Communauté de communes des Paysages de la Champagne

Paysages de la Champagne

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communauté de communes de la Marne, associant 54 communes et 21 500 hab. sur 59 200 ha. Dormans (siège) est seule à dépasser 2 000 hab.

Courthiézy (360 Courthiéziens, 589 ha dont 233 de bois), 4 km SO de Dormans, est sur la rive gauche de la Marne, au passage de la D3 et de la voie ferrée. Le finage, limitrophe de l’Aisne, monte au sud sur le plateau boisé; +40 hab. depuis 1999.

Vincelles (310 Vincellois, 355 ha), 3 km au nord de Dormans, affiche 135 ha de vignes AOC (coopérative). Le village est sur la rive droite de la Marne; la commune est limitrophe de l’Aisne.

Verneuil (860 Vernouillats, 1 314 ha dont 233 de bois), 3 km NE de Dormans, est dans la vallée de la Semoigne à son débouché sur la Marne et desservie par la D980. Le finage s’élargit au nord sur le plateau mais sans atteindre la limite de l’Aisne; 270 ha de vignes AOC et deux coopératives, quelques commerces et services. La population a augmenté de 70 hab. depuis 1999.

Champvoisy (250 Champvoisiens, 920 ha dont 195 de bois), 7 km au nord de Dormans, est sur le plateau en limite de l’Aisne et peu viticole; hameau de la Chapelle Hurlay au sud, Jardin de la Défense; +70 hab. depuis 1999, 32 ha de vignes. Au nord, l’A4 et la LGV écornent le finage.

Sainte-Gemme (140 hab., 725 ha), 9 km NNE de Dormans, a son petit village sur le versant droit de la Semoigne, qui traverse le finage à l’est (pisciculture); 51 ha de vignes. Au nord, le long de la limite de l’Aisne, passe l’A4 sur 5 km, flanquée de la LGV au NO, mais sans accès.

Passy-Grigny (400 Passiats-Grignats, 1 199 ha dont 216 de bois), 7 km NNE de Dormans, est sur la rive gauche de la Semoigne, longée par la D980; restes d’un château et église romane, hameau de Pareuil au SE; 160 ha de vignes et deux coopératives. Les deux villages sont jointifs, Grigny juste à l’aval de Passy; musée du champagne; domaine viticole Dom Caudron. Au NE, le finage atteint la limite de l’Aisne.

Vandières (310 Vandiérois, 1 320 ha dont 206 de bois), 9 km ENE de Dormans, a son village au pied du versant droit de la Marne, 2 km à l’ouest de Châtillon; 210 ha de vignes AOC sur la côte, coopérative et château, camping; hameau de Trotte au NO sur le plateau.

Châtillon-sur-Marne (720 Châtillonnais, 1 169 ha), 10 km ENE de Dormans, est un ancien chef-lieu de canton, 18 km ONO d’Épernay. Le village est perché sur un promontoire du versant droit de la Marne. Il est accompagné à l’est, de l’autre côté du vallon de Belval, par le village de Montigny, et au sud dans la plaine, près du mont de Mareuil, par le hameau du Clos de la Noue où est le prieuré de Binson, qui date du 11e s. mais a été plusieurs fois reconstruit; il est flanqué d’une nécropole nationale, d’un collège privé et d’installations de sports. Châtillon a été une place forte et une châtellenie dès avant le 11e s.; c’est le lieu de naissance du pape Urbain II, connu pour avoir prêché la première croisade et dont la lourde statue de granite a été élevée en 1887 à l’emplacement de l’ancien château. Le village a subi de graves dommages en 1914-1918. La commune a absorbé celle de Cuisles en 1972, au nord dans le vallon de Belval, mais s’en est séparée en 2006. Hors Cuisles, Châtillon a 150 hab. de moins qu’en 1999 (50 si l’on ne tient compte que de la population municipale). La commune compte 224 ha de vignes d’AOC, dont 78% en pinot meunier.

