Communauté de communes Côtes de Champagne et Val de Saulx

Côtes de Champagne et Val de Saulx

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communauté de communes à l’est de la Marne, associant 40 communes et 12 000 hab. sur 45 070 ha. Le siège est à Vanault-les-Dames. Aucune commune n’atteint 2 000 hab.

Vanault-les-Dames (370 Vanaultiers, 1 997 ha dont 633 de bois), à 20 km NE de Vitry-le-François, a son village au pied de la côte de Champagne et sert de centre de services à quelques communes; maisons à pans de bois, gros silos. La partie en plaine a des bois et le grand Étang Neuf (30 ha) plus le groupe des étangs de Marenge et de Bignemont au nord (21 ha). La mention les Dames, ancienne, évoque un monastère de femmes, disparu; le nom était devenu Vanault-les-Citoyennes en 1793.

Sogny-en-l’Angle (68 Sognoliots, 666 ha), 5 km SE de Vanault-les-Dames, a un petit finage de plaine, longé au nord par la Vière. Angle a ici le sens de prés riverains.

Vernancourt (90 Vernancouriers, 898 ha dont 266 de bois), 5 km ENE de Vanault-les-Dames, a son petit village au bord de la Vière.

Bettancourt-la-Longue (80 hab., 609 ha), 13 km ESE de Vanault-les-Dames, est limitrophe de la Meuse, avec un village-rue le long de la Chée.

Vroil (100 Vrotiers, 1 034 ha dont 279 de bois), 15 km ESE de Vanault-les-Dames, limitrophe de la Meuse, a son village au pied d’une butte que longe la Chée.

Charmont (240 Charmontiers, 2 279 ha dont 961 de bois), 10 km NE de Vanault-les-Dames, a son village sur un promontoire du plateau dominant la plaine de la Vière; le finage atteint au NE la limite de la Meuse.

Possesse (150 Possessiens, 3 587 ha dont 1 565 de bois), 6 km NNE de Vanault-les-Dames, a un finage étendu traversé par la Vière et qui atteint au NE la limite départementale, incluant la forêt domaniale de Monthiers qui prolonge celle de Belval; plusieurs étangs dont celui de l’Harouchêne (24 ha). La commune a eu 620 hab. en 1806, 440 en 1900, 310 en 1954 mais a cessé de se dépeupler depuis 1999.

Saint-Jean-devant-Possesse (35 hab., 533 ha), 4 km NE de Vanault-les-Dames, a son petit village au NE du finage, sur la D982 et au bord de la Vière.

Bussy-le-Repos (140 Buxois, 2 264 ha dont 171 de bois), 10 km au nord de Vanault-les-Dames, a son village dans un petit vallon de la Côte de Champagne.

Vanault-le-Châtel (180 Vanautiers, 3 478 ha dont 151 de bois), 5 km NO de Vanault-les-Dames, a son village au pied de la Côte de Champagne. Sur le relief au sud-ouest, deux alignements de 9 éoliennes Gamesa chacun, dont le plus méridional, sur une crête, est partagé avec Bassu, font partie d’un ensemble (32 hélices en tout) sur 4 communes, en partie à EDF.

Bassu (100 Bassutiers, 1 029 ha), 7 km OSO de Vanault-les-Dames, a son village dans un repli de la Côte de Champagne; une douzaine d’éoliennes sont à la limite NO du finage, partagées avec Vanault-le-Châtel et Lisse.

Val-de-Vière (130 Vierois, 1 925 ha dont 474 de bois), 5 km SO de Vanault-les-Dames, a deux villages dans la plaine au pied de la Côte de Champagne, Rosay au NE, Doucey au SO, fusionnés en 1964 sous ce nouveau nom. La D98 passe à l’ouest, la Vière coule à l’est; grand bois du Riémontet.

Vavray-le-Petit (65 hab., 539 ha dont 131 de bois), 7 km SO de Vanault-les-Dames, a un petit finage étiré juste au SO de Val-de-Vière dans les mêmes terroirs.

Vavray-le-Grand (160 Vavryons, 700 ha dont 130 de bois), 8 km SO de Vanault-les-Dames, 13 km au NE de Vitry-le-François, jouxte Vavray-le-Petit au SO; elle cultive 39 ha de vignes AOC sur la côte et héberge un atelier de métallerie de bâtiment (Gibeaux, 45 sal.). Le village est encadré par une butte avancée de la Côte et la D982 au NO, la Vière au SE. Il a perdu 40 hab. depuis 1999.

