Communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault

Auge et Merlerault

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au long «communauté de communes des Vallées d’Auge et du Merlerault» est une intercommunalité de l’Orne au nord-est du département, associant 46 communes et 15 100 hab. sur 56 000 ha. Vimoutiers (siège) est la seule commune de plus de 2 000 hab.

Crouttes (320 Crouttésiens, 1 347 ha), 7 km à l’ouest de Vimoutiers, occupe le petit bassin de la rivière de Crouttes, affluent de droite de la Monne. Elle n’a pas de village et se signale par son prieuré Saint-Michel, qui abrite depuis 1990 un musée Edgar Chahine, peintre d’origine arménienne (1874-1947), et un jardin botanique. La commune a gagné 60 hab. depuis 1999.

Le Renouard (210 Renouardais, 1 448 ha dont 146 de bois), 10 km à l’ouest de Vimoutiers, est traversée par la Monne, et aussi sans village.

Les Champeaux (120 Champeausiens, 965 ha, 10 km SO de Vimoutiers, présente la maison natale de Charlotte Corday (1768-1793), dans la petite vallée de la Viette.

Camembert (190 Camembertois , 1 030 ha), petite commune de grand renom, est en aval dans la vallée de la Viette, 5 km SSO de Vimoutiers en pays d’Auge. Sa célébrité tient à la réputation ancienne de ses fromages sur la place parisienne, et à la place qu’ils ont réussi à prendre dans l’imagerie populaire, associés à la baguette de pain et au litre de vin rouge. Le succès du camembert à Paris au 19e siècle a hissé le fromage à la gloire du nom commun, décliné de diverses façons en argot où il est devenu le calendos par une sorte de contraction entre camembert et calvados, et démultiplié dans la littérature, inspirant même le nom de l’inoubliable sapeur des bandes dessinées de Christophe à partir de 1890. La commune, d’habitat fort dispersé, n’a pas de véritable centre; mais l’on y cultive le souvenir de Marie Harel (1761-1844), et une Maison du Camembert, que l’on a osé construire en forme de boîte de camembert ouverte à couvercle décalé, a été inaugurée en 1992. Pourtant l’on ne fait plus guère de camembert à Camembert, où le groupe industriel Lactalis se contente d’entretenir une ferme d’exposition à titre publicitaire.

Le camembert. Selon le décret d’AOC de 1984, le camembert est un «fromage à pâte molle, légèrement salée, de couleur blanche à jaune crème, à moisissures superficielles constituant un feutrage blanc pouvant laisser apparaître des taches rouges, à caillé non divisé pouvant être légèrement tranché verticalement, à égouttage spontané», formant un cylindre de 10,5 à 11 cm, d’au moins 45% de matière grasse et pesant au moins 250 g. Le lait peut venir des deux régions normandes. «C’est une habitante de Camembert, Marie Harel, qui aurait inventé le fromage qui porte le nom du village… Une fort jolie légende, mais toute la région était réputée pour ses fromages bien avant la naissance de Marie Harel le 28 avril 1761 ! Thomas Corneille a cité Camembert en 1708 dans son traité de géographie». La boîte ronde a été inventée en 1890, mais le chemin de fer avait déjà permis de conquérir le marché parisien. Néanmoins, le bicentenaire du fromage de Camembert a été fêté en 1991. Deux exploitants agricoles produisent du camembert AOC, dont un seul à Camembert même (La Héronnière). La quasi-totalité est produite par onze laiteries industrielles établies dans toute la Basse-Normandie, dont trois dans la Manche et une seule dans l’Orne (Saint-Hilaire-de-Briouze). Néanmoins, l’appellation n’est pas strictement protégée: on fait légalement du camembert dans d’autres régions, jusqu’à Charentilly (Indre-et-Loire) et Oust (Ariège)…

Champosoult (100 Champosulfiens, 701 ha), 9 km SSO de Vimoutiers, n’a pas de village; la mairie est à la Bruyère-Fresnay près de la route principale (D16) qui fixe la limite orientale de la commune, sur la crête entre les bassins de la Viette et de la Vie, le finage étant en entier dans le premier.

Fresnay-le-Samson (90 Fresnaysiens, 676 ha), 7 km au sud de Vimoutiers, disperse son habitat sur les collines du versant droit de la Vie à l’est de Champosoult. La Vie borde le finage à l’est.

Roiville (130 Roivillais, 818 ha), 8 km SSE de Vimoutiers, est à l’est de Fresnay sur les collines du versant droit de la Vie et sur le plateau à l’est.