Binson-et-Orquigny (170 Orquignats, 339 ha), 11 km ENE de Dormans, 3 km à l’est de Châtillon, est dans un vallon qui entaille le versant droit de la Marne. Elle a 80 ha de vignes AOC, surtout en pinot meunier, et une coopérative. L’ancienne abbaye de Binson est sur le territoire de Châtillon, après modification des limites communales. La commune avait été formée dans les années 1790 par la réunion d’Orquigny, Binson et Montigny mais elle n’a plus que le finage d’Orquigny en dépit de son nom actuel. Au sud, son territoire atteint la Marne au confluent du Belval.

Villers-sous-Châtillon (220 Villeriats, 484 ha dont 360 de bois), 13 km ENE de Dormans partage le même vallon qu’Orquigny en amont, et affiche 180 ha de vignes. Son finage s’étend surtout dans les bois sur le plateau. Le château de Villers est perché tout à l’est au sommet de la côte de la Marne, au-dessus du village de Reuil.

Reuil (300 Reuillats, 536 ha), 15 km ENE de Dormans, a son village en bord de Marne au pied du versant droit viticole, avec une église romane. La commune, étirée le long de la Marne, a 184 ha de vignes (cave coopérative); hameau de l’Échelle à l’est, étang de gravière dans la plaine.

Venteuil (860 Venteuillats, 625 ha dont 250 de bois), 17 km ENE de Dormans, a son village à mi-pente sur le versant droit de la Marne, complété à l’est par le hameau d’Arty (grotte), au NO par celui de Tincourt. Le finage s’étend assez largement au nord sur le plateau, boisé mais en partie cultivé (ferme d’Harnotay). La commune cultive 270 ha AOC (coopérative) et a gagné 70 hab. après 1999

Quelques communes sont plus au nord, dans la Montagne de Reims.

Champlat-et-Boujacourt (160 hab., 636 ha dont 132 de bois), 22 km ENE de Dormans, est la plus septentrionale de la communauté de communes et ne cultive guère de vignes. Champlat est au SE, Boujacourt un hameau au NO; bois de la Cohette au SO;+40 hab. après 1999.

La Neuville-aux-Larris (180 Neuvillats, 164 ha), 20 km ENE de Dormans, a un curieux finage, fort petit et très étroit, étiré en haut du versant droit du vallon de Belval. Le village a une plate-forme d’à peine 90 ha, avec une petite queue à l’est, une plus longue à l’ouest dans le bois de la Cohette, reliée par un étranglement d’à peine 60 m de large; 70 ha de vignes.

Baslieux-sous-Châtillon (190 Baslieutains, 588 ha), 16 km ENE de Dormans, est dans la vallon de Belval 5 km au NE de Châtillon sur la Route touristique du champagne (D24), avec quelques vignes (87 ha) en adret au nord sur le versant droit.

Cuchery (410 Cucheriats, 703 ha dont 156 de bois), 17 km ENE de Dormans; 7 km au NE de Châtillon, est aussi dans le vallon de Belval juste en amont de Baslieux, avec a une église classée (12e-15e s.), un peu plus de vignes (140 ha AOC) et les hameaux de Ménicourt et Orcourt au sud. Sa population s’est accrue de 60 hab. après 1999.

Belval-sous-Châtillon (150 Belvatiers, 715 ha dont 191 de bois), 22 km ENE de Dormans, juste en amont de Cuchery, est un village-rue à la source et à la tête du vallon de Belval.

Fleury-la-Rivière (530 Fleurysiens, 798 ha dont 278 de bois), 21 km ENE de Dormans, est au bas d’un grand talus viticole qui borde à l’ouest une grande échancrure de la Montagne de Reims. Elle cultive 240 ha de vignes (coopérative) et a une réputation de commune fleurie, avec une fête de la Rosière maintenue depuis le 19e siècle; site fossilifère du Lutétien.

Cormoyeux (120 hab., 217 ha), 24 km ENE de Dormans, 4 km au NE de Fleury, est dans la même échancrure viticole; 68 ha de vignes.

