Communauté urbaine du Havre Seine Métropole

Havre Seine Métropole (Le)

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communauté urbaine de la Seine-Maritime, rassemblant 54 communes et 236 100 hab. sur 19 070 ha. Elle s’est agrandie en 2019 en unissant la communauté d’agglomération du Havre, la communauté Caux-Estuaire à l’est et celle du canton de Criquetot-l’Esneval au nord. Outre Le Havre (siège), Criquetot-l’Esneval, Épouville, Fontaine-la-Mallet, Gainneville, Gonfreville-l’Orcher, Harfleur, Montivilliers, Octeville-sur-Mer, Sainte-Adresse, Saint-Romain-de-Colbosc ont plus de 2 000 hab.

Cauville-sur-Mer (1 560 Cauvillais, 1 119 ha), 15 km au nord du Havre, juste au nord d’Octeville, a une fraction de la falaise littorale (2 600 m), entamée par une courte valleuse au droit du village. La D940 traverse le finage près du village. L’habitat se dilue en plusieurs hameaux aux maisons espacées, dont Marfauville au SE, Rimbertot au centre et Buglise au NE, issues d’anciennes communes intégrées en 1823. Cauville avait alors 700 hab., réduits à moins de 500 vers 1970; elle croît depuis et a gagné 300 hab. après 1999. Son nom était seulement Cauville jusqu’en 2001.

Mannevillette (850 Mannevillettais, 421 ha), 17 km NNE du Havre, a un village étoffé sur le plateau, doublé au sud par le hameau de la Forge; +150 hab. depuis 1999.

Fontenay (1 130 Fontenaysiens, 561 ha), 13 km NNE du Havre, a son village de pavillons juste au nord de Montivilliers, et le hameau du Tot au nord, mais 40 hab. de moins qu’en 1999.

Rolleville (1 210 Rollevillais, 706 ha), 16 km NE du Havre et 6 km au nord de Montivilliers, a son village dans la vallée de la Lézarde, avec une gare. Le finage s’étend de part et d’autre sur le plateau, avec quelques fermes espacées; la population n’a guère augmenté depuis 1950 (+60 hab. après 1999).

Notre-Dame-du-Bec (460 Becquais, 499 ha), 18 km NE du Havre, disperse ses maisons dans la vallée de la Lézarde en amont de Rolleville et y ajoute quelques fermes de plateau. Bec désigne une rivière, en l’occurrence celle de la Lézarde.

Manéglise (1 310 Manéglisais, 835 ha), 17 km ENE du Havre, a un finage étiré du nord au sud, borné au nord-ouest par la voie rapide D31 et contenant au sud les hameaux de Branmaze, Cocusseville et le Roncheray; +90 hab. depuis 1999.

Saint-Martin-du-Manoir (1 570 Saint-Martinais, 513 ha), 13 km ENE du Havre, a son village sur le plateau, augmenté de lotissements. Le finage est borné au sud par la rivière Saint-Laurent encaissée dans le plateau; au nord, hameaux d’Énitot et Éneaumare. La population est la même qu’en 1999.

À l’est, cinq communes se partagent le coteau de Seine et les marais qu’il domine. La partie méridionale de ces marais, le long de la Seine, est érigée en réserve biologique naturelle sur 18 km de long et 2 à 3 km de large. Toutes ces communes ont leur vieux centre sur le plateau et leur population ne croît que modérément: les emprises industrielles sont l’essentiel, et attirent de l’extérieur de nombreux travailleurs tous les jours.

Rogerville (1 350 Rogervillais, 950 ha), 12 km à l’est du Havre, est entre Gainneville et Gonfreville. L’A29 s’insinue sur le Caux à la faveur d’un petit vallon et le gros échangeur A29-A131 a été aménagé au pied du village sous le coteau de Seine; il assure la liaison avec le pont de Normandie, à la limite des communes d’Oudalle et Sandouville. La commune contient au sud une étroite part de plaine (1 300 m de large) entre le coteau et la rive droite de l’estuaire de la Seine, qui englobe une fraction de la raffinerie de pétrole; traitement de surfaces La Pie (25 sal.), mécanique Hydrauhavre (25 sal.); conteneurs ARC (20 sal.); transports DGF (DHL, 95 sal.), ECU -Line (35 sal.), Clasquin (20 sal.), Dimotrans (20 sal.) Geodis (20 sal.) et entrepôts GA (70 sal.) et Normandie Entrepôts Logistiques, 25 sal.); collecte de déchets Suez RV (25 sal.). La commune n’avait que 250 hab. en 1936 et a crû depuis 1950 (dont +80 hab. après 1999).

Oudalle (460 Oudallais, 965 ha), 14 km à l’est du Havre, se glisse entre Rogerville et Sandouville et n’a pas une plus large part de plaine, au pied du pont de Normandie; l’industrie chimique y est la mieux représentée, avec Lubrizol (260 sal., groupe Berkshire de W. Buffet) et Total Fluides (70 sal., fluides spéciaux), Total Marketing (85 sal.); ciments Vracs de l’Estuaire (30 sal.); étanchéification Asten (75 sal.); négoces de fournitures industrielles Transflex (25 sal.), matériel de chantier Salmat (45 sal.); transports Bolloré (360 sal.), Sifa (85 sal.), De Rijke (25 sal.), Egetra (25 sal.), entreposage SD Log (85 sal.). Le village ancien, sur le plateau tout au nord-est, est très petit et la population n’augmente pas.

Sandouville (810 Sandouvillais, 1 480 ha), 17 km à l’est du Havre, n’était aussi qu’un petit village de plateau, qui s’est toutefois un peu étoffé; mais la largeur relative de sa part de plaine (2 700 m) lui a permis de recevoir et de contenir à peu près la grande usine d’automobiles Renault, ouverte en 1964 pour la Renault-16 qui, montée jadis à 12 000 salariés, occupait encore 6 200 personnes en 2005 mais n’en déclare plus que 1 800 en 2019, et monte des Espace et des Laguna. D’autres entreprises de poids sont à Sandouville: mécanique et métallerie Eiffage (330 sal.), résines et latex Omnova (220 sal., groupe états-unien, ex-Eliokem), sièges pour automobiles Siemar-Faurecia (groupe PSA, 120 sal.); usine de tabacs du groupe Imperial Tobacco (ex-Seita, 100 sal.); mécanique GBE (45 sal.), gaz industriels L’Air Liquide (35 sal.); ingénierie IS (30 sal.); transports Bolloré (95 sal.), XPO (95 sal.), Hesnault (75 sal.), CNMT (65 sal.), CATS (40 sal.), Courcelle (30 sal.), Tier Port (30 sal.), traitement de déchets Sedibex (85 sal.). Le pont de Normandie commence juste à la limite des finages de Sandouville et d’Oudalle. Dans la plaine, 1 060 ha relèvent de la réserve naturelle nationale de l’Estuaire de la Seine. La commune n’a que 50 hab. de plus qu’en 1999.

Saint-Vigor-d’Ymonville (1 140 Saint-Vigorais, 2 943 ha dont 146 de bois), 20 km à l’est du Havre, occupe la plus large part des marais, plus de 5 km. Le site du Hode, une pointe restant des anciens recoupements de méandres, correspond à une avancée du coteau de Seine et signale, en somme, le passage du domaine proprement maritime à celui du val de Seine, et même le début du port du Havre et de son Grand Canal: à l’est du Hode, le rebord du plateau dessine une large courbe correspondant au versant concave d’un ancien méandre. Des grottes ont été habitées dans le coteau: des silex taillés du néolithique y ont été trouvés, qui en font le plus ancien habitat connu de Haute-Normandie. De grandes carrières entament le plateau au nord-ouest. La plaine est très largement marécageuse, constellée d’étangs et vide.

