Communauté de communes Sauer-Pechelbronn

Sauer-Pechelbronn

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communauté de communes d’Alsace (Bas-Rhin) associant 24 communes et 17 400 hab. sur 19 778 ha. Le siège est à Durrenbach. Aucune commune n’atteint 2 000 hab.

Durrenbach (1 100 Durrenbachois, 530 ha) est à 6 km SSE de Wœrth au bord du Bieberbach (ruisseau des castors), diffluence de la Sauer. Durr signifie sec. La population est en augmentation, surtout depuis 1982; elle a crû de 90 hab. depuis 1999. L’habitat s’étire sur quatre chemins (D86 et D286) et ajoute un lotissement à l’ouest. Le finage, limité au nord par le cours de la Sauer, arrive aux premières maisons des villages de Hegeney, Morsbronn-les-Bains, Gunstett et Walbourg.

Wœrth (1 770 Wœrthois, 647 ha dont 140 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 13 km au NNO de Haguenau, dans la vallée de la Sauer et dans le Parc régional des Vosges du Nord. Cette ancienne étape sur la route du sel de Seltz en Lorraine et de Strasbourg à Mayence conserve un centre compact sur la rive droite du Soultzbach avec une tour du 14e s., un château renaissance qui abrite un musée de la défaite de MacMahon (6 août 1870); elle a un collège public. La population a crû de 1954 (1 160 hab.) à 1975 (1 740) mais ne progresse plus que modérément (+70 hab. depuis 1999). Une usine Alcatel de cartes électroniques, jadis de minitels, a employé jusqu’à 900 personnes mais, vendue en 1994 puis associée à Sacel dans la société Acean liée au groupe Nokia, elle a fortement réduit ses effectifs avant de disparaître complètement; services à domicile Domi Confort (70 sal.); supermarché U (75 sal.). Le village s’est étoffé aussi bien sur les collines de rive droite que sur les basses pentes de rive gauche. Le finage s’étire le long de la vallée du nord au sud. Il mord au nord sur la colline du Staebelswald, incluant ainsi le petit défilé du Soultzbach, et va au sud dans la vallée jusqu’à l’aplomb du mont de Gunstett.

Biblisheim (370 Biblisiens, 224 ha) est à 7 km au SE de Wœrth, au bord de la Sauer et au contact de la forêt de Haguenau. Le village est assez étendu mais de structure très lâche. Il est flanqué à l’est par la forêt domaniale de Biblisheim, à la pointe occidentale de la forêt de Haguenau. D’anciens bâtiments industriels au sud, au bord du Halbmuhlbach, rappellent que la commune eut naguère un gros tissage, et une petite raffinerie de pétrole alimentée par Péchelbronn. La population croît depuis peu (240 hab. en 1982).

Walbourg (1 210 Walbourgeois, 533 ha) est à 8 km au SE de Wœrth en bordure de la forêt de Haguenau. Le village-rue, étiré sur une croupe dominant la vallée de l’Eberbach, est issu d’une abbaye bénédictine de 1074 (Sainte-Walpurge) dont l’église est classée (fresques, vitraux) et qu’accompagne un séminaire-collège-lycée catholique à gros internat; gare. Le finage s’arrête au sud à l’orée des bois; vers l’ouest, il pénètre un peu dans la forêt où passe la voie ferrée, qui offre une station. La population croît depuis les années 1960, où elle était de 530 hab. Elle a augmenté de 100 hab. après 1999.

Eschbach (950 Eschbachois, 397 ha), 8 km au sud de Woerth, a un village-rue à l’orée de la forêt de Haguenau. Le finage s’arrête au sud en bordure de la forêt, et atteint au nord le cours de l’Eberbach. Il a reçu à l’est le parc d’activités de la Sauer avec une fabrique d’électroménager Rothélec (110 sal.) et les installations électriques du même groupe (25 sal.), le nettoyage Oxy-Nett (85 sal.).

Laubach (330 Laubachois, 169 ha) est à 8 km SSO de Wœrth, à l’orée de la forêt de Haguenau. Le beau village-rue est au nord-ouest d’Eschbach et s’accompagne côté sud du proche hameau de Laubacherhof; +50 hab. après 1999.

Forstheim (600 Forstheimois, 505 ha), 7 km au SO de Wœrth, a un village-rue, longé à l’est par l’Eberbach. Le finage englobe au sud-ouest toute la forêt de Zang, où le chêne des Sorcières aurait 850 ans.

Hegeney (440 Hegenois, 176 ha), 6 km au sud de Wœrth, est juste au sud de Morsbronn. Le cours de l’Eberbach fixe la limite occidentale et méridionale de la commune. La population a augmenté de 110 hab. (un tiers) depuis 1999.