Romery (160 hab., 207 ha), 23 km ENE de Dormans, 3 km à l’est de Fleury, est dans une disposition semblable juste au sud de Cormoyeux, mais sur un replat; juste au-dessous est le petit hameau d’Écoute-s’il-pleut; 61 ha de vignes.

Un ensemble de communes longe la Marne.

Damery (1 430 Dameziats, 1 544 ha dont 442 de bois), 19 km à l’est de Dormans et 8 km ONO d’Épernay au bord de la Marne, au sud de Fleury et au débouché de son vallon, a 360 ha de vignes d’AOC champagne, dont 70% en pinot meunier; coopérative de vinification, et de nombreux producteurs de champagne; maison de retraite; une imprimerie (Billet, 100 sal.). Le finage est surtout formé par le versant droit de la Marne, mais contient au NO une fraction cultivée du plateau. La population reste à peu près constante depuis les années 1930; elle n’a augmenté que de 40 hab. depuis 1999 en dépit de la proximité d’Épernay.

Vauciennes (360 Vauciennats, 508 ha dont 148 de bois), 21 km ESE de Dormans, 6 km ONO d’Épernay, est face à Damery au sud de la Marne, avec un double habitat: le village à mi-versant, avec une église classée du 16e s.; le hameau de la Chaussée de Damery en bas, sur la D3 et la voie ferrée au bord de la boire de la Fausse Marne. Au nord, le finage n’atteint pas la Marne, dont la plaine est presque tout entière à Damery; 70 ha de vignes AOC.

Boursault (460 Boursaultiers, 1 645 ha dont 813 de bois), 17 km ESE de Dormans, se signale à la fois par 180 ha de vignes AOC en exposition nord (pinot meunier surtout), et par un curieux et impressionnant château dominant la vallée, construit en 1848 dans le style Renaissance pour la firme de champagne Clicquot, à l’emplacement de l’ancien château seigneurial ruiné. Le village est sur un replat du versant gauche de la Marne, assorti à l’est du petit hameau de Villemongeois, à l’ouest du hameau plus étoffé de Villesaint; musée pédagogique au village. Le finage s’étend largement au sud sur le plateau, en grande partie boisé avec six étangs, et atteint au nord le cours de la Marne. D3 et voie ferrée courent au pied du versant. La commune a 50 hab. de moins qu’en 1999.

Œuilly (660 Houlots, 930 ha dont 160 de bois), 13 km à l’est de Dormans, a son village à mi-versant gauche de la Marne, avec une église à tour romane classée, doublé au SE par le village de Montvoisin. Au sud, le finage s’avance en coin sur le plateau de Brie. Au nord, il atteint la Marne, avec des étangs de gravières et une halte nautique. D3 et voie ferrée suivent le pied du versant. À la Pierre-qui-Tourne, une ancienne usine de câbles Pirelli a été réaménagée pour plusieurs petites entreprises; maison de retraite (55 sal.), coopérative vinicole, 135 ha de vignes d’AOC champagne, nombreux vergers. Œuilly bénéficie d’un notable effort culturel et d’animation, avec plusieurs musées et activités associées: Maison champenoise (travail de la vigne), École 1900, la Goutte (alambic), Mémoire photographique; poteries artisanales F. Dumelié; association théâtrale et école de clowns. La commune a gagné 70 hab. depuis 1999.

Mareuil-le-Port (1 180 Mareuillats, 896 ha), 10 km à l’est de Dormans, au pied du versant gauche de la Marne au débouché de la vallée du Flagot, a un château, une église classée des 12e et 17e s., un collège public. Son annexe Port-à-Binson, à l’est, face à l’ancien prieuré de Binson, eut une tréfilerie et un port, et associe entrepôts (silos), trafic (gare) et loisirs (camping, piscine et baignade, sports nautiques) face à l’île Javiot, dite aussi île d’Amour, la seule qui soit dans la Marne entre Épernay et Dormans. Au SO de la commune, de l’autre côté du Flagot, se trouve le très gros hameau de vignerons de Cerseuil, cité dès le 11e s., au centre d’un grand versant viticole, au total 340 ha de vignes d’AOC champagne et de nombreux producteurs de champagne, une coopérative vinicole. La population a baissé de 150 hab. depuis 1999.