Guerquesalles (140 Guerquesallais, 866 ha dont 176 de bois), 4 km au sud de Vimoutiers, étend son finage des deux côtés de la Vie, et n’a pas plus de village que les précédentes. Le confluent de la Vie et de la Viette est juste à la limite nord.

Huit communes sont à l’est du territoire.

Ticheville (220 Tichevillais, 993 ha dont 166 de bois), 7 km SE de Vimoutiers, est dans la vallée de la Touques; la D979 court sur le plateau occidental, passant près des haras du Mézeray (20 sal.).

Pontchardon (210 Pontchardonnais, 483 ha), 5 km à l’est de Vimoutiers dans la vallée de la Touques, a perdu en 2013 une fonderie Pamco CFFC (270 sal., fontes en coquille). La population a diminué de 100 hab., presque un tiers, depuis 1999.

Canapville (220 Canapvillais, 822 ha), 7 km ENE de Vimoutiers, également dans la vallée de la Touques et sur le plateau occidental, est à la limite du Calvados.

Avernes-Saint-Gourgon (61 Avernais, 1 213 ha dont 382 de bois), 10 km à l’est de Vimoutiers, est une commune sans village, limitrophe du Calvados, étirée sur le plateau à l’est de la Touques et dans le vallon de son affluent de droite le Bourgel. La commune vient d’une fusion de 1821 entre Avernes et Saint-Cyr-d’Estrancourt, dont reste un petit hameau au sud-est.

Saint-Aubin-de-Bonneval (140 Bonnevalois, 1 167 ha dont 177 de bois), 15 km ENE de Vimoutiers, est aussi à la limite du Calvados.

Saint-Germain-d’Aunay (150 Saint-Germinois, 851 ha dont 137 de bois), 14 km à l’est de Vimoutiers, est limitrophe du Calvados et de l’Eure; la vallée sèche de la Mont Joie s’y encaisse à l’est.

Le Bosc-Renoult (250 Boscrenolviens, 1 270 ha dont 190 de bois), 10 km ESE de Vimoutiers, se tient sur le plateau à l’est de la Touques.

Sap-en-Auge (990 hab., 2 998 ha dont 267 de bois) est une commune nouvelle créée en 2016. Le Sap (880 hab., 2 273 ha dont 189 de bois), 13 km ESE de Vimoutiers sur le plateau à l’est de la Touques, dont le nom évoque les vieux sapins du pays d’Ouche, fait figure de village-centre avec quelques commerces, un écomusée du cidre installé dans une ancienne cidrerie; un centre d’accueil pour alzheimériens (Le Grand Jardin, 45 sal.); métallerie Adiamix (35 sal.). Elle s’est adjoint Orville (110 Orvillais, 715 ha), 5 km à l’ouest du Sap et 9 km SE de Vimoutiers, dont le petit village est sur la rive gauche de la Touques. Le Sap a perdu 70 hab. depuis 1999, Orville en a gagné 30.

La partie centrale et méridionale du territoire est plus étoffée, autour du pôle de Gacé.

Neuville-sur-Touques (230 hab., 1 535 ha dont 146 de bois), 11 km SE de Vimoutiers, disperse son habitat sur les versants de la Touques; la D979 court à la limite occidentale du finage sur le plateau; +40 hab. depuis 1999.

Aubry-le-Panthou (120 Pantholiens, 685 ha), 12 km SSE de Vimoutiers, s’étend sur les collines à l’est de la Vie et déborde un peu à l’ouest sur son versant gauche, où elle a annexé en 1821 l’ancienne commune de Saint-Denis-des-Ifs; Institut tibétain Vajradhara Ling au château d’Osmont; site naturel protégé des Coteaux des Champs Genêts.

La Fresnaie-Fayel (56 hab., 509 ha dont 130 de bois), 14 km au sud de Vimoutiers, occupe un petit vallon affluent de droite de la Vie.

Ménil-Hubert-en-Exmes (120 hab., 1 034 ha dont 200 de bois), 16 km au sud de Vimoutiers, occupe le haut bassin de la Vie, qui y a sa source.

Mardilly (140 Mardilisiens, 1 276 ha dont 239 de bois), 15 km SSE de Vimoutiers, disperse son habitat dans la vallée de la Touques, où est un manoir du 17e s. (inscrit), et dans le bassin d’un affluent de rive gauche, où s’étend le haras de Mardilly. La D979 traverse la commune sur le versant gauche de la Touques.

Chaumont (180 Chaumontais; 1 951 ha dont 802 de bois), 17 km SE de Vimoutiers et 7 km NE de Gacé, se distingue par sa forêt, que traverse la route de Rouen (D438) et que frôle à l’est l’A28; base d’autoroutes avec aire de service des Haras.