La commune contient quelques entreprises industrielles au parc du Hode, dont les métalleries Fouré-Lagadec (55 sal.), Baudin Châteauneuf (45 sal.), TCA (Anjou, 30 sal.), couverture Rosay (30 sal.); mais la cimenterie Lafarge, à l’extrémité même du Grand Canal, a fermé en 2016. Les transports sont bien représentés: XP Log (140 sal.), Schenker (50 sal.), Inger (50 sal.), Gazeau (35 sal.), Calberson (45 sal.), Aubin (30 sal.), DSV (30 sal.); entreposage conditionnement Kousmi (Orientis Gourmet, 65 sal.); collecte de déchets Ipodec (Veolia, 70 sal.). La population communale a augmenté de 270 hab. (+31%) depuis 1999.

La Cerlangue (1 400 Cerlanguais, 2 793 ha dont 372 de bois), 24 km à l’est du Havre, a son village un peu plus éloigné du coteau, et frôlé par la D910, mais a aussi une bonne part de marais drainé et poldérisé (sur 3 500 m). Toutefois, la plaine de la Seine est ici un peu moins large et l’industrie ne s’est pas étalée. À l’ouest, sur le plateau, le hameau de Saint-Jean d’Abbetot complète le peuplement; à l’est, une maison familiale rurale est installée au château de Bellevue. La D982 est au pied du coteau. En plaine, 1 100 ha sont inscrits dans la réserve naturelle de l’Estuaire de part et d’autre du canal de Tancarville. La commune a gagné 170 hab. depuis 1999.

Douze autres communes à l’est ont fait partie de la communauté de communes Caux-Estuaire (précédemment de Saint-Romain-de-Colbosc), intégrée en 2019 dans la nouvelle communauté urbaine du Havre, et qui comprenait aussi Ouville, Sandouville, Saint-Vigor et La Cerlangue. Saint-Romain-de-Colbosc a plus de 2 000 hab.

Saint-Aubin-Routot (1 900 Saint-Albinais, 663 ha), 15 km ENE du Havre, est voisine de Saint-Romain à l’ouest, également sur la N15. L’A29 mord sur son finage au nord-ouest. La commune est surtout résidentielle et a gagné 760 hab. depuis 1999 (+67%).

Saint-Vincent-Cramesnil (660 Saint-Vincentais, 477 ha), 19 km à l’est du Havre, est au sud de Saint-Romain, dont elle est séparée par le vallon encaissé de l’Oudalle, tandis que Saint-Vigor au sud la sépare du coteau de Seine; Cramesnil est une ancienne commune au nord-est, absorbée en 1823, dont reste le château de Cramesnil (18e). La population a augmenté de 150 hab. depuis 1999 (+29%).

La Remuée (1 320 Remotais, 703 ha), 21 km ENE du Havre, est au nord de La Cerlangue et à l’est de Saint-Romain. Le village rue s’étire sur 2 700 m le longe de la D81 rectiligne; à l’est, le finage est traversé par la D910; quelques petits hameaux, dont Loiselière tout au nord-ouest; centre d’études bouddhiques Karma Euzer Ling. La commune a gagné 130 hab. depuis 1999.

Les Trois-Pierres (750 Trois-Pierrais, 748 ha), 5 km ENE de Saint-Romain, est traversée par la N15 (D6015) et a un habitat assez dispersé, avec un petit village tout au sud-est.

Saint-Gilles-de-la-Neuville (660 Saint-Gillais, 709 ha), 8 km ENE de Saint-Romain-de-Colbosc, est traversée par l’A29 dite des Estuaires (sans accès). Le petit village, à l’est, est complété vers Le Havre par le long hameau de la Grande Rue; +90 hab. depuis 1999.

Gommerville (740 Gommervillais, 739 ha), 5 km NNE de Saint-Romain, accueille au sud le petit aérodrome du Havre-Saint-Romain (code LFOY), avec aéroclub, vol à voile et ULM, deux pistes gazonnées de 890 et 840 m. Le château de Filières, du 17e s., avec un grand parc, est à la limite NE du finage; à l’ouest, la commune touche au grand échangeur d’Épretot.

Épretot (740 Épretotais, 684 ha), 16 km ENE du Havre à 4 km ONO de Saint-Romain, a un finage allongé du SO au NE, avec un petit village, et de nouveaux lotissements au sud (Bois Gaillot), plusieurs manoirs. Tout au NE la commune accueille le gros échangeur n°6 de l’A29 et de la D29, avec une vaste gare de péage; +90 hab. depuis 1999. La limite nord du finage suit un vallon encaissé affluent de la Lézarde, qu’emprunte la voie ferrée du Havre.

Saint-Laurent-de-Brèvedent (1 480 Saint-Laurentais, 779 ha) est à 14 km ENE du Havre, 8 km à l’ouest de Saint-Romain. Son curieux nom signifierait en fait «vallée des castors» (bièvre-dalle); elle offre un beau pigeonnier ancien polygonal, et le parc d’activités d’Aplemour, avec la métallerie Imetal (40 sal.) et la plomberie Buquet (35 sal.), les installations électriques Volta (20 sal.). Elle accueille depuis 1999 les installations du centre technique du Havre Athletic Club (football, 100 sal.), l’un des plus anciens de France (1872). Le village est au sud-ouest, complété au nord par le gros hameau du Carreau; entre les deux s’encaisse le vallon de Saint-Laurent, qui descend vers la Lézarde et que suit la voie ferrée du Havre. La population communale a crû régulièrement depuis les années 1930, mais pas après 1999.

Sainneville (850 Sainnevillais, 697 ha), a son village sur le plateau à 20 km ENE du Havre, 8 km NO de Saint-Romain; le finage est limité au sud par le vallon de Saint-Laurent et la voie ferrée du Havre.

Étainhus (1 150 Stainhusiens, 822 ha), 23 km ENE du Havre, 6 km NNO de Saint-Romain, traversée à l’est par l’A29 et la voie ferrée, a reçu une plate-forme logistique de transports; la commune avait moins de 600 hab. avant 1980; elle en a gagné 130 après 1999. Elle avait absorbé en 1823 la commune de Prétot, à l’est, dont le nom reste à un hameau près de la gare.

Graimbouville (630 Graimbouvillais, 640 ha), 7 km NNO de Saint-Romain, est également traversée au SE par l’A29 et la voie ferrée. Le finage s’étend vers le nord, où il contient le château de Goustiménil (16e-18e); +130 hab. depuis 1999.

Les autres communes de la communauté urbaine du Havre sont au nord, où s’était formée l’intercommunalité de Criquetot-l’Esneval.

Angerville-l’Orcher (1 450 Angervillais, 991 ha), est à 7 km SSE de Criquetot, au nord d’Étainhus. Elle a 210 hab. de plus qu’en 1999.

Hermeville (380 Hermevillais, 381 ha), 6 km au sud de Criquetot, est traversée par la D925.

Vergetot (440 Vergetotais, 431 ha), 4 k SSE de Criquetot, a son village au nord du finage, et contient plus au sud le hameau du Coudray, où passe la D925; +80 hab. depuis 1999.

Anglesqueville-l’Esneval (590 Anglesquevillais, 436 ha), 3 km SO de Criquetot, a un habitat diffus, en croissance (+110 hab. depuis 1999). Esneval était le nom de la seigneurie.