Morsbronn-les-Bains (700 Morsbronnois, 687 ha), 5 km au sud de Wœrth, est la première station thermale alsacienne, avec 3 500 curistes et 62 000 journées par an; l’eau est à 41 °C; l’établissement thermal s’accompagne d’un centre de soins de suite spécialisé. Elle n’a pas de casino en raison de la proximité de celui de Niederbronn (12 km) mais il existe un projet. Un parc d’attraction Fantasialand a été aménagé au bord de la Sauer. Le village fait partie du parc régional des Vosges du Nord. Sa population s’est accrue de 170 hab. depuis 1999 (+32%). Le finage est limité à l’ouest par le cours de l’Eberbach; au nord, il inclut le bois du Niederwald, et au nord-est un petit hameau au moulin du Pont (Bruckmuehle).

Gunstett (660 Gunstettois, 630 ha) est 4 km au SSE de Wœrth au flanc d’une colline dominant la plaine de la Sauer. Vers l’est sont un ancien puits de pétrole et une forêt communale (83 ha); la population a baissé de 40 hab. depuis 1999.

Oberdorf-Spachbach (380 Spachbachois, 236 ha) est à 2 km SSE de Wœrth au bord de la Sauer. Elle était Oberdorf tout court jusqu’en 1929. Le vieux village est en effet Oberdorf, un peu en retrait de la vallée de la Sauer vers l’est au fond d’un vallon, mais le hameau de Spachbach au bord de la rivière, ancien village intégré en 1794, a fini par le dépasser par le nombre d’habitants; celui-ci était tombé à 200 hab. de 1910 à 1950; il a crû de 40 hab. après 1999.

Dieffenbach-lès-Wœrth (350 hab., 361 ha) est à 2,5 km à l’est de Wœrth dans la plaine piquetée de vergers. Ce nom vient de tief, profond. Le finage s’étire en queue vers le sud-est dans un secteur boisé.

Merkwiller-Pechelbronn (940 Merkwillerois, 376 ha) est 6 km à l’est de Woerth à 18 km au sud de Wissembourg. Elle a été créée en 1888 sous le nom de Merkwiller, et s’est adjoint le nom de Pechelbronn en 1922 car Pechelbronn («fontaine de poix») eut son temps de célébrité comme principale, sinon seule ressource de pétrole en France. La commune est dans le Parc des Vosges du Nord. Le finage s’étend vers le sud dans les bois et conserve des traces d’anciens puits. Au-delà des bois s’isole sur une butte le hameau-rue de Hoelschloch, frôlé par la voie ferrée de Wissembourg (gare). La population de la commune a augmenté de sa création à 1931 (820 hab.) et se maintient depuis; elle a gagné 90 hab. depuis 1999. Un gros atelier de mécanique ISRI (ressorts pour automobiles, 380 sal., au groupe allemand Isringhausen) y a contribué.

Pechelbronn est un lieu-dit de la commune de Merkwiller-Pechelbronn et fut longtemps célèbre comme unique gisement de pétrole français. Toutefois, le gisement de Pechelbronn est également revendiqué par la commune voisine de Lampertsloch, comme étant au moins en partie dans son territoire. Son nom, «fontaine de poix», évoquait déjà des affleurements de naphte. Le bitume était connu depuis le 15e s.; après avoir servi à graisser les roues des charrettes, il a été exploité à partir de 1740, et surtout de 1768 par Le Bel, longtemps le long de galeries de surface, puis par pompage à partir de 1885. Une raffinerie lui a été adjointe, et a continué à fonctionner bien qu’elle ait été bombardée par l’armée américaine en 1944. Au total, on évalue l’extraction à 3 300 000 t et l’ensemble a occupé jusqu’à 3 000 personnes à la fois. Une école technique du pétrole a même été ouverte en 1919, la première en France. Mais la production était tombée à 57 000 t/an au début des années 1950, alors que la société employait encore quelque 2 000 salariés. L’extraction a été arrêtée en 1952, et toute l’activité en 1970.

Un musée du pétrole retrace cette histoire à Pechelbronn. Les sondages pétroliers avaient aussi permis de découvrir un gisement d’eau thermale à 65 °C, à 1 000 m de profondeur; un établissement de cure a fonctionné à Merkwiller entre 1910 et 1925. Le château Le Bel, juste au sud de la ville, a été repris par une chaîne de stations thermales qui a relancé ensuite l’exploitation, mais la station est fermée depuis 1992.