Le Sap-André (120 Sap-Andréens, 953 ha), 10 km NE de Gacé, est au bord de la Guiel; au NO. La commune partage avec Chaumont l’aire de service des Haras.

La Trinité-des-Laitiers (80 hab., 1 116 ha dont 183 de bois), 7 km à l’est de Gacé, est sur le plateau, avec le grand domaine du château-parc des Laitiers (18e s.). En 1821, la commune a absorbé au NO celle du Noyer-Ménard. Le Guiel a sa source sur le plateau et passe au Noyer-Ménard.

Saint-Évroult-de-Montfort (350 Montfortais, 2 236 ha dont 526 de bois) s’étend d’ouest en est juste au nord de Gacé. Son finage est ainsi traversé par la Touques à l’ouest, la D438 et le GR du Tour d’Auge au centre et l’A28 à l’est. Elle a gagné 70 hab. depuis 1999.

Résenlieu (180 hab., 509 ha) est juste à l’ouest de Gacé, de l’autre côté de la Touques.

Gacé (1 950 Gacéens, 650 ha) est un ancien chef-lieu de canton de l’Orne dans l’arrondissement d’Argentan, 28 km à l’est de celle-ci, 20 km SSE de Vimoutiers. Le bourg est sur la rive droite de la Touques, non loin de ses sources, et sur la D438 (ex-N138) de Rouen à Alençon. Il a un collège et un musée consacré à la Dame aux Camélias, Marie Duplessis ou plus exactement Alphonsine Plessis (1824-1847), l’héroïne du roman d’Alexandre Dumas fils et de la Traviata de Verdi, qui était originaire de Nonant-le-Pin. Gacé a une usine de viandes des Éleveurs de la Charentonne (70 sal.), et un Intermarché (25 sal.); traitement des eaux (Saur, 25 sal.). L’A28 longe le finage à l’est, avec un accès au sud dans la vallée de la Touques mais sur le territoire de Coulmer. La population communale fluctue un peu autour du même niveau depuis les années 1940; elle a perdu 150 hab. après 1999.

Croisilles (210 hab., 1 132 ha), dont le centre est à 5 km au SO de Gacé et qui a gagné 50 hab. depuis 1991, ajoute à l’agglomération la zone d’activités de Beaumont au NE: abattoirs de la Socopa (200 sal.) et charcuterie Traiteur de la Touques (110 sal.); usine de découpage-emboutissage de la SNOP (Noiséenne d’outillage de presse, 220 sal.). La D438 et l’A28 traversent côte à côte la partie orientale de la commune.

Coulmer (87 Colombariens, 608 ha), juste au sud de Gacé au confluent du Bouillonnay et de la Touques, mais sans village, a une fabrique d’emballages et films médicaux (Sudpack-Medica ex-CDP, 40 sal.) et l’échangeur à péage n°16 de l’A28.

Cisai-Saint-Aubin (160 Cisaiens , 1 449 ha dont 395 de bois), 4 km SE de Gacé, a un château des 15e, 16e et17e s. La commune a annexé Saint-Aubin avant 1806, puis Pomont en 1821; elle a eu plus de 600 hab. jusqu’en 1846 et s’est dépeuplée ensuite lentement.

Orgères (160 Orgériens, 1 204 ha), 6 km au SE de Gacé sur une butte, accueille une petite industrie du bois. Elle est traversée par la Touques et par la D932.

Échauffour (750 Échauffouriens, 3 314 ha dont 154 de bois), 11 km SE de Gacé sur la D932 a une fabrique de meubles (Forum, 30 sal.); site des Trois Menhirs au SE. La Risle limite le finage au sud. La population est stable.

Saint-Pierre-des-Loges (160 Pétruviens, 979 ha dont 188 de bois), 18 km ESE de Gacé, s’étend entre la Risle au sud et la forêt de Saint-Évroult au nord, à l’orée de laquelle se tient son très petit centre.

Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (1 080 Valburgeois, 2 117 ha dont 321 de bois), 15 km SE de Gacé sur la rive droite de la Risle, est au croisement des D926 et 932 et sur la voie ferrée de Paris à Granville. Elle a une gare et sert de village-centre; maison de repos et convalescence; transports Verrière (55 sal.); la fabrique de pièces d’aluminium pour automobiles Ariès, reprise et modernisée par Wagon Automotive en 1999-2003, devenue SNWM, emploie 120 personnes après quelques vicissitudes. La commune résulte d’une fusion de 1864 entre deux villages qui se touchaient au bord de la Risle; elle a perdu 180 hab. depuis 1991.