Troissy (860 Troissyats, 1 546 ha dont 512 de bois), 6 km à l’est de Dormans, a son village au pied du versant gauche de la Marne, à 1 km de la rive. Un autre village, Bouquigny, est à mi-versant un peu à l’ouest. La D3 est au pied du coteau et passe au village, la voie ferrée est un peu au nord dans la plaine. La commune cultive 270 ha de vignes AOC (coopérative); centre international linguistique et sportif (réceptions); église renaissance des 15e et 16e s. et restes d’un château, classés. Au sud, le finage monte sur le plateau, boisé sauf une clairière centrale.

Sud

Igny-Comblizy (430 hab., 4 074 ha dont 2 153 de bois), 10 km SE de Dormans, a son village à la source du Flagot. Au NO sont les petits hameaux du Moncet (château) et de Comblizy. La commune s’est nommée jadis Igny-le-Jard et a pris son nom actuel en 1964 en absorbant Comblizy. À l’ouest, la limite de la commune est celle du département de l’Aisne. Au sud, le plateau est dans la forêt communale de Vassy, avec une douzaine d’étangs, dont à l’est le Grand Étang (37 ha) La commune n’a que 26 ha de vignes d’appellation et a gagné 60 hab. depuis 1999.

Nesle-le-Repons (150 Houlots, 507 ha), 8 km ESE de Dormans, a son petit village dans la vallée du Flagot; 54 ha de vignes sur les versants.

Festigny (400 hab., 2 563 ha dont 1 540 de bois), 12 km ESE de Dormans, est dans la vallée du Flagot, avec un village fleuri doté d’une église du 12e s. L’habitat se complète au SO du hameau de Neuville, à l’est de celui du Mesnil-le-Huttier; 240 ha d’AOC champagne. Le finage s’étend loin au SE sur le plateau, qui a des bois (dont la forêt d’Enghien) et des étangs, et la grosse ferme de Bel-Air en clairière.

Leuvrigny (330 hab., 900 ha dont 312 de bois), 12 km à l’est de Dormans, cultive 129 ha de vignes AOC et des arbres fruitiers. Le village est tout au nord, dans un vallon qui entame le versant droit viticole du Flagot. Vers le SE, le finage monte sur le plateau, où sont les hameaux étoffés du Clos Davaux et du Chêne la Reine, puis le Bois des Roches; à l’orée, gouffre karstique du Trou du Grand Hattier.

Saint-Martin-d’Ablois (1 440 Ablutiens, 2 188 ha dont 1 306 de bois), 23 km ESE de Dormans, 10 km OSO d’Épernay a son village dans une large cuve du plateau à la tête de la vallée du Cubry, sur la D11. Il cultive 82 ha d’AOC champagne (coopérative vinicole); maison de retraite (55 sal.). Au SO, dans un très grand parc avec le château du 16e s., refait au 18e s., devenu séminaire des missions jésuites, se trouvent la belle source du Sourdon dans la meulière et le lotissement du Sourdon sur la D11. La seigneurie a appartenu à la famille d’Enghien et il exista même un comté d’Ablois — le nom vient des noisetiers (celte aballo). Au nord et à l’ouest, le finage porte bois et étangs; au NE, il jouxte la commune et la forêt d’Épernay.

Le Baizil (260 hab., 1 449 ha dont 640 de bois), 21 km SE de Dormans, est sur le plateau de Brie, avec des bois et des étangs au nord et au SE. La D11 rectiligne traverse le finage au nord du village.

Corribert (61 hab., 971 ha dont 290 de bois), 20 km SE de Dormans, a un très petit village dans la vallée du Surmelin, 4 km au NO de Montmort-Lucy.

Mareuil-en-Brie (280 Mareuillats, 889 ha dont 317 de bois), 18 km SE de Dormans, a son village sur le versant doit du Surmelin, en exposition sud; un château est en bas sur la rive droite; quelques bois et étangs au nord, une queue de finage vers le sud.