Kutzenhausen (930 Kutzenhausenois, 720 ha dont 180 de bois), 11 km ENE de Durrenbach, est à 2 km à l’ouest de Soultz-sous-Forêts, et voisine de Merkwiller-Pechelbronn à l’est. Le petit village, sur le versant gauche du Seltzbach, se double sur la rive droite du hameau de Feldbach et, plus à l’ouest, du village de Kutzenhausen-le-Haut (Oberkutzenhausen), qui jouxte l’habitat de Merkwiller. Le nom viendrait du patronyme Chuzo et s’écrivait Chuzinusi en 742. On y visite la tour d’une très grosse ferme qui fut siège de bailliage et qui abrite une «maison rurale», parmi de belles maisons à pans de bois. La commune et plusieurs de ses voisines sont incluses dans une avancée du Parc des Vosges du Nord. Merkwiller-Pechelbronn s’en est détachée en 1888; mais, au nord-ouest, le finage de Kutzenhausen englobe le site d’une ancienne exploitation de pétrole et la cité Le Bel qui lui était liée. La population varie peu depuis un siècle. Elle a augmenté de 130 hab. après 1999.

Lobsann (650 Lobsannais, 273 ha) est à 9 km ENE de Worth au pied du Hochwald et dans le Parc des Vosges du Nord. Le village s’étire dans la vallée du Marienbaechtel, qui descend vers le Seltzbach; tout en amont au pied du relief, le hameau de Marienbronn abrite une maison de post-cure. Dans une configuration géologique comparable à celle de la proche Pechelbronn, Lobsann a connu une exploitation d’asphalte dès 1787, qui s’est plus ou moins maintenue jusqu’en 1914. La population s’est accrue de 150 habitants (+30%) depuis 1999.

Lampertsloch (730 Lampertslochois, 1 043 ha dont 570 de bois) est à 6 km ENE de Wœrth. Le village est dans les basses collines et s’est entouré de nombreux pavillons. Il présente de belles maisons à colombage; un vieil abri (Rebhiesel) rappelle une ancienne culture de vignes. On y a extrait du fer et trouvé des eaux thermales. Son finage dessine un grand arc qui englobe le sommet du Hochwald et s’insinue à l’est entre Lobsann et Merkwiller. Cette partie orientale porte le bois du Niederwald et, tout à la pointe sud-est, le château Le Bel qui dirigeait les exploitations pétrolières de Pechelbronn. Côté nord, le finage englobe un grand pan du Hochwald jusqu’à Pfaffenbronn; il y culmine à 511 m, contient la forêt domaniale de Pfaffenbronn, et de hauts pylônes. La commune est dans le Parc des Vosges du Nord. Elle a gagné 70 hab. depuis 1999.

Preuschdorf (910 Preuschdorfois, 757 ha), 4 km à l’est de Wœrth, est dans une avancée du Parc des Vosges du Nord. Sa population est stable depuis les années 1920. L’habitat principal encadre la vallée du Seltzbach. Il a pour annexes à l’est le hameau de Hattenweg, attenant à Merkwiller, au sud-est celui de Straengenfeld; tous deux ont été associés à des puits de pétrole. La source des Hélions, révélée en 1971 par les forages pétroliers, est dans la vallée, à l’est; les eaux thermales ferrugineuses et sulfureuses y sont à 65 °C et s’écoulaient dans le Seltzbach; mais, polluées par les exploitations pétrolières, elles sont impropres aux soins et un arrêté de fermeture a été pris en 2008.

Gœrsdorf (1 090 Goersdorfois, 1 314 ha dont 618 de bois), 2 km au NE de Wœrth, est au pied de l’extrémité du Hochwald, qui y atteint 463 m. Elle a absorbé l’ancien village voisin de Mischdorf (200 hab.) en 1972 et a gagné 100 hab. après 1999. Au nord-ouest sont, en hauteur, le château du Liebfrauenberg et, au bord de la Sauer, le hameau et le centre de soins de suite et réadaptation de la Liebfrauenthal. Le finage s’étend assez loin vers le nord, sur les hauteurs boisées de la forêt de Gœrsdorf, montant à 451 m.

Froeschwiller (530 Frœschwillerois, 575 ha) est 2 km à l’ouest de Wœrth, dans le Parc. C’est le véritable lieu de la bataille du 6 août 1870 dite de Reichshoffen (qui est à 4 km au SO), ce que rappelle un mémorial. Le village est en T sur deux routes et conserve un château. Il est entouré de bois au nord-est (Bergwald) et sur toute la bordure occidentale du finage, qui fait partie du Grosser Wald. Elle a perdu 40 hab. après 1999.