Gonneville-la-Mallet (1 360 Gonnevillais, 732 ha) est à 3 km OSO de Criquetot; hameaux du Tot à l’ouest, d’Écultot au sud. La population a augmenté de 210 hab. depuis 1999.

Turretot (1 500 Turretotais, 607 ha) est à 5 km SO de Criquetot; +160 hab. depuis 1999; hameau d’Écuquetot à l’est.

Saint-Martin-du-Bec (630 Saint-Martinais, 412 ha) est à 7 km SO de Criquetot. Près de la haute vallée de la Lézarde au SE, le château du Bec, entouré de douves, remonte au 12e s., avec des remaniements et additions jusqu’au 18e s.; centre de rééducation privé pour paralysés.

Heuqueville (720 Heuquevillais, 505 ha), 10 km OSO de Criquetot, tient 2,5 km de falaise rectiligne de près de 100 m de haut, sans valleuse. La D940 traverse le finage à l’est, entre le village et de petits hameaux plus orientaux; +130 hab. depuis 1999.

Saint-Jouin-Bruneval (1 910 Saint-Jouinais, 1 882 ha) est à 8 km à l’ouest de Criquetot, 9 km SSO d’Étretat. C’est ici qu’a été créé de 1972 à 1976 le port d’Antifer, terminal pétrolier du Havre: un terre-plein de 35 ha abrité par une digue en mer de 3 500 m, déployée en arc et tournant le dos aux vents de norois, longée par un chenal de 25 m de profondeur qui permet l’accès des superpétroliers de 550 000 t; quatre grands réservoirs circulaires peuvent stocker chacun 150 000 m3 d’hydrocarbures. Le village, sur le plateau vers 100 m, a une église de silex noir et de craie; château Louis XIII de la Marguerite. Au nord, la valleuse de Bruneval accueille un hameau, reste d’une commune absorbée en 1823. Au sud, le Grand Hameau relaie Saint-Jouin sur le plateau. La D940 traverse l’est du finage entre plusieurs petits hameaux; ferme pédagogique à Vitreville. Le finage a une extension vers le SE, englobant Écrépintot. La commune est devenue Saint-Jouin-sur-Mer en 1912 et a repris en 1950 son nom de 1823. La population s’est accrue de 310 hab. depuis 1999; elle n’avait que 920 hab. en 1975, contre 1 800 au début du 19e siècle.

Beaurepaire (500 Beaurepairais, 283 ha), 6 km NO de Criquetot, est au bord d’un vallon descendant vers la vallée d’Étretat, avec des hameaux au sud. La commune a 100 hab. de plus qu’en 1999 (un quart).

Sainte-Marie-au-Bosc (370 Marigyptiens, 318 ha), 7 km NO de Criquetot, est à l’ouest de Beaurepaire; son finage atteint au NE le même vallon; la D940 le traverse au sud-ouest. Le gentilé savant tient à la dédicace de l’église, consacrée à Marie l’Égyptienne. La commune a gagné 150 hab. (+68%) depuis 1999.

La Poterie-Cap-d’Antifer (460 Potiais, 581 ha), a son village à 8 km ONO de Criquetot, 5 km au sud d’Étretat sur le plateau et près de la D940. La commune a 3,5 km de côte à falaise de part et d’autre du cap d’Antifer et de sa voisine la pointe du Fourquet, séparés par une valleuse; hameaux de Theuville au SO, Jumel à l’ouest sur la route de la valleuse, la Place au NO. La valleuse d’Antifer est tout au nord, partagée avec Le Tilleul. Le nom du cap a été ajouté en 1913 à celui de La Poterie. La commune a gagné 140 hab. depuis 1999 (+44%).

Le Tilleul (700 Tilleulais, 627 ha) est à 8 km NO de Criquetot, 3 km au sud d’Étretat sur la D940. Au nord, château et bois de Fréfossé, au-dessus de la vallée d’Étretat; à l’ouest, une queue donne accès à la mer par la valleuse d’Antifer et aboutit à la pointe de la Courtine, partagée avec Étretat; camping à l’est du village; +110 hab. depuis 1999.

Étretat (1 350 Étretatais, 407 ha) est à 28 km NNE du Havre et 10 km NO de Criquetot. Sa grande célébrité vient de son site, très apprécié à partir du milieu du 19e siècle surtout; néanmoins elle reste de petite taille. Le nom d’Étretat signifierait «village du couchant». La station, «village de charme», est au fond d’une petite vallée qui s’ouvre entre les sites de la falaise d’Aval et de la Manne Porte, à l’ouest, et de la falaise d’Amont, à l’est. Le premier est le plus célèbre, par sa grande arche naturelle et l’aiguille qui la précède.

Les peintres y sont venus nombreux; le pionnier fut Eugène Isabey (1803-1886) dans les années 1850, mais la grande époque, celle de Claude Monnet, est postérieure à 1880. Maurice Leblanc a ajouté à sa renommée en imaginant creuse l’aiguille et en y plaçant une aventure d’Arsène Lupin. Il existe à Étretat une maison Maurice Leblanc avec un clos Arsène Lupin, dans une ancienne propriété de l’écrivain; Maurice Leblanc est né à Rouen en 1864, où son père dirigeait un chantier naval; c’est à Paris qu’il créa en 1905 le personnage qui fit sa gloire. Il est mort en 1941; L’Aiguille creuse date de 1909. Le clos Arsène Lupin a été ouvert en 1999. Un musée Nungesser et Coli rappelle que les deux aviateurs ont survolé Étretat avant de disparaître définitivement en mer.

La bourgade a aussi de belles halles de bois, le parc de loisirs des Roches avec un aquarium marin, un golf, une école de voile; un train touristique va jusqu’aux Loges, à 6 km. Le casino est le premier de la côte d’Albâtre (50 sal., groupe Joa). Étretat bénéficie d’un fort équipement hôtelier (dix hôtels, 210 chambres), dont le grand hôtel Dormy House (35 sal.), et accueille 600 résidences secondaires (43% des logements), des installations nautiques, un camping (75 places) et un golf. Le château des Aygues, sur le plateau, est une ancienne résidence des reines d’Espagne construite au 19e s., et a d’intéressantes collections; maison de retraite (40 sal.). La commune avait plus de 2 000 hab. dans la seconde moitié du 19e s.; elle s’est dépeuplée de 1906 à 1968 où elle est passée au-dessous de 1 500 hab., puis a un peu repris, mais a reperdu 290 habitants depuis 1999.

Bénouville (180 Bénouvillais, 286 ha), 4 km ENE d’Étretat, tient la côte juste au NE d’Étretat sur 3 km. La falaise est à peine échancrée par la petite la valleuse du Curé et précédée en mer par l’aiguille de Belval (40 m), réplique de celle d’Étretat. Le village s’étire sur le plateau, entre la falaise et le vallon est-ouest qui descend vers Étretat; un château du 18e s. appartient aux familles Schlumberger-Seydoux; 40% des logements sont des résidences secondaires. La population a gagné 50 hab. depuis 1999.

Bordeaux-Saint-Clair (680 Bordelais, 1 031 ha), 4 km à l’est d’Étretat, est au sud de Bénouville et de son vallon. Son village s’étire sur quelque 3 km le long de la D940; Saint-Clair est sa partie occidentale, ancienne commune absorbée en 1823; elle a un camping. Au sud s’étire le hameau d’Épivent; le finage est bordé à l’ouest et au sud par la vallée d’Étretat. La commune a 100 hab. de plus qu’en 1999.