Suizy-le-Franc (110 Suizyens, 605 ha dont 264 de bois), 19 km SE de Dormans, a un habitat dispersé aux abords du Surmelin, avec un petit hameau et la mairie sur le versant gauche, quelques maisons éparses sur le versant droit dans le prolongement de Mareuil.

Orbais-l’Abbaye (550 Orbaciens, 1 603 ha dont 291 de bois), 19 km SSE de Dormans, a son village au pied du versant gauche du Surmelin. Il avait reçu dès 678 ou 680 une abbaye de bénédictins, reconstruite au 12e s., dont il reste quelques murs; église gothique des 12e-13e s., ancienne église abbatiale, vieille tour, musée des girouettes. Le premier maître d’œuvre de la cathédrale de Reims en 1211 a été Jean d’Orbais, natif du village. La mention -l’Abbaye a été officialisée en 1968 mais avait déjà servi. Orbais a été au centre d’une petite métallurgie qui tirait parti des poches ferrifères des environs, et avait de nombreux ateliers au 19e s. C’est aujourd’hui une bourgade active, fleurie et d’aspect vivant, qui dessert les communes environnantes; musée dit Grenier de l’abbaye (arts et traditions populaires); quelques petites entreprises dont SCDC Filtréco (articles métalliques viticoles, 40 sal.), Lehmann Décor (sérigraphie sur verre, 35 sal.), Vétiver (flacons pour cosmétiques et parfumerie, 20 sal.). Au nord du village, le versant droit du Surmelin porte 43 ha de vignes AOC champagne en pinot meunier. Le finage est étendu au sud sur le plateau cultivé. La commune a eu plus de 1 000 hab. dans les années 1860 et en avait conservé 800 en 1954; elle a perdu des habitants depuis, mais peu depuis 1999.

La Ville-sous-Orbais (47 hab., 1 105 ha dont 413 de bois) est à 2 km au NO d’Orbais dans la vallée du Surmelin; le finage d’étend des deux côtés sur le plateau.

Le Breuil (390 Breuillois, 1 601 ha dont 733 de bois), 15 km au sud de Dormans, a son village de part et d’autre du Surmelin, plus le hameau de l’Huis sur le versant droit, qui porte des vignes. On y cultive 140 ha de vignes d’AOC champagne Le finage est limitrophe de l’Aisne; sur le plateau, il porte un grand bois au nord, deux clairières et un étang au sud; +40 hab. après 1999.

Margny (130 hab., 1 053 ha), 19 km au sud de Dormans, est un petit village-rue sur le plateau de Brie; la D11 traverse le finage au sud.

La Chapelle-sous-Orbais (56 hab., 1 454 ha dont 196 de bois), 25 km SSE de Dormans, est sur le plateau à 7 km OSO de Montmort-Lucy, 4 km SSE d’Orbais.

La Caure (110 hab., 855 ha), 25 km SE de Dormans, est à 2 km au SO de Montmort sur la Voie de la Liberté.

Montmort-Lucy (620 Montmortais, 2 917 ha dont 1 656 de bois), 23 km SE de Dormans, est un ancien chef-lieu de canton, 18 km au SO d’Épernay, aux sources du Surmelin. Le village de Montmort est sur le versant gauche du Surmelin et sur le rebord du plateau juste au sud, au carrefour de la D951 (Voie de la Liberté), des D18 et 41. La commune a eu des forges et verreries au 18e et au 19e s., mais s’est fort dépeuplée depuis. Elle a absorbé en 1973 Lucy, dont le hameau est juste en aval à droite du Surmelin, et gagné quelques habitants depuis, sans nul excès.