Langensoultzbach (940 Langensoultzbagois, 1 309 ha dont 807 de bois) est à 3 km au NNO de Wœrth, dans le Parc des Vosges du Nord. Le village est très étiré le long de la vallée du Soultzbach, et des deux côtés. Il a des restes de temple gallo-romain, un musée local, quelques artisans et même une ancienne caserne au sud-est. Le finage monte loin sur le relief vers le nord, dans une grande forêt communale parsemée d’anciens blockhaus.

Lembach (1 890 Lembachois, 4 889 ha dont 3 700 de bois), 8 km NNE de Woerth, est une commune étendue et frontalière. Le village est une bourgade pittoresque et assez bien équipée dans le parc régional des Vosges du Nord, dans la vallée de la Sauer au confluent du Heimbach, et s’accompagne de lotissements au nord (Steinacker) et au sud (Eichholz), d’ateliers dans la vallée. Elle a absorbé Mattstall (150 hab.) en 1972, dont le village est dans les bois à 5 km au sud-ouest. La commune a 170 hab. de plus qu’en 1999.

Dans un environnement accidenté et boisé, bordé au nord par la frontière, Lembach donne accès à toute une série de sites touristiques dispersés le long de la frontière: les ruines féodales du château de Fleckenstein, avec musée et panorama, 80 000 visiteurs par an, un étang et une maison forestière, le hameau de Gimbelhof; au nord-ouest dans la vallée affluente du Steinbach, les ruines du château de Frœnsbourg au pied desquelles sont la ferme de Frœnsbourg et la maison forestière de Katzenthal; le sommet du Mohnenberg culminant à 547 m; le hameau de Soultzthal dans la vallée du Soultzbach; des sites de rochers et d’escalade.

À l’ouest sont le hameau de Disteldorf dans une petite clairière, et sur le plateau le château de la Verrerie (19e s.) dans une autre. La commune a des restes de la ligne Maginot, comme le Four-à-Chaux au sud de Lembach, où est un musée de la ligne Maginot. Au sud-est du village sont encore le petit hameau de Ziegelhutte et le groupe des trois hameaux de Pfaffenbronn, Vieux-Pfaffenbronn et les Châtaigniers. Lembach accueille le célèbre restaurant Au Cheval Blanc (Mischler, 35 sal.) et le siège du groupe «station verte de vacances» de la vallée de la Sauer (8 communes).

Wingen (460 Wingenais, 1 679 ha dont 1 340 de bois) est 3 km au NE de Lembach, dans le Parc des Vosges du Nord. Le village est au pied du relief, doublé au nord-est par le hameau de Petit Wingen ou Neudœrfel dans la vallée du Heimbach. Le finage est bordé au nord par la frontière et monte à 551 m au Schlossberg, où sont les ruines de deux châteaux, Lœwenstein et Hohenbourg, dominant la maison forestière du Litschhof. La forêt occupe aussi la partie orientale de la commune sur le bas plateau, la partie défrichée se limitant aux environs de deux noyaux habités. La commune n’a pas de route transfrontalière.

Niedersteinbach (120 Niedersteinbachois, 830 ha dont 647 de bois) est à 9 km ONO de Lembach dans la vallée du Steinbach. Le finage est peu étendu au sud de la vallée, beaucoup plus au nord où il monte à 575 m et longe la frontière allemande. Il contient ainsi le château ruiné de Wasigenstein au nord-ouest et, de l’autre côté de la crête dite Zigeunerfelsen (le rocher des Bohémiens), une large cuve où se tient, juste à la frontière, le hameau de Wengelsbach, accessible par la D190. Déserté par sa population agricole, il a repris vie comme lieu de retraite et de vacances et organise même un «été culturel» bilingue; hôtel-restaurant Au Cheval Blanc (30 sal.). La population a baissé de 40 hab. depuis 1999.

Obersteinbach (230 Obersteinbachois., 918 ha dont 695 de bois) est à 11 km ONO de Lembach, 25 km à l’ouest du chef-lieu sur la route de Bitche. Aux sources du Steinbach, elle est frontalière et touche au département de la Moselle. Le long village-rue est considéré comme «village de caractère» et site touristique du Parc des Vosges du Nord, avec un musée régional des châteaux forts. Le finage, qui s’allonge vers l’ouest en queue de poisson, contient dans la forêt domaniale de Steinbach les châteaux ruinés de Lutzelhardt (semi-troglodyte) à l’ouest, Wittschlœssel au sud et Petit-Arnsberg au nord-est, et des sites d’escalade. La population avait fortement diminué depuis les 680 hab. de 1876 (350 en 1936), mais a regagné une quarantaine d’habitants depuis 1999.