Bassuet (260 Bachotains, 842 ha), 10 km SO de Vanault-les-Dames, participe au renouveau du vignoble sur cette partie de la côte de Champagne: la commune cultive 91 ha de vignes AOC (tout en chardonnay); grande piste équestre. Le village est au bord du Fion. La population a diminué de 90 hab. depuis 1999 (-26%).

Lisse-en-Champagne (120 hab., 829 ha), 12 km OSO de Vanault-les-Dames, est dans le vallon de la Lisse, petit affluent du Fion, en arrière de la Côte de Champagne.Au NO sur le relief, une file de 14 éoliennes est partagée avec Bassu et Saint-Amand-sur-Fion. La mention en-Champagne est de 1977.

Saint-Amand-sur-Fion (1 050 Godins, 2 840 ha dont 132 de bois), 14 km OSO de Vanault-les-Dames,12 km au nord de Vitry, figure parmi les «plus beaux villages de France», réputé pour ses maisons à pans de bois, nombreuses à être rénovées et entretenues, son église de craie des 12e-16e s., ses lavoirs et anciens moulins; quelques artisans, maison de retraite, une collection d’attelages en écomusée. Le village est au bord du Fion, complété en aval par le hameau de Coulvagny. Le finage atteint au sud la N44 et contient au nord le hameau de la Cense des Prés. Le curieux gentilé vient du nom d’une spécialité locale, le veau mâle castré à 18 mois. La population s’est accrue de 170 hab. depuis 1999 (+20%). La commune accueille 8 des turbines de l’ensemble éolien qui s’étend jusqu’à Vanault-les-Dames. La mention sur-Fion a été ajoutée en 1961.

Saint-Lumier-en-Champagne (270 Escarnots, 856 ha), 14 km SO de Vanault-les-Dames, est traversée par le Fion et étend son finage vers le SO; +60 hab. depuis 1999.

Saint-Quentin-les-Marais (130 hab., 656 ha), 13 km SO de Vanault-les-Dames, est au bord du Fion, qui limite le finage au nord. La mention les-Marais existait en 1801.

Au sud

Vitry-en-Perthois (850 Pavois, 1 749 ha dont 231 de bois), 18 km SO de Vanault-les-Dames, est sur la rive droite de la Saulx, avec un faubourg rive gauche à la rencontre des D992 et 995, et des hameaux voisins, les Blanches Terres à l’ouest et Saint-Étienne au sud, issue d’une ancienne commune réunie avant 1800. La commune est voisine de Vitry-le-François au NE. Elle est traversée au SE par le canal de la Marne au Rhin dans un paysage d’étangs, et atteint à l’ouest la Marne et son canal latéral. Le Mont de Fourche, butte-témoin de la Côte de Champagne, porte 50 ha de vignes d’AOC champagne juste au nord du village; gravières Roncari (25 sal.).

Vauclerc (510 Vauclériens, 609 ha), 21 km SO de Vanault-les-Dames, est juste au SE de Vitry-le-François, augmentée de lotissements et traversée par la voie rapide N4 (sans accès). Elle accueille à l’est le petit aérodrome de Vitry-le-François (LFSK, deux pistes en herbe de 900 m, aéroclub).

Reims-la-Brûlée (230 hab., 651 ha), 19 km SO de Vanault-les-Dames, jouxte Vitry-le-François tout à l’est. La commune est traversée par la voie ferrée et a des étangs au nord; +50 hab. depuis 1999.

Plichancourt (250 Plichancurtiens, 589 ha), 16 km SO de Vanault-les-Dames, est traversée ou longée au nord par la Saulx et la Bruxenelle, au centre par la D995 et le canal de la Marne au Rhin, dans un environnement d’étangs. Elle a 100 hab. de plus qu’en 1999 (+57%).

Merlaut (250 Merlaudiers, 504 ha), 14 km SO de Vanault-les-Dames, 8 km au NE de Vitry-le-François, est au pied de la côte qui domine la plaine de la Chée et de la Saux. La D882 passe au nord sur le plateau; un moulin fabrique des aliments du bétail (Sanders, 25 sal.).

Changy (120 hab., 626 ha), 12 km SO de Vanault-les-Dames, a son village sur le rebord du plateau dominant la plaine de la Saux, au-dessus du confluent de la Vière et de la Chée.

Outrepont (80 Outrepontois, 572 ha dont 129 de bois), 13 km SO de Vanault-les-Dames, a son village sur la rive gauche de la Chée.

Brusson (190 hab., 486 ha), 17 km SO de Vanault-les-Dames, est sur la D995, au bord du canal de la Marne au Rhin et de la Bruxenelle, qui borne le finage à l’est et au nord.