L’église de Montmort est classée (12e, 15e et 16e s.); un centre de loisirs a été équipé juste au SE sur le plateau. Le village a un collège public, une maison de retraite privée. La commune conserve plusieurs châteaux. Celui de Montmort fut aux comtes de Champagne, puis aux Sully; il a été refait au 16e s. (1572-1580), en briques, sur les anciennes fortifications, et présente un curieux mélange de solides tours et de grands toits aux multiples impostes, «un ravissant tohu-bohu de tourelles» selon Victor Hugo. Le château de la Charmoye (jadis Charmoie des Bois), à l’est, à l’orée du grands bois de Charmoye, est issu d’une abbaye fondée par les cisterciens en 1167. Le château des Castaignes, plus près face à Montmort au pied du versant droit du Surmelin, a été acquis pour son siège par la Financière Vranken, nouveau venu parmi les grandes maisons de champagne (1988), qui y emploie une cinquantaine personnes; un peu à l’est se voit le hameau de la Chaude Rue.

Beaunay (100 hab., 353 ha), 29 km SE de Dormans, est une petite commune juste à l’est d’Étoges sur la Côte de l’ÎIe-de-France, pourvue de vignes (42 ha). La D933 traverse le finage au sud.

Étoges (490 Étogiens, 1 457 ha dont 254 de bois), 30 km SE de Dormans et 7 km au SE de Montmort, a son village au creux d’une cuve de la Côte d’Île-de-France où passe la D933, église des 15e-16e s. La commune a 90 ha de vignes AOC, avec coopérative; château des 17e et 18e s. à douves et quatre tours et parc, aménagé en hostellerie des «Châteaux de France» (35 sal.); juste-au-dessus sur le plateau, lotissement de pavillons des Boqueux. Le finage s’étend largement au nord sur le plateau, avec des bois et des étangs, dont ceux des Machefers et de la Grande Tournelle (21 ha). La population a sensiblement augmenté, gagnant 220 hab. après 1999 (+81%).

Fèrebrianges (150 Prussiens, 719 ha), 31 km SE de Dormans et 9 km SE de Montmort, se tient au pied de la Côte d’Île-de-France juste au SO d’Étoges et exploite 140 ha de vignes, avec une coopérative. Le finage se partage entre plaine au SE et plateau au NO.

Congy (270 Conginois, 1 747 ha dont 627 de bois), 34 km SE de Dormans,10 km au SSE de Montmort, est aussi au pied de la Côte d’Île-de-France et a 77 ha de vignes. Au SE, menhir de l’Étang de Chénevry.

Champaubert (120 hab., 1 275 ha), 29 km SE de Dormans, 6 km au SSO de Montmort, se tient sur le plateau de Brie au croisement de la D933 et de la D951 (Voie de la Liberté). Elle fut le site d’une des dernières batailles napoléoniennes, le 10 février 1814, ce que commémore une colonne au carrefour.

Baye (410 hab., 1 798 ha dont 457 de bois), 32 km SSE de Dormans, 9 km SSO de Montmort, est dans une grande échancrure de la Côte d’Île-de-France à la tête d’un vallon qui débouche sur la percée du Petit Morin. Elle combine vignoble (49 ha AOC), fromagerie et pommiers à cidre. Cette ancienne baronnie a conservé un château à tours rondes plusieurs fois refait, où naquit Marion Delorme en 1613, et des restes d’une ancienne abbaye à Andecy au NE. La D951 (Voie de la Liberté) traverse le finage et le village du sud au nord.

Bannay (20 hab., 706 ha dont 312 de bois), 31 km SSE de Dormans, est un tout petit village sur le plateau à la tête d’un vallon affluent du Petit Morin; forêt domaniale du Reclus au sud, où se voit un dolmen.

Talus-Saint-Prix (110 Talusiens, 620 ha dont 177 de bois), 34 km SSE de Dormans, est au pied du versant droit du Petit Morin peu après son entrée dans le plateau de Brie. La D951 (Voie de la Liberté) passe à l’est du finage, qui s’étend un peu au nord; l’ancienne abbaye du Reclus est à la limite occidentale du finage dans la vallée; marais du Reclus et étang de la Forge en fond de vallée. Saint-Prix est un très petit hameau au SE sur la rive gauche du Petit-Morin et près de la D951. Le nom de la commune a été longtemps Saint-Prix et n’a pris sa forme actuelle qu’en 1900.

