Communauté de communes des 1000 étangs

Mille Étangs (communauté de communes des)

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intercommunalité de Haute-Saône, associant 25 communes et 8 600 hab. sur 34 680 ha. Le siège est à Mélisey. Aucune commune n’atteint 2 000 hab.

Mélisey (1 720 Morgelots, 2 067 ha dont 1 111 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Haute-Saône, 13 km au NE de Lure, dans la vallée de l’Ognon et dans le Parc régional des Vosges. Située au contact du massif vosgien et de sa dépression périphérique, elle s’affiche comme «station verte de vacances», est dotée d’ un collège public et accueille aussi un atelier de métallurgie du groupe Lisi (Former, usinage, 260 sal.); son église du 13e s. à haute nef est classée. Le village ancien est sur la rive droite de l’Ognon mais l’habitat a largement diffusé au nord et compte des urbanisations annexes, notamment vers l’ouest le long de la D14 (la Goulotte, le Bas); il s’est aussi étoffé au sud, mais dans la commune de Sant-Barthélemy. Le finage, limité au sud par l’Ognon, est boisé et riche en étangs; il atteint 444 m au nord; deux campings, parc de loisirs à l’est au bord de l’Ognon. Sa population a été fort stable au cours des deux derniers siècles mais a baissé de 120 hab. depuis 1999. Le nouveau canton de Mélisay a 33 communes et 11 100 hab.

Saint-Barthélemy (1 140 hab., 1 346 ha dont 915 de bois) a son centre juste en face de Méisey sur la rive gauche de l’Ognon. Le finage s’étend vers le sud-est dans les bois du Mont de Vannes qui montent à 697 m à l’est. L’urbanisation a progressé vers le sud le long de la D73 à Monthurux, aux Granges Brûlées et aux Granges Guenin. La population a augmenté de 220 hab. depuis 1999 (+24%).

Montessaux (170 Montessorés, 305 ha), 2 km SO de Mélisey, est une petite commune qui complète l’agglomération sur la rive gauche de l’Ognon.

Belonchamp (210 Blanchenets, 687 ha dont 474 de bois), 4 km ENE de Mélisey, n’a pas de vrai village mais une file de maisons le long de la D486, qui court sur la rive gauche de l’Ognon, du Davaux au SO au Damont au NE, comme leurs noms l’indiquent. Le Raddon rejoint la rive gauche de l’Ognon tout au sud, avec un hameau de ce nom à son entrée dans la plaine. L’essentiel du finage, boisé et abondant en étangs, est au NO.

Fresse (730 Fressais, 2 715 ha dont 1 832 de bois), 8 km à l’est de Mélisey, est une commune étendue dans le bassin du Raddon, que suit la D97. Le relief accidenté relève des Vosges et n’a que peu de petits étangs, tous dans la vallée, sauf dans la Montagne de Fresse tout au nord. Le relief monte à 900 m à l’est. L’habitat est une file de hameaux: la Chevestraye tout à l’est vers 600 m, puis Larmet et le Montaujeux, les Potets, Fresse (camping), le Volvet, le Magny. Au SO s’isole l’ancienne abbaye du Mont de Vannes, à 655 m. La commune a 110 hab. de plus qu’en 1999.

Ternuay-Melay-et-Saint-Hilaire (500 Tugnerots, 2 574 ha dont 1 785 de bois), 6 km NE de Mélisey, est traversée par la vallée encaissée de l’Ognon, où se coule la D486 en direction des Ballons. Elle résulte d’une fusion de 1806. Ternuay est le village principal, au sud au bord de l’Ognon. Melay a quelques maisons espacées au NO, Saint-Hilaire en a encore moins au nord à 470 m. Les étangs abondent au nord, sont plus rares dans les fortes pentes au SE, qui montent à 776 m, et même à 847 m au boit d’une étroite queue de crête.

Écromagny (160 Écromagnons, 680 ha dont 288 de bois), 5 km au nord de Mélisey, a un petit village sur la D73, au milieu d’étangs, dont le Pellevin (12 ha) à 4052 m.