Ponthion (110 hab., 726 ha dont 196 de bois), 15 km SO de Vanault-les-Dames et 11 km au NE de Vitry-le-François, est un vieux témoin du rôle stratégique du Perthois. Le site est de plaine, mais sur un grand couloir de passage; un palais des rois mérovingiens avait été aménagé en 530; Pépin de Héristal y a fait tenir un concile en 689, Charles Martel et Pépin le Bref y ont résidé; Pépin y a rencontré le pape Étienne II en 754; Charlemagne en a fait momentanément un quartier général. Il n’y en a plus trace, car le site a été abandonné ensuite, et finalement dévasté par les troupes de Charles-Quint en 1544; pas de trace non plus du château qui lui avait succédé au 17e s.; seul subsiste un banal lieu-dit le Château à l’orée occidentale du village. Ponthion a toutefois une église classée à porche roman (11e et 15e s.). Le village est longé au nord par le cours sinueux de la Saulx, au sud par le canal de la Marne au Rhin et la D995; le finage envoie une queue vers le SE.

Heiltz-l’Évêque (300 Heilztvêquiers, 943 ha dont 310 de bois), 11 km SSO de Vanault-les-Dames, a un village-rue sur la rive droite de la Chée.

Jussecourt-Minecourt (210 Jussecouriers-Minecouriers, 892 ha dont 291 de bois), 9 km SSE de Vanault-les-Dames, a un village-rue sur la rive droite de la Chée. Le nom résulte d’une fusion de deux villages jointifs en 1852.

Le Buisson (100 Buissonniers, 677 ha), 15 km SSO de Vanault-les-Dames, a son village au bord du canal de la Marne au Rhin; la Saulx coule au nord, la D995 passe au sud.

Blesme (210 Blesmois, 670 ha), 20 km SSO de Vanault-les-Dames, a son village encerclé par le réseau des voies ferrées de la bifurcation de la ligne Paris-Est vers Saint-Dizier et Dijon; +40 hab. depuis 1999. La Bruxenelle traverse le finage qui, à l’est le long de la rivière, est prolongé par une queue de plus de 3 km.

Saint-Lumier-la-Populeuse (47 hab., 238 ha), 18 km SSO de Vanault-les-Dames, est une très petite commune juste à l’est de Blesme; l’adjectif évoque évidemment les peupliers, non le peuplement; château de Bussemont, à douves en eau. La Bruxenelle fixe la limite nord du finage.

Bignicourt-sur-Saulx (180 Bignicouriens, 1 101 ha dont 226 de bois), 13 km au sud de Vanault-les-Dames, a son village sur le canal de la Marne au Rhin, qui flanque le cours de la Saulx au sud. La D995 traverse un peu au sud, la voie ferrée vers Bar-le-Duc tout au SE.

Étrepy (140 Stirpiens, 763 ha), 12 km SSE de Vanault-les-Dames, juste à l’ouest de Pargny-sur-Saulx, est une ancienne châtellenie, sur la rive gauche de la Saulx, qui a conservé un château entouré de douves (18e s.) et une église du 16e s., classée. Le canal de la Marne au Rhin longe la Saulx, qui reçoit à droite l’Ornain. La D995 passe juste au sud du village, la voie ferrée vers Bar-le-Duc traverse au sud.

Pargny-sur-Saulx (1 830 Pargnysiens, 1 244 ha dont 465 de bois), 11 km SSE de Vanault-les-Dames juste à l’ouest de Sermaize, a son gros village sur la rive gauche de la Saulx, traversé par la voie ferrée et la D995. Au nord de la Saulx passe le canal de la Marne au Rhin (halte nautique) et l’Ornain fixe juste au-delà la limite du finage. La bourgade a un bon équipement commercial et de services, avec un centre culturel; une nécropole nationale. La population a connu son maximum en 1975 (3 000 hab.) mais a beaucoup perdu depuis, et encore 370 hab. après 1999.

Pargny conserve une tradition industrielle fondée sur la terre cuite: une grande partie du finage est sur les argiles du Gault et quatre tuileries subsistent. Elles ont quelque ancienneté: celle du Mont du Cerf avait été installée dès 1817; la tuilerie Huguenot a été mécanisée dès 1860; en 1873, une autre grande tuilerie mécanique était installée au Bois du Roi par l’entreprise Gilardoni, repliée d’Altkirch; il en reste un château de briques rouges et un musée de la Tuile. Le plus gros employeur est la tuilerie Edilians (groupe Imerys, ancienne Huguenot-Fenal, 130 sal.).