Villevenard (210 hab., 1 328 ha), 36 km SSE de Dormans, 14 km au nord de Sézanne, va de la Côte d’Île-de-France au marais de Saint-Gond, avec son village au pied de la Côte; grand étang de la Noquette (55 ha coupés de diguettes) dans les marais au sud; 121 ha AOC, silos, une tourbière exploitée; musée de préhistoire et grottes funéraires classées dans la côte d’Île-de-France, église romane à tour octogonale du 12e s.

Courjeonnet (47 hab., 555 ha), 38 km SSE de Dormans, est sur la D43; au NO le finage touche à la Côte d’Île-de-France (site archéologique). Au sud, le Petit Morin court parmi les marais.

Coizard-Joches (74 Coizardins, 1 078 ha),37 km SE de Dormans, 15 km au NO de Fère-Champenoise, a son village à la rencontre des D43 et 45 au pied de la Côte d’Île-de-France, qui porte des vestiges d’une nécropole archéologique. Joches est un hameau juste à l’ouest sur la D43, absorbé en 1847. Au sud du Petit Morin et du marais de Saint-Gond, hameau de la Verrerie.


Dormans

(2 960 Dormanistes, 2 258 ha dont 440 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Marne dans l’arrondissement d’Épernay, 27 km à l’ouest de celle-ci, sur la rive gauche de la Marne. C’est le siège de la communauté de communes des Paysages de la Champagne (54 communes, 21 500 hab.). Dormans a été une ville très exposée dans le couloir de la Marne. Elle a été siège de châtellenie; le premier château a été édifié en 925; l’actuel date de la fin du 14e s., et en a conservé des tours; il a été refait après 1918 dans le style Louis XIII. Dans son parc a été édifié un grand Mémorial des Batailles de la Marne avec une chapelle de la Reconnaissance, pour commémorer les deux victoires de la Marne durant la guerre de 1914-1918; le parc du château abrite aussi un musée dit Remise aux outils, et une grande roue à aubes. L’autre élément historique de Dormans fut un monastère bénédictin, fondé au 12e s. et abandonné au 15e, autour duquel s’était formé un second noyau d’habitat, en contrebas de celui du château. Chacun a conservé son église; celle de Dormans est classée.

Jean de Dormans, cardinal de Beauvais, avait fondé à Dormans un collège gratuit; il l’a ensuite transféré à Paris (1370), où il fut à l’origine de l’actuel lycée Louis-le-Grand. C’est à l’une des batailles de Dormans qu’Henri de Guise reçut en 1575 la blessure qui lui valut son surnom de Balafré. L’architecte Claude-Nicolas Ledoux est né à Dormans en 1736. La ville a été gravement endommagée en 1914, en 1918 et en 1940; le pont a été plusieurs fois détruit. La commune a absorbé sa voisine du sud-ouest Soilly en 1969; la population a augmenté lentement depuis la guerre (2 000 hab. en 1954), mais a perdu 210 hab. après 1999. Dormans est le bureau du canton nouveau Dormans-Pays de Champagne.

Commune étendue, Dormans possède aussi une partie du plateau de Brie, largement boisée. Le bourg est bien équipé en commerces et services; il a un collège public, bibliothèque municipale, maison des jeunes et de la culture, piscine. On y joue la carte touristique, compte tenu de la proximité relative de l’agglomération parisienne: village fleuri et «station verte de vacances», centre nautique, golf de la Vitarderie, camping; plusieurs musées, dont la Remise aux Outils champenois; verger conservatoire. Dormans est un haut lieu du vignoble champenois, avec 270 ha de vignes d’AOC, trois coopératives vinicoles et la coopérative d’approvisionnement CAVE. L’activité industrielle s’est réduite; restent un producteur d’étiquettes, papiers gommés et coins pour photos (à l’espagnol Apli, 40 sal.), un atelier de mécanique Gillet (20 sal.); supermarché Carrefour (50 sal.) et supérette E. Leclerc (25 sal.).