La Lanterne-et-les-Armonts (220 Lanterniers, 989 ha dont 484 de bois), 7 km NNO de Mélisey est à la source de la Lanterne, dans un environnement d’étangs et d’habitat dispersé. La commune est issue d’une fusion entre La Lanterne au nord et les Armonts au sud, au cours des années 1790. Elle a eu plus de 700 hab. en 1891.

Belmont (140 hab., 450 ha dont 193 de bois), 9 km NO de Mélisey, a aussi des étangs, et des bois au sud.

Les Fessey (140 hab., 554 ha dont 277 de bois), 12 km NNO de Mélisey, a un finage très boisé, avec deux habitats, les Fessey au nord et les Granges Fouillots au SO. Tout au nord en plaine, le Breuchin fait un petit détour dans le finage.

Trois communes au NO de Mélisey forment une avancée des Mille Étangs dans le territoire de la communauté de Luxeuil, à laquelle se rattache tant bien que mal Sainte-Marie-en-Chanois, plus orientale pourtant.

La Proiselière-et-Langle (150 hab., 706 ha dont 263 de bois), 14 km NO de Mélisey, a son village tout au nord du finage sur la rive gauche du Breuchin. Langle est un petit hameau au NE, proche de la Proiselière, qui lui a été réuni dans les années 1790; quelques étangs.

La Bruyère (220 Breuillorés, 632 ha dont 232 de bois) a un finage en deux parties réunies par un étranglement de 500 m. Au nord, à 13 km NO de Mélisey, la Bruyère est un village au pied du versant gauche du Breuchin, dont le cours fixe la limite de la commune au nord-est. Au sud, l’habitat se disperse autour des Piquards, la mairie ayant été fixée au Moulin des Piquards à la limite occidentale du finage; bois et étangs.

Amage (340 Amageois, 654 ha dont 450 de bois), 16 km NO de Mélisey, est sur la rive droite du Breuchin juste en amont de Breuchin, sur la D6; elle a 40 hab. de plus qu’en 1999. Le finage est accidenté et boisé au nord mais sans guère d’ étang; il monte à 544 m. Curieusement, sa voisine d’amont a choisi de se rattacher à la communauté de Luxeuil.

La Voivre (150 Voivrais, 1 187 ha dont 637de bois), 9 km au nord de Mélisey, a un habitat dispersé sans village. La Voivre est un petit hameau sur la rive gauche du Breuchin au NO; la mairie accompagne quelques maisons dispersées à Annegray dans un vallon plus à l’est, où passe la D72. Au nord, le finage dépasse le Breuchin et contient le hameau de Breuchin-lès Faucogney au pied du versant droit, sur la D6. Nombreux étangs au sud, dont celui de Plate Pierre (11 ha) à 466 m.

Faucogney-et-la-Mer (550 Falconiens, 1 414 ha dont 945 de bois), 12 km au nord de Mélisey, est un ancien chef-lieu de canto, 25 km au NNE de Lure et 19 km à l’est de Luxeuil, dans la vallée du Breuchin et dans le Parc régional des Ballons. Faucogney et La Mer ont fusionné dès 1806; la population communale atteignait alors 1 200 hab. et s’est lentement érodée depuis le milieu du 19e siècle, perdant encore 90 hab. après 1999. Faucogney est de loin l’habitat principal, sur la rive gauche du Breuchin, avec un faubourg rive gauche où asse la D6. De l’ancien bourg castral il ne reste guère qu’une tour: les fortifications ont été rasées après le triomphe des Français, auxquels la ville comtoise avait résisté jusqu’en 1674. Le village a un collège public, organise un festival de musique baroque et abrite un entrepôt du groupe SEB (105 sal.). Vers le nord-ouest, deux avancées du finage montent sur le relief qui dépasse 500 m. Au sud, une avancée de relief dite Montagne Saint-Martin porte l’église isolée Saint-Martin (romane, 14e), proche d’étangs perchés (point de vue, site de loisir). La Mer subsiste comme hameau isomé tout au SE du finage parmi les étangs, à 464 m. Le finage dessine aux environs une queue vers le sud-ouest, une autre vers le nord-est qui contient l’étang d’Arfin (20 ha), encore dans le Parc des Ballons.