Pierrefiques (140 Pierrefiquais, 231 ha), 5 km SSE d’Étretat et 5 km NO de Criquetot, a un petit finage sur le plateau, assorti d’une queue dans la vallée d’Étretat.

Villainville (320 Villainvillais, 365 ha), 3 km NO de Criquetot, a un finage allongé du nord au sud entre les deux branches supérieures de la vallée d’Étretat.

Cuverville (360 Cuvervillais, 458 ha), 3 km au nord de Criquetot, était le refuge de Madame Gide née Rondeaux (1867-1938); sa tombe est au village. André Gide habita périodiquement dans le château du 18e siècle au SE du village. La population a augmenté de 60 hab. depuis 1999.

Fongueusemare (190 Fongueusemarais, 1 185 ha dont 249 de bois), 5 km NE de Criquetot, est sur le plateau au SE des Loges, avec quelques fermes éparses.


Criquetot-l’Esneval

(2 660 Criquetotais, 1 347 ha) est un ancien chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l’arrondissement du Havre, 25 km au NNE du Havre et à 8 km SE d’Étretat, sur le plateau de Caux et dans la Métropole du Havre Seine Métropole. La forme actuelle du nom est antérieure au 19e siècle. Le bourg fut siège d’une baronnie, et place protestante; il a un collège public et conserve au SE le manoir de l’Écluse (16e s., en silex, pierre et pans de bois) et les restes du manoir d’Azelonde (fin 15e s., à pans de bois); volets roulants en plastique Isorol (40 sal.), magasins Intermarché (75 sal.) et Carrefour (30 sal.); Aquabowling des Falaises (25 sal.); La Poste (45 sal.); un camping. La population communale augmente depuis 1968 (1 250 hab.) et s’est accrue de 360 hab. après 1999. Le bourg a été le siège de la communauté de communes du canton de Criquetot-l’Esneval, qui correspondait exactement au canton ancien (21 communes, 15 700 hab., 13 496 ha) avant son intégration dans la métropole havraise.


Épouville

(2 780 Épouvillais, 559 ha) est une commune de Seine-Maritime, 14 km au NE du Havre, 3 km au NE de Montivilliers, dans la vallée de la Lézarde, membre de la Métropole du Havre Seine Métropole; gare, collège public; transports maritimes Vincent (LV Overseas, 95 sal.), entreposage Le Havre Groupage (30 sal.), transports routiers Balbiano (40 sal.); plusieurs entreprises de bâtiment dont la maçonnerie et travaux publics Balbiano (60 sal.), isolation Aris (75 sal.), installations thermiques ERC (25 sal.); nettoyage ANPS (65 sal.); fabriques de matériel de broyage Alterval (25 sal.), de produits d’éclairage Xelium (30 sal.); supermarché Carrefour (40 sal.), négoce de chaussures et maroquinerie Chauss Europ (40 sal.). Le finage déborde peu de la vallée, où se faufile la voie ferrée de Harfleur à Rolleville; il est traversé à l’est par la D439. La commune avait 900 hab. dans les années 1930, 1 100 en 1975, puis sa population est passée brusquement à 2 600 en 1982; elle a perdu 230 habitants depuis 1999.


Fontaine-la-Mallet

(2 700 Fontainais, 668 ha) est une commune de Seine-Maritime, 3 km à l’ouest de Montivilliers, limitrophe du Havre en banlieue nord, surtout résidentielle et pavillonnaire, membre de la Métropole du Havre Seine Métropole. La voie rapide D6382 traverse le finage au sud, avec un échangeur; au-delà, le finage mord un peu sur la forêt de Montgeon. La population était de 590 hab. en 1931, 920 en 1968, 2 450 en 1982; elle a encore gagné 90 hab. après 1999.


Gainneville

(2 620 Gainnevillais, 465 ha) est une commune de Seine-Maritime à 13 km ENE du Havre au NE de Gonfreville-l’Orcher, dans la Métropole du Havre Seine Métropole. Le village est sur le plateau au passage de la N15 (D6015). Le finage atteint au NO la voie ferrée et la vallée du Saint-Laurent; centre de soins de suite pour femmes (Les Jonquilles, 60 sal.), négoce de fournitures Normandie Manutention (40 sal.). Gainneville est une commune résidentielle en croissance; elle avait moins de 1 000 hab. en 1965 et sa population a augmenté, gagnant encore 230 hab. après 1999.


Gonfreville-l’Orcher

(9 210 Gonfrevillais, 2 581 ha) est un ancien chef-lieu de canton de Seine-Maritime, 9 km à l’est du Havre. La commune voisine de Harfleur, et membre de la Métropole havraise (Havre Seine Métropole (Le)). Disparate, elle témoigne bien des extensions de la fonction estuarienne. L’ancien château féodal d’Orcher, refait au 18e siècle et qui appartint au roi d’Angleterre, plus tard en 1719 au banquier et ministre Law, de nos jours à la famille d’Harcourt, subsiste sur le coteau de Seine. Le plateau, colonisé par lotissements et grands ensembles, conserve aussi le manoir renaissance de Bévilliers, aux jolis losanges de briques roses et noires; mais l’urbanisation des quartiers Est a dû être classée en zone urbaine sensible. La ville a un collège public. En contrebas, où ont été creusés le canal de Tancarville et le grand canal du Havre, la commune occupe les vastes terre-pleins du port autonome et atteint au sud-ouest la rive droite de l’estuaire de la Seine face à Honfleur.

Les deux plus grands ensembles industriels sont ceux de la raffinerie de pétrole du groupe Total (1 800 emplois) et de la pétrochimie qui lui est associée (900 sal., plus 300 au centre de recherche), et celui de l’usine aéronautique Safran Nacelles (1 730 sal., ex- Hurel-Hispano). Gonfreville abrite aussi plusieurs usines de chimie comme Chevron Oronite (680 sal., additifs pour lubrifiants et carburants), Yara (140 sal., engrais ammoniaqués, groupe Norsk Hydro). Dans les services annexes, manutention portuaire Dockers de Normandie (780 sal.); entrepôts frigorifiques Alkion (120 sal.), transports Duroc (110 sal.), manutention ferroviaire Socorail (55 sal.); analyses et contrôles IS (100 sal.), Petroservices (100 sal.), SGS (85 sal.); ingénierie SOM (55 sal.).

Les autres domaines industriels sont peu représentés; matériels électriques ETDE (90 sal.), peintures et vernis PPG Coating (85 sal.), emballages plastiques Normanplast (60 sal.).

La ville accueille un Centre Leclerc de 350 emplois, assorti de magasins comme Castorama (90 sal.), et des entreprises de services et du bâtiment: installations électriques Ineo (95 sal.), travaux publics Eurovia (95sal.), distribution de chaleur Engie (190 sal.), traitement d’eaux usées Suez RV (100 sal.).

La commune avait 1 000 hab. en 1900, 4 400 en 1936; sa population a dépassé 10 000 en 1982 puis a très légèrement diminué et a perdu 800 hab. après 1999.


Harfleur

(8 500 Harfleurais, 421 ha) est une commune de Seine-Maritime, juste à l’est du Havre au débouché de la vallée de la Lézarde, et membre de la Métropole havraise (Havre Seine Métropole (Le)). Ce fut le premier port maritime de l’estuaire, et même un port royal au 13e siècle; il déclina après la création du Havre, mais en tira bientôt parti et Colbert y fit installer une manufacture. La commune a un château-mairie du 17e s, une église flamboyante avec une haute flèche de 83 m, un ancien prieuré et un musée; elle a reçu un collège public et une grande clinique (Petit Colmoulins, 370 sal., groupe australien Ramsay) et l’hôpital privé de l’Estuaire (55 sal.). Elle est densément bâtie et surtout résidentielle, n’ayant guère de part aux installations portuaires puisque son finage descend à peine dans la plaine de la Seine, n’atteignant même pas le canal de Tancarville; la pêche aussi a disparu.