Planches (200 Planchéens, 1 249 ha dont 239 de bois), 14 km SE de Gacé, est au coude de la Risle sur la rive gauche, au passage de la D926.

Plusieurs très petites communes se partagent le pays haut des sources de la Touques.

Les Authieux-du-Puits (69 hab., 443 ha) 12 km SSE de Gacé, est une petite commune traversée par la voie ferrée de Granville et longée au sud par la D926; haras du château.

Champ-Haut (50 Campo-Haltiens, 516 ha), 10 km SSE de Gacé, est juste au nord des Authieux sur le relief, qui dépasse 300 m (318 m tout au sud). La Touques y a sa source.

Lignères (29 Lignérois, 537 ha), 8 km SSE de Gacé, est au NO de Champ-Haut, aux sources de la Maure, affluent de la Touques.

Le Ménil-Vicomte (26 Mesnil-Vicomtois, 386 ha), 7km au sud de Gacé, est au nord de Lignières; grand haras des Cruchettes.

Ménil-Froger (57 Ménil-Frogériens, 531 ha), 8 km SSO de Gacé, est à cheval sur les hauteurs de la Touques et la plaine du Merlerault au sud. Elle est traversée par l’A28 et la D438 et bordée au sud par la Dieuge.

Saint-Germain-de-Clairefeuille (160 Germinois, 1 231 ha), 11 km SSO de Gacé, est traversée par la Dieuge, ainsi que par l’A28 et la D438, et longée tout au sud par la voie ferrée et la D926. Elle se signale par une église du 16e s. à boiseries sculptées et peintes. Au nord, le finage est accidenté et longé par le cours de l’Ure.

Nonant-le-Pin (550 Nonantais, 1 844 ha dont 159 de bois), 13 km SSO de Gacé et 5 km à l’ouest du Merlerault, est au croisement de la D926, de la route de Rouen à Alençon (D438-E402), à gros trafic, et de la voie ferrée vers Granville; gare, hippodrome, golf des Haras, lycée d’enseignement rural privé. Sa population s’est cependant réduite de 120 hab. depuis 1999. Nonant est le lieu de naissance de la Dame aux Camélias (Alphonsine «Marie» Plessis, 1824-1847) dont le musée est à Gacé.

Le Merlerault (840 Merluriens, 1 910 ha) est un ancien chef-lieu de canton de l’Orne à 29 km ESE d’Argentan, 13 km au sud de Gacé sur la N26 (D926) et la voie ferrée de Paris à Granville; quelques commerces et petits ateliers, transports Merluriens (50 sal.). La population est en déclin depuis le 19e siècle, où elle avait pu dépasser 1 300 hab., et a encore perdu 140 hab. depuis 1999. Le Merlerault est aussi le nom donné au pays alentour, réputé pour ses herbages gras sur les argiles de plaine et pour ses élevages de chevaux, surtout pour la selle puis les courses, non loin du Haras du Pin. Mais le pays s’est bien dépeuplé et fait figure de zone de faiblesse dans l’Orne, entre le pays d’Auge, le Perche et l’axe Argentan-Alençon.

Godisson (110 Godissonnais, 621 ha), 4 km SO du Merlerault et La Genevraie (110 Genevréens, 1 337 ha), à 4 km SE du Merlerault, sont les communes les plus méridionales du Pays d’Auge ornais.


Vimoutiers

(3 560 Vimonastériens, 1 615 ha) est un ancien chef-lieu de canton de l’Orne dans l’arrondissement d’Argentan, 31 km au NE de celle-ci, 25 km au sud de Lisieux dans la vallée de la Vie, en pays d’Auge (Auge et Merlerault). La ville, dont le nom évoque l’ancien monastère sur la Vie, est active comme marché et centre de services avec un hôpital local de 40 lits, un collège, deux maisons familiales rurales, une maison de retraite (la Vie, 40 sal.); on y fête la pomme en octobre et l’on y célèbre le camembert dans un musée.

La ville a une fromagerie Solaipa (75 sal., où Lactalis est majoritaire), et quelques ateliers: matériel de manutention pour abattoirs Norman (45 sal.), articles de sport Cotenor (25 sal.), menuiserie métallique Verseron (20 sal.); supermarché Carrefour (30 sal.), cuisine centrale (API, 20 sal.); travaux publics Colas (35 sal.). Vimoutiers a eu 3 900 hab. en 1881, 2 800 en 1936; sa population a atteint un maximum à 5 000 hab. en 1975 et se dépeuple depuis; elle a encore perdu un millier d’habitants après 1999 (-22%).

Le nouveau canton de Vimoutiers a 32 communes et 11 000 hab.