Esmoulières (100 Mourérots, 2 011 ha dont 1 067de bois), 5 km ENE de Faucogney, a un petit village de plateau à 590 m entouré d’étangs. Au sud, le relief est creusé par la vallée du Beuletin, affluent de gauche du Breuchin qui vient de Beulotte et conflue au nord de Faucogney après être passé par le petit hameau de Saphoz.

Amont-et-Effreney (170 hab., 1 683 ha dont 1 018 de bois), 16 km au nord de Mélisey, est traversée par le Breuchin en amont de Faucogney et a un habitat totalement dispersé, avec une mairie isolée au bord du Breuchin et de la D6; jardin botanique un peu au sud; petit hameau de la Rochotte en amont; nombreux étangs sur le relief à l’ouest; l’altitude monte à 665 m au nord. Effreney est un petit hameau au NO; il figure sur la carte de Cassini, contrairement à Amont qui n’était ni village ni lieu-dit; mais la commune fut un temps désignée comme Canton d’Amont en 1790. Le nom actuel était déjà acquis en 1801.

La Longine (230 Longinois, 1 240 ha dont 728 de bois), 18 km NNE de Mélisey, a son village dans la vallée du Breuchin et sur la D6tout au sud de son finage; les établissements Gaio (30 sal.) y fabriquent des meubles de cuisine. Le territoire, sans étang, s’étend au nord de la vallée en s’élargissant sur 5 km, monte au NO à 752 m aux roches de la Louvière et touche à l’ouest à la commune vosgienne du Val-d’Ajol; petite station de ski nordique à la limite de Saint-Bresson tout à l’ouest (la Grange) à 670 m; réserve biologique dirigée du Grand Roncey (93 ha) tout à l’ouest. La commune a 50 hb. de moins qu’en 1999.

La Montagne (37 Montaignions, 1 261 ha dont 894 de bois), 23 km NNE de Mélisey, limitrophe des Vosges, disperse quelques maisons, avec une mairie à 705 m et une route de ccrête aux environs de 770 m (D136). Le finage culmine à 800 m au nord à Giraultfahy; quelques étangs perchés. La commune avait près de 800 hab. en 1846.

La Rosière (83 Roserains, 900 ha dont 409 de bois), 24 km ENE de Mélisey occupe un vallon qui descend vers le Breuchin, mais son finage n’atteint pas sa vallée ni la D6, qui sont à Corravillers. L’habitat est dispersé, la mairie isolée à 596 m. Le relief monte à 817 m au Bambois tout au nord, où court la D57 à la limite du Parc des Ballons. À l’angle NE à 773 m subsiste le fort de Rupt (terrain militaire), construit en 1875, qui domine la Moselle et l’ubac de Rupt-sur-Moselle (Vosges). La commune est limitrophe des Vosges.

Corravillers (190 Corrévrots, 1 120 ha dont 514 de bois), 22 km NNE de Mélisey et 10 km NE de Faucogney, limitrophe des Vosges, a un petit village au bord du Reuchin et desservi par la D6 qui monte au col du Mont des Fourches (620 m) à la limite des Vosges, où elle devient la D35 en descendant vers la Moselle. Quelques habitations se dispersent; juste à l’aval du village sont signalés les sites d’ateliers anciens, la Forge et le Tissage. Le finage s’étire vers l’est le long de la limite départementale, qu’accompagne la D57. le point culminant est à 768 m tout à l’est. La commune a 40 hab. de moins qu’en 1999.