Néanmoins, Harfleur, où débouchent deux voies ferrées (gare), l’A131 et la N15 (échangeurs), est aussi un lieu d’emploi: ingénierie et centre de recherche Total (390 sal.), mécanique AGF Normandie (210 sal.); plastiques pour bâtiment Girpi (270 sal., groupe belge Etex) et Cap Isoplas (120 sal.); serrurerie Isaac (35 sal.), analyses et contrôles CIS (40 sal.); menuiserie Galli (45 sal.); constructions Gagneraud (220 sal.) et Eiffage (35 sal.), peinture MI (50 sal.), installations électriques Eiffage (100 sal.) et Forlumen (Actemium, 50 sal.), thermiques Logista (30 sal.) et Eiffage (30 sal.); comptabilité Lecœur-Leduc (30 sal.), publicité Adrexo (45 sal.); nettoyages ISS (330 sal.) et Onet (240 sal.). Harfleur avait 3 000 hab. au début du 20e s., 7 500 en 1954 et sa population a dépassé 10 000 hab. en 1975; elle a perdu 2 000 hab. ensuite, mais seulement 100 après 1999.


Havre (Le)

(172 770 Havrais, 4 695 ha dont 220 de bois) est une sous-préfecture de Seine-Maritime, à l’extrémité septentrionale de l’estuaire de la Seine. Le Havre est l’une des rares villes françaises de création relativement récente: elle a été fondée en 1517 à la demande de François Ier, qui souhaitait que le royaume puisse disposer d’un port de mer fiable au débouché naturel de la capitale. Cette situation et cette fonction valurent au Havre le surnom de «Porte Océane» qu’elle emploie complaisamment. C’est sous celui du Havre de Grâce, emprunté à la chapelle locale de Notre-Dame-de-Grâce (ou de Grasse), que la ville fut créée dans les marais de Seine, dont les petits ports de pêche locaux, Graville ou Leure, étaient déjà envasés. Toute une série de bassins, de jetées et d’écluses de marée s’ajoutèrent les uns aux autres au fil des siècles, les principaux élans datant du 19e siècle et des années 1960-1975.

La commune avait 20 000 hab. au début du 19e siècle; en 1852, elle s’est agrandie en absorbant Ingouville (plus de 4 000 hab.) et le petit village de Leure; en 1919, elle a inclus Graville-Saint-Honorine (16 000 hab.) à l’est; en 1953 Bléville (4 000 hab.), en 1955 Sanvic (20 000 hab.), toutes deux au nord-ouest; en 1973 Rouelles (2 000 hab.) au NE, dans la petite vallée de la Fontaine, affluent de la Lézarde. Croissance et fusions ont porté la population communale à 100 000 hab. en 1879, 130 000 en 1900, 165 000 en 1931. Le Havre a subi ensuite deux drames d’inégale ampleur: les bombardements massifs de septembre 1944 destinés à écraser la résistance allemande, qui anéantirent tout le centre; la chute des traversées maritimes transatlantiques. La population a toutefois augmenté à partir de la reconstruction, atteignant un maximum de 218 000 hab. en 1975; elle diminue peu à peu depuis, et a perdu 20 500 hab. depuis 1999, mais le port s’étend encore et la ville a acquis de nouvelles fonctions sociales (université, culture) et portuaires (traversiers, conteneurs).

Le centre-ville demeure sur le terre-plein des anciens marais, autour des premiers bassins. Il a été entièrement reconstruit après 1945 sous l’égide d’Auguste Perret, fervent partisan des lignes droites et du béton. L’ensemble est désormais classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le plan en échiquier de la reconstruction s’appuie en fait sur l’ancien plan Lamandé du 18e siècle, mais a été étendu. Les grandes rues, sensiblement ouest-est, se calent sur le grand rectangle du bassin du Commerce, que traverse depuis 1973 une élégante passerelle à haubans. L’axe septentrional est donné par la rue de Strasbourg, qui accueille des administrations (palais de justice, sous-préfecture); elle est prolongée à l’ouest par la grande promenade ombragée de l’avenue Foch, qui atteint la plage de galets à la Porte Océane. Le principal axe transversal, nord-sud, est la rue de Paris, très achalandée. Elle part au nord de la vaste place de l’Hôtel de Ville, dessinée par Perret, où trônent la mairie et son beffroi. Au centre, à l’extrémité occidentale du long bassin du Commerce, une autre assez grande place, au nom du général de Gaulle, a été aménagée dans les années 1960 par l’architecte Niemeyer; l’Espace Oscar Niemeyer est devenu un grand centre culturel et d’exposition, en deux immeubles surprenants aux lignes courbes qui tranchent avec la rectitude environnante de l’architecture à la Perret.

Vers l’ouest sont les halles, puis la vaste église Saint-Joseph, également d’Auguste Perret, un grand carré dominé par un clocher de 109 m. Vers le sud, le quadrillage de rues retrouve en partie celui de la ville primitive de 1517, qui se tenait à l’ouest du bassin du Roi et dont l’axe principal nord-sud a été repris par le tracé de la rue de Paris. La cathédrale Notre-Dame (fin 16e-début du 17e s.) a pu être restaurée; sur le port se tiennent le sémaphore et le moderne et grand musée d’art André Malraux. À l’ouest, la ville reconstruite se termine par le quartier neuf du Perray et le port de plaisance, fermé au nord par la plage de la Porte Océane.

Le centre-ville comporte aussi au sud-est un ensemble de bassins portuaires anciens (la Citadelle, la Barre) à l’emplacement de la citadelle détruite; ils entourent le quartier populaire de l’Eure et le quasi-îlot de Saint-François, «quartier du port» animé où sont aussi le musée de l’ancien Havre dans la vénérable maison Du Bocage, et le musée d’histoire naturelle. L’extension du centre-ville s’est faite plus récemment vers l’est par la rénovation des abords du bassin Vauban et de la gare, jadis quartiers de pauvres et d’entrepôts; elle s’ouvre par l’édifice du Centre de commerce international, de 1978; la nouvelle université y a trouvé des locaux; un Espace maritime et portuaire y accueille manifestations et expositions et y développe un musée des ports; outre un multiplexe et un centre commercial, une tour de 120 m et même un casino, ont pris place un grand ensemble aqualudique (Complexe aquatique des Docks) ainsi qu’un Centre de la mer et du développement durable (sic), tous deux confiés à Jean Nouvel. Cette ville basse et centrale, socialement hétérogène jadis, est assez bourgeoisement habitée depuis la reconstruction, surtout vers l’ouest.

Vers l’est, en direction de Graville où subsiste un grand prieuré de l’ancienne abbaye, avec musée lapidaire et de maquettes de maisons, et de Harfleur au-delà, elle passe à un habitat nettement plus pauvre, strié par les emprises ferroviaires et les pénétrantes, et proche des espaces industriels portuaires de l’Est.

Elle est dominée au nord par la Côte, l’ancien versant de Seine, rectiligne et haut d’une centaine de mètres, entièrement bâti et couronné par les anciens forts de Sainte-Adresse à l’ouest, de Tourneville à l’est, celui-ci flanqué par le grand cimetière et dominant le centre hospitalier. La Côte est un élément majeur du paysage havrais. Une légère dépression du plateau en arrière-côte, la Cavée, abrite un habitat d’origine populaire mais de plus en plus revalorisé.

