près du chef-lieu se distinguent trois habitats: les Courtots au centre à 903 m, le hameau-rue en arc de Largillat tout au sud prolongeant les maisons de Montbenoît, la file de maisons de Longeville les Travers vers 820 m au sommet du versant gauche du Doubs au NE. La mairie est isolée au milieu. Au nord-est, un autre ensemble de hameaux va des Maitrets aux Auberges par les Prés Vuillins, vers 860 m. Le finage s’étire vers le NE au-dessus du Doubs, dont il n’atteint la rive gauche qu’au site de la grotte du Trésor, longé par la D437, et surtout au défilé d’Entre Roches, seul endroit où la commune déborde sur la rive droite du Doubs à la faveur d’un beau site de méandre. La population a gagné 320 hab. de 1999 (+63%).

Ville-du-Pont (320 Saugets, 1 502 ha dont 585 de bois), 2 km NE de Montbenoît, a un côté paradoxal: la totalité de son finage est à l’est du Doubs, sauf précisément son village, seul sur la rive gauche et jouxtant La Longeville. Le finage, parsemé de petits hameaux et en partie boisé, atteint la frontière suisse à sa pointe méridionale sur moins de 600 m, où il monte à 1 199 m (belvédère); +50 hab. après 1999.