Beulotte-Saint-Laurent (58 Beulottais, 1 420 ha dont 696 de bois), 21 km NE de Mélisey, est également limitrophe des Vosges le long de la D57 et y culmine à 754 m. L’habitat est dispersé, le hameau avec la mairie à 600 m, n’ayant que 5 ou 6 maisons dans le vallon de la Beulotte. Le Breuchin a sa source au NE parmi les étangs du côté des Cent Sous, et passe près de ce qui reste du hameau de Breuche la Grande au NO; son affluent la Beulotte a également sasource dans la commune à l’est. La commune avait 750 hab. en 1846 et s’est dépeuplée jusqu’en 1999.

Haut-du-Them-Château-Lambert (440 Haut-du-Themois-Chaitelots, 2 516 ha dont 1 630 de bois), a son village à 17 km NE de Mélisey un peu en amont de Servance à 5 km NE, dans la haute vallée de l’Ognon, à 500 m. La commune est la plus élevée des Mille Étangs et de la Haute-Saône; elle a été créée en 1841 à partir de Servance, avec 1 600 hab., ce qui explique que le Ballon de Servance ne soit plus à Servance. Son finage monte jusqu’au Ballon de Servance (1 216 m) à l’est; au nord, il va jusqu’au col des Croix (678 m), par où l’on atteint Le Thillot (Vosges). Le col est rejoint à l’ouest par la D57 qui suit la limite départementale depuis Remiremont en reliant plusieurs forts, la D16 prenant en partie le relais vers l’est. Il est dominé par le fort de Château-Lambert (750 m). Le hameau de Château-Lambert est un peu à l’est à 615 m, avec la Maison du Parc et un musée qui rappelle que l’on exploita du plomb et du cuivre à plusieurs reprises du 14e au 18e siècle, encore entre 1896 et 1920, puis du molybdène de 1936 à 1944. La commune héberge un atelier de mécanique Sombron-Lang-Ferry (25 sal.); elle a perdu 60 hab. depuis 1999. Château-Lambert a eu 300 habitants au début du 19e siècle, mais seulement une vingtaine au moment de son rattachement au Haut-du-Them en 1972; on y compte 19 hab. en 2020.

Servance-Miellin (850 Servançois, 5 160 ha dont 3 538 de bois) est une commune nouvelle formée en 2017 par fusion. Servance (770 Servançois, 3 924 ha dont 2 338 de bois), 12 km au NE de Mélisey, a son village juste en amont du saut de l’Ognon et abrite une forge et usine de décolletage Pyle Metal (ex-Madec, 140 sal.); on a exploité dans les environs des syénites rouges, notamment pour les colonnes de l’Opéra de Paris. Le finage contient au NO une partie du plateau lacustre vers 600 m, et au NE une extension qui atteint la limite du département des Vosges au bout du vallon de la Vannoise, lequel rejoint l’Ognon au village et contient le quelques maisons de Magny-Maubert. Toute la haute vallée de l’Ognon échappe à Servance puisqu’elle fait partie de la commune de Haut-du-Them-Château-Lambert. Servance a 110 hab. de moins qu’en 1999.

L’addition de Miellin (80 hab., 1 336 ha dont 1 200 de bois), en revanche, apporte à Servance une large extension vers l’est avec le bassin de la Doue de l’Eau, qui rejoint l’Ognon juste au bas du Saut. Ainsi désormais le territoire atteint presque le Ballon de Servance, à 1 179 m; mais pas tout à fait, ni la limite des Vosges. Miellin est un hameau au milieu de sa vallée, à 6 km à l’est de Servance. À la limite sud du finage, le Ballon monte à 1 052 m, le Plateau de Bravouse à 1 122 m, tous deux dans la grande réserve naturelle des Ballons Comtois.

Belfahy (84 Belfahots, 307 ha dont 203 de bois), 6 km au SE de Servance, à 450 m, reste indépendate mais se trouve à présent eclavée dans la commune nouvelle au SE. Elle a équipé sur les hauteurs, vers 950 m, une petite station de ski, du moins pour le fond, l’unique remontée mécanique ayant été arrêtée en 1998. Le nom signifie «belle hêtraie»; d’intéressants affleurements de roches anciennes (labradorite notamment) y attirent des amateurs, au nord, refuge des Chevrières au col de ce nom à 918 m.