Le plateau lui-même a reçu de massifs «grands ensembles» d’habitation qui font les quartiers pauvres de Sanvic, Bléville et Montgaillard à l’ouest, le Bois au Coq au centre, Rouelles et Caucriauville à l’est. Entre eux s’insèrent des habitats de pavillons vers Frileuse et Aplemont, et la forêt de Montgeon, qui occupe 250 ha et accueille un parc de loisirs. Un peu plus loin au nord-est, de part et d’autre de la vallée encaissée de la Lézarde, Montivilliers oppose à l’ouest un quartier populaire, à l’est un vaste domaine de beaux quartiers.

La côte à falaise à l’extrême occident de l’agglomération est partagée entre le petit finage de Sainte-Adresse, très bourgeoisement habité, et le grand finage d’Octeville-sur-Mer, où est établi l’aéroport. Le terminal pétrolier d’Antifer est nettement plus au nord, presque à Étretat. Quatre zones urbaines sensibles ont été délimitées dans la commune: deux petites dans le port: les Neiges entre le canal du Havre et le bassin Coty à l’est de la centrale EDF, l’Eure-Brindeau au nord du canal du Havre, entre celui-ci et les voies ferrées; deux grandes sur le plateau: le vaste domaine de HLM de Caucriauville au-dessus de la vallée de la Lézarde et de son affluent la Fontaine au nord-est; l’ensemble Montgaillard-la Forêt-Mare Rouge au nord, qui a reçu un statut de zone franche urbaine dès 1997.

L’activité de la ville reste dominée par le port et ses industries, mais les fonctions urbaines se sont bien diversifiées et apparaissent désormais tout à fait complètes, tandis que les anciens grands chantiers navals Augustin Normand ont disparu, ne laissant que le nom de la principale rue du Perrey.

L’Université a été créée en 1984, un premier Institut Universitaire de technologie étant apparu en 1967 et porté progressivement à 10 départements. Elle a commencé par les sciences; les «affaires internationales» ont suivi, puis une unité de Lettres et sciences humaines en est sortie en 1998. L’Université ne comporte pas de volet en biologie et médecine, mais a créé une école d’ingénieurs, l’Institut supérieur d’études logistiques (ISEL). L’ensemble compte 8 000 étudiants et 850 enseignants et techniciens (plus 850 chargés d’enseignement), répartis en trois unités: Caucheville au nord (IUT), Lebon au centre, le principal, près de la gare (lettres, sciences, affaires, plus la présidence et les services), Frissard au sud entre deux bassins du port (IUT, ISEL). L’enseignement supérieur est complété par une active École supérieure de commerce et son Institut portuaire d’enseignement et de recherche, tandis que du Conservatoire des arts et métiers dépend un Institut national des transports internationaux et des ports (ITIP).

La commune compte 16 collèges publics et une douzaine de lycées publics, plus des collèges et lycées privés. L’espace Niemeyer, le musée Malraux, plusieurs théâtres, le nouvel Espace des docks Vauban entretiennent une vie culturelle de qualité. Le Havre a aussi une réputation dans les sports, au moins comme première ville française à avoir vu se créer un club sportif, Le Havre Athletic Club (HAC) en 1872, qui aurait été le premier à introduire en France le football et qui a eu ses heures de gloire, même s’il n’est plus au premier niveau à présent.

Les principaux employeurs de la ville sont le Centre hospitalier, fort de 4 000 agents et près de 400 médecins, gérant près de 2 000 lits, auxquels s’ajoutent l’Hôpital privé de l’Estuaire (58 sal.) et la clinique les Ormeaux (290 sal.), la clinique Océane (50 sal.), le Centre de rééducation de la Hève (65 sal.) des maisons de retraite dont Korian Medica (95 sal.), les Jardins d’Elodie (85 sal.), la Villa Saint-Nicolas (75 sal.); la mairie (4 000 sal.) et le Port autonome (1 500 sal.). Dans les services s’ajoutent surtout la communauté d’agglomération (500 sal.), EDF-GDF (460) et la centrale thermique portuaire EDF (340), la Chambre de commerce (300). L’entreprise de presse SNPEI (Le Havre Libre) du groupe Hersant a 140 sal., le Grand Casino 140 (groupe Partouche), les transports publics urbains (Porte Océane) 540 sal. et les cars Périer (55 sal) et Veolia (120 sal.). EDF 240, Orange 140, La Poste 210.

Dans l’industrie se distinguent l’usine des pompes Dresser Rand (760 sal., ex-états-unien, acquis par Siemens), Métallerie Fouré-Lagadec (540 sal., avec le siège), verrerie Tourres (480 sal., groupe Saverglass du fonds Carlyle), spiritueux Slaur Sardet (180 sal., 100 millions de cols par an, groupe la Martiniquaise), cafés Legal (150 sal.); échangeurs de chaleur Delaunay (110 sal.); Normandie Échafaudages (100 sal.); mécanique Lacmil (80 sal.), Ateliers de Normandie (50 sal.).

Dans le bâtiment, constructions Colas (100 sal.) et C SAM (55 sal.), peinture Lasarat (190 sal.) et Trapib (100 sal.), isolation Kaefer Wanner (170 sal.), couverture Dufour (65 sal.), installations électriques SNEF (50 sal.); nettoyages Derichebourg (280 sal.) Prévoteau (250 sal.), L’Entretien (180 sal.), Normande de Nettoyage (150 sal.), Elior (85 sal.) Océane (70 sal.), Azur (60 sal.); distribution de chaleur CRAM (290 sal.), enlèvement d’ordures Ipodec (50 sal.); service des eaux CEBH (60 sal.) et Veolia (55 sal.); gestion immobilière Basse-Seine (90 sal.), CityA (85 sal.), Logeo (50 sal.); gardiennage Fiducial (230 sal.), Promat (60 sal.), Segurilog (70 sal.).

Dans les services, transports maritimes Mediterranean Shipping (270 sal.), CMA CGM (180 sal.), transports fluviaux CFT (140 sal.), remorquage maritime les Abeilles (140 sal., groupe Bourbon) et Boluda (170 sal., espagnol); manutention Terminal Nord (800 sal.), Compagnie nouvelle de manutention (270 sal.), GMP (190 sal.), Transmanutention (100 sal.), Terminaux de Normandie (75 sal.), Gexpa (55 sal.), entreposage CIM (260 sal.), Cedilec (130 sal.), Sea Frigo (55 sal.); transports Gefco (170 sal.), Geodis (130 sal.), Maersk (120 sal.), Sogedial (70 sal.), Derudder (70 sal.) Den Hartogh (65 sal.), Sealogis (60 sal.), Cosco (60 sal.), Panalpina (55 sal.), Pilet (55 sal.), Hapag Lloyd (55 sal.).

La commune du Havre inclut un gros centre commercial Auchan (600 sal.) et des magasins à succursales comme Monoprix (130 sal.) et le Printemps (50 sal.), deux Carrefour Market (80 et 70 sal.), un supermarché Leclerc (50 sal.), deux Super-U (75 et 65 sal.), la Fnac (50 sal.), les meubles Interiors (100 sal.). Dans les services financiers se distinguent la Société Générale (65 sal.), la BNP (140 sal.) et le Crédit lyonnais (60 sal.); Banque de France (50 sal.), assurances SPB (730 sal.) et SGP (140 sal.), gestion Ceacom (310 sal.) et Meilleur Taux (80 sal.), Akka (70 sal.). En outre, informatique Soget (130 sal.), comptabilité Mazars (60 sal.), ingénieries Artelia (120 sal.) et Ingelliance (100 sal.); aide à domicile Océane de Services (100 sal.), Amondom 76 (95 sal.), O2 (50 sal.)