Sermaize-les-Bains (1 880 Sermaiziens, 1 789 ha dont 916 de bois), 15 km SE de Vanault-les-Dames, 26 km ENE de Vitry-le-François, limitrophe de la Meuse, est sur la rive gauche de la Saulx, traversée par la voie ferrée Paris-Strasbourg et la D995. C’est une bourgade industrieuse et marchande qui, avec Pargny, forme un couple original sur le principal passage entre Champagne et Lorraine. Le canal de la Marne au Rhin longe la rive droite de la Saulx. La tradition industrielle est ancienne, et Sermaize a même eu des hauts fourneaux et une tréfilerie, en partie liés au couloir, au fer local et aux forêts.

Une sucrerie, à la fois sur le canal et le chemin de fer, est installée depuis 1854; elle a lancé la culture de la betterave dans le Perthois et a été assortie d’une raffinerie en 1897, mais elle ne sert plus qu’au conditionnement des produits des autres sucreries du groupe Cristal-Union; transformation des plastiques (Alfaflex, 70 sal.), quelques transporteurs et ateliers de moins de 20 emplois. Commerces et services desservent une dizaine de communes; un collège public, maison de retraite Medica (Korian, 45 sal.).

La ville a quelques restes de remparts, une église des 12e-13e s. Le nom viendrait des Sarmates, peuple slave dont des colonies ont été installées par les Romains en Champagne et Bourgogne au 5e s. Une source ferrugineuse dite fontaine des Sarrazins y est connue depuis longtemps. Un établissement thermal ouvert en 1852 a fait en 1896 de Sermaize-sur-Saulx Sermaize-les-Bains, mais n’a jamais eu grand succès et a disparu. À l’époque, Sermaize avait 2 300 hab.; sa population est montée jusqu’à 3 000 en 1962 et décline depuis, perdant encore 340 hab. après 1999. La commune est le bureau du nouveau canton de Sermaize-les-Bains (75 communes, 20 700 hab.)

Alliancelles (150 Argencelliers, 693 ha dont 213 de bois), 1 km ESE de Vanault-les-Dames, est limitrophe de la Meuse, au nord de Sermaize. Son village est au bord de la Chée; l’Ornain coule plus au sud.

Villers-le-Sec (120 hab., 580 ha dont 148 de bois) est à 9 km ESE de Vanault-les-Dames.

Heiltz-le-Maurupt (440 hab., 1 627 ha dont 503 de bois, 7 km SSE de Vanault-les-Dames, est un ancien chef-lieu de canton. Le village est au bord de la Chée, avec un musée d’arts et traditions où se tiennent des expositions, et une église classée. Il compte des artisans, quelques fermes, un boulanger et un boucher, une école, une poste, un vétérinaire.

Ce point de repère du Perthois est dans la plaine alluviale drainée par la Chée et l’Ornain, à une exception près: une grande antenne inhabitée s’avance vers le nord, sur le bas plateau de gaize; elle correspond à l’ancien site d’Ulmoy (jadis Ulmois, Ulmetum en 1158), où fut installée une abbaye de femmes en 816; passée ensuite aux hommes, elle subsista jusqu’à la Révolution, mais n’a laissé aucune trace. Le village lui-même a été un foyer protestant: il en reste un temple. On y comptait 900 hab. en 1787, et encore 730 en 1911; la guerre de 1914 l’a presque détruit. Au 19e s., une filature de coton fonctionnait sur la Chée, qui avait été canalisée par les moines; quelques bâtiments ont survécu. L’Ornain fixe la limite méridionale sinueuse du finage. La population s’est accrue de 50 hab. depuis 1999.

La brousse d’Amaury. Prononcé Helmauru, le nom d’Heiltz-le-Maurupt a jadis été écrit de divers façons, dont Helmaurupt, voire Helmorup ou Hellmauru. Il se distingue ainsi des deux autres Heiltz des environs, Heiltz-l’Évêque, qui se prononce Helvêque et se nomma Heiltz-Libre en 1793, Heiltz-le-Hutier, qui se prononce Hélutier, et fut jadis le Wutier, du nom de son seigneur. Heiltz-le-Maurupt était dénommé jadis Hesum Amalrici ou Amaurici (d’Amaury) au 12e s. Le mot hesium vient du germanique heisi qui désigne des broussailles; le nom était donc «les broussailles (ou les friches) d’Amaury». L’orthographe a souvent changé: Heis en 1121, Heis l’Amaury en 1324 encore; la forme Maurupt (le mauvais ruisseau) est une réinterprétation, infidèle aux origines et qui n’est apparue qu’en 1676.