La commune du Havre a été dirigée par des élus communistes de 1971 à 1995, par la droite depuis; elle avait pour maire Édouard Philippe, avocat, avant sa nomination comme Premier Ministre en 2017. Le Havre Seine Métropole, communauté urbaine de la Seine-Maritime, rassemble 54 communes et 236 000 hab. sur 19 070 ha. L’unité urbaine Insee est donnée pour 235 800 hab. (18 communes), l’aire urbaine pour 289 100 (81 communes). L’arrondissement a 387 500 hab., 149 communes, 122 100 ha.

Le Havre a six nouveaux cantons, dont 3 se limitent à une partie du Havre; les trois autres y ajoutent 2, 3 et 1 communes.

L’aéroport du Havre (LEH, LFOH), au NO, déborde largement sur Octeville. il est doté d’une piste de 2 300 m et s’étend sur 150 ha; il a vu passer entre 6 000 et 13 000 passagers par an dans les années 2014 à 2018, en majorité en vol international. Le nombre de mouvements commerciaux a faibli (4 500 en 2007, 400 à 600 de 2014 à 2018); s’y ajoutent les mouvements locaux (aéroclub, 16 000 à 20 000 par an).

Le port du Havre est le deuxième ensemble portuaire de France, le premier de la façade atlantique, directement branché sur le fameux «rail» maritime de l’Europe du Nord-Ouest et directement relié à Paris. Il eut son heure de gloire avec les grands paquebots de la traversée de l’Atlantique. Il est géré par l’établissement public du Port autonome du Havre depuis 1925. Il s’étend sur 27 km jusqu’au pont de Tancarville, 18 km pour les terrains industriels et jusqu’à l’extrémité du Grand Canal. Son trafic en fait le cinquième port européen, et de loin le premier de France pour les conteneurs avec 2,2 millions de boîtes (EVP) par an, 28 Mt, 63% du trafic français. Il enregistre 7 000 mouvements annuels de navires, 750 000 entrées et sorties de passagers, et un trafic total de 72 Mt (2018), dont 40 Mt en hydrocarbures, 2 Mt en vrac solides. Une traversée transmanche est régulièrement effectuée par Brittany Ferries à destination de Portsmouth. De nombreuses lignes régulières de porte-conteneurs et de rouliers (ro-ro) sont exploitées vers tous les continents. Le trafic fluvial est de l’ordre de 4,5 Mt, supérieur à celui de Rouen. Le port de plaisance offre 1 300 places.

L’emprise portuaire comprend une demi-douzaine de sections différentes. En centre-ville se situe le vénérable bassin du Roi, de forme triangulaire et orienté nord-sud, qui date des années 1520 et fermait à l’est la première ville. Un nouveau développement fut donné au port au 17e siècle avec la construction d’une citadelle (1628) et d’un arsenal (1668), le creusement d’un canal Vauban et la pose d’écluses de marée (1667). La croissance du commerce au 18e siècle appela de nouvelles extensions; elles firent l’objet d’un plan Lamandé (1787), qui ne put être mis en œuvre immédiatement. C’est ce plan qui donna à la ville ses principales directions ouest-est, fixées par le dessin du nouveau bassin du Commerce, achevé en 1820 en même temps que le bassin de la Barre. Ensuite vinrent vers l’est le long bassin Vauban (1843-1849) et au sud-est le bassin de Leure (1855), devenu depuis bassin de l’Eure par glissement géographique du nom du village primitif à celui, homonyme, de la rivière et du département voisins… La destruction de la citadelle permit le creusement des bassins de la Citadelle, ensemble achevé en 1871.

Un nouvel élan fut donné à la fin du 19e siècle avec les besoins des grands cargos à vapeur et des paquebots: écluse des Transatlantiques et bassin de New York en 1862, vaste bassin Bellot en 1887 et, dans son prolongement, le canal du Havre et le canal de Tancarville (1880-1887) pour la batellerie. Un avant-port protégé par les digues nord et sud fut livré en 1910; il abrite au nord un port de plaisance de plus de 1 000 places. Le Havre a également un petit port de pêche et une quarantaine de pêcheurs professionnels, à l’entrée du bassin du Roi. L’entre-deux-guerres vit l’apparition des raffineries de pétrole et le développement consécutif des installations pétrolières en amont, ainsi que l’aménagement de nouveaux quais pour les transatlantiques au sud du bassin Bellot (quai Joannès).

C’est là que dans les années 1960 a été construite la puissante centrale thermique d’EDF à charbon (trois tranches) et fuel (une tranche), reconnaissable à ses deux immenses cheminées blanches; d’une puissance de 2 GW, elle emploie plus de 300 personnes et occupe 32 ha. Les plus vastes installations portuaires sont au sud et à l’est, et datent des années 1960 et 1970, quand la croissance du trafic autorisait toutes les audaces et que Le Havre se voyait rivaliser avec Rotterdam. Une longue digue méridionale (Charles-Laroche), élargie en long terre-plein et couverte de réservoirs d’hydrocarbures, fit plus que doubler la surface du port en créant les bassins Théodore-Ducrocq et René-Coty, le long desquels s’étalèrent les postes méthaniers et pétroliers, les terminaux maritimes et les espaces à conteneurs (quai de l’Atlantique).

Au fond du bassin René-Coty, l’écluse François-Ier, construite entre 1967 et 1972, permit d’accueillir les navires de 250 000 t (et 21 m de tirant d’eau en haute mer) dans les nouveaux bassins de l’Europe et de l’Océan, reliés au nord au canal de Tancarville par le canal Bossière et prolongés sur plus de 10 km par le Grand Canal du Havre, large de 200 à 300 m, ouvert en 1965 mais resté inachevé. Sur les vastes terre-pleins entre Grand Canal et canal de Tancarville se sont développés sur une dizaine de kilomètres les usines chimiques et les entrepôts, et s’est établie l’usine Renault de Sandouville. Le port est alors largement sorti de la commune du Havre pour empiéter sur les parties méridionales des communes de Gonfreville-l’Orcher, Rogerville, Oudalle, Sandouville et Saint-Vigor-d’Ymonville, qui se partageaient les marais de l’estuaire.


Montivilliers

(16 220 Montivillons, 1 909 ha) est un ancien chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans la Métropole du Havre Seine Métropole, 8 km au NE du Havre dans la vallée de la Lézarde. La Révolution le nomma Brutusvilliers… Ce fut jadis une propriété de l’abbaye de Jumièges, qui y établit dès la fin du 7e s. une abbaye de moniales bénédictines, longtemps fort riche; il reste des éléments du 11e siècle dans l’église abbatiale, un cloître et des bâtiments bien restaurés, avec des expositions, rencontres et un parcours-spectacle «Cœur d’abbayes». Le bourg devint ensuite vicomté, eut un port avec industries, mais il déclina dès la création du Havre.

Aujourd’hui au contraire, sa population s’est beaucoup accrue sous l’impulsion du Havre, qui en a fait la plus peuplée des banlieues. La commune avait 5 500 hab. en 1900, 8 300 en 1954, et a crû jusqu’en 1990; elle a perdu 590 hab. depuis 1999. Son territoire est divisé par la vallée encaissée de la Lézarde. La ville en est largement sortie, pour s’épanouir sur le plateau de Caux, en lotissements plutôt bon marché à l’ouest, tandis qu’à l’est de la commune sont apparus des quartiers de villas nettement plus riches. Montivilliers a deux collèges et un lycée publics, un collège privé, le grand groupe hospitalier public Jacques Monod (510 lits), une maison de retraite Medotel (Korian, 110 sal.); manoir de Réaulté, du début du 16e s. La voie rapide D489 traverse le plateau au sud-est, avec un échangeur, et un autre dans la vallée au SO. Au NO sur le plateau, l’habitat est prolongé par les hameaux de Réauté et Fréville.

La ville a peu d’industries; mais elle accueille de nombreuses entreprises de service et de commerce dans quatre parcs d’activités et le gros centre commercial dit du Grand Havre, à la Demi-Lieue dans la vallée de la Lézarde à mi-chemin de Harfleur, avec Auchan (510 sal.) et Leroy-Merlin (210 sal.), Décathlon (60 sal.), Bricoman (50 sal.), Boulanger (35 sal.), Darty (30 sal.), Kiabi (30 sal.), la jardinerie Desjardins (45 sal.); contrôles Apave (95 sal.), peinture Prezioso (70 sal.); distribution d’électricité Enedis (75 sal.) et de gaz GRDF (30 sal.), nettoyage Neptune (190 sal.), La Poste (55 sal.), publicité Mediapost (60 sal.).


Octeville-sur-Mer

(5 970 Octevillais, 2 037 ha) est une commune de Seine-Maritime dans la communauté urbaine du Havre Seine Métropole, 6 km au nord du Havre. Le centre est sur le plateau de Caux, sur la route d’Antifer et d’Étretat (D940). La commune possède 6 km de côte à falaise, mais la hauteur de celle-ci (90 m) et l’absence de vallon ont empêché toute installation sur le rivage; un site de vol libre est au sommet de la falaise au hameau de Saint-Andrieux, au SO. Le village est au bord de la D940, mais il est entouré de nombreux hameaux étoffés, dont Ecqueville au NO, Saint-Supplix au NE, où est le golf du Havre, Dondeneville au SE. Au sud, zone d’activités de Bellevue et hameau d’Édreville. La commune a aussi un manoir du 16e s., en silex. Le nom d’Octeville n’a rien à voir avec un quelconque «huit» mais sa forme ancienne (Hot, Otteville) laisse penser à un patronyme scandinave Otto-Othon. Elle avait 2 000 hab. en 1900 et autant dans les années 1960, et croît depuis: sa population s’est accrue de 1 070 hab. depuis 1999 (+22%).

Elle accueille trois zones d’emploi, plusieurs sociétés de services et bureaux d’études, et surtout une grosse usine Sidel fabriquant des machines de soufflage de bouteilles en plastique, moules et remplisseuses (850 et 95 sal.), absorbée par le groupe Tetra-Laval en 2003 après avoir été cédée par Saint-Gobain à ses cadres en 1987; métallerie ERT (60 sal.), aéraulique Groupe Leader (35 sal.); La Tôlerie Plastique (45 sal.); nettoyage Samsic (100 sal.). Octeville est aussi la base des transports urbains du Havre (Transdev Bus Océane, 625 sal.).L’aérodrome du Havre (codes LEH et LFOH) déborde largement sur la commune, au sud-ouest près de la falaise.

Le nouveau canton d’Octeville-sur-Mer a 31 communes, 36 600 hab.


Sainte-Adresse

(7 670 Dionysiens, 226 ha) est une commune de Seine-Maritime, juste à l’ouest du Havre et dans l’agglomération du Havre Seine Métropole. Cette commune, petite par la surface, entièrement urbanisée, la plus occidentale de Seine-Maritime, est un haut lieu de l’agglomération havraise. La falaise du cap de la Hève y est couronnée par un phare de 1951 succédant à d’anciens phares du 18e siècle; c’est aussi le site de Viking Vol Libre Elle a une plage de galets face aux vents marins, sur laquelle s’avance une estacade souvent figurée par les peintres, et ses maisons s’étagent sur le relief, en un ensemble de résidences occupées par des familles aux revenus, âges et niveaux de formation élevés. Mais le nombre d’habitants s’est réduit de 550 depuis 1999.

Sainte-Adresse succède à un ancien village de pêcheurs, Saint-Denis-Chef-de-Caux, effacé au 14e siècle par le recul de la côte: c’est pourquoi ses habitants se nomment encore Dionysiens. On ignore d’où vient le nom actuel, qui pour certains pourrait être une déformation de Saint-André. Son élan remonte au 19e siècle, par le choix de bourgeois havrais et d’artistes et journalistes parisiens comme Alphonse Karr, puis du promoteur Georges Dufayel qui voulut en faire un «Nice havrais»: ses hôtels hébergèrent même le gouvernement belge en exil de 1914 à 1918, ce qui valut à la commune un privilège d’exterritorialité; il en reste le grand «immeuble Dufayel».

La commune offre collège public et lycée privé, un Espace artistique Claude-Monet, un centre culturel Sarah-Bernhardt, un festival annuel de jazz des Dixie Days. Elle abrite l’École nationale de la Marine Marchande du Havre. Sur les hauteurs se voient une ancienne maison à colombage (le Manoir) et quelques témoins des goûts du 19e siècle comme le Pain de sucre, un mausolée-amer de 1822 en mémoire d’un naufrage, ou une chapelle de 1857 sur un ancien lieu de pèlerinage; table d’orientation. Sainte-Adresse a des commerces mais pas d’usine; un centre de soins de suite de la Roseraie (70 sal.), un supermarché Carrefour (25 sal.); transports Allport Cargo (ECY, 20 sal.). La D940 passe près de la limite orientale du finage et débouche sur la côte aux Régates, sous le Pain de Sucre (84 m) et à son entrée dans la commune du Havre.


Saint-Romain-de-Colbosc

(4 140 Romanais, 1 174 ha) est un ancien chef-lieu de canton de Seine-Maritime, 18 km ENE du Havre sur le plateau de Caux, au passage de la N15 et dans Le Havre Seine Métropole. Le bourg a un collège public et un hôpital local (5 lits), un centre de soins spécialisés pour enfants. Au sud, le finage est traversé par la D39 rectiligne, qui suit le tracé d’une voie antique. Au sud-ouest, hameau et château de Grosmesnil (16e et 19e). La population communale a crû lentement depuis deux siècles; elle a atteint 2 000 hab. en 1905, 3 000 en 1968. Elle a augmenté de 130 hab. depuis 1999.

La commune a un parc d’activités dit de l’Aérodrome, qui jouxte l’aérodrome du Havre-Saint-Romain, lequel est pourtant à Gommerville. Elle accueille plusieurs industries, dont Eramet (raffinerie de nickel, 170 sal.), Sofedit (60 sal., pièces mécaniques pour automobiles); menuiseries Parmentier (60 sal.), Simp (40 sal., pvc) et Sicb (30 sal.); carrosserie Preudhomme (30 sal.). Dans les services et commerces, informatique Trace (30 sal.) et Traceparts (40 sal.), ingénierie Isofree (60 sal.) et Petroval (30 sal.); analyses et contrôles Presto (50 sal.) et Intertek OCA (30 sal.); transports Mertz Conteneur (100 sal.), nettoyage GSF Neptune (230 sal.); supermarchés U (100 sal.) et Carrefour (25 sal.).

Le nouveau canton de Saint-Romain-de-Colbosc a 38 communes, 33